Le projet de loi n° 82.21 relatif à l’autoproduction électrique constitue un nouveau cadre incitatif pour le secteur privé, en vue d’investir en matière de production d’électricité, a souligné le 17 mai, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

Présentant ce projet de loi devant la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement à la Chambre des représentants, Mme Benali a indiqué que ce texte juridique constitue une opportunité pour encourager le secteur privé, en particulier les petites, moyennes et grandes entreprises à investir davantage dans le domaine de production d’électricité, afin de répondre à leurs besoins en électricité à des prix compétitifs et de mieux maîtriser leurs consommations en électricité.
Le projet de loi vise la réglementation de l’activité d’autoproduction de l’énergie électrique à des fins d’autoconsommation, quelle que soit la source de production, tout en assurant la sécurité du réseau électrique national et en veillant au respect des principes de transparence entre toutes les parties prenantes.

Ce projet permettra également de créer de nouvelles opportunités d’emplois dans les domaines liés à la conception, la réalisation, l’exploitation et à l’entretien des centrales d’autoproduction d’électricité par des entreprises créées à cet effet, ce qui est de nature à créer une dynamique soutenue dans le marché de travail.

Par ailleurs, la ministre a souligné que l’autoproduction de l’énergie électrique fait face à plusieurs contraintes et défis, conformément aux lois précédentes réglementant ce secteur, impactant ainsi la cadence de réalisation des projets relatifs à l’autoproduction d’électricité dans le Royaume.

Elle a, dans ce sens, cité l’incapacité d’autoproduire de l’électricité à l’exception du réseau de l’ONEP, l’incapacité d’autoproduire de l’électricité d’une capacité entre 50 mégawatts et 300 MW et d’accéder au réseau électrique avec une capacité de moins de 300 mégawatts, en plus du grand nombre de centrales d’autoproduction d’électricité réalisées et exploitées sans licence.

Mme Benali a aussi noté que ce projet de loi a nécessité la réalisation d’une étude juridique à travers l’organisation de plusieurs ateliers avec les différentes parties prenantes, en vue d’améliorer ce projet de loi, tout en préservant son esprit et en respectant les particularités du système électrique national, ajoutant qu’une série de réunions ont été tenues avec les représentants des entreprises du secteur privé pour examiner leurs propositions.
Par ailleurs, la ministre s’est attardée sur les défis auxquels est confronté le secteur de l’électricité, notamment la demande croissante d’énergie et le taux élevé de dépendance énergétique, notant que le taux de demande d’électricité a atteint 4% durant la période 2009-2021.
Dans cette lignée, elle a rappelé que le Maroc œuvre actuellement à mettre en place une nouvelle vision stratégique pour accélérer la transition énergétique et mettre en œuvre les objectifs de développement durable, combinant le plan de développement économique pour la phase post-Covid 19 et les défis de la conjoncture économique et sociale, en assurant l’approvisionnement du Royaume en électricité et la généralisation de son accès avec la meilleure qualité et à des prix compétitifs, et ce dans le respect des engagements internationaux du Maroc en matière de lutte contre le réchauffement climatique.
Le ministère œuvre également à la mise en œuvre de cette nouvelle vision stratégique, via l’adoption d’une approche durable dans tous les secteurs, en vue de développer une économie nationale ‘‘verte” bas en carbone et d’améliorer sa compétitivité et de renforcer le cadre juridique dans le but de créer un climat favorable à l’investissement.
Il est également question de hisser l’attractivité du secteur de l’électricité aux niveaux national et régional et d’augmenter sa capacité en termes de création d’emplois et de revenus stables.

A noter que le projet de loi repose sur une série de principes de base à savoir le droit de toute personne physique ou morale soumise au droit public ou privé à l’autoproduction (avec certaines exceptions), la production exclusivement pour l’autoconsommation (sans commercialisation d’électricité auprès d’autres consommateurs) et être propriétaire de l’installation d’autoproduction par le consommateur ou avoir le droit d’en disposer.
Il stipule aussi la généralisation de l’autoproduction dans tous les réseaux électriques, y compris les réseaux de distribution d’électricité, l’ouverture à toutes les capacités et sources de production d’énergie électrique pour l’autoproduction d’électricité et le droit d’accès au réseau électrique national pour le transport de l’électricité autoproduite des sites de production vers les sites de consommation.

Le projet de loi permet aussi aux auto-producteurs l’accès au réseau électrique national, afin de transférer l’énergie produite des sites de production vers les sites de consommation.

Un protocole d’accord visant à renforcer la coopération entre le Maroc et la France dans le domaine du climat et du développement durable a été signé, le 20 mai, entre le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable et l’Agence française de Développement (AFD).

Au titre de ce protocole, paraphé par Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD et Hélène Le Gal, Ambassadrice de France au Maroc, l’AFD appuie le Maroc pour la formulation de la Stratégie bas carbone quantitative à long terme.

Cette stratégie quantitative a, notamment, pour objectif l’élaboration des plans d’actions sectoriels de décarbonation à long-terme et ce, dans les secteurs de l’énergie et de la production d’électricité, de l’industrie, de l’agriculture, du bâtiment, du transport, des forêts, ainsi que des déchets.

L’AFD appuiera son élaboration, en partenariat avec “Pathways 2050 Platform”, initiative lancée lors de la COP22 à Marrakech, visant à soutenir les pays souhaitant s’engager dans l’élaboration de telles stratégies, et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
La stratégie vise une transition bas-carbone ambitieuse et résiliente aux effets extrêmes des changements climatiques qui constitue une source d’opportunités pour les opérateurs socio-économiques, de gains de productivité et de compétitivité ainsi que de créations d’emplois.
Elle s’appuiera, entre autres, sur les scénarios de modélisation des trajectoires technico-économiques et des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) du Maroc à long terme ainsi que sur les orientations du Nouveau modèle de développement.

Ce processus, qui sera mené selon une approche participative et inclusive, connaitra, souligne le communiqué, la tenue d’une série d’ateliers de formation et de renforcement des capacités au profit du maître d’ouvrage et des partenaires sectoriels en matière de modélisation des scénarios de décarbonation et d’estimation des coûts et bénéfices résultants des politiques et mesures technologiques d’atténuation proposées.
Le Maroc avait déjà élaboré une stratégie bas carbone qualitative à long terme, et l’a soumise au Secrétariat de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique conformément aux dispositions de l’Accord de Paris en décembre 2021.

M. Mostafa LABRAK qui vient de rejoindre la Fédération de l’Energie en tant que Secrétaire général a une longue et riche expérience dans le domaine de l’énergie.

Il a été Directeur Général chez ExxonMobil Syrie pendant 5 ans dans la vente et la distribution des carburants et lubrifiants du géant Américain ExxonMobil.
Aussi il a été « Sales & Marketing Manager » au sein de Libya Oil Maroc durant 5 ans, et ce depuis 2008 date de passage de ExxonMobil Maroc sous le contrôle de Libya Oil Holding.

M. LABRAK a été également Directeur des Opérations chez Libya Oil Maroc en s’occupant des Opérations d’approvisionnement et de distribution des carburants et en assurant la coordination des stocks de sécurité, de la gestion de l’usine de fabrication de lubrifiants ainsi que le refuelling des avions dans 10 aéroports du Royaume.

Il est aussi administrateur et représentant permanent de Libya Oil Maroc au tour de table de CEC (Compagnie d’Entreposage Communautaire), regroupant aussi Vivo Energy-Total Maroc-Petrom et Winxo, et qui approvisionne le pays de plus de 40 % de ses besoins de carburants.

M. Mostafa LABRAK est depuis Septembre 2020, Directeur Général d’Energysium Consulting, une société d’Études et conseils dans les domaines liées aux Carburants et lubrifiants.

M. LABRAK est titulaire d’un diplôme d’ingénieur d’Etat en génie Mécanique de l’Université de Technologie de Compiègne/France et d’un Executive MBA de l’École Ponts et Chaussées Paris. Il est aussi détenteur d’un certificat Marocain des Administrateurs de sociétés. Enfin, M. LABRAK a reçu la décoration Royale du Mérite National : Grade de Chevalier et il est Membre de Rotary Club International depuis 9 ans.

Le directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), M. Abderrahim El Hafidi a indiqué, le 14 avril à Rabat, que la flambée des prix des carburants et de l’électricité au niveau mondial a et aura des répercussions négatives sur l’équilibre économique et financier de l’Office, relevant que la facture énergétique au titre de 2022 pourrait avoisiner les 47,7 milliards DH.

Dans un exposé devant la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement à la Chambre des représentants, M. El Hafidi a précisé que la facture énergétique s’élevait, en moyenne, à près de 21 milliards de dollars durant les quatre dernières années.

Il a dit s’attendre à une augmentation de plus de 25 milliards DH des achats d’énergie et de carburants par rapport à 2021, due principalement à la flambée des prix au niveau international.
A l’effet de surmonter les contraintes auxquelles est confronté l’ONEE et limiter l’impact des facteurs conjoncturels actuels, une série de mesures ont été prises pour gérer le risque de marché et garantir l’approvisionnement en carburants.

Parmi ces mesures figurent l’élaboration d’un plan d’action d’urgence pour faire face aux contraintes nées de l’arrêt de l’exploitation des centrales au gaz naturel, qui ont été remplacées par des modes de production alternatifs.

Il est question aussi, selon le responsable, de réaliser des études et mener des concertations pour apporter les solutions et les mesures nécessaires afin d’approvisionner en gaz naturel les stations de Tahaddart et Ain Beni Mathar, en coordination avec le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable et les partenaires concernés.
Ces mesures prévoient également de garantir le stock de réserve de carburants nécessaire pour assurer la continuité de l’exploitation des moyens de production d’électricité, ainsi que de conclure des contrats d’achat de charbon de quantité suffisante pour couvrir les besoins de l’Office à moyen terme jusqu’en septembre 2022.

Il s’agit en outre d’améliorer la politique d’achat et de gestion des risques de marché et des risques financiers affectant les équilibres de l’Office, à travers la réalisation du projet de salle de marchés.

Par ailleurs, le directeur général de l’ONEE a expliqué que les hydrocarbures représentent un pourcentage conséquent du coût de production de l’énergie électrique, atteignant 44% en 2021, et devrait se chiffrer à 64% en 2022.

Il a, de même, relevé que l’Office s’attèle, en coordination avec le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable et les institutions concernées, à l’élaboration d’une myriade de mesures d’urgence dans le domaine de l’efficacité énergétique et de la maîtrise de la demande, le but étant d’atténuer l’impact de la crise énergétique mondiale sur le système électrique.

Ces mesures, selon M. El Hafidi, concernent le lancement d’une vaste campagne de communication et de sensibilisation pour promouvoir la consommation rationnelle de l’électricité en plus de l’utilisation de technologies et d’équipements économes en énergie. Il s’agit de sensibiliser les grands consommateurs industriels pour qu’ils s’engagent dans l’effort national de réduction de la pression sur le système électrique. Il est question aussi de promouvoir la tarification Bi Horaire réservée aux grands clients basse tension de l’Office.

Les impacts annuels attendus pourront se traduire par une diminution d’environ 100 mégawatts de la demande pendant les heures de pointe, et l’élaboration de programmes au niveau national pour introduire des équipements à haute efficacité énergétique, notamment pour l’éclairage à usage domestique et des services et un programme pour remplacer 10 millions lampes par des LEDs.

Cette démarche permettra de réduire la demande de 275 mégawatts durant les heures de pointe et d’économiser 675 gigawattheures par an, soit une économie de 740 millions de DH sur le coût des carburants.

Vivo Energy Maroc annonce à l’occasion de la journée mondiale de la Terre, l’amplification de Mama Tabiaa, son programme de sensibilisation auprès des plus jeunes, au respect de l’environnement.

Le but de ce programme, réalisé en partenariat avec la Fondation Zakoura et soutenu par le Ministère de l’Éducation nationale, est de susciter l’intérêt et d’encourager les élèves et leurs familles à réfléchir aux enjeux environnementaux. Il touche plus de 357 000 enfants et leurs proches, qui sont ainsi sensibilisés à la problématique environnementale. L’ambition de Vivo Energy Maroc est d’augmenter le nombre d’élèves sensibilisé à 500 000 cette année à travers ce programme.

Depuis son lancement en 2015 au sein d’écoles publiques à Casablanca et d’écoles d’éducation non formelle de la Fondation Zakoura, le programme poursuit sa diffusion et son extension progressive à d’autres villes marocaines. La digitalisation du programme a constitué une nouvelle étape dans la mise en œuvre de la sensibilisation à l’environnement. Mama Tabiaa en ligne a été généralisé à plus de 2 300 écoles primaires, suite à une convention de partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale.

Basé sur des méthodes d’enseignement innovantes qui combinent l’interactivité et l’apprentissage ludique, le programme Mama Tabiaa vise à développer une attitude éco-citoyenne parmi les élèves du primaire. Il est axé sur six thématiques : eau, biodiversité, énergie, gestion des déchets, solidarité et protection de l’environnement. Ces thèmes sont traités en classe avec les étudiants au moyen de séances d’acquisition de connaissances enrichies de matériel interactif, comme des vidéos et des animations. Le matériel de formation est maintenant accessible en ligne sous forme de kit pédagogique.

La directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Mme Amina Benkhadra, a indiqué, le 13 avril à Rabat, que 67 puits ont été forés au Maroc au cours de la période 2000-2022, dont 40 ont révélé la présence de quantités de gaz naturel.
Intervenant devant la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement à la Chambre des représentants, Mme Benkhadra a précisé que ces découvertes, bien que de petite taille, sont économiquement rentables en raison de la disponibilité d’un réseau de gazoducs sur place et d’un marché local représenté par plusieurs unités industrielles.

La responsable a, dans ce sens, relevé l’existence de 11 sociétés opérant dans le domaine de l’exploration des hydrocarbures au Maroc, précisant que celles-ci procèdent, en vertu des accords conclus avec l’Office et selon un calendrier sur plusieurs étapes, à la cartographie et l’interprétation des sismiques 2D et 3D afin d’évaluer le potentiel en hydrocarbures dans les zones où elles opèrent, puis au forage de puits d’exploration au cas où les études d’évaluation montrent des indices encourageants.

S’agissant du bilan des explorations, Mme Benkhadra a fait savoir que la société “Repsol” a découvert des quantités de gaz au large des côtes de Larache et qui ont été confirmées par le puits réalisé par Chariot Oil entre fin 2021 et début 2022.

Quant à la région Onshore d’Essaouira, poursuit Mme Benkhadra, ce bassin produit, depuis les années 80, des quantités de gaz et de condensats des couches triasiques, et du pétrole des couches jurassiques depuis les années 70, en sus de la production de gaz à partir de la licence d’exploitation du gisement de Meskala. Les résultats des forages récents ont également révélé la présence de gisements triasiques et jurassiques qui seront confirmés par des études complémentaires.

La directrice générale de l’ONHYM a également indiqué que le bassin de Tendrara a connu le forage de cinq puits par l’Office et ses partenaires “Sound Energy” et “Schlumberger” entre 2016 et 2019, dont deux ont montré la présence de gaz naturel, expliquant à cet égard qu’un “contrat d’exploitation” a été conclu pour le développement de la zone et son habilitation à la production.

S’agissant de la zone offshore de Tarfaya Agadir, la responsable a fait part du forage de 7 puits, dont trois en eaux peu profondes, parmi lesquels deux ont révélé la présence de pétrole lourd et léger au niveau des zone offshore de Tarfaya et d’Ifni, tandis que 4 puits ont été forés en eaux profondes, dont 3 ont révélé des indices de pétrole et de gaz.

Au niveau de la zone offshore de Boujdour, qui s’étend sur 200.000 kilomètres carrés, Mme Benkhadra a fait état du forage, fin 2014 et début 2015, d’un puits par les deux partenaires de l’Office, “Kosmos” et “Capricorn” , lequel a révélé la découverte de gaz et de condensats qui se sont avérés économiquement inexploitables.

Les partenaires de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) prévoient la cartographie de 1150 km et 650 km2 de sismique 2D et 3D et le forage de 27 puits, dont 4 en mer entre la période entre 2022 et 2024, selon le programme prévisionnel des travaux d’exploration de l’Office.

Dans un exposé, le 13 avril, devant la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement à la Chambre des représentants, la Directrice générale de l’ONHYM, Amina Benkhadra a souligné que SDX Energy effectuera les travaux de forage de 13 puits dans les régions terrestres au sud de Lalla Mimouna, le Gharb occidental, Sebou et l’ouest de Moulay Bouchta, outre la cartographie de 150 km2 de sismique 3D, alors que Bell et Forpetro effectueront le forage de deux puits à Haha.

Pour sa part, Predator gas prévoit le forage de 3 puits et la cartographie de 200 km2 de sismique 3D, alors que Sound Energy effectuera le forage de 5 puits à Anoual, Grand Tendrara et Sid L’Moukhtar, en plus de 300 km2 de sismique 3D et 500 km de sismique 2D, de même qu’elle a obtenu l’autorisation d’exploitation de Tendrara et la réalisation d’une petite station de gaz naturel liquéfié.

Dans les zones maritimes, Mme Benkhadra a fait savoir que Chariot Oil & Gas effectuera le traitement et la cartographie de 1000 km de sismique 2D à Rissana, alors que Hunt oil se chargera du forage d’un puit à Mogador, Europa Oil et Gas d’un puit à Inezgane, alors que ENI et Qatar Petroleum effectueront les travaux de forage de deux puits à Tarfaya.

Par ailleurs, l’ONHYM compte retraiter et interpréter 1250 km de sismique 2D au bassin de Zag, a-t-elle ajouté.

Le taux d’électrification rurale, qui mesure la généralisation de l’accès à l’électricité dans le milieu rural, s’est élevé à 99,83%, avec des investissements totalisant 8 121 millions de dirhams, selon la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Mme Leila Benali.

Dans le cadre du Programme d’Électrification Rurale Global (PERG), un total de 10 705 villages ont été connectés au réseau d’électricité, soit 334 445 logements, a précisé la ministre dans un exposé présenté devant la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement de la Chambre des représentants.

Selon les chiffres révélés par Mme Benali, la capacité électrique installée est passée ainsi de 6 127 mégawatts en 2009 à 10 743 mégawatts à la fin de 2021.

La ministre a indiqué que 52 projets d’énergies renouvelables sont en cours d’exploitation avec une capacité totale de plus de 4 gigawatts, et 59 autres projets sont en cours de développement ou de mise en œuvre avec une capacité d’environ 5,4 gigawatts.

D’autre part, elle a précisé que 8 777 km supplémentaires de lignes de transmission électrique ont été achevés pour un coût total de 29,13 milliards de dirhams, portant la longueur totale à fin 2021 à 28 352 kilomètres.

En ce qui concerne la distribution d’électricité, de nombreuses infrastructures ont été achevées, dont 50 833 kilomètres de lignes à moyenne tension, 156 689 kilomètres de lignes à basse tension et 27 008 centres de transmission.

Afin d’accélérer le lancement et la mise en œuvre de certains projets et programmes prioritaires dans les secteurs de l’électricité et des énergies renouvelables, le ministère a pris une série de mesures, notamment la mise à disposition aux zones industrielles d’une énergie électrique compétitive d’origine renouvelable. Dans ce cadre, le ministère a autorisé un premier projet d’une capacité de 50 mégawatts visant à alimenter la zone industrielle de Kenitra en énergie électrique.

Outre les projets sous licence pour les zones industrielles prioritaires, le ministère a doté les usines de dessalement d’eau programmées, d’unités de production d’énergie renouvelable.

Le premier projet dans la région de Dakhla, d’une capacité de 40 mégawatts, a été autorisé et les travaux sont en cours pour l’usine de Casablanca

Le ministère œuvre également avec les acteurs concernés pour accélérer la mise en œuvre du projet de la centrale solaire “Noor Midelt“, d’une capacité initiale comprise entre 400 et 800 mégawatts. Par ailleurs, le ministère a annoncé les résultats des appels d’offres pour la mise en œuvre de projets solaires photovoltaïques d’une capacité totale de 400 mégawatts.
Parmi les mesures prises, figure aussi le lancement des préparatifs pour deux programmes de réhabilitation énergétique dans les établissements d’enseignement et les locaux du ministère de la Justice, ainsi que le développement d’un système d’évaluation, de suivi et de vérification de l’efficacité énergétique.

La ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Mme Leïla Benali, a assuré le 19 avril que la situation du stock national stratégique des produits pétroliers est « satisfaisante », d’après les données disponibles.

En réponse à une question orale à la Chambre des Conseillers sur la « stratégie de préservation de la souveraineté énergétique du Royaume », la ministre a souligné que « le stock national des produits pétroliers est suffisant pour couvrir entre 30 et 40 jours de consommation, selon le type de produit », notant que cette situation est celle qui prévalait depuis 20 ans.

S’agissant du gaz naturel, Mme Benali a fait savoir que les quantités disponibles et les prix de cette matière au niveau du marché national inspirent l’optimisme, ajoutant dans ce sens que malgré la conjoncture mondiale difficile, des contrats ont été conclus avec des compagnies internationales pour s’approvisionner en cette matière.

Par ailleurs, la ministre a indiqué que dans le cadre de la politique ambitieuse adoptée par le Maroc pour augmenter le niveau du stock de réserve et répondre aux besoins du marché national en produits énergétiques, son département se penche sur l’accompagnement des projets programmés par le secteur privé pour la création d’une capacité globale supplémentaire de stockage de produits pétroliers, d’un investissement d’environ 3 milliards DH à l’horizon 2023.

A cet égard, elle a relevé que le ministère examine également la possibilité de la mise en place d’un nouveau système de gestion du stock de réserve, et ce dans le cadre d’un partenariat public-privé, et le suivi minutieux de la situation du secteur énergétique national, en plus de la proposition de mesures adéquates qui doivent être adoptées au cas où le secteur fait face à des chocs ou des fluctuations, outre des mesures nécessaires pour garantir la souveraineté énergétique du pays, y compris le cadre juridique.

La ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Mme Leila Benali, a indiqué le 15 avril à Rabat que son département se penche sur l’élaboration de mécanismes pour renforcer la résilience face aux crises sur la scène mondiale, en s’appuyant sur les expériences et recommandations d’organismes internationaux.

Au cours d’une rencontre d’échange avec les médias autour de la transition énergétique, Mme Benali a expliqué que dans le souci d’enrayer de telles fluctuations à l’avenir selon une approche proactive, le ministère envisage de mettre en place un plan global de réforme englobant l’économie et le soutien social avec des objectifs clairs sur le long terme. L’accent sera aussi mis sur la mise en place d’une stratégie globale de communication, basée sur la transparence des données, a-t-elle souligné devant des médias nationaux et internationaux, relevant que dans le même contexte, il sera procédé à l’adoption de programmes d’efficience énergétique dans une logique de rationalisation de la consommation

Dans la même lignée, le ministère veillera à soutenir les catégories dans le besoin mais aussi les activités économiques en situation de vulnérabilité, a-t-elle poursuivi, affirmant qu’il sera en outre question de consolider le rôle des institutions compétentes en matière de promotion de la concurrence loyale dans le secteur de la transition énergétique.

Mme Benali a annoncé, à cet égard, que son ministère œuvre pour la création du « Conseil de la sécurité énergétique » avec pour mission d’assurer le suivi de la situation du secteur énergétique national et de prendre les mesures qui s’imposent face aux crises. Il aura aussi pour vocation de déterminer les matières susceptibles d’entrer dans la composition du stock stratégique ainsi que les mesures à prendre pour garantir la souveraineté énergétique nationale.

Dans ce sillage, elle a rappelé que le gouvernement a poursuivi son engagement à subventionner le gaz butane, sachant que le taux des crédits alloués à ce titre dans le cadre de la Caisse de compensation s’est inscrit en hausse de 27,6 % par rapport à l’an dernier.
Actuellement, la bonbonne de gaz butane de 12 Kg est subventionné à hauteur de 116 DH (prix réel : 156 DH), contre 30 DH pour celle de 3 kg (prix réel : 40 DH).
Malgré la hausse des prix du fuel et du charbon, deux matières essentielles dans la production électrique, le prix de celle-ci n’a pas connu de hausse, a fait observer la ministre, précisant que les achats d’énergie et de carburants devraient dépasser les 25 milliards DH par rapport à l’année 2021, sur fond d’augmentation des prix sur le marché international.
L’Exécutif a entrepris une diversification de ses ressources énergétiques en ayant recours au gaz naturel, en tant que source énergétique importante, ce qui devra contribuer à diminuer l’effet de ces fluctuations, sans oublier le développement de l’énergie solaire à des fins d’irrigation agricole.

Dressant une liste de défis à surmonter, Mme Benali a insisté sur la nécessité de développer un tissu industriel local dans le domaine de l’énergie et d’apporter le soutien nécessaire aux compétences nationales dans les champs de la recherche et de la formation.

Dans ce contexte, elle a rappelé les principaux objectifs de la stratégie énergétique adoptée par le Maroc. Il s’agit de veiller à la généralisation de l’accès à l’énergie avec des prix compétitifs, d’assurer un approvisionnement suffisant en sources d’énergie et d’agir au mieux pour la protection de l’environnement, entre autres.

Pour y parvenir, cette stratégie se base sur plusieurs orientations, a rappelé la ministre qui cite à titre d’exemple la promotion de l’intégration régionale, le développement d’un mix énergétique diversifié et l’adoption et la mise en œuvre de principes du développement durable.