Le rôle des femmes dans le secteur de l’énergie solaire photovoltaïque fera l’objet d’un évènement virtuel qu’organisera l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), le 20 septembre 2022. Le rapport issu de cet évènement sera le dernier d’une série de rapports élaborés par l’agence sur les questions liées au Genre dans le secteur de l’énergie solaire photovoltaïque (Solar PV Energy : A Gender Perspective).

La dimension de genre dans le secteur des énergies renouvelables est un domaine d’intérêt crucial dans le cadre du travail d’analyse de l’IRENA. L’objectif étant d’éclairer les décideurs politiques, les industriels et les acteurs de développement et de sensibiliser sur l’importance de l’intégration de la dimension genre dans les projets et politiques d’énergie renouvelable.
Selon l’agence, la transition énergétique peut stimuler le développement économique et créer des emplois. Le marché du travail des énergies renouvelables a déjà atteint environ 12 millions d’emplois en 2020 et devrait presque quadrupler d’ici 2050. Le secteur du solaire photovoltaïque (PV) est le plus grand employeur parmi les secteurs des énergies renouvelables, représentant environ 4 millions d’emplois.

Le secteur des énergies renouvelables restera un principal moteur de croissance et d’emploi, avec une estimation d’environ 15,5 millions d’emplois d’ici 2050. L’agence a toutefois estimé que les femmes sont considérablement sous-représentées, dans le secteur de l’énergie, représentant moins d’un quart de la main-d’œuvre globale dans le secteur de l’énergie et environ le tiers de la main d’ouvre du secteur des énergies renouvelables.

Elle considère que sans le plein engagement des femmes, la croissance des énergies renouvelables sera en deçà de son potentiel et que si l’industrie solaire n’inclut pas une perspective de genre pour intégrer plus de femmes, elle se priverait d’un grand bassin de talents.
De plus, le secteur ratera l’occasion de créer un meilleur environnement de travail pour tous les employés, car il a été prouvé que le fait d’avoir plus de femmes sur le lieu de travail améliore la culture organisationnelle et favorise l’engagement et la fidélisation des employés.
Dans le secteur de l’énergie, les femmes représentent 22 % des employées pas loin du pourcentage mondial estime à 32%.

Encore plus, seulement 6% des femmes occupent des postes de décisionnels dans ce domaine.

L’Institut de Recherche en Énergie Solaire et les Énergies Nouvelles (IRESEN) et le Green Tech Institute (GTI) de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) ont lancé la première édition de la Middle East & Africa CleanTech Academy (MEA CleanTech Academy), qui s’est tenu à Benguerir du 4 au 10 septembre 2022.

Organisée au cœur de la première plateforme de test et de recherche et de formation en énergie vertes et nouvelles en Afrique et Moyen Orient, le Green Energy Park, l’académie facilitera le partage de fruits de travaux de recherches réalisés au sein de cette plateforme avec les jeunes étudiants et futurs chercheurs en les encourageant à réfléchir ensemble aux solutions propres de demain. L’Académie permettra aux jeunes scientifiques issus de cette région du monde d’acquérir une formation complémentaire et focalisée sur des problématiques d’études bien précises et pointues dans le domaine des technologies propres. Il s’agit également d’une excellente opportunité d’élargir son réseau grâce au programme qui rassemble des scientifiques et experts de différentes générations et horizons.

L’objectif de cette première édition est de renforcer la capacité des participants pour mieux appréhender “les opportunités et les défis associés à l’économie de l’hydrogène vert et ses applications – ‘Power-To-X’ ”, et à agir en tant que moteurs du changement dans la transition énergétique dans leurs pays respectifs. Les bénéficiaires de cette première édition ont été sélectionnés parmi de jeunes scientifiques, en fin de cycle de Master et en début du cycle de Doctorat venus de plusieurs pays arabes et africains, et ayant répondu à l’appel à candidature lancé par les organisateurs en juillet dernier.

Les multiples conférences sont données par un large éventail d’intervenants, dont des scientifiques et des experts de premier plan du secteur de l’énergie. Ces sessions multidisciplinaires couvrent de nombreux aspects du développement des technologies de l’hydrogène vert, à savoir :

  • Les énergies renouvelables comme base de la production d’hydrogène vert,
  • Le Marché de l’hydrogène,
  • L’Économie de la production d’hydrogène vert,
  • Les Principes fondamentaux de l’électrolyse (systèmes d’électrolyse à basse température, systèmes d’électrolyse à haute température.
  • Les Systèmes de distribution de l’hydrogène : Stockage et transport
  • Les Applications de l’hydrogène : Synthèse verte de l’ammoniac et du méthanol vert
  • La Capture, l’utilisation et le stockage du carbone
  • Les Applications stationnaires et piles à combustible
  • L’Hydrogène dans la mobilité.

En parallèle avec la formation, L’académie donnera accès aux infrastructures de pointe pour la recherche et l’innovation. Les visites des laboratoires au sein du GEP et de l’UM6P permettront aux futurs chercheurs et jeunes étudiants d’identifier les verrous technologiques à relever et de comprendre comment ils sont traduits en défis scientifiques.

Dès la première édition, l’académie offre une formation sur-mesure incluant une partie expérimentale, grâce au sessions pratiques qui porteront sur la modélisation et la simulation des systèmes de production d’énergie hybrides incluant les systèmes à hydrogène.

L’académie est également un environnement propice à l’épanouissement, divertissement à la créativité et à l’innovation grâce à la programmation d’activités sportives et intellectuelles le soir après les formations. L’objectif est de créer un lien social entre les participants, de se rapprocher de ses collègues et de ses condisciples en les découvrant sous un nouvel angle.

Au fil des années, la CleanTech Académie prévoit de devenir un rendez-vous immanquable dans l’agenda des jeunes étudiants et chercheurs. Chaque édition portera sur une thématique différente autour des technologies propres et des énergies nouvelles. Le potentiel de l’hydrogène Power-to-X, les systèmes de production d’énergie propre, l’efficacité énergétique, la mobilité durable et véhicules électriques, etc. sont toutes des thématiques qui seront abordées en priorité dans les prochaines éditions.

Enfin, à travers ses promotions successives de ‘lauréats’, la MEA CleanTech Academy contribuera à l’édification d’un réseau puissant d’experts talentueux; capables de relever ensemble les défis imposés par le changement climatique dans la région Afrique et Moyen Orient.

L’Agence Marocaine de Sureté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR) organise, depuis le 5 et jusqu’au 16 septembre à Rabat, le cours régional de formation sur les autorisations et les inspections en sûreté radiologique et en sécurité nucléaire pour les pratiques médicales, dans le cadre de la coopération entre le Royaume du Maroc et l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA).

Tenu pour la première fois en Afrique, ce cours de formation s’inscrit dans le cadre du projet de développement de l’infrastructure réglementaire de l’AIEA qui vise à fournir une assistance aux pays participants afin d’établir ou de renforcer leurs infrastructures réglementaires pour qu’elles soient efficaces et durables, permettant d’assurer la radioprotection et la sécurité des matières radioactives.

Le cours a pour objectif de permettre aux participants de développer des compétences pratiques pour la mise en œuvre des normes de sûreté radiologique et de sureté nucléaire de l’AIEA applicables à l’exercice des fonctions réglementaires et des processus d’examen et d’évaluation, d’autorisation, d’inspection et de sanction dans le domaine médical.
Dans une déclaration à l’occasion du lancement de cette formation, le directeur par intérim de l’AMSSNuR, M. Mounji Zniber, a indiqué que ce cours s’adressait principalement aux pays africains francophones afin de parvenir à une formation efficace permettant aux participants de se familiariser avec les normes internationales dans le domaine de la radioprotection et de la sûreté nucléaire.

“Cette coopération avec l’AIEA, qui s’est consolidée après la dernière visite du directeur général de l’Agence en juin dernier, renforce le domaine de la recherche au niveau de l’autorisation et de l’inspection en matière de sécurité radiologique et de sûreté nucléaire ainsi que dans les domaines médicaux”, a poursuivi M. Zniber.

Et d’expliquer que “tous les participants à cette formation pourront enrichir leurs connaissances à travers des formations théoriques et pratiques, comme la visite de certaines cliniques et structures de santé au Maroc pour découvrir comment mener des inspections et mettre en pratique les missions réglementaires de l’AMSSNuR.”

“Le but de cette formation est de réaffirmer toutes les bases internationales sur la protection des sources radioactives et des matière radioactives, ainsi que leur bonne gestion”, a relevé, dans une déclaration similaire, Kévin Hocdé, ingénieur en sécurité nucléaire en France.

De son côté, M. Saïd Mouhtar, membre de l’autorité de sûreté nucléaire aux Comores, a souligné que cette formation permettra d’aider son pays à appréhender les défis liés à la sûreté nucléaire aux Comores. Le programme de la formation comprend des conférences, des exercices, la présentation d’études de cas et l’échange d’expériences nationales dans la mise en œuvre des fonctions réglementaires et des pratiques médicales, ainsi qu’une visite de simulation d’inspection en radiothérapie externe et curiethérapie au sein d’une clinique d’oncologie à Casablanca.

Prennent part à la première édition francophone de ce cours de formation 7 experts nationaux et internationaux en plus de 32 participants provenant du Bénin, du Burkina Faso, du Burundi, de la République Centrafricaine, du Tchad, des Comores, de la République Démocratique du Congo, de Djibouti, de la Guinée Équatoriale, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Togo et du Maroc.

Créée en 2014, la mission principale d’AMSSNuR est de veiller au respect de la conformité de la sûreté et de la sécurité nucléaires et radiologiques des activités et des installations mettant en jeu des sources de rayonnements ionisants.

Placée sous l’égide du Ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable, la 7e édition des rencontres africaines de l’efficacité énergétique sera tenue les 22 et 23 septembre 2022 en présence de représentants de plus de vingt pays africains membres de l’union des associations africaines du froid et de la réfrigération U3ARC, qui tiendra le 23 septembre son assemblée générale pour la première fois au Maroc.

Organisée par AOB Group et l’AMEE, cette 7e édition bénéficie du soutien de l’Association marocaine des Professionnels du Froid ainsi que RCREEE, réseau panarabe de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables regroupant 17 pays arabes qui va exposer une étude inédite datée de 2021 sur l’énergie dans la région.

L’édition casablancaise, qui sera visionnée à distance par les 54 pays africains membres de l’union Africaine U3 ARC, traitera de thèmes fortement d’actualité liée à l’importance de l’économie pour une industrie durable et sobre en énergie.

Les experts conviés exposeront les nouveautés techniques et normatives concernant l’audit du froid, la certification Certicold de la chaîne du froid et les solutions et technologies existantes sur le marché en plus de débats sur les défis de la chaîne de froid dans le transport, l’agroalimentaire et le pharmaceutique.

Ainsi, les organisateurs rappellent que cette 7e édition est l’occasion de mieux faire valoir les métiers du froid dans l’économie marocaine et africaine à travers notamment la formation et la sensibilisation des parties prenantes ainsi qu’une réglementation favorable qui concilie les aspects environnementaux et sociétaux.

L’un des messages importants, que compte lancer le président de U3ARC ,Madi Sakandé, et ses pairs, va tourner autour de comment stopper la commercialisation des produits obsolètes et énergivores sur le marché africain.

« Les Rencontres Africaines de l’Efficacité énergétique ont toujours bénéficié du soutien du ministère de l’Énergie, du ministère de l’industrie, de l’agence marocaine de l’efficacité énergétique AMEE, de la CGEM, du patronat Ivoirien CGECI et du think tank américain basé à Washington IGSD Institut pour un développement durable global ».

La 7e édition des rencontres africaines de l’efficacité énergétique connaîtra ainsi la participation de plusieurs pays africains font le Mali, le Niger, la Namibie, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Rwanda, les Comores, le Sénégal, la Mauritanie, l’Afrique du Sud, le Bénin, le Madagascar, le Togo, le Burkina Faso, le Cameroun, la Zambie, l’Angola, la RD Congo, le Liberia et l’Ouganda.

Le G77+Chine, sous la présidence marocaine, a salué l’assistance continue de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) aux États membres qui envisagent, planifient ou exploitent des technologies nucléaires.

Dans une allocution du G77+Chine, prononcée par l’ambassadeur, représentant permanent du Maroc, M. Azzeddine Farhane, à l’occasion du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, qui s’est tenu du 13 au 17 septembre, le Groupe a noté que tous les grands programmes, dans la partie opérationnelle du budget ordinaire pour 2021 ont atteint un taux d’utilisation de 97,9 % à 100 %, ce qui démontre une utilisation élevée du financement fourni.

Le groupe note également que l’Agence a atteint 74 des 86 indicateurs cibles, soit 86%, au niveau du programme pour 2020-2021, tandis que sept sont légèrement en dessous de l’objectif et cinq sont très en dessous.

“Certains objectifs, qui n’ont pas été pleinement atteints, résultent des défis rencontrés lors de la pandémie de Covid-19”, a-t-il observé, ajoutant que le G77 “encourage le Secrétariat à prendre des mesures supplémentaires pour assurer la continuité des activités et la résilience institutionnelle, afin de faire face à des défis similaires à l’avenir”.

Par ailleurs, M. Farhane a fait part de la satisfaction du groupe quant à la participation de l’Agence à la COP26, qui a contribué à faire comprendre le rôle de l’énergie nucléaire dans la lutte contre le changement climatique.

En ce qui concerne le grand programme 2 “Techniques nucléaires pour le développement et la protection de l’environnement”, il a souligné que le G77 est heureux de constater que l’Agence continue de soutenir les États membres dans l’utilisation pacifique de la technologie nucléaire dans les domaines de l’alimentation et de l’agriculture, de la santé humaine, de l’eau, de l’environnement, de la production de radio-isotopes et de la technologie de radiation.

Le groupe se félicite aussi des progrès significatifs réalisés dans la rénovation des laboratoires d’applications nucléaires (ReNuAL), a ajouté le diplomate marocain, relevant que le G77 a pris note de la contribution du programme conjoint FAO/AIEA sur les techniques nucléaires dans l’alimentation et l’agriculture dans le développement et le déploiement d’applications nucléaires pour la sécurité alimentaire.

  1. Farhane a également fait part de l’appréciation du groupe pour le soutien de l’Agence à la lutte contre le cancer, les maladies cardiovasculaires et la malnutrition, ainsi qu’à l’application des technologies nucléaires dans les domaines de l’industrie, du patrimoine culturel et de l’environnement.

S’agissant du grand programme 5 “Politique, gestion et services administratifs”, M. Farhane a assuré que le groupe prend note des efforts constants déployés pour améliorer l’efficience et l’efficacité de l’exécution du programme, soulignant “l’importance d’une transparence et d’une communication accrues avec les États membres” dans ces domaines.

Il a, en outre, appelé à ce que des ressources humaines suffisantes et un financement adéquat soient affectés au grand Programme 6 dédié à la “gestion de la coopération technique pour le développement”.

En janvier dernier, le Maroc avait pris pour la première fois la présidence du chapitre de Vienne du G77, une consécration qui reflète la confiance et la crédibilité dont jouit le Royaume au sein des organisations internationales.

La société Chariot estime que le champ gazier Anchois, situé sur le permis marin de Lixus Offshore au large de la ville de Larache, pourrait entrer en production en 2024 ou en 2025, selon une publication de Francis Perrin, Senior fellow au Policy Center for the New South (PCNS).
“Ce permis est détenu depuis 2019 par Chariot Limited (75%), une entreprise basée à Guernesey, et par l’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM – 25 %), la société nationale du Maroc”, rappelle M. Perrin dans cette publication intitulée “Perspectives gazières du Maroc: où en est le projet ‘Anchois’ ?”, ajoutant que Chariot est l’opérateur de Lixus, dont la superficie est de 1.794 km².

Même s’il convient de rester prudent à ce stade sur l’ampleur des réserves futures de gaz d’Anchois et du permis Lixus, puisqu’on peut parler pour l’instant de ressources et pas encore de réserves, le projet de développement repose sur quelques atouts clés, dont la proximité du gazoduc Maghreb-Europe (GME).

“Ce gazoduc relie l’Algérie à la péninsule ibérique en passant par le Maroc mais la section algérienne a été fermée à partir du 1 er novembre 2021, un peu plus de deux mois après la rupture des relations diplomatiques entre Alger et Rabat.

L’Espagne et le Maroc se sont entendus pour utiliser une partie du GME dans l’autre sens, c’est-à-dire de l’Espagne vers le Maroc. Cette utilisation a été effective pour la première fois à la fin juin 2022, ce qui a permis au Maroc d’importer du gaz naturel à partir de gaz naturel liquéfié (GNL) arrivé en Espagne où il a été regazéifié”.

Chariot entend accélérer le futur développement d’Anchois en vue d’une mise en production “aussi vite que possible” et que Chariot et l’ONHYM travaillent sur tous les aspects de ce projet et sur le plan de développement afin de parvenir à la décision finale d’investissement (DFI).

Les ressources “contingentes” (éventuelles) d’Anchois sont à présent évaluées à 637 milliards de pieds cubes (637 Gp.c.) de gaz, soit 18 milliards de mètres cubes, les ressources “prospectives” à 754 Gp.c. (21,35 milliards de mètres cubes) et les ressources récupérables restantes à 1.391 Gp.c. (39,4 milliards de mètres cubes), soit la somme des ressources contingentes et prospectives, fait savoir M. Perrin, précisant que ces chiffres correspondent à la meilleure estimation et ne sont pas les hypothèses basses ou hautes qui ont été retenues.

Le projet stratégique de gazoduc Maroc-Nigéria, actuellement en phase d’étude d’ingénierie détaillée (FEED), contribuera à l’émergence d’une zone nord-ouest africaine intégrée, a affirmé la Directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Mme Amina Benkhadra.

Intervenant lors d’un panel sous le thème “une nouvelle vision pour accélérer la production et l’investissement dans un contexte de transition énergétique”, dans le cadre de la deuxième édition de la Conférence des pays membres du bassin sédimentaire “MSGBC Oil, Gas & Power”, organisée par Energy Capital & Power (Ecp), Mme Benkhadra a souligné que le gazoduc Maroc-Nigéria, porté par la Vision et la Volonté de deux Chefs d’Etat, SM le Roi Mohammed VI et le Président Muhammadu Buhari, au service du développement économique et social, industriel et énergétique de l’Afrique, est “un projet structurant avec de multiples objectifs”.

Ce projet d’envergure “contribuera à l’émergence d’une zone nord-ouest africaine intégrée, à l’accélération de l’accès de l’Afrique de l’ouest à l’énergie et également l’accélération des projets d’électrification au profit des populations”.

Le gazoduc Maroc-Nigéria vise également la création d’un marché régional compétitif de l’électricité, l’exploitation d’une énergie propre, la contribution au développement industriel et économique de tous les pays traversés à travers le développement de plusieurs secteurs tels que l’agriculture, l’industrie, les mines, la réduction du torchage, ainsi que l’exportation de gaz en Europe, a précisé Mme Benkhadra lors de ce panel qui a réuni les responsables des compagnies pétrolières nationales régionales pour un partage des expériences sur les défis et les opportunités actuels et discuter des stratégies de renforcer la collaboration et l’intégration régionale.

A cet égard, Mme Benkhadra a affirmé que ce mégaprojet, qui traverse 13 pays sur la façade atlantique et inclura 3 pays enclavés, aura un impact positif direct sur plus de 340 millions d’habitants, notant que l’ensemble des pays traversés seront intégrés dans l’étude et le développement de ce projet.

En outre, il sera créateur de richesses, pour les pays et les populations riveraines, créant un mouvement décisif d’impulsion et entraînant l’émergence et le développement de projets parallèles.

Elle a ajouté que “les discussions ont été menées avec Ecowas pour assurer la synergie avec les infrastructures de la région, à cet effet l’extension du WAGPI (West African Gaz Pipeline reliant le Nigéria au Ghana) vers la côte d’Ivoire sera incluse”, soulignant que les pays producteurs pourront également utiliser ce Gazoduc pour leurs propres consommations et l’export, citant le cas du Sénégal et de la Mauritanie.

D’autre part, la Directrice générale de l’ONHYM a estimé que l’Afrique peut être un modèle de développement durable, avec les énergies renouvelables et le gaz, notant que ce continent dispose d’un immense potentiel en énergies renouvelables et en gaz qui reste inexploité.

“Les ressources sont disponibles et diversifiées et les énergies renouvelables offrent de réelles perspectives pour un développement électrique faiblement carboné”, a-t-elle soutenu, relevant qu’il est indispensable de faciliter le financement des infrastructures et le développement des partenariats gagnant-gagnant .

L’Afrique a besoin d’un énorme investissement pour son secteur énergétique afin de générer un développement social et économique, a expliqué Mme Benkhadra, indiquant que le “financement climatique total est estimé entre 4760 et 4840 milliards USD sur la période 2022-2050, ce qui représente des flux annuels de 163,4 à 173 milliards USD”.

La stratégie du Maroc en matière de transition énergétique a été mise en avant à la deuxième édition de la Conférence des pays membres du bassin sédimentaire “MSGBC Oil, Gas & Power”, organisée à Diamniadio près de Dakar, par Energy Capital & Power (Ecp).
S’exprimant lors d’un panel sous le thème “une nouvelle vision pour accélérer la production et l’investissement dans un contexte de transition énergétique”, la Directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Mme Amina Benkhadra a souligné que grâce à la vision de Sa Majesté le Roi, le Maroc a amorcé depuis le début du 21ème siècle une période marquée par de grandes réalisations d’infrastructures et plusieurs projets structurants, notamment dans les domaines de l’électrification, du transport et des énergies renouvelables.

Une transition énergétique réussie requiert une politique volontariste de l’Etat, un engagement de tous les acteurs et un cadre réglementaire d’accompagnement, a-t-elle affirmé devant les participants à ce panel.

Dans ce sens, elle a indiqué que le programme d’électrification rural généralisé constitue un exemple de réussite à partager en Afrique, ajoutant qu’il a connu une grande réussite et a permis d’atteindre aujourd’hui un taux d’électrification de plus de 99% contre 18% seulement en 1995, à la faveur de la stratégie mise en place à cet égard par l’Office national d’électricité.

Soulignant que l’énergie est essentielle pour tout développement économique, Mme Benkhadra a expliqué que la stratégie énergétique du Maroc se base sur le développement des ressources énergétiques renouvelables (ER), à travers la réalisation des Plans Solaire et Éolien (52% de capacités installées en ER à l’horizon 2030) ainsi que l’introduction du GNL et du gaz naturel .

Rappelant que le Maroc a, depuis les années 80, perçu l’importance du rôle qu’il pourrait jouer sur le plan régional en matière d’échange d’énergie électrique, la Directrice générale de l’ONHYM a affirmé que le Maroc se positionne aujourd’hui comme “acteur principal sur le marché de l’électricité au niveau de la zone Euro maghrébine et joue pleinement son rôle de hub énergétique régional et de pays de transit pour les échanges transfrontaliers d’électricité”.

“Grâce aux atouts stratégiques dont dispose le Maroc en matière d’infrastructures d’interconnexions, il sera en mesure de jouer un rôle central dans la création d’un marché régional africain d’électricité et son intégration au marché européen”.

Concernant le réseau de Transport très haute tension (THT) et haute tension (HT), elle a noté que le système électrique du Maroc “dispose d’un réseau de transport bien maillé qui lui permet d’approvisionner le pays en énergie électrique dans de bonnes conditions de sécurité et de qualité de service et de raccorder les centrales de production”, précisant également que les réseaux de distribution d’électricité au Maroc couvrent l’ensemble du périmètre national, aussi bien urbain que rural.

S’attardant par ailleurs sur le partenariat Public-Privé dans le domaine des énergies, elle expliqué que le Maroc, fort du succès rencontré par ces projets à l’échelle internationale, a réussi à démontrer sa capacité à mettre en place de grands projets d’envergure grâce aux acteurs publics et privés notamment pour le développement des centrales électriques.

Convaincu que le développement du continent africain est tributaire de l’intégration et de la coopération entre les pays du sud, le Maroc, conformément à la vision royale, a mis en place une stratégie d’ouverture sur l’Afrique se basant sur la coopération et le développement, un partenariat gagnant-gagnant et a signé des contrats de coopération avec plusieurs pays africains, a-t-elle dit, affirmant que le Royaume est prêt pour partager son expérience avec les pays africains.

Le Sommet “MSGBC Oil, Gas & Power”, organisé les 1 et 2 septembre par Energy Capital & Power (Ecp), une plateforme d’investissement en Afrique pour le secteur de l’énergie, est tenu sous le thème “l’avenir du gaz naturel: la croissance par l’investissement stratégique et l’élaboration de politiques”, avec la participation de représentants de pays africains dont le Maroc.

La conférence réunit les délégués des pays membres du bassin sédimentaire, à savoir la Gambie, la Guinée-Bissau, la Guinée, la Mauritanie et le Sénégal, ainsi que des représentants d’autres pays africains comme le Maroc et la Côte d’Ivoire et de nombreux investisseurs étrangers venus des Etats-Unis, d’Australie, d’Europe, d’Asie et du Moyen-Orient.

L’engagement du Maroc dans une transition énergétique est “un choix politique volontariste” lancé par SM le Roi Mohammed VI, il y a plus d’une décennie, à travers une stratégie énergétique ambitieuse, fondée essentiellement sur les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et l’intégration régionale, a affirmé la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Mme Leila Benali.

“L’engagement du Maroc dans une transition énergétique est un choix politique volontariste lancé par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, il y a plus d’une décennie, à travers une stratégie énergétique ambitieuse, fondée essentiellement sur 3 piliers, à savoir les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et l’intégration régionale, accompagnés de l’innovation adaptée et une forte composante locale”, a déclaré la ministre qui s’exprimait dans une allocution par vidéo, au 2-ème jour de la Conférence des pays membres du bassin sédimentaire “MSGBC Oil, Gas & Power”, par Energy Capital & Power (Ecp), qui se tient à Diamniadio, près de Dakar.

A cet égard, la ministre a indiqué que le gaz naturel, une énergie indispensable de transition est au centre de la stratégie énergétique du Royaume du Maroc, précisant que le gaz est essentiel pour l’accélération du déploiement des énergies renouvelables, pour efficacité énergétique que ce soit dans la consommation ou dans la gestion du réseau et la flexibilité du réseau, ainsi, que pour une plus grande compétitivité industrielle.

“Le gaz naturel est au cœur de notre coopération régionale, notamment avec l’utilisation de nos infrastructures communes avec nos pays voisins”, a ajouté la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable.

Rappelant que l’inversement du flux du gazoduc Maghreb-Europe en juin dernier, a constitué un événement historique à plusieurs titres, Mme Benali a précisé qu’il s’agit de la première fois que le Maroc accédait au marché international et flexible du gaz naturel liquéfié (GNL) et la première fois aussi que l’Afrique a été fournie en gaz à travers de l’infrastructure européenne.

Dans ce cadre, elle a souligné que le Maroc travaille sur le développement d’une infrastructure gazière moderne, durable, flexible et digne du 21-ème siècle, et ce à travers la mise en place d’un ou plusieurs terminaux d’importation, d’un réseau de gazoducs afin de connecter les grandes zones de consommation et faire en sorte que cette infrastructure soit compatible avec l’hydrogène qui constitue la prochaine grande révolution du secteur énergétique avec le carbone.

Par ailleurs, elle a mis en avant l’engagement à long terme du Maroc sur le développement durable. “Nous pensons transition énergétique juste pour un développement durable inclusif”, a-t-elle insisté, notant qu’il s’agit de l’un des objectifs essentiels de la stratégie nationale de développement durable qui est en cours de révision.

Mettant l’accent sur les engagements climatiques internationaux avec la NDC (Nationally Determined Contributions) actualisée, qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 45,5% à l’horizon 2030, la responsable a fait savoir que le Maroc a élaboré en 2021 une Stratégie Bas carbone 2050, basée sur la nouvelle ambition de la NDC et sur les axes stratégiques préconisés par le Nouveau Modèle de Développement, et notamment réussir le Pari du “Maroc champion de l’énergie compétitive et verte” d’ici 2035, à travers l’atteinte, d’une part de 40% des énergies renouvelables dans la consommation totale d’énergie, et de faire de l’énergie un levier d’attractivité, de compétitivité et de développement.

Rappelant que le Maroc est depuis mars dernier président de l’Assemblée des Nations-Unies pour l’Environnement, la ministre a souligné que le Royaume a “un réel devoir de leadership et d’exemplarité au niveau mondial”.

Le Sommet “MSGBC Oil, Gas & Power”, organisé sous le patronage du président sénégalais, M. Macky Sall, président de l’Union africaine, est tenu sous le thème “l’avenir du gaz naturel: la croissance par l’investissement stratégique et l’élaboration de politiques”, avec la participation de représentants de pays africains dont le Maroc.

La Directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Mme Amina Benkhadra, a pris part, jeudi, dans le cadre de cette conférence à un panel sous le thème “Une nouvelle vision pour accélérer la production et l’investissement dans un contexte de transition énergétique “, qui a réuni les responsables des compagnies pétrolières nationales du Sénégal, la Guinée-Bissau, la Guinée, la Mauritanie et la Gambie.

La conférence réunit les délégués des pays membres du bassin sédimentaire, à savoir la Gambie, la Guinée-Bissau, la Guinée, la Mauritanie et le Sénégal, ainsi que des représentants d’autres pays africains et de nombreux investisseurs étrangers venus des Etats-Unis, d’Australie, d’Europe, d’Asie et du Moyen-Orient.

Dans son rapport annuel 2021 remis au Souverain fin juillet, la Banque centrale recommande vivement la mise en place d’un dispositif de suivi de mise en œuvre des Stratégies nationales d’efficacité énergétique. Concrètement, il s’agit de décliner des objectifs sous forme d’indicateurs quantitatifs précis permettant d’évaluer les progrès et surtout d’apporter, en cas de besoin, les ajustements nécessaires aux politiques et aux choix opérés. Si BAM émet une telle recommandation, c’est qu’elle juge difficile, en l’absence de données détaillées et exhaustives, d’apprécier la contribution de ces politiques à l’amélioration de l’intensité énergétique du pays, et évaluer l’écart par rapport aux objectifs fixés

Rappelons que le Royaume avait lancé en 2009 sa stratégie énergétique dans l’objectif d’atténuer sa dépendance à travers le développement de sources alternatives, notamment renouvelables et l’amélioration de l’efficacité énergétique. Les ambitions ainsi affichées à l’horizon 2030 tablent sur une part des sources renouvelables dans le mix électrique de 52%, en plus d’une économie d’énergie de 20%. Aux yeux de la Banque centrale, le concept d’efficacité énergétique reste «large et difficile» à cerner. Toutefois, souligne l’Institution, il existe plusieurs indicateurs qui permettent d’appréhender son évolution, en particulier l’intensité énergétique. Celle-ci est calculée en rapportant la consommation totale d’énergie en volume au PIB à prix chaînés. Sa baisse indiquerait ainsi une amélioration de l’efficacité énergétique et vice versa. Elle peut être calculée en utilisant la consommation brute «intensité primaire» ou la consommation finale «intensité finale». Pour les besoins de l’analyse effectuée par la Banque, c’est cette deuxième mesure qui a été retenue.

En effet, l’analyse de l’évolution de l’intensité énergétique finale entre 2004 et 2019 laisse distinguer trois phases. La première allant de 2004 à 2009 a affiché un recul de 1,8% en moyenne annuelle à 15,3 TEP/MDH. Cette évolution recouvre une baisse de 3,4% dans le résidentiel, une quasi-stagnation aussi bien dans le tertiaire, qui accapare 49,1% de la consommation nationale d’énergie, que dans le secondaire, en plus d’une hausse de 1,6% dans le primaire. Pour ce dernier, le recours accru à l’irrigation au cours des années de faibles précipitations se traduit souvent par une augmentation de l’intensité énergétique. Au total, l’intensité énergétique aura accusé un repli de 13,2% entre 2004 et 2019, soit 0,9% en moyenne annuelle.

Taxe carbone-UE

Au regard des délais que requiert l’adaptation des processus de production aux exigences en matière de contenu carbone et des coûts élevés que cela engendre, en préparation au futur mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’UE (CBAM), l’Institut d’émission estime que le Maroc a tout intérêt à accélérer la mise en œuvre de ses différentes stratégies dans ce domaine, notamment celles de l’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables ainsi que celle à bas carbone à l’horizon 2050, qui ambitionne en particulier d’atteindre une électricité décarbonée de 80%. Si BAM souligne l’urgence de ce chantier, c’est que l’Union européenne (UE), qui enclenchera la première phase de ce mécanisme à partir de l’année prochaine, demeure le principal partenaire économique du Maroc, absorbant plus de 60% de ses exportations en moyenne. En 2020, sur un chiffre d’affaires à l’export de 167,8 milliards de dirhams, environ 3% ont été réalisés par les secteurs qui seront concernés par la première phase du CBAM dont essentiellement celui des engrais. Selon une étude réalisée par la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced), une taxe sur les émissions de CO2 induirait une diminution des exportations nationales des produits à forte intensité énergétique de 1,06%, pour un tarif fixé à 44 dollars la tonne et de 1,95% pour un barème de 88 dollars par tonne. Pour les analystes de la Banque centrale, le CBAM aurait cependant un impact beaucoup plus important si son champ d’application est étendu à une liste plus large de produits et de services ou aux émissions indirectes, notamment celles provenant de l’électricité utilisée dans les processus de production.

En effet, explique BAM, l’économie marocaine reste très intensive en émissions. Selon les données de la Banque mondiale, par unité de valeur ajoutée, le Royaume émet 46% de CO2 de plus que la moyenne mondiale et 3,4 fois plus que la zone euro. Comparativement à ses principaux concurrents sur le marché de l’UE, son taux d’émission est comparable à celui de l’Égypte, plus élevé que ceux des pays tels que la Turquie et les États-Unis, mais reste inférieur à ceux d’autres économies comme la Russie ou la Chine. Rappelons que dans le cadre de son initiative «Paré pour 55», la Commission européenne avait présenté en juillet 2021, plusieurs propositions afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et devenir d’ici 2050 un continent neutre pour le climat. L’une des plus importantes est la mise en place à partir de janvier 2023 du CBAM. La formule consistera à instaurer une taxe sur les importations à forte intensité carbone. Cela permettra de créer les conditions d’une concurrence «équitable» entre les entreprises de l’Union et celles des pays partenaires notamment les économies émergentes et en développement où les exigences des politiques nationales en matière de climat sont souvent moins contraignantes. Dans une première phase allant jusqu’à fin 2025, ce dispositif ne comportera qu’une obligation déclarative du bilan carbone et sera limité à six secteurs : l’électricité, le fer, l’acier, les engrais, l’aluminium et le ciment. Outre la barrière tarifaire, le CBAM exigerait des exportateurs vers l’UE l’évaluation du contenu carbone de leurs produits, ce qui se traduirait par une charge technique et administrative importante particulièrement dans les pays moins avancés où les entreprises n’ont pas en général l’expertise et la compétence nécessaires.