Cinquante chercheurs ont pris part, le 26 novembre à Kénitra à un workshop international centré sur la valorisation énergétique des déchets organiques, dans le cadre de la coopération scientifique maroco-allemande.

Initié par la faculté des sciences relevant l’Université Ibn Tofail de Kénitra, en collaboration avec l’université des sciences appliquées de Berlin, ce workshop de trois jours a pour objectif de bénéficier du transfert des technologies et de l’expertise allemande dans la production du biogaz à partir des déchets organiques.

A cette occasion, le secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Khalid Samadi, a souligné que la stratégie adoptée en matière d’énergies renouvelables et de valorisation des déchets organiques nécessite une ouverture pour pouvoir profiter de l’expertise des pays avancées dans ce domaine.

M. Samadi a souligné, qu’à travers sa politique d’ouverture sur son environnement socio-économique, l’université marocaine vise à intensifier la coopération avec les secteurs de l’industrie et le monde de l’entreprise, l’identification des besoins des partenaires en termes de recherche et de formation et la valorisation des résultats obtenus par les laboratoires de recherche.

Pour sa part, le chef du département hydrogène, bioénergie et déstockage à l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN), Samir Rachidi, a relevé qu’un budget de 400 millions de DH a été alloué par l’IRESEN au financement de plusieurs projets de l’université Ibn Tofail. Cette enveloppe, a-t-il fait savoir, devra être multipliée par deux pour la période à venir, notamment avec les initiatives d’effet de levier que le Maroc s’engage à concrétiser en partenariat avec plusieurs pays.

Il a, en outre, fait observer que l’institut en tant qu’agence de moyens finançant des projets initiés par des universités et des centres de recherche marocains œuvre pour le lancement des appels à projets bilatéraux avec nombre de pays, notamment l’Allemagne et la France.