Le Maroc a été classé à la 4e position en termes de performance climatique au niveau mondial, selon le Rapport de l’Indice de Performance Climatique de 2021.
Dans ce rapport rendu public lundi par les Organisations Non Gouvernementales Germanwatch, le Réseau international d’Action pour le Climat ainsi que l’Institut allemand New Climate Institute, le Maroc arrive derrière la Suède, la Grande Bretagne et le Danemark.
Les pays qui ont fait l’objet de cette évaluation (57 pays, plus l’Union européenne) et qui représentent ensemble 90% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ont été classés sur la base d’une grille de 14 indicateurs dans les quatre catégories suivantes : les énergies renouvelables, les émissions de gaz à effet de serre, l’utilisation de l’énergie et la politique climatique.
Premier en Afrique et dans le monde Arabe, le Maroc doit cette position à sa contribution déterminée au niveau national (NDC), considérée parmi les plus ambitieuses au niveau international grâce à son alignement avec la trajectoire d’un réchauffement climatique de moins de 2°C, conformément à l’Accord de Paris sur le climat ainsi qu’aux efforts déployés dans le cadre de sa stratégie énergétique pour le développement des énergies renouvelables et propres.
Le Maroc a reçu également une note élevée pour sa politique climatique internationale, souligne la même source, précisant que le fort engagement du Royaume dans le cadre de l’Accord de Paris, sa participation active dans les alliances climatiques mondiales ainsi que les initiatives régionales ambitieuses qu’il a lancés sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, lui confèrent un rôle de leadership en matière d’énergie et de durabilité sur le continent africain.
Par ailleurs, le Maroc a honoré tous ces engagements dans le cadre de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique en matière de reporting notamment en soumettant déjà trois Communications nationales et deux rapports biannuels actualisés sur les efforts d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, note le ministère, rappelant en outre que l’Indice de Performance Climatique est un outil de surveillance indépendant permettant de suivre les performances des pays en matière de protection du climat.
Cet indice vise à renforcer la transparence de la politique internationale en matière de lutte contre le changement climatique et permet de comparer les efforts de protection du climat et les progrès réalisés par chaque pays, souligne le communiqué, faisant savoir que le rapport sur l’indice de performance climatique de 2021 met en évidence la diminution des émissions dans plus de la moitié des pays analysés et note que les pays producteurs d’énergies fossiles et fort consommateurs d’énergie restent les moins performants.
Un plan d’action sera déployé à travers la commission nationale de l’hydrogène afin d’accompagner le développement des marchés et de la demande dans cette filière, a indiqué le ministre de l’Énergie, des mines et de l’environnement, Aziz Rabbah.
S’exprimant à l’occasion de la première édition virtuelle du WorldPtXSummit (1-3 décembre), organisée par l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN) et l’Université Mohammed VI polytechnique, M. Rabbah a précisé que ce plan d’action vise aussi à préparer les infrastructures de l’export et à mettre en place un cadre réglementaire adéquat.
“Les priorités de ce plan d’action concernent le renforcement des compétences à travers la formation et la R&D, ainsi que la mise en place d’écosystèmes et de clusters dédiées à cette filière”, a ajouté le ministre qui a présenté les avancées du Royaume dans ce secteur.
Placé sous l’égide du ministère de l’Énergie, des mines et de l’environnement avec l’Allemagne comme invité d’honneur, cet événement digital mondial a constitué une plateforme régionale d’échange, dédiée à l’Hydrogène Vert et à ses applications (filière Power-To-X).
Lors de la session inaugurale de ce sommet, M. Rabbah a rappelé que l’Hydrogène Vert offre aujourd’hui une réelle opportunité pour le Royaume, soulignant que le partenariat international est un facteur clé pour l’émergence de la filière.
A cet égard, le premier accord signé avec l’Allemagne constitue un premier jalon.
Le directeur général de l’Association internationale des énergies renouvelables (IRENA), M. Francesco La Camera, a de son côté félicité le Royaume pour avoir été élu par ses membres comme coordinateur de l’initiative de l’Hydrogène Vert aux côtés de l’UE.
Pour sa part, le directeur général d’IRESEN, co-organisateur de ce sommet, Badr Ikken, a annoncé que l’institut est en train de mettre en place une nouvelle plateforme de recherche et de test dans le domaine Power to X.
Cette plateforme comprend, selon lui, différents projets pilotes pour produire de l’ammoniac vert, du méthanol vert et des carburants synthétiques avec des partenaires importants, tels que l’Université Mohammed VI Polytechnique, l’OCP et Fraunhofer, avec un fort soutien du gouvernement allemand.
Le Maroc conforte ainsi son rôle de contributeur actif dans la stratégie environnementale mondiale et se place d’ores et déjà comme acteur majeur dans le secteur de l’hydrogène vert et de ses applications.
Dans le cadre du Power to X Summit 2020, organisé par l’IRESEN et l’UM6P du 1er au 3 décembre 2020, le président de la Fédération de l’Énergie M. Rachid IDRISSI KAITOUNI a présidé la session consacrée au déploiement industriel au Maroc, du Power to X en général, et de l’hydrogène en particulier.
Cette session a vu la participation d’intervenants de haut niveau représentant différentes institutions et entreprises spécialisées dans le développement des solutions Power to X dans la monde :  Reiner Lemoine Institute, Siemens, Engie, Thyssenkrupp, McPhy, John Cockerill et Cummins.
En ouverture de cette session, le président de la Fédération de l’Energie a mis l’accent sur l’important potentiel du Maroc dans le développement de cette nouvelle filière. Ce potentiel est basé, d’une part, sur l’important gisement en énergies de sources renouvelables dont dispose le Maroc, et d’autre part, sur sa position géographique privilégiée, permettant l’exportation de molécules vertes vers l’Europe.
Au cours de cette session, les panélistes ont partagé leurs expériences en matière de défis liés à l’intensification des technologies, en particulier l’industrie des électrolyseurs. Ils ont également donné leur vision sur la façon de transformer les grands projets de développement d’infrastructures en décisions d’investissement rentables et positives.
Les panélistes ont aussi partagé leurs points de vue sur la création des synergies entre les acteurs clés de la chaîne de valeur de PtX et leurs impacts sur le réseau de distribution, les installations de stockage et la logistique d’approvisionnement.
Après une séance  de questions/réponses, cette session a été clôturée par une intervention de M. Rachid IDRISSI KAITOUNI qui a résumé les principaux points des différentes interventions.
Le Maroc a accompli plusieurs objectifs préparatifs afin de contribuer à l’émergence de la filiale hydrogène verte, a affirmé le 1er décembre le ministre de l’Energie, des mines et de l’environnement, Aziz Rabbah.
S’exprimant lors des travaux du World Ptx Summit 2020 qui se sont ouverts mardi par visioconférence, le ministre a indiqué que l’hydrogène offre aujourd’hui une opportunité pour le Royaume qui a accompli plusieurs objectifs dans le but de contribuer à l’émergence de cette filiale verte.
“Nous avons réalisé un certain nombre d’études spécifiques afin d’évaluer la maturité des technologies et des potentiels en la matière, et nous avons aussi étudié les opportunités socio-économiques de l’hydrogène pour notre pays”, a relevé le ministre à l’occasion de cet évènement auquel prennent part les représentants de dizaines de pays.
Grâce aux orientations royales, le Maroc jouit de plusieurs atouts mis au profit de son développement durable et de celui du continent africain, en l’occurrence la stabilité politique, le partenariat avancé notamment avec des pays de l’Union-européenne et un climat des affaires attractif.
Le Maroc jouit également d’un potentiel hydrogène important, d’un gisement des énergies renouvelables considérable avec une expérience reconnue à l’échelle internationale, d’une connectivité maritime et électrique, d’une expérience reconnue dans l’exécution de les secteurs de l’énergie, des infrastructures, de l’industrie, de l’agriculture et de l’eau.
Le Maroc dispose d’une industrie innovante, réactive et résiliente en mesure aujourd’hui d’utiliser une énergie renouvelable et compétitive, a indiqué le 1er décembre le ministre de l’Industrie, du commerce, de l’économie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy.
Dans une allocution lors des travaux du World Ptx Summit 2020 qui se sont ouverts mardi à Rabat, M. Hafid Elalamy a souligné que le plan de relance de l’industrie marocaine, fort de multiples atouts, “a placé la décarbonation du tissu productif en priorité absolue”.
SM le Roi Mohammed VI, convaincu du bien-fondé du développement durable, a donné ses Hautes directives pour réaliser une série de réformes et d’investissements permettant aujourd’hui au Maroc d’envisager la transformation de son économie et de la rendre décarbonée.
Cette vision royale a positionné le Royaume en pays de référence aussi bien en termes de développement d’énergies renouvelables qu’en matière de compétitivité pure, a-t-il relevé, notant qu’il bénéficie désormais de cet avantage de taille lui permettant de proposer à ses opérateurs et investisseurs une énergie propre à des coûts très compétitifs.
“Bien que nos énergies renouvelables soient parmi les plus compétitives au monde, une intégration plus en profondeur de notre industrie nécessitera aussi de générer de la chaleur compétitive et décarbonée”, a fait remarquer le ministre, rappelant que l’industrie marocaine a généré plus de 500.000 emplois entre 2014 et 2019, sachant que l’automobile s’est hissé au premier rang des secteurs exportateurs.
Le Maroc, de par son potentiel éolien et solaire, est outillé pour accueillir d’importantes capacités de production dans le cadre d’une approche de complémentarité qui permettrait à l’Europe de renforcer sa puissance industrielle et au Royaume son positionnement en tant que base industrielle offrant à ses partenaires européens des gisements de compétitivité et de productivité décarbonés.

Le directeur général de l’Institut de Recherche en Energie Solaire et Energies Nouvelles, M. Badr Ikken lors de l’ouverture par visioconférence de la première édition du “World PtX Summit.

La première édition du World Ptx Summit 2020 centrée sur l’hydrogène vert a ouvert ses travaux, mardi en ligne, avec la participation de représentants d’une soixantaine de pays dont des responsables et d’experts marocains et étrangers. Le sommet a été organisé du 1er au 3 décembre à Rabat par l’Institut de recherche en énergie solaire et en énergies nouvelles (IRESEN), dans le cadre d’un effort conjoint avec l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), dans l’objectif de favoriser la création d’une plateforme régionale dédiée à l’hydrogène vert et à ses applications dans l’ensemble de l’économie “Power-To-X” (PtX).

Cette plateforme ambitionne de déclencher des discussions de haut niveau et des partenariats pour une nouvelle ère d’énergie propre, rendue possible grâce aux opportunités offertes par l’hydrogène vert, ainsi que de rassembler les principaux investisseurs, les décideurs politiques, les innovateurs, les leaders de l’industrie et les experts de la recherche dans le domaine. A cette occasion, le directeur de l’IRESEN, Badr Ikken a indiqué que le World Ptx Summit vise à devenir un véritable carrefour pour la communauté des hydrogènes verts où divers plans, visions et stratégies se rencontrent, positionnant le Maroc et l’Afrique en tant que partenaire fort pour impulser un marché international des hydrogènes verts et façonner ensemble l’avenir d’un monde plus sain et plus propre.

Le partenariat international est la clé du développement du marché de l’hydrogène vert et de l’économie, permettant de répondre aux challenges d’un déploiement à grande échelle en termes de pérennité, de coûts des technologies et de préparation de la chaîne d’approvisionnement, a relevé M. Ikken. “En dépit des difficultés de la pandémie de Covid-19, la communauté internationale n’a pas abandonné et a élaboré un plan de relance écologique représentant aujourd’hui de réelles opportunités pour la mise en place des économies durables de l’hydrogène vert”.

De l’avis du directeur, il est nécessaire d’assurer des chaînes d’approvisionnement plus résilientes “et nous devons être capables de le faire grâce à des alliances régionales sur l’hydrogène vert”, une condition sine qua non pour garantir un impact socio-économique positif et un développement durable. Les multiples sessions de la conférence accompagnées de stands virtuels interactifs donneront un aperçu approfondi et actualisé des tendances et avancées récentes liées au déploiement de l’économie basée sur l’hydrogène vert. Plus de 200 personnes issues d’une soixantaine de pays des cinq continents ont déjà confirmé leur participation à ce sommet international, un rendez-vous institutionnel d’excellence qui devrait déclencher des discussions de haut niveau en présence, notamment, de ministres du Maroc, du Portugal, d’Allemagne et de responsables de la Commission européenne.