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Amina Benkhadra : « L’Afrique est au cœur des enjeux géopolitiques »

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La directrice générale de l’Office national marocain des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM), Amina Benkhadra, a relevé le 2 octobre à Casablanca, que l’Afrique est au cœur des enjeux géopolitiques, citant notamment la révolution énergétique et numérique, la reconfiguration des chaînes de valeur et la sécurisation des approvisionnements.

S’exprimant lors d’un panel, tenu en marge de la 2ème édition du Casablanca Business Forum, elle a affirmé que le continent devrait davantage connecter ses différentes zones productrices, développer des réseaux de communication et favoriser l’émergence de marchés régionaux capables de s’insérer dans les chaînes de valeur internationales.

Une telle dynamique passe, selon Mme Benkhadra, par davantage de souveraineté, mais aussi par une capacité accrue à attirer et à activer les investissements, le principal déficit de l’Afrique demeurant celui de l’investissement, notamment dans les infrastructures énergétiques.
Évoquant le Gazoduc Africain-Atlantique, la DG de l’ONHYM a souligné qu’il s’agit d’une vision cohérente de développement portée par 13 pays concernés. Ce projet, qui est un véritable vecteur de développement et d’intégration, ambitionne d’acheminer le gaz des pays exportateurs, notamment le Nigeria, le Sénégal et la Mauritanie, vers les pays qui en ont besoin pour soutenir leur développement, a rappelé Mme Benkhadra.

Pour sa part, la ministre marocaine de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, a insisté sur l’émergence d’une nouvelle conception de la souveraineté, qui ne se limite plus aux dimensions territoriales, mais englobe désormais pleinement la souveraineté numérique.

La souveraineté numérique repose, selon la ministre, sur plusieurs composantes, notamment les infrastructures, la capacité de calcul (compute) et la réglementation, autant d’éléments qui conditionnent la capacité des pays à peser dans les transformations technologiques en cours.

Abordant la question de l’intelligence artificielle, la ministre a estimé que l’Afrique dispose d’un potentiel lui permettant de s’insérer dans cette nouvelle course technologique, malgré l’avance considérable prise par les États-Unis et la Chine en matière d’investissements.

Elle a notamment mis en avant les compétences africaines et la possibilité de développer des modèles, algorithmes et outils d’intelligence artificielle adaptés aux besoins du continent, susceptibles d’accompagner son développement.

Initié par Casablanca Finance City (CFC) sous le thème « Africa’s Next Economic Chapter », le Casablanca Business Forum 2026 a été marqué par la participation d’un parterre d’experts dans plusieurs domaine notamment en économie et en technologie.



13 octobre 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/10/amina.jpeg 866 1280 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-10-13 14:23:022026-10-13 14:23:02Amina Benkhadra : « L’Afrique est au cœur des enjeux géopolitiques »

HERO : un projet étudiant de réutilisation de l’eau en agriculture, primé par Vivo Energy Maroc

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Récupérer l’excès d’eau dans les exploitations agricoles pour le réutiliser dans l’irrigation : c’est le principe de « HERO » (Hydro Environmental Resilience Optimisation), un projet développé par 22 étudiants et étudiantes du master Biotechnologie et Démarche Qualité de la Faculté des Sciences Ben M’Sik de Casablanca. Dans un contexte de stress hydrique marqué, où l’agriculture représente près de 87% de la consommation totale d’eau au Maroc, cette solution vise une gestion plus économe de la ressource. 

Pensée pour contribuer à une gestion plus sobre de l’eau en agriculture, elle a remporté le Prix de l’écocitoyenneté décerné par Vivo Energy Maroc dans le cadre du Company Program 2026 d’INJAZ Al-Maghrib. 

« Préserver l’eau est un enjeu majeur pour le Maroc. Avec le Prix de l’écocitoyenneté, nous encourageons une génération d’entrepreneurs qui placent l’environnement au cœur de leurs projets. HERO montre que les jeunes ont des réponses concrètes à apporter », déclare Hind Mejjati Alami, Directrice Communications & RSE de Vivo Energy Maroc.

HERO est conçu pour adapter l’irrigation et le drainage à l’état du sol. Le système associe un réseau de tuyaux, un réservoir de stockage, une pompe et des capteurs intelligents alimentés à l’énergie solaire. À partir de l’analyse de l’état du sol, il déclenche automatiquement l’irrigation lorsque celui-ci est trop sec et active le drainage ainsi que le stockage de l’eau en cas de saturation. Cette gestion vise à mieux ajuster les apports en eau, à limiter les pertes agricoles et à réduire les coûts d’irrigation. 

« Nous sommes partis d’un constat simple : le Maroc subit un stress hydrique important, alors que l’excès d’eau, lorsqu’il survient, pourrait être récupéré et réutilisé. Nos mentors nous ont amenés à questionner nos choix et à mieux les défendre. Cet accompagnement a fait progresser le projet », explique Imane Moutaouil, étudiante du master Biotechnologie et Démarche Qualité et membre de l’équipe HERO.

La réussite de ce projet, accompagné par des collaboratrices de Vivo Energy Maroc, illustre la stratégie de mécénat de compétences de l’entreprise. Engagée depuis 2009 aux côtés d’INJAZ Al-Maghrib, celle-ci mobilise l’expertise de ses équipes pour transmettre aux jeunes les clés de l’entrepreneuriat, les aider à structurer leur projet et à gagner en autonomie.

« Le Company Program permet aux jeunes de confronter leurs idées aux exigences d’un projet entrepreneurial : travailler en équipe, faire des choix et apprendre à les défendre. Le parcours de HERO en est une belle illustration. L’accompagnement des mentors de Vivo Energy Maroc y a apporté un regard professionnel précieux », a souligné Wafaa Joundy, Présidente d’INJAZ Al-Maghrib.

Cette mobilisation s’inscrit dans le cadre d’un partenariat engagé depuis 2009 entre Vivo Energy Maroc et INJAZ Al-Maghrib. À travers le mécénat de compétences, l’entreprise soutient l’éducation entrepreneuriale et encourage ses collaborateurs à transmettre leur savoir-faire aux jeunes.



13 octobre 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/10/HERO.jpeg 690 1080 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-10-13 14:20:332026-10-13 14:20:33HERO : un projet étudiant de réutilisation de l’eau en agriculture, primé par Vivo Energy Maroc

TotalEnergies vise une croissance annuelle de 4% de sa production à l’horizon 2030

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TotalEnergies a confirmé, le 2 octobre, son objectif d’une croissance de sa production globale d’énergie de 4% par an à l’horizon 2030, parallèlement à une progression attendue de son free cash-flow de 10 milliards de dollars entre 2025 et 2030.

Dans un communiqué sur sa stratégie et ses perspectives, le groupe énergétique français indique que sa production d’hydrocarbures devrait progresser de plus de 3% par an en moyenne entre 2025 et 2030, tandis que sa génération électrique devrait croître de plus de 20% par an.

TotalEnergies prévoit ainsi d’atteindre une génération électrique comprise entre 100 et 120 TWh par an à l’horizon 2030, soit environ 20% de son mix énergétique.

Cette croissance devrait se traduire par une hausse d’environ 10 milliards de dollars du free cash-flow entre 2025 et 2030, à environnement de prix constant, soit une augmentation de plus de 4 dollars par action.

TotalEnergies indique par ailleurs anticiper un ratio d’endettement inférieur à 10% dès la fin de 2026. Dans ce contexte, son conseil d’administration a autorisé des rachats d’actions à hauteur de 2,5 milliards de dollars au quatrième trimestre 2026 et de 2 à 2,5 milliards de dollars au premier trimestre 2027.

Le conseil d’administration a également arrêté une politique de dividende prévoyant une augmentation de plus de 5% par an du dividende au titre des exercices 2026 à 2030, tout en maintenant une politique de retour aux actionnaires d’au moins 40% du cash-flow.

Pour soutenir sa croissance à long terme, TotalEnergies prévoit des investissements nets compris entre 14 et 17 milliards de dollars par an sur la période 2027-2032.

Le groupe ambitionne en outre de poursuivre sa croissance au-delà de 2030, avec notamment une progression de 2 à 3% par an de sa production Oil & Gas entre 2030 et 2035 et une hausse de sa génération électrique nette de 10 à 12 TWh par an sur la même période.



13 octobre 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/10/TotalEnergies-2.jpg 600 800 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-10-13 14:04:042026-10-13 14:04:04TotalEnergies vise une croissance annuelle de 4% de sa production à l’horizon 2030

PDG de MASEN : « La complexité des enjeux énergétiques et climatiques actuels nécessitent une coopération internationale renforcée »

NL249

L’ampleur et la complexité des enjeux énergétiques et climatiques actuels nécessitent une coopération internationale renforcée, a souligné, le 8 octobre à Rabat, le Président directeur général de l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN), Tarik Ameziane Moufaddal.
Invité par la Fondation Diplomatique dans le cadre de la 158e édition du carrefour diplomatique, M. Moufaddal a insisté sur la nécessité de renforcer les échanges institutionnels, de partager les expertises et de nouer des partenariats susceptibles de déboucher sur des projets concrets à fort impact.

Au cours de cette rencontre, placée sous le thème « La transition énergétique du Maroc: ambitions, perspectives et coopération internationale », le PDG de MASEN a fait remarquer que « si les trajectoires énergétiques diffèrent d’un pays à l’autre, elles nous conduisent toutes à nous interroger sur notre avenir commun ».

Dans un environnement énergétique en constante mutation, l’énergie ne se limite pas à des questions techniques ou économiques, a-t-il dit, ajoutant qu’elle constitue un véritable enjeu de souveraineté, de compétitivité industrielle et de responsabilité climatique.

Par ailleurs, il a relevé que sous la Conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a fait le choix d’investir dans les énergies renouvelables, dans le cadre d’une vision stratégique à long terme faisant de l’énergie un levier de souveraineté énergétique, de compétitivité industrielle et de développement durable.

Dans ce sens, il a fait observer que le Royaume poursuit, avec constance et sérieux, ses efforts pour porter la part des énergies renouvelables à plus de 52% de la puissance électrique installée à l’échelle nationale à l’horizon 2030, tirant profit de ses importants atouts naturels dans les domaines solaire et éolien, afin de transformer ce potentiel en opportunités industrielles, de développement et de prospérité partagée.

Il a, en outre, affirmé que MASEN joue le rôle d’intégrateur stratégique du processus de transition énergétique au Maroc, à travers le développement de projets structurants d’énergies renouvelables, faisant ainsi de l’électricité issue de sources renouvelables un levier pour renforcer la compétitivité industrielle, créer des emplois et attirer de nouveaux investissements.
L’Agence marocaine pour l’énergie durable contribue également à consolider le positionnement du Maroc parmi les acteurs de référence dans le secteur émergent de l’hydrogène vert, notamment dans le cadre de l' »Offre Maroc » pour l’hydrogène vert, a-t-il noté.
Pour sa part, le président de la Fondation Diplomatique, Abdelati Habek, a indiqué que le Maroc a fait de la transition énergétique et du développement des énergies renouvelables l’un des axes stratégiques de son modèle de développement, en s’appuyant sur ses atouts naturels et sa position géographique, propices au développement de partenariats régionaux et internationaux dans le domaine de l’énergie.

Cette approche repose sur une stratégie nationale ambitieuse conjuguant vision à long terme, innovation et renforcement des partenariats, parallèlement à la réalisation de projets structurants à fort impact économique et social, permettant au Royaume de consolider son positionnement régional et continental dans le domaine des énergies renouvelables.
M. Habek a également relevé que le domaine énergétique offre de nouvelles perspectives de coopération face aux mutations mondiales, à travers des partenariats innovants et durables au service des intérêts communs et d’un système énergétique plus sûr et plus efficace.
Marqué par la présence d’ambassadeurs accrédités dans le Royaume et de représentants de plus de 30 pays et organisations internationales, cet événement s’inscrit dans le cadre de la série de rencontres tenues par la Fondation diplomatique autour des grands chantiers de développement et initiatives internationales engagés par le Royaume.





13 octobre 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/10/PDG-de-MASEN.png 1280 1920 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-10-13 14:02:172026-10-13 14:02:38PDG de MASEN : « La complexité des enjeux énergétiques et climatiques actuels nécessitent une coopération internationale renforcée »

Mme Benali : « Le Maroc a choisi de développer un modèle industriel ancré en Afrique et relié aux chaînes de valeur mondiales »

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Le Maroc a choisi de développer un modèle industriel ouvert et intégré, profondément ancré en Afrique et relié aux chaînes de valeur mondiales, a indiqué le 6 octobre à Rabat la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

Intervenant à l’Ouverture des travaux de la 3e édition du Congrès International des Mines au Maroc (IMC Morocco 2026), Mme Benali a souligné que ce choix a eu pour objectifs de renforcer l’exploitation minière responsable, d’améliorer la traçabilité, de faciliter l’accès à la finance durable et de soutenir une plus grande création de valeur sur le continent.
Rappelant que l’Afrique dispose d’un potentiel géologique exceptionnel, elle a estimé que l’enjeu consiste désormais à renforcer sa capacité à tirer davantage de valeur de ses ressources.
Elle a plaidé, dans ce sens, pour la mise en réseau des complémentarités africaines en matière de ressources, de capacités de transformation, d’énergie, d’infrastructures, de technologies, de compétences et de financement, afin de faire émerger un écosystème industriel intégré, durable et connecté aux marchés mondiaux.

La véritable question est de savoir si l’Afrique, collectivement, peut capter une part plus importante et plus stratégique des chaînes de valeur construites autour de ses ressources ».

Pour sa part, le président de la Fédération de l’industrie minérale du Maroc (FDIM), Mohammed Cherrat, a relevé que les minerais critiques et stratégiques occupent aujourd’hui une place croissante dans les transformations de l’économie mondiale, au moment où la transition énergétique et les évolutions technologiques s’accélèrent davantage.
Selon lui, si l’Afrique dispose d’un patrimoine minéral considérable, « l’enjeu est désormais de déterminer comment mieux les valoriser, comment développer les capacités industrielles et comment créer davantage de valeur ».

L’avenir de l’industrie minérale africaine ne se limite pas à l’extraction, a-t-il poursuivi, mais concerne aussi l’exploration, la transformation, le raffinage, l’énergie, les infrastructures, les technologies, les compétences, le financement, la sous-traitance et l’innovation.

« La coopération entre le Maroc et ses partenaires africains peut s’appuyer sur les complémentarités de nos économies, l’investissement, le partage des compétences et la construction de chaînes industrielles mieux intégrées », a soutenu le président de la FDIM.

De son côté, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Mehdi Tazi, a fait savoir que la thématique retenue pour cet événement intervient dans un contexte international marqué par la transition énergétique, la montée en puissance des technologies numériques, des semi-conducteurs ou encore des infrastructures énergétiques, qui font augmenter les besoins en cuivre, cobalt, lithium, nickel et autres minerais critiques.

Pour ce qui est du contexte africain, une part importante des minerais continue d’être exportée sous une forme brute ou faiblement transformée avant d’être raffinée et intégrée à des produits industriels sur d’autres continents, a-t-il relevé, notant que « la question qui doit nous mobiliser est celle de la valeur ajoutée que nous sommes capables de conserver et de développer en Afrique ».

Le Maroc dispose aujourd’hui d’une véritable fenêtre d’opportunité, d’où l’importance mettre en place les conditions favorables pour attirer davantage d’investissements, développer la transformation locale et inscrire notre industrie minière dans des chaînes de valeur africaines plus intégrées et plus compétitives.

Au menu de l’IMC Morocco 2026 figurent, notamment, une table ronde ministérielle autour de la thématique « Des ressources aux chaînes de valeur industrielles : Construire l’écosystème africain », une séance plénière intitulée « Quels modèles industriels peuvent permettre à l’Afrique de développer des pôles compétitifs de transformation des minerais critiques et stratégiques ? », des sessions parallèles, ainsi qu’un espace dédié aux rencontres B2B.



 

13 octobre 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/10/Mme-Benali.png 1280 1920 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-10-13 14:00:362026-10-13 14:00:36Mme Benali : « Le Maroc a choisi de développer un modèle industriel ancré en Afrique et relié aux chaînes de valeur mondiales »

Produits énergétiques : le marché national restera approvisionné de manière régulière jusqu’à la fin de l’année

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Le marché national restera approvisionné de manière régulière en produits énergétiques jusqu’à la fin de l’année, a affirmé la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

Le stock des différents produits pétroliers disponible actuellement couvre une période comprise entre 40 et 60 jours et fait l’objet d’un suivi quotidien, garantissant ainsi la continuité de l’approvisionnement du marché national, a-t-elle déclaré à la presse à l’issue de la réunion de la Commission ministérielle chargée du suivi des répercussions des tensions géopolitiques au Moyen-Orient sur l’économie nationale.

La disponibilité de plusieurs stocks permettent de renforcer les réserves nationales de certains produits, notamment le gaz butane et le gasoil, considérés comme des produits essentiels pour l’économie marocaine et les ménages, a relevé la ministre, soulignant que la commission ministérielle assure un suivi quotidien de l’approvisionnement des différents produits énergétiques, notamment ceux pétroliers.

De son côté, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a assuré que les fluctuations des prix des carburants sur les marchés internationaux font l’objet d’un suivi et bénéficient de la mobilisation des ressources financières nécessaires pour accompagner les secteurs impactés, notamment le transport, afin d’atténuer les répercussions de ces pressions sur les professionnels.

Ces mesures visent également à limiter les effets potentiels de ces fluctuations sur l’inflation, dont le taux connaît, selon les données disponibles, une maîtrise et une relative stabilité.
Ces mesures émettent un message rassurant aux professionnels du transport puisque la mobilisation des ressources financières pour accompagner le secteur se poursuivra jusqu’à la fin de l’année, permettant ainsi d’atténuer les effets de la conjoncture actuelle, a-t-elle dit, mettant l’accent sur l’importance de la poursuite, au cours des semaines et mois à venir, des politiques publiques visant à accompagner les secteurs affectés par les hausses successives des prix des carburants.

Pour sa part, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour a affirmé que le Maroc est en mesure de répondre à ses besoins en carburants et de garantir un approvisionnement régulier du marché national.

Plusieurs mesures ont été prises afin de limiter les répercussions des hausses enregistrées à l’international sur les prix au Maroc, a-t-il précisé, expliquant que ces mesures visent à garantir la protection du pouvoir d’achat des citoyennes et des citoyens et à limiter les répercussions de la hausse des prix des carburants sur les ménages marocains.

La Commission ministérielle chargée du suivi des répercussions des tensions géopolitiques au Moyen-Orient sur l’économie nationale se réunit régulièrement, à chaque fois que que cela s’avère nécessaire, afin de prendre les mesures appropriées en fonction de l’évolution de la situation au niveau international.



13 octobre 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/10/produits-energitiques.jpeg 715 1280 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-10-13 13:58:432026-10-13 13:58:43Produits énergétiques : le marché national restera approvisionné de manière régulière jusqu’à la fin de l’année

Finance climatique : L’expérience marocaine, un « exemple éloquent » de l’efficacité de l’accès direct aux financements

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L’expérience du Maroc en matière d’ingénierie financière climatique constitue un « exemple éloquent » de l’efficacité de l’accès direct aux financements climatiques, a affirmé, mardi à Rabat, le directeur du Fonds d’adaptation (FA), Mikko Ollikainen.

« L’ingénierie financière climatique du Maroc constitue un exemple éloquent de l’efficacité de l’accès direct aux financements climatiques. À travers l’action de l’Agence pour le développement agricole (ADA), le Royaume montre au reste du monde comment ce mécanisme peut fonctionner avec succès », a dit M. Ollikainen lors de l’ouverture du Séminaire annuel des Entités nationales de mise en œuvre.

Dans ce sillage, il a mis en avant le partenariat stratégique unissant, depuis plus d’une décennie, son institution à l’ADA, illustrant « un leadership marocain érigé en modèle à l’échelle internationale ».

Il a ainsi cité le Projet d’adaptation aux changements climatiques dans les zones oasiennes (PACCZO), doté d’une enveloppe de 10 millions de dollars et ayant permis, à travers la modernisation du système traditionnel d’irrigation des khettaras, de renforcer la résilience de 1,7 million de personnes face au stress hydrique.

De son côté, le secrétaire général du Département du développement durable au ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, Razi Bouzekri, a mis en avant le déficit structurel de la finance climatique mondiale, relevant, sur la base des rapports du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), que les besoins de financement de l’adaptation sont aujourd’hui de 12 à 14 fois supérieurs aux flux publics internationaux disponibles.

Pour combler ce déficit, M. Bouzekri a plaidé pour une consolidation de la mobilisation des ressources du Fonds d’adaptation, insistant sur la nécessité d’assurer une plus grande prévisibilité des ressources, de renforcer les engagements pluriannuels et d’élargir la base des contributeurs, afin de doter le Fonds d’une visibilité suffisante pour accompagner, dans la durée, les ambitions d’adaptation et permettre la réplication des solutions éprouvées.

Le directeur général de l’ADA, El Mahdi Arrifi, a quant à lui, souligné que le Maroc a placé la résilience climatique au cœur de son modèle de développement, faisant de l’adaptation, face à la récurrence des épisodes de sécheresse sévère, un impératif national pour la résilience économique, sociale et climatique du Royaume.

Il a, dans cette veine, rappelé le poids stratégique du secteur agricole, garant de la sécurité alimentaire nationale, qui contribue en moyenne entre 12 et 14% au Produit intérieur brut (PIB) et fait vivre, directement ou indirectement, près de 40% de la population active.

Revenant sur le PACCZO, M. Arrifi a indiqué qu’il a permis de renforcer la résilience des bénéficiaires dans les bassins de Maider et Gheris, faisant savoir que le Maroc prépare activement un deuxième projet dans le bassin du Drâa destiné à amplifier les interventions stratégiques et à soutenir le développement de l’entrepreneuriat rural.

Cette expérience illustre, a-t-il ajouté, la valeur ajoutée du mécanisme d’accès direct à la finance climat, garant d’une appropriation nationale optimale et d’un renforcement durable de la gouvernance locale.

Pour sa part, le directeur du Climat et de la biodiversité au ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, Rachid Tahiri, a souligné l’importance stratégique majeure du financement de l’adaptation, précisant que les besoins du Maroc en la matière s’élèvent à 306 milliards de dollars à l’horizon 2035, dont près des deux tiers pour le seul secteur de l’eau, faisant de l’adaptation un enjeu fondamental de sécurité hydrique et alimentaire, de stabilité et de cohésion sociale.

Il a rappelé que les jalons de ce mécanisme d’accès direct ont été posés lors de la COP7, tenue à Marrakech en 2001, précisant qu’il permet aujourd’hui aux institutions nationales de concevoir et de piloter elles-mêmes leurs projets, sans dépendre d’intermédiaires internationaux.

Et de relever que l’appropriation nationale qui en découle n’est pas un simple objectif de façade, mais une condition fondamentale d’efficacité et de durabilité pour transformer les priorités nationales en programmes d’investissement viables.

Tenue du 15 au 17 septembre à l’initiative du FA en collaboration avec l’ADA, en sa qualité d’Entité de Mise en Œuvre Nationale (NIE) accréditée, cette rencontre internationale de haut niveau réunit les représentants de 33 entités accréditées venues des quatre coins du globe, aux côtés des membres du Secrétariat du Fonds d’Adaptation.

L’événement est dédié aux enjeux stratégiques du financement de l’adaptation au changement climatique, au renforcement des capacités institutionnelles et à la promotion de l’apprentissage inter-paires. Inscrit au calendrier international depuis 2014, ce séminaire annuel s’impose comme une plateforme privilégiée de dialogue.

Les travaux porteront notamment sur les processus d’accréditation et de ré-accréditation des NIE, le suivi opérationnel et la gestion adaptative des projets, l’alignement sur les politiques environnementales, sociales et de genre, ainsi que la valorisation des connaissances et l’accès optimisé aux différents guichets de financement du Fonds.

La tenue de cette édition à Rabat consacre la reconnaissance de l’expertise de l’ADA par le Fonds d’Adaptation et témoigne de son rôle moteur au sein du réseau mondial des entités nationales. À cette occasion, l’ADA partage les enseignements majeurs de l’expérience marocaine en matière de mobilisation des financements climatiques et de conduite sur le terrain de projets d’adaptation d’envergure.

L’événement constitue également une vitrine pour valoriser les efforts engagés par le Royaume du Maroc, en matière de résilience climatique, particulièrement dans le secteur agricole et en milieu rural.

Après le PACCZO, clôturé en 2023, l’ADA porte actuellement un projet structurant axé sur le renforcement de la résilience des écosystèmes oasiens et l’amélioration des capacités adaptatives des populations du bassin du Drâa, soumis au Fonds d’Adaptation pour un financement de 20 millions de dollars. Déployé sur une période de cinq ans dans les provinces de Ouarzazate, Zagora et Tinghir, ce projet d’envergure vise à préserver la viabilité des oasis, à optimiser la gestion et l’accès aux ressources en eau, à promouvoir une agriculture climato-intelligente et à diversifier les activités génératrices de revenus, au profit prioritaire des femmes et des jeunes ruraux.





29 septembre 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/09/Finance-climatiqueok.jpg 600 800 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-09-29 18:18:032026-09-29 18:18:03Finance climatique : L’expérience marocaine, un « exemple éloquent » de l’efficacité de l’accès direct aux financements

Le Maroc participe à la 70e session de la Conférence générale de l’AIEA à Vienne

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Une délégation marocaine de haut niveau a pris part à la 70e session de la Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui s’est tenue du 14 au 18 septembre dans la capitale autrichienne.

Conduite par l’Ambassadeur, Représentant permanent du Maroc auprès des organisations internationales à Vienne, Azzeddine Farhane, la délégation marocaine comprend notamment le directeur général du Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN), Hamid Marah, et le directeur général de l’Agence marocaine de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques (AMSSNuR), Saïd Mouline, ainsi que de hauts responsables représentant les départements ministériels et institutions techniques concernés.

La participation du Royaume intervient au terme de son mandat 2024-2026 au Conseil des gouverneurs de l’AIEA, marqué notamment par sa vice-présidence du Conseil et par son engagement constant en faveur du dialogue, du multilatéralisme et du renforcement de la coopération internationale.

La 70e session de la conférence générale de l’AIEA, qui réunit près de 4.000 participants, se tient dans un contexte international particulièrement complexe, marqué par la persistance des tensions géopolitiques et des défis qui pèsent sur la sûreté, la sécurité et le régime international de non-prolifération nucléaires.

Elle intervient également à un moment où le rôle de l’AIEA revêt une importance accrue pour promouvoir les usages pacifiques de l’atome et mettre les sciences et technologies nucléaires au service du développement durable.

Selon un communiqué de la représentation permanente du Royaume auprès des organisations internationales à Vienne, cette session devrait être marquée, jeudi, par l’élection du Maroc à la présidence de l’Accord régional africain de coopération pour la recherche, le développement et la formation dans le domaine de la science et de la technologie nucléaires (AFRA) par le CNESTEN pour la période 2026-2027.

Cette présidence viendra consacrer la confiance placée dans le Royaume par ses partenaires africains ainsi que son engagement constant en faveur du renforcement des capacités du continent, du partage d’expertise et de la coopération Sud-Sud.

Principal organe plénier de décision de l’AIEA, la Conférence générale examine les grandes orientations et priorités de l’Agence et adopte des décisions et résolutions portant notamment sur la coopération technique, les usages pacifiques du nucléaire, la sûreté et la sécurité nucléaires ainsi que les garanties.



29 septembre 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/09/Le-Maroc-participe-a-la-70e-session.png 330 680 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-09-29 18:15:462026-09-29 18:15:46Le Maroc participe à la 70e session de la Conférence générale de l’AIEA à Vienne

Élection du Maroc à la Présidence de l’AFRA pour la période 2026-2027

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Le Maroc a été élu par acclamation, le 24  septrmbre à Vienne, Président de l’Accord Régional de Coopération pour l’Afrique sur la recherche, le développement et la formation dans le domaine de la science et de la technologie nucléaires (AFRA), par les États membres africains parties à l’Accord, pour la période 2026-2027.

L’élection du Maroc en la personne du Directeur général du Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN), Hamid Marah, qui succède à David Tshere du Botswana, s’est déroulée lors des travaux de la 37ᵉ réunion des représentants des États Parties à l’Accord AFRA, organisée en marge de la 70ème session de la Conférence Générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), au Centre international de Vienne.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence de l’ambassadeur Représentant Permanent du Maroc auprès des organisations internationales à Vienne, Azzeddine Farhane, du Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, des ambassadeurs et des représentants des États membres de l’Accord AFRA et des représentants des organisations régionales et internationales, ainsi que de hauts responsables de l’AIEA.

Intervenant à cette occasion, M. Farhane a exprimé la gratitude du Maroc aux États africains pour la confiance placée en le Royaume pour assurer la présidence de l’AFRA durant la période 2026-2027, en soulignant que cette responsabilité s’inscrit dans la continuité de l’engagement constant du Royaume, sous les Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, en faveur de l’Afrique et de la coopération Sud-Sud.
Il a en outre indiqué que la présidence marocaine œuvrera à renforcer l’appropriation africaine des programmes de l’AFRA, la mutualisation des capacités nationales, le partage de l’expertise et le transfert des connaissances, tout en favorisant une coopération Sud-Sud et triangulaire renforcée et en mettant en exergue la nécessité de traduire les sciences et technologies nucléaires à des fins pacifiques en solutions concrètes au service des priorités de développement du continent, notamment dans les domaines de la santé, de l’agriculture, de la sécurité alimentaire et de la gestion durable des ressources en eau.

De son côté, le nouveau Président de l’AFRA, M. Marah a exprimé sa gratitude aux États membres pour leur confiance et réaffirmé l’engagement du Maroc à poursuivre les efforts engagés, à consolider les acquis du programme et à renforcer la coopération, le transfert de connaissances et le développement des capacités nucléaires africaines au service du développement durable.

Pour sa part, le Directeur général de l’AIEA a félicité le Maroc pour avoir assumé cette responsabilité en réaffirmant l’engagement de l’AIEA à accompagner les Etats africains pour bénéficier de l’assistance technique et à promouvoir la coopération régionale, sachant que 46 pays africains bénéficient des initiatives lancées par l’Orgnisation, notamment en matière d’utilisation des technologies nucléaires pour la lutte contre le cancer.

La présidence marocaine de l’AFRA témoigne, une fois de plus, de la confiance renouvelée des États Membres Africains à l’égard du Maroc et traduit la reconnaissance de son engagement constant en faveur de la coopération Sud-Sud, sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed .

Elle s’inscrit également dans la continuité de la contribution du Maroc au développement des compétences et au renforcement des capacités des pays africains dans le domaine des sciences et techniques nucléaires à des fins pacifiques, à travers une coopération active, diversifiée et fondée sur le partage d’expertise et d’expérience.





29 septembre 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/09/Election-du-Marocok.jpg 430 750 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-09-29 18:14:332026-09-29 18:14:33Élection du Maroc à la Présidence de l’AFRA pour la période 2026-2027

TotalEnergies s’allie à Mistral pour renforcer l’exploration pétrolière grâce à l’IA

NL248

TotalEnergies a annoncé vient d’annoncer un partenariat de trois ans avec l’entreprise française d’intelligence artificielle Mistral, pour un investissement de plus de 100 millions d’euros.
Ce partenariat vise à « développer une nouvelle génération de modèles de frontière en intelligence artificielle (IA) afin d’accompagner les experts en géosciences de TotalEnergies dans l’exploration, la caractérisation et le développement des réservoirs de pétrole et de gaz ».
L’objectif est « de générer de multiples scénarios pour le développement d’opportunités d’exploration, ainsi que pour l’optimisation et la prolongation de la durée de vie des projets existants ».
TotalEnergies et Mistral précisent qu’un laboratoire scientifique commun sera créé, afin de développer des solutions sur mesure répondant aux besoins spécifiques des métiers de la Compagnie.
« L’exploration et l’ingénierie des réservoirs figurent parmi les domaines où l’intelligence artificielle peut créer le plus de valeur pour nos activités », a déclaré le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné.

« En combinant un siècle de données de géosciences, l’expertise de nos équipes et les capacités de Mistral, nous voulons développer une nouvelle génération d’outils capables d’assister nos experts dans l’analyse des données les plus complexes et dans leur prise de décision », a-t-il expliqué, assurant que « ce partenariat illustre également la volonté de contribuer au développement d’un écosystème digital européen performant, au service de la compétitivité ».

TotalEnergies table, en effet, sur ce partenariat pour renforcer « son écosystème de solutions d’intelligence artificielle afin de développer des modèles propriétaires au sein d’un écosystème numérique européen ».



29 septembre 2026
https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2026/09/TotalEnergies.jpg 721 1132 Charlotte PONCIN https://www.fedenerg.ma/wp-content/uploads/2015/07/Logo2-300x100.jpg Charlotte PONCIN2026-09-29 18:10:082026-09-29 18:10:08TotalEnergies s’allie à Mistral pour renforcer l’exploration pétrolière grâce à l’IA
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