Le Président de l’Autorité Nationale de Régulation de l’Électricité (ANRE), M. Abdellatif Bardach, a pris part, le 22 juin à Rabat, à la journée d’étude organisée par la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement de la Chambre des représentants, sous le thème « La production, le transport et la distribution de l’énergie au Maroc et leur contribution dans le développement socioéconomique ».

Outre M. Mohamed Malal, Président de la Commission, l’événement a notamment connu la participation remarquée de Mme. Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable et du Directeur Général de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE), M. Abderrahim El Hafidi.

Dans son intervention, M. Bardach a d’abord souligné les avancées importantes réalisées par le Royaume du Maroc dans le secteur de l’énergie en général et celui de l’électricité en particulier, rapporte le communiqué. En effet, sous la conduite avant-gardiste de Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu l’Assiste, ce secteur se dresse en locomotive du développement socioéconomique tout en renforçant le rayonnement de notre pays à l’échelle internationale. Si l’exposé du Président de l’ANRE a été principalement axé sur les opportunités et les perspectives d’avenir, il n’a pas manqué de rappeler les réalisations de taille que le Maroc a pu achever, le plaçant sans conteste à l’avant-garde de la transition énergétique mondiale, parmi les leaders des énergies d’avenir

« L’orientation ferme de notre pays vers un système énergétique dominé par les énergies renouvelables sous toutes ses formes aura, sans nul doute, des impacts socioéconomiques et géopolitiques profondément et structurellement bénéfiques. Néanmoins, cette orientation implique de relever des défis de grande envergure pour atteindre nos objectifs et satisfaire nos ambitions », a insisté M. Bardach.

Dans la foulée, le Président de l’ANRE a soulevé quatre défis majeurs à relever et à ériger en piliers : le renforcement des réseaux de transport et de distribution d’électricité afin qu’ils prennent en charge la production grandissante de l’électricité de source renouvelable; la nécessité pour le gestionnaire du réseau de transport d’électricité d’assurer la fourniture constante des utilisateurs malgré le caractère non régulier des énergies renouvelables; l’équité et l’impartialité envers les utilisateurs du réseau électrique que l’État et ses institutions se doivent de garantir, autant que d’assurer la sécurité, la stabilité, la fiabilité et l’efficacité du réseau électrique national; et enfin, le renforcement de l’arsenal légal et réglementaire en vue de garantir la compétitivité et l’attractivité de notre pays vis-à-vis des investissements colossaux nécessaires.

En deux années d’activité, l’ANRE a pu réaliser d’importantes avancées qui posent les briques structurelles de l’avenir énergétique de notre pays. En effet, après avoir opérationnalisé le premier Code du Réseau Électrique National de Transport de l’histoire de notre pays, entré en vigueur le 3 janvier 2022, l’Autorité a également fixé la méthodologie de détermination du tarif d’utilisation du réseau électrique national de transport le 21 décembre de la même année. Ce dernier chantier, qui est aujourd’hui à un stade avancé, constitue un jalon essentiel de la modernisation du secteur électrique national, qui ouvrira la voie à la séparation des activités de production et de transport de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau potable.

L’ANRE est également à pied d’œuvre pour finaliser, dans un avenir proche, d’autres chantiers structurants comme le Code de bonne conduite relatif à la gestion du réseau de transport d’électricité et la mise en place des indicateurs de qualité du réseau, a fait savoir la même source. De même, l’Autorité adopte une approche anticipative en plaçant parmi ses priorités les technologies qui permettront de stabiliser et d’accélérer la transition énergétique, à l’exemple de l’Hydrogène vert, un vecteur énergétique d’avenir qui impose une jonction incontournable entre l’électricité renouvelable et les potentialités des gaz propres dans le mix énergétique national et mondial. Dans ce registre, l’ANRE confirme son leadeurship en pilotant la “Task Force” dédiée à l’Hydrogène vert au sein de l’Association des régulateurs méditerranéens de l’énergie (MEDREG), présidée par M. Abdellatif Bardach.

« La gestion des crises hydriques au Maroc : entre pénurie et surexploitation » est le thème d’une conférence organisée le 23 juin, à Marrakech, avec la participation d’experts, enseignants-chercheurs, et acteurs associatifs concernés par cette question.

Lors de cette conférence organisée par l’Académie Toubkal des recherches et des études sociales, en partenariat la Fondation AFCD, en coordination avec le Laboratoire des études pour l’éducation, l’environnement et le développement durable, les participants ont souligné que la pénurie d’eau au Royaume requiert la recherche de nouvelles solutions impliquant l’ensemble des intervenants.

Tout en relevant l’attention particulière accordée à cette question dans les politiques publiques nationales, les intervenants ont indiqué que la fédération des efforts et la mise en place de stratégies sages pour la gestion des ressources hydriques permettront de surmonter cette situation de stress hydrique, dont l’ampleur varie entre les régions du Maroc.

Dans ce contexte, les participants ont mis en relief la politique clairvoyante de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, visant à lancer des programmes et initiatives ambitieux et tirer profit des innovations et nouvelles technologies dans le cadre de l’économie d’eau, encourager le recours à d’autres alternatives de mobilisation des ressources en eau, dont le dessalement d’eau de mer et la réutilisation des eaux usées traitées, en plus de la rationalisation de l’utilisation des eaux souterraines et la préservation de la nappe phréatique.

Les intervenants ont aussi plaidé en faveur de la création d’une commission nationale composée d’experts et chercheurs concernés par la gestion de l’eau.

Dans une déclaration, Hassan Ramou, enseignant universitaire à l’Institut des études hispano-lusophone relevant de l’Université Mohammed V de Rabat, a mis l’accent sur les spécificités relatives à la pénurie d’eau au niveau de la région Marrakech-Safi, relevant une déséquilibre entre l’offre et la demande croissante sur les ressources en eau en raison de la grande extension urbanistique et la croissance démographique, l’augmentation des superficies agricoles irriguées et la production animale (ovins, bovins, caprins, …).

Ce déséquilibre exige des efforts collectifs pour accompagner les exigences du développement régional.

Dans une déclaration similaire, l’enseignant de l’histoire à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Marrakech, Taoufiq Lakribi, a souligné que cette conférence intervient dans un contexte marqué par une grande pénurie d’eau enregistrée au Maroc et la sécheresse, qui est devenue au Maroc une donnée structurelle, mettant l’accent sur l’importance de contribuer au débat collectif et dans la stratégie gouvernementale visant la gestion des ressources hydriques.

  1. Lakribi a aussi appelé à prendre en compte et tirer profit des recherches scientifiques réalisées sur la région au niveau des universités, mettant en relief l’initiative de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Marrakech de créer un master dédié à l’eau dans l’histoire du Maroc.

Les participants à cette rencontre ont débattu de thématiques se rapportant notamment à “la politique de gestion de la crise hydrique à travers l’interventions des différents secteurs”, “la crise hydrique et ses répercussions sur la société”, “les ressources en eau au Maroc entre exigences du développement et contraintes de la gestion”, “la dimension intégrée des ressources hydriques au Maroc : Quelle mise en œuvre des ODD”, “la hausse de la demande sur l’eau face à la rareté des ressources hydriques dans la région Marrakech-Safi”.

L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) a procédé, le 22 juin, à la mise en production progressive du projet de renforcement et de sécurisation de l’approvisionnement en eau potable de la ville de Guercif à partir des forages sis à la commune de Ras Laksar.

D’un coût global de 14,2 millions de dirhams, le projet, dont la mise en service a été donnée par le gouverneur de la province, Hassan Belmahi, en présence notamment d’élus et d’autres responsables, s’inscrit dans le cadre d’une convention de partenariat pour le financement et la réalisation du programme d’urgence du Bassin de la Moulouya, qui vise à augmenter la capacité de production en eau potable au profit de la population de la ville de Guercif.

À cette occasion, M. Belmahi a rappelé l’intérêt grandissant accordé par SM le Roi Mohammed VI à la question d’approvisionnement en eau potable, saluant, à cet égard, les efforts déployés par les différents acteurs pour la réussite de cet important projet, tout en soulignant la nécessité de lancer des campagnes de sensibilisation sur l’importance de préserver et rationaliser l’usage de cette matière vitale.

Dans une déclaration, le directeur régional de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE)- Branche eau- de l’Oriental, Abdelali Rabhi, a indiqué que cet important projet comprend la réalisation et l’équipement de cinq forages pour un débit global de 60 litres/seconde (l/s), ainsi que la pose de conduites de liaison de ces forages sur un linéaire d’environ 1,5 km et leur raccordement à l’adduction réalisée dans le cadre de la phase prioritaire du projet de renforcement et de sécurisation de l’alimentation en eau potable de la ville de Guercif à partir du barrage Targa Ou Madi via un tronçon de 60 km.

À noter que l’ONEE réalise actuellement un projet structurant à partir du barrage Targa Ou Madi pour une enveloppe globale de 450 millions DH avec la participation de la Banque Africaine de Développement (BAD), et ce en vue de sécuriser l’alimentation en eau potable de la ville de Guercif.

Le projet, dont la mise en service est prévue fin 2023, comporte également la réalisation d’un réservoir d’eau d’une capacité de 6.000 m3, et la construction d’une station de traitement des eaux pour un débit de 300 l/. Il permettra de satisfaire les besoins des populations à moyen et à long terme, d’améliorer significativement leurs conditions de vie et de contribuer au développement socio-économique de la région.

Le Directeur général de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE), Abderrahim El Hafidi, a affirmé que le Maroc s’attèle actuellement à l’élaboration d’un nouveau modèle pour assurer sa sécurité hydrique en mettant en place des stations de dessalement d’eau de mer, au lieu de recourir uniquement aux eaux de surface, et pour surmonter les contraintes du changement climatique qui est à l’origine de nombreux problèmes dont celui de la rareté de l’eau.

  1. El Hafidi, qui s’exprimait le 20 juin lors d’un forum organisé par le Bureau de liaison du Maroc en Israël et le Center for Jewish Impact sur la question de l’eau comme composante de la coopération régionale entre le Maroc et Israël, a ajouté que le grand défi pour le Maroc pour renforcer sa sécurité hydrique consiste à développer un nouveau modèle de gestion de la rareté de l’eau.

Il a souligné que le Maroc qui a déployé de grands efforts dans la gestion des eaux de surface, dispose de 152 barrages avec une capacité de stockage énorme d’environ 20 milliards de mètres cubes, expliquant qu’en raison des changements climatiques, une vision précise concernant les précipitations de chaque année n’est plus disponible, et la situation s’est compliquée au cours des cinq dernières années avec l’enregistrement l’année dernière d’un déficit en eau estimé à environ 85 %.

Il a poursuivi que cela a nécessité l’adoption d’une nouvelle approche pour faire face à la rareté de l’eau, indépendamment des contraintes posées par le changement climatique et la disponibilité des eaux de surface et ce, en recourant aux stations de dessalement, notant qu’il y a un travail énorme qui est fait par l’ONEE pour trouver des solutions alternatives.

A ce jour, neuf stations de dessalement d’eau de mer ont été achevées, tandis qu’une importante usine de dessalement d’eau de mer sera bientôt lancée à Casablanca, a fait savoir M. El Hafidi, soulignant que ce nouveau modèle de gestion permettrait de faire face efficacement à la pénurie d’eau et d’assurer la sécurité nationale de l’eau à long terme, indépendamment des eaux de surface.

Selon le DG de l’ONEE, changer le modèle de gestion de la pénurie d’eau est devenu nécessaire, étant donné que la part d’eau par habitant au niveau national est passée de 2560 mètres cubes/personne/an en 1960 à moins de 600 mètres cubes/personne/an aujourd’hui.

Pour sa part, Abderrahim Bayoudh, chef du Bureau de liaison du Maroc en Israël, a indiqué que ce forum intervient à un moment critique où les pays de la région sont de plus en plus confrontés à une grave sécheresse et à une pénurie d’eau, combinées aux défis du changement climatique mondial notant que le Maroc fait face à la plus grave sécheresse depuis plus de trois décennies.

Il a ajouté que grâce au leadership éclairé de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc a réussi à mettre en place des politiques efficaces et une approche intégrée pour répondre à ses besoins en eau, à travers la mobilisation des ressources en eau conventionnelles et non conventionnelles, et la gestion de la demande en eau et son développement, à travers des projets structurants, dont la poursuite de la construction de petits et grands barrages pour accompagner la dynamique de développement local durable.

Il s’agit également de la mise en place d’un réseau de connexion entre les bassins hydrauliques et l’exécution de projets pour la réutilisation des eaux usées.

Quant à Noam Weisbrod, expert à l’Université Ben Gourion de Beer Sheva, il a souligné que les problèmes d’eau au Maroc sont similaires à ceux qu’a connus Israël par le passé avant l’achèvement des usines de dessalement, qui fournissent désormais 80 % de l’eau potable avec une capacité de production d’environ 600 millions de mètres cubes par an, qui augmentera à l’horizon 2025 pour atteindre environ 900 millions de mètres cubes par an.

Il a relevé que les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord sont gravement touchés par le changement climatique et sont à la pointe des zones de stress hydrique, et le principal défi est de savoir comment surmonter ce problème.

Noam Weisbrod a ainsi mis en avant la nécessité d’une approche globale et intégrée pour assurer la sécurité de l’eau basée sur l’éducation à l’utilisation de l’eau, la recherche scientifique, l’adoption de la technologie et les investissements.

Pour sa part, le président du Center for Jewish Impact, Robert Singer, a souligné l’importance de ce forum qui se veut une plate-forme pragmatique pour promouvoir des discussions inclusives et renforcer la résilience régionale, réunissant le gouvernement, les diplomates, la société civile et le secteur privé.

Il a ajouté que le Centre for Jewish Impact croit fermement que la coopération régionale et globale est la clé pour construire un avenir meilleur pour tous.

Cette rencontre a traité des opportunités de coopération régionale dans le domaine de l’eau, et des nouvelles opportunités pour renforcer les partenariats régionaux sur les défis émergents dans le domaine de la durabilité.

La région MENA est confrontée à d’importants problèmes de pénurie d’eau, nécessitant l’innovation pour maintenir la vie et promouvoir la prospérité. L’eau recèle également un potentiel important d’opportunités d’investissement qui peuvent favoriser la coopération bilatérale et régionale entre les pays de la région, principalement par le biais du transfert de technologie de l’eau.

L’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) a organisé, du 06 au 08 juin courant, en collaboration avec les autorités locales et le Conseil Communal de Taghjijt, des journées d’information et de sensibilisation au profit des populations et des acteurs locaux sur le projet d’assainissement liquide du centre de Taghjijt (province de Guelmim).

Cette campagne de sensibilisation qui s’est tenue, durant trois jours, a constitué une occasion d’échanges avec les acteurs locaux, les représentants de la population bénéficiaire et les médias, afin de les informer sur le nouveau projet et son impact positif et les sensibiliser à l’importance de l’assainissement liquide pour la préservation de l’environnement et la gestion durable des ressources en eau.

Lors de ces journées, une communication de proximité a été assurée avec les populations bénéficiaires en mode «porte-à-porte» avec distribution de dépliants de sensibilisation.

Le projet d’assainissement liquide du centre Taghjijt, dont le coût s’élève à 66 Millions de dirhams, est réalisé par l’ONEE dans le cadre du Programme National d’Assainissement Liquide Mutualisé et de réutilisation des eaux usées traitées (PNAM), avec un financement à hauteur de 50% par le PNAM et 50% par l’ONEE dans le cadre du cofinancement européen – Phase II de l’Agence Française de Développement (AFD), la Banque Allemande de Développement (KFW), la Banque Européenne d’Investissement (BEI) et l’Union Européenne (UE).

Il consiste en la construction et l’équipement d’une station d’épuration d’une capacité de 600 m 3 par jour, d’une station de pompage, la pose d’un nouveau réseau de collecte et de transfert des eaux usées sur un linéaire de 39,35 Km et la réalisation de plus 1.569 branchements au profit d’une population estimée à 6.700 habitants.

Cet important projet, permettra d’améliorer les conditions de vie des populations bénéficiaires, la préservation des ressources en eau locales et le développement socio-économique du centre Taghjijt notamment sur le plan touristique et économique.


Les opportunités offertes par la transition vers une économie circulaire en Afrique ont été au centre d’un panel, tenu le 21 juin à Casablanca, dans le cadre des travaux de la 8ème édition des Rencontres Africaines de l’Efficacité Énergétique placée sous le thème “L’économie circulaire au service de l’efficacité énergétique pour une transition décarbonée“.

Les participants à ce panel ont souligné que la transition vers une économie circulaire en Afrique offre un ensemble d’opportunités permettant d’approcher les problématiques les plus profondes tout en promettant la conservation des ressources limitées et la préservation de l’environnement.

Ainsi, un modèle de développement pour l’Afrique basé sur les principes de l’économie circulaire permettrait de faire face aux différents défis qui se présentent, comme la pauvreté, le manque d’infrastructures et le chômage dans le continent.

En outre, cette économie présente d’autres opportunités dans les marchés pour le développement économique, la création de valeur et d’emploi ainsi que le développement des compétences, ont indiqué les intervenants.

Par ailleurs, ils ont soutenu que la mise en place d’une feuille de route de l’économie circulaire est à même d’instaurer, proposer des recommandations scientifiques et basées sur des faits, aligner des initiatives existantes de l’économie circulaire avec les initiatives émergentes et engager les acteurs clés dans le développement et l’implémentation tout en identifiant les secteurs prioritaires.

Et de noter que le renforcement des compétences de l’économie circulaire à travers l’éducation et la formation, la participation du secteur privé à travers l’innovation et l’investissement, l’intégration du secteur informel, la promotion des partenariats et les collaborations parmi les différentes acteurs concernés pourraient contribuer à la transition vers l’économie circulaire.

En outre, les intervenants se sont arrêtés sur les perspectives de développement de l’économie circulaire en Afrique, les défis et les opportunités de l’économie circulaire et le rôle de l’efficacité énergétique dans la lutte contre le changement climatique.

Tenue sous l’égide du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, cette rencontre est coorganisée par l’Agence Marocaine pour l’Efficacité Énergétique (AMEE) en partenariat avec AOB Groupe autour de conférences plénières, de panels et de workshops et vient mettre en lumière les enjeux et les défis de l’économie circulaire et de l’efficacité énergétique, en présentant des expériences menées en Europe, en Amérique Latine, en Afrique et au Maroc.

L’objectif de cet événement est d’expliquer et de définir le cadre de l’économie circulaire et de ses liens avec l’efficacité énergétique, de présenter des expériences à l’échelle continentale et internationale, de promouvoir l’économie circulaire et l’efficacité énergétique pour accélérer la transition énergétique, de découvrir les différents mécanismes de financement de la transition et de la décarbonation, ainsi que d’informer sur les lois et la réglementation en vigueur.

L’hydrogène vert a été au cœur des débats de l’Assemblée générale (AG) de l’Association des Régulateurs méditerranéens de l’énergie (MEDREG), présidée par l’Autorité Nationale de Régulation de l’Électricité (ANRE), tenue mercredi et jeudi en Grèce. “La présidence marocaine de MEDREG a connu l’un de ses moments phares les 14 et 15 juin en Grèce en menant à bien la grand-messe annuelle des autorités de régulation de l’énergie de la région”, indique l’ANRE dans un communiqué. En effet, les échanges autour des défis d’avenir de l’énergie dans les pays du pourtour méditerranéen ont été aussi intenses que diversifiés lors du Troisième Atelier des Présidents et de la 35ème Assemblée générale de MEDREG qui se sont succédé sur deux jours à Rhodes, ajoute la même source. “Le rôle d’une régulation cohérente dans la promotion de la transition énergétique dans la région méditerranéenne”, telle est la thématique centrale retenue pour ce rendez-vous stratégique à haute teneur intellectuelle.

Cet événement a réuni les forces vives des régulateurs de l’énergie, des décideurs de haut niveau et des experts pour discuter des derniers développements et des défis liés à la création d’un marché énergétique méditerranéen pleinement fonctionnel et interopérable. Dans cette optique, deux points essentiels se sont particulièrement démarqués, à savoir le potentiel grandissant de l’hydrogène vert d’une part, et l’importance fondamentale du renforcement de l’indépendance des régulateurs pour la réalisation de leurs missions stratégiques d’autre part.

“Le marché méditerranéen de l’énergie a le potentiel d’attirer davantage d’investissements du monde entier, compte tenu de son étendue et de sa disposition à l’interconnexion. Par ailleurs, notre territoire recèle un énorme potentiel en matière d’énergies renouvelables et de nouveaux vecteurs d’énergie, particulièrement l’hydrogène vert. Dans cette perspective, seul un régulateur de l’énergie totalement indépendant peut assurer la transparence et la neutralité nécessaires pour exploiter cette précieuse opportunité“, a déclaré le Président de MEDREG, et Président de l’ANRE, Abdellatif Bardach.

Force est de souligner que l’hydrogène vert présente un immense potentiel pour contribuer à la transition énergétique au moment où la technologie est en passe d’atteindre la maturité d’être mise à l’échelle.

« En ligne avec la vision avant-gardiste tracée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui rappelons le, a placé l’opérationnalisation de la filière hydrogène vert en priorité, l’ANRE confirme son leadeurship en pilotant la Task Force dédiée à ce sujet au sein de MEDREG ».

Dans ce registre, l’Autorité a décortiqué les défis et les perspectives de ce vecteur prometteur. Une intervention qui n’a pas manqué de susciter l’intérêt et les réactions des participants, avec comme point de convergence l’impérieuse nécessité d’établir des règles et des réglementations appropriées, de stimuler la demande et de favoriser la production d’hydrogène vert.

Également, tout en soulignant l’importance de l’indépendance de MEDREG au même titre que des régulateurs membres, la représentante de la Commission européenne (CE), Milou Beerepoot, a déclaré : “La CE maintient son engagement à placer l’énergie au centre de son partenariat avec les pays voisins du Sud et cherche de plus en plus d’opportunités d’intérêt mutuel, ayant un impact positif concret sur les populations concernées. (…) il est nécessaire de renforcer l’environnement des entreprises grâce à des cadres réglementaires plus complets qui permettront d’attirer de nouvelles sources de financement. C’est précisément concernant ce point que nous comptons sur le rôle et l’expertise de MEDREG pour notre région méditerranéenne”.

Enfin, cet événement de haut niveau s’est conclu par l’adhésion de la Commission de régulation des services de l’énergie et de l’eau de la République de Macédoine du Nord, portant à vingt-huit le nombre de membres de cette institution multilatérale présidée par le régulateur marocain.

Les moyens idoines pour assurer la gestion des ressources en eau et rationaliser l’usage de cette denrée vitale au niveau de la région Dakhla-Oued Eddahab ont été au centre d’un atelier thématique organisé, le 20 juin à Dakhla, à l’initiative du Réseau “Khalij Dakhla” (Baie de Dakhla) pour le climat et le développement durable.

Organisé en collaboration avec la coordination régionale de l’alliance marocaine pour le climat et le développement durable (AMCDD), le Centre Yadass pour les recherches et études au Sahara et l’association des enseignants de sciences de la vie et de la terre de la région, sous le thème “une valorisation optimale des ressources hydriques pour un développement agricole durable dans la région de Dakhla-Oued Eddahab“, cet atelier vise à sensibiliser le public quant à la nécessité de la préservation et la rationalisation des ressources hydriques pour mieux s’adapter aux effets des changements climatiques.

Cet atelier s’inscrit également dans le sillage de la célébration de la journée mondiale de l’environnement et dans le cadre de l’intérêt accordé par l’Association à la question de la sécurité hydrique durable, et ce en droite ligne avec la stratégie nationale de développement durable visant à préserver les ressources en eaux souterraines et à offrir un meilleur cadre de vie aux citoyens.

S’exprimant à cette occasion, le président du Réseau “Khalij Dakhla” (Baie de Dakhla) pour le climat et le développement durable, Mohamed Idass a indiqué que cet atelier constitue une occasion pour débattre des questions relatives aux ressources hydriques dans la région et s’informer de la vision stratégique régionale en matière de développement durable.

  1. Idass, qui est également le coordinateur de la Coalition marocaine pour le climat et le développement durable à Dakhla-Oued Eddahab, a noté que la réalisation des objectifs de développement durable passe par l’adoption d’un modèle de développement intégré ayant pour objectif d’assurer la préservation des écosystèmes menacés de détérioration, à travers une gestion rationnelle des ressources hydriques.

Dans cette lignée, il a souligné la nécessité de mettre en œuvre un plan agricole équilibré axé sur la diversification des ressources dans les provinces du Sud, dans l’optique de répondre aux exigences du développement régional.

Pour sa part, l’ingénieur d’État à la Direction régionale de l’Agriculture, Ikram El Jabri, a présenté un exposé, dans lequel elle a mis l’accent sur le secteur agricole et les ressources hydriques dans la région, faisant observer que les fermes agricoles au niveau de la région sont équipés d’un système d’irrigation locale sur une superficie de 1.020 Ha, avec une consommation estimée à 8 millions de litres cubes par an.

Après avoir mis l’accent sur les défis et contraintes auxquels fait face la région, à savoir le climat aride et désertique, la raréfaction des ressources en eau et le manque de précipitations, Mme El Jabri a fait savoir que le département de l’Agriculture a pris une série de mesures visant à rationnaliser l’eau d’irrigation, en allouant une subvention financière dédiée à l’irrigation goutte à goutte, en plus de la mise en œuvre du programme prioritaire national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation (2020-2027) et la réalisation d’une unité de dessalement d’eau de mer par le recours à l’énergie éolienne.

De son côté, le responsable du service de domaine hydraulique publique à l’Agence du bassin hydraulique de Sakia El Hamra-Oued Eddahab, Lamana Elkenti a fait une présentation sur le contexte climatique et hydrologique au Maroc et sur le rôle du ministère de la Transition énergétique et du développement durable dans la mise en œuvre de la politique relative à l’eau.

Cet atelier, auquel ont pris part une pléiade d’experts, de chercheurs, d’acteurs civils et de spécialistes des questions de l’eau, a été marqué par une série d’interventions axées notamment sur les moyens de rationaliser les ressources en eau dans la région, le rôle de la société civile dans le domaine et les objectifs du plan national de l’eau

La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a mis en avant, mercredi à Casablanca, le rôle du secteur privé dans la mobilisation des investissements dans le cadre de la transition énergétique au Maroc

« Nous insistons sur le rôle du secteur privé national et international pour saisir les opportunités d’investissement offertes dans le cadre de notre transition énergétique », a dit Mme Benali dans une allocution lue en son nom par le directeur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique au ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, Mohamed Ouhmed, à l’ouverture de la 8ème édition des Rencontres Africaines de l’Efficacité Énergétique.

L’amélioration de notre cadre législatif et réglementaire régissant les énergies renouvelables est déjà entamé ces deux dernières années dans le but de renforcer davantage l’attractivité du Maroc aux investissements privés, de renforcer la transparence, de faciliter l’accès à l’information, de simplifier les procédures d’autorisation et d’accélérer le développement d’un écosystème national de l’entreprise spécialisée et de technologie propre, a-t-elle ajouté.

Et de relever que les réformes initiées permettront d’encourager la production décentralisée pour donner la possibilité aux consommateurs de se doter d’une énergie bas carbone et compétitive à travers l’adoption de solutions individuelles ou collectives en vue d’optimiser l’investissement dans les installations renouvelables.

La transition d’une économie linéaire à une économie circulaire permet de réduire les impacts environnementaux des produits de consommation et des services énergivores, a-t-elle souligné, notant que les politiques d’économie circulaire et la transition énergétique permettent d’agir au service de la préservation des ressources et de la lutte contre le changement climatique.

Le monde assiste depuis quelques années à une transition vers des modèles économiques de plus en plus sobres en carbone qui obéissent aux principes de développement durable et s’appuient essentiellement sur le développement des énergies nouvelles, notamment renouvelables, le renforcement de l’efficacité énergétique, l’optimisation de l’utilisation des ressources naturelles ainsi que l’économie circulaire.

Et de soutenir qu’au côté du défi du changement climatique, nous sommes tous interpellés à garantir une sécurité énergétique durable avec des coûts abordables qui assurent la compétitivité de nos industriels et la préservation de l’environnement et ce dans un contexte géopolitique impacté par la disponibilité et les coûts des produits énergétiques.

Dans ce sillage, Mme Benali a relevé qu’au niveau du Maroc, le nouveau modèle de développement du pays préconise la durabilité environnementale, la soutenabilité des ressources naturelles et financières et l’efficience des choix du développement, ce qui se traduit par une utilisation optimale des ressources et un arbitrage en faveur de leur préservation pour les générations futures. Tenue sous l’égide du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, cette rencontre est coorganisée par l’Agence Marocaine pour l’Efficacité Énergétique (AMEE) en partenariat avec AOB Groupe autour de conférences plénières, de panels et de workshops.

Cet événement majeur a pour thème “L’économie circulaire au service de l’efficacité énergétique pour une transition décarbonée” et met en lumière les enjeux et les défis de l’économie circulaire et de l’efficacité énergétique, en présentant des expériences menées en Europe, en Amérique Latine, en Afrique et au Maroc.

L’objectif de cette rencontre est d’expliquer et de définir le cadre de l’économie circulaire et de ses liens avec l’efficacité énergétique, de présenter des expériences à l’échelle continentale et internationale, de promouvoir l’économie circulaire et l’efficacité énergétique pour accélérer la transition énergétique, de découvrir les différents mécanismes de financement de la transition et de la décarbonation, ainsi que d’informer sur les lois et la réglementation en vigueur.

Sept conventions de partenariat ont été signées, le 22 juin à Tanger, en vue de promouvoir l’efficacité énergétique et la résilience au changement climatique, améliorer la gouvernance territoriale et de renforcer la participation citoyenne, et ce dans le cadre de la 3è édition du Forum méditerranéen pour le Climat “MedCOP Climat“.

La première convention-cadre relative à la décarbonation des industries dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima (TTA) a été signée entre le ministère de l’Industrie et du commerce, le ministère de la Transition énergétique et du développement durable, le Conseil régional (CRTTA), la Fondation de la Maison méditerranéenne du Climat (FMMC) et les Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLU-Afrique).

Cet accord vise à coopérer et collaborer pour la décarbonation des unités industrielles opérant dans les zones industrielles de la région TTA, dans le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre, promouvoir le développement durable et d’améliorer la compétitivité des opérateurs industriels.

Le deuxième mémorandum d’accord sur la coopération dans le domaine de l’efficacité énergétique dans la région TTA), signé entre l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) et le CRTTA, ambitionne, quant à lui, d’améliorer l’efficacité énergétique et la rationalité de la consommation d’énergie dans les secteurs énergivores au niveau de la région TTA, renforcer les capacités et les compétences en matière d’énergie et de climat, et de mobiliser et sensibiliser les partenaires, les acteurs et les citoyens pour améliorer l’efficacité énergétique et réduire l’empreinte carbone.

A cela s’ajoute une convention-cadre relative à la contractualisation des communes allant abriter les SLEC, qui a été paraphée entre le CRTTA, et les communes de Tanger, Chefchaouen, Tétouan, Al Hoceima, Ksar El Kébir, M’diq et de Melloussa.

Cet accord s’assigne pour objectifs de contractualiser les huit communes sélectionnées dans le cadre de l’AMI dédié au choix des communes allant héberger les SLEC, et de définir les modalités de partenariat entre les signataires pour la réalisation, l’opérationnalisation et la pérennisation du projet SLEC.

Quant au 4è accord de partenariat, il porte sur la mise en œuvre du projet de l’“Index de la démocratie participative pour une transition verte, résilience et inclusive“, qui fait partie du programme “d’appui à la participation citoyenne“, fruit d’un partenariat stratégique entre le Maroc et l’Union européenne, qui œuvrent ensemble dans le cadre d’un partenariat de “prospérité partagée”.

Cette convention, signée entre l’Alliance marocaine pour le climat et le développement durable (AMCDD), la Maison méditerranéenne du Climat, l’Initiative IMAL pour le Climat et le développement, et CGLU-Afrique, vise à mettre en commun une partie de l’expertise des partenaires et leur capacités de mobilisation des moyens financiers pour développer des projets de renforcement des capacités de la société civile et d’amélioration de la gouvernance territoriale, contribuer à l’amélioration et au renforcement de la participation citoyenne, et à améliorer la gouvernance territoriale pour la mise en place d’un plan d’action concerté sur la base des résultats relevés par l’Index.

S’agissant du 5è mémorandum d’accord, paraphé entre le Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) et la Fondation de la Maison méditerranéenne du Climat, il vise à promouvoir la protection de l’environnement, l’atténuation, l’adaptation, la résilience au changement climatique et l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD), accompagner et supporter la FMCC dans la mise en œuvre de sa stratégie et ses plans d’actions, contribuer à réduire les risques climatiques, en recherchant des solutions basées sur la nature et de partager les meilleures pratiques en matière de modélisation et d’évaluation, et à partager les modèles innovants de financement et de soutien de l’action climatique.

Le 6è mémorandum d’accord sur la mise en place d’un programme de coopération entre le Conseil régional de TTA et l’ONU-Habitat, vise, quant à lui, à appuyer le conseil régional à la planification territoriale, intégrant les ODD et les recommandations du nouvel Agenda urbain, fournir un accompagnement technique et stratégique au CRTTT dans des projets structurants, renforcer les capacités techniques et managériales des cadres et élus du Conseil régional et à intégrer la participation citoyenne des femmes, des jeunes et des populations vulnérables dans les projets de la région.

Quant à au 7è mémorandum d’entente entre les Fonds d’équipement des Nations Unies (UNCDF) et la région TTA, il vise l’identification des niveaux potentiels d’optimisation énergétique au niveau de l’éclairage public des villes de la région, définitions des objectifs d’efficacité énergétique à atteindre dans ce secteur au niveau de la région, évaluation de standards en matière d’impacts sociaux et économiques et l’identification des bailleurs de fonds.