Tanger Med, le premier complexe portuaire de transbordement de conteneurs en Méditerranée, s’est imposé sur la nouvelle carte énergétique mondiale, souligne le journal serbe « Politka».
Dans un article intitulé « La nouvelle porte vers le monde à Tanger», le journal relève que le port Tanger Med connecté à plus de 180 ports dans le monde dont 38 en Afrique, s’est associé au port allemand de Hambourg, en signant une lettre d’intention pour échanger des expériences et des bonnes pratiques en matière de cybersécurité portuaire et de numérisation, entre autres.
« Le Maroc réunit toutes les conditions pour devenir un fournisseur majeur de sources d’énergie propres », écrit le journal qui cite un rapport de l’Institut allemand Fraunhofer.
Cette évaluation repose sur des bases géographiques solides, puisque le Maroc possède sur deux façades maritimes atlantique et méditerranéenne un littoral long de 3 500 km, soit plus de 70% des réserves mondiales de phosphates, faisant du Royaume le premier exportateur mondial d’engrais, ajoute la publication.
Pour la production d’engrais, environ 2 millions de tonnes d’ammoniac sont importées annuellement, poursuit le journal, notant que le Maroc est en mesure de produire de l’ammoniac vert en utilisant l’énergie solaire et éolienne, avec le concours de financements étrangers notamment allemands, non seulement pour la production d’ammoniac vert mais aussi de l’hydrogène vert.
D’ici 2025, souligne le quotidien serbe, le Maroc prévoit de construire une centrale hybride photovoltaïque/ éolienne destinée à alimenter une usine d’hydrogène vert d’une capacité d’électrolyse d’environ 100 MW.
Le journal note que les autorités allemandes ont récemment annoncé des investissements de neuf milliards d’euros pour développer la production d’hydrogène vert, dont 2 milliards d’euros pour des investissements conjoints avec des partenaires étrangers.
Le journal relève à ce propos le positionnement des ports Tanger Med et de Hambourg dans la redistribution mondiale de l’énergie à un moment où la pandémie de coronavirus et ses répercussions impactent fortement la capacité des chaînes d’approvisionnement mondiales.
Le port Tanger Med avec sa zone franche logistique de 200 hectares, consacrée 2ème zone économique mondiale après Dubaï, selon le Financial Times, ambitionne de renforcer son positionnement et se hisser au même rang des premiers ports de conteneurs au monde, tels Singapour, Rotterdam, Hambourg et Long Beach, écrit ‘’Politika’’.
Dans le même temps, le Maroc s’oriente aussi vers un renforcement de la coopération commerciale et maritime avec de nombreux ports d’Afrique, observe la publication, relevant que les gouvernements, les autorités portuaires, les investisseurs locaux et étrangers mesurent de plus en plus l’importance du potentiel commercial du marché africain avec 1,2 milliards de personnes et d’importantes réserves de pétrole, de gaz naturel et d’autres ressources.
Le journal souligne que le Maroc est un pays pionnier en Afrique en termes de connectivité maritime mondiale, notant que le paysage portuaire national compte 43 ports dont 14 ports ouverts au commerce extérieur, ce qui prédispose le Maroc à devenir un trait d’union stratégique pour le commerce maritime entre l’Afrique, l’Europe, l’Asie et l’Amérique latine.
Des responsables de la Lydec ont souligné, le 12 janvier à Casablanca, que les interventions de terrain effectuées par l’opérateur en charge notamment de l’assainissement, lors des fortes précipitations qui se sont abattues la semaine dernière sur la capitale économique, ont atteint un nombre record de 7887 pour faire face à une situation exceptionnelle.
Ils ont également fait part, lors d’un point de presse pour faire la lumière sur les conditions météorologiques exceptionnelles à Casablanca, de la mobilisation de 800 agents, toutes catégories confondues (24h/24) pour différentes interventions.
Quelque 300 unités (matériel de toutes sortes: Hydrocureuses, aspiratrices, camions mini-cureurs, pompes et motopompes, véhicules…) ont été également mobilisés pour la circonstance lors des interventions relatives au réseau d’assainissement liquide, outre 300 collaborateurs mobilisés en back office.
Dans ce contexte, le directeur général de Lydec, Jean Pascal Darriet, a affirmé que les pluies enregistrées récemment ont été caractérisées par leur forte intensité sur des durées courtes avec une hétérogénéité dans l’espace, relevant qu’un maximum cumulé de 250 mm a été enregistré du 6 au 11 janvier, et que cet événement pluvieux représente à lui seul 69% des pluies d’une année (pluviométrie moyenne 361 mm/an; 218 mm en 2020).
Les débordements constatés, a précisé le responsable, sont essentiellement dus à la saturation des réseaux sur des points sensibles ne permettant pas d’absorber des pluies de forte intensité, et des zones non encore équipées en réseaux d’assainissement pluvial, ajoutant que le Centre de Relation Clientèle a, depuis le 5 janvier, reçu 40.200 appels (le CRC reçoit en moyenne 57.500 appels par mois).
Pour ce qui est du programme d’entretien et de curage des réseaux et des ouvrages, il a expliqué que tout au long de l’année, Lydec veille au bon fonctionnement de plus de 6.800 km de réseaux d’assainissement liquide, de plus de 160 stations de pompage et de 140 bassins de rétention des eaux pluviales, et mène plusieurs actions préventives pour entretenir les ouvrages et renforcer la capacité de transfert du système de collecte des eaux usées et pluviales, notamment des tournées systématiques avant, pendant et après chaque pluie au niveau de tous les points sensibles pour s’assurer de leur bon fonctionnement et effectuer des opérations d’entretien au besoin.
Concernant le programme de curage préventif des réseaux mis en place pour disposer de la pleine capacité des collecteurs d’assainissement et prévenir les débordements, il a fait savoir qu’en 2020, près de 30.000 tonnes de sédiments correspondant à divers déchets contenus dans le réseau et les ouvrages ont été extraites, notant que les projets d’assainissement liquide, notamment les collecteurs des eaux pluviales, sont réalisés en fonction des capacités d’investissement disponibles.
Dans le même ordre d’idées, le directeur maîtrise d’ouvrage en charge de la planification, études et travaux à la Lydec, Saad Azzaoui, a indiqué que depuis son démarrage en 1997, la Gestion Déléguée a investi près de 26 milliards de Dhs dont environ 45% dédiés à l’assainissement liquide qui ont permis de résorber de nombreux points d’inondations.
Il a relevé que la ville de Casablanca connaît une forte croissance urbanistique qui va plus vite que la capacité de ses réseaux d’assainissement, notant que le réseau d’assainissement pluvial nécessite d’être renforcé sur certaines zones sensibles objet de débordements.
Pour ce qui est de l’indemnisation des éventuels dégâts, elle n’est pas systématique, et obéit, selon lui, à des dispositions règlementaires nationales et à celles du Contrat de Gestion Déléguée.
L’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) a annoncé, le 6 janvier, l’achèvement des travaux de construction du parc éolien de Midelt d’une capacité de 210 MW, avec un coût global d’environ 2,5 milliards de dirhams et qui a nécessité une durée de travaux de 24 mois.
Un communiqué de l’ONEE indique que le Directeur Général de l’ONEE, Abderrahim El Hafidi, a pu constater, de visu, lors d’une visite effectuée au site du parc éolien de Midelt avec le Gouverneur de Midelt et l’équipe projet ONEE pour s’enquérir de l’état global des travaux d’achèvement et des essais des mises en service commerciales de ce grand projet, que grâce aux efforts de toutes les parties prenantes du projet, les travaux de construction de ce parc éolien ont pu être achevés et la cadence d’assemblage des éoliennes et de leur mise en service a pu être maintenue en dépit du contexte sanitaire marqué par la pandémie de Covid-19.
Le site du Parc Éolien de Midelt est situé à environ 8 km à vol d’oiseau au Nord-Est de la ville de Midelt sur une superficie d’environ 2300 hectares, souligne-t-on, ajoutant que ce grand projet, qui fait partie du programme d’équipement de l’ONEE en moyens de production électrique, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la Vision Royale pour garantir la sécurisation d’approvisionnement énergétique du Royaume, notamment celle à base d’énergie renouvelable.
Ce Parc éolien de Midelt -210 MW- fait partie du programme éolien Intégré 850 MW qui est composé de plusieurs parcs éoliens situés entre les régions sud et nord du Royaume disposant d’un potentiel éolien important, Boujdour (300 MW), Tiskrad (Tarfaya – 100 MW), Midelt (210 MW) et Jbel Lahdid (Essaouira -270 MW).
Les parcs éoliens du Programme sont développés dans le cadre de la production privée d’électricité (IPP) et du partenariat public-privé (PPP), souligne l’ONEE, rappelant que le Programme Eolien Intégré 850 MW, bénéficie d’un financement concessionnel global de 455 millions d’Euros et 31 millions de dollars.
En 2020, les différentes activités de construction de ce parc se sont poursuivies notamment pour les raccordements internes, le transport, l’assemblage et les montages des éoliennes, les essais de mise en service et de réception des ouvrages et ce, afin de garantir l’achèvement des mises en exploitation commerciales de l’ensemble des éoliennes et du parc éolien dans sa globalité avant fin 2020.

Le Directeur Général de l’Institut de recherche en énergie solaire et en énergies nouvelles (IRESEN) , M. Badr Ikken, lors de l’ouverture de la cérémonie de Remise des Prix du Concours de Design Ombrière solaire pour la recharge des cyclomoteurs électriques. 06012021 à Rabat

Le design industriel constitue un élément majeur dans le développement des villes de demain, a indiqué, le 6 janvier à Rabat, le directeur général de l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN), Badr Ikken.
Intervenant lors de la cérémonie de remise des prix du concours Ombrière solaire, M. Ikken a fait savoir que ce concours, lancé conjointement par l’IRESEN et l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE), concerne la conception d’une ombrière solaire photovoltaïque destinée à la recharge des véhicules électriques à deux roues, avec un design amplement inspiré de l’héritage architectural marocain.
Sur 57 candidatures reçues, 3 uniquement ont été retenues, a-t-il fait savoir, ajoutant que ces mêmes projets seront développés avec les différents partenaires industriels des deux institutions, dans l’optique de contribuer au développement d’une ville intelligente innovante.
Il s’agit également d’assurer le déploiement de ces solutions technologiques au niveau de plusieurs communes et villes, en offrant plusieurs services performants aux usagers, en vue d’accompagner le développement de la mobilité électrique au niveau du Royaume, a-t-il soutenu.
De son côté, le designer international Hicham Lahlou a relevé que ces projets d’ombrière, portés par deux institutions nationales importantes, vont être accompagnés pour pouvoir se développer en matière d’industrie et s’intégrer pleinement dans le paysage urbain marocain.
Il a, à cet effet, relevé l’impératif de développer des projets similaires sur le plan continental, dans le cadre de la coopération Sud-Sud, pour mettre en avant une nouvelle génération de designers ainsi que des designers confirmés du continent africain.
M. Lahlou, qui n’a pas manqué de souligner que le Design est considéré aujourd’hui comme un véritable levier de développement économique, a fait observer que cette occasion constitue également “une sorte de prise de conscience” quant à la nécessité d’intégrer un cursus de formation d’enseignement supérieur en design par les universités publiques et privées du Royaume, chose qui manque toujours à l’heure actuelle.
Le jury du concours composé de représentants de l’AMEE, de l’IRESEN, ainsi que deux architectes et un designer, a remis le premier prix d’une valeur de 30.000 dirhams à Salma Kattas, classée en première position. Anas Jaghnane El Idrissi et Salma Saoutarrih arrivent en deuxième position avec un prix de 20.000 dirhams, suivis de Sophia Rahmouni qui s’est vue attribuer le troisième prix d’une valeur de 10.000 dirhams.
L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), Moroccan agency for sustainable energy “MASEN” et le développeur privé du Programme éolien intégré 850 MW ont signé, le 31 décembre à Rabat, les contrats relatifs au parc éolien de Jbel lahdid (Essaouira) d’une capacité 270 MW.
Les contrats ont été signés par le directeur général de l’ONEE, Abderrahim El Hafidi, et par les représentants du développeur privé Nareva holding et Enel Green Power SPA (Italie), en présence du ministre de l’Energie, des Mines et de l’Environnement, Aziz Rabbah.
Selon un communiqué du ministère de l’Energie, des Mines et de l’Environnement, le parc éolien de Jbel Lahdid, d’une puissance installée de 270 MW, est situé à environ 25 km au nord-est de la ville d’Essaouira et mobilisera un investissement d’environ 2,8 milliards de dirhams. Troisième parc du Programme éolien intégré 850 MW, sa mise en service progressive est prévue à partir du premier semestre 2023.
Le Programme éolien intégré 850 MW, composé des parcs éoliens “Midelt – 210 MW”, “Boujdour – 300 MW”, “Jbel Lahdid- 270 MW “, et “Tiskrad- à Tarfaya – 100 MW”, constitue une composante importante de la stratégie énergétique nationale, dont l’objectif est d’atteindre 52% de la puissance électrique installée à base d’énergie renouvelable à l’horizon 2030.
Ce projet est développé dans le cadre de la production privée d’électricité, constitué du groupement Nareva Holding (Maroc) et Enel Green Power.
Ainsi, le groupement “Nareva Holding – Enel Green Power”, associé au fabricant d’éoliennes “Siemens Gamesa Renewables (Allemagne)” avait remporté, en 2016, l’appel d’offres international pour le développement, la conception, le financement, la construction, l’exploitation et la maintenance du Programme éolien intégré 850 MW.
Ce projet structurant a, également, permis l’émergence d’une industrie éolienne marocaine, à travers notamment à la mise en place à Tanger, par le fabricant susmentionné, d’une usine de production de pales, avec une capacité annuelle d’environ 600 unités (soit l’équivalent de plus de 600 MW/an).
La production électrique prévisionnelle globale du Programme éolien intégré 850 MW permettra d’économiser environ 2.380.000 tonnes CO2/an, ce qui équivaudrait à la consommation d’une ville de la taille de Casablanca.
La coopération entre le Maroc et Djibouti dans le domaine des énergies renouvelables a été au centre d’une rencontre, le 5 janvier dans la capitale djiboutienne, entre le ministre de l’énergie, M. Yonis Ali Guedi et l’Ambassadeur du Maroc en Ethiopie et à Djibouti, Mme Nezha Alaoui M’Hammdi.
Lors de cette entrevue tenue au siège du ministère djiboutien de l’énergie, les deux parties ont passé en revue la coopération bilatérale et le suivi de l’initiative lancée le 22 décembre dernier par l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN) et la Banque Islamique de Développement (BID) pour le développement de projets d’énergies renouvelables stratégiques en Afrique, dont Djibouti est bénéficiaire.
Cette initiative permettra de consolider le transfert du savoir-faire dans le cadre de la coopération sud-sud et grâce à la coopération tripartite, a souligné la diplomate marocaine lors de cet entretien.
Il convient de rappeler que MASEN et le gouvernement de Djibouti ont signé un mémorandum d’entente en juillet 2019 pour mettre en place un partenariat en matière de développement des énergies renouvelables.
L’initiative pour le développement de projets d’énergies renouvelables stratégiques en Afrique vise à catalyser le développement de projets d’énergie renouvelable dans les pays membres de la BID en Afrique, selon MASEN.
Le ministère de l’Énergie, des mines et de l’environnement organise la 13e édition du Prix Hassan II pour l’environnement dans l’objectif d’encourager toutes les actions et les initiatives qui contribuent à la protection de l’environnement.
L’ambition est également d’encourager toutes les actions et les initiatives qui contribuent au développement durable dans divers domaines à savoir, la recherche scientifique et technique, médias, actions associatives, initiatives des entreprises et initiatives des collectivités territoriales.
L’édition de cette année sera marquée par une nouvelle catégorie de prix dans le domaine de l’exemplarité de l’administration en matière de développement durable, précise la même source.
Les dossiers de candidature doivent être envoyés par courrier recommandé ou déposés au bureau d’ordre du ministère de l’énergie des mines et de l’environnement – département de l’environnement, sis 9, Av. Al Arar, Secteur 16, Hay Riad, Rabat, et ce avant le 31 mars 2021.
Pour plus de renseignements, le dossier du prix est disponible sur le site internet du département de l’environnement via le lien suivant : http://www.environnement.gov.ma/fr/162-prix-hassan-ii-pour-l-environnement.
Le Ministère de l’Energie, des Mines et de l’Environnement (MEME) et Masen ont annoncé le lancement de l’appel à projets relatif au programme d’allocation de capacités dans des sites qualifiés et prééquipés par Masen pour le développement de projets photovoltaïques, d’une puissance totale d’environ 400 MW, qui constitue la première phase de Noor PV II.
Cet l’appel à projets constitue la deuxième et dernière étape du processus de sélection des opérateurs privés dans le cadre de cette 1ère phase dudit Programme.
Afin de permettre aux différents adjudicataires, retenus à l’issue de ce processus concurrentiel, de développer des projets photovoltaïques dans le cadre de la Loi 13-09, Masen mettra à leur disposition des sites qualifiés et pré-équipés ainsi que l’accès aux infrastructures de raccordement au réseau électrique national.
Plusieurs sites, répartis sur différentes régions du Royaume, ont été identifiés dans le cadre de cette première phase. La sélection tient compte d’une série de critères incluant l’adéquation à la technologie solaire PV, l’accessibilité, la topographie, l’acceptabilité environnementale et sociale ainsi que l’absence de concurrence avec d’autres activités économiques.
Ces sites sont localisés à proximité de Sidi Bennour, Kelaa Sraghna, Taroudant, Bejaad, El Hajeb et Ain Beni Mathar.
Les entreprises intéressées à participer audit programme sont invitées à télécharger l’avis d’appel à projets disponible sur le lien https://masen.local-trust.com et ce, à compter du 1er Janvier 2021.
La date limite pour la soumission des dossiers de demande de retrait du document d’appel à projets est fixée au 31 Janvier 2021 à 16h00, heure marocaine.
Il aussi insisté sur la nécessité pour l’Office de s’impliquer dans le chantier de numérisation que connaît l’administration publique à travers l’élaboration d’un plan de transformation digitale dans le but d’optimiser et d’améliorer les prestations offertes.
De son côté, le directeur général de l’ONEE a présenté un exposé sur le bilan de l’activité de l’Office au titre de l’année 2019 en matière de production de l’électricité et de l’eau potable, de l’assainissement liquide et des activités commerciales.
L’exposé a également évoqué les principales réalisations de l’Office dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action au titre de l’année en cours, notamment aux niveaux de la production de l’énergie renouvelable, de l’optimisation du réseau électrique et d’alimentation en eau potable.
A l’ordre du jour du Conseil figuraient également un rapport du contrôleur de l’Etat et un autre du comité d’audit de l’ONEE.
Au terme des travaux de cette réunion, le Conseil a approuvé le budget et le plan d’action 2021 de l’Office et nombre d’autres décisions et recommandations relatives à sa gestion.
Le volume des investissements de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) au titre de l’année 2020 devrait atteindre 7,1 milliards de dirhams, dont 3,5 MMDH dans le secteur de l’électricité et 3,6 MMDH pour l’eau potable et l’assainissement liquide, a indiqué, le 29 décembre à Rabat, le Chef du gouvernement, Saad Dine El Otmani.
L’Office a consolidé sa position en tant que l’un des importants investisseurs au niveau national et a réussi à maintenir le même volume des investissements que durant ces dernières années, malgré une conjoncture économique difficile consécutive à la pandémie du Covid-19, a relevé M. El Otmani qui présidait la 4è session du Conseil d’administration de l’ONEE.
En ouverture des travaux de cette réunion, consacrée à la présentation du bilan des réalisations de l’ONEE et son plan d’action pour la prochaine période, M. El Otmani a rappelé qu’en 2019, l’Office a pu mobiliser des investissements de l’ordre de 8,3 MMDH (4,1 MMDH pour le secteur de l’Électricité et 4,3 MMDH pour le secteur de l’Eau potable et de l’assainissement liquide), indique un communiqué du Département du chef du gouvernement. Ces investissements ont permis d’assurer un approvisionnement normal et régulier des villes en électricité et en eau potable, ainsi que les services d’assainissement liquide au profit de 146 centres et d’améliorer le taux de couverture du monde rural qui atteint 99,78 pc pour ce qui est de l’électricité et 97,8% concernant l’eau potable.
Le Chef du gouvernement a également rappelé la contribution de l’ONEE à la mise en oeuvre des stratégies adoptées par le Maroc pour promouvoir le développement économique et social et qui sont régulièrement suivies par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, notamment le Programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’eau d’irrigation 2020-2027 et la Stratégie des Énergies renouvelables.
A cet égard, M. El Otmani a appelé à redoubler d’efforts en synergie avec les différents partenaires pour l’exécution des Hautes Instructions Royales issues de la séance de travail présidée par SM le Roi et dédiée au déploiement de la Stratégie des énergies renouvelables, au cours de laquelle le Souverain avait “attiré l’attention sur la nécessité de faire aboutir ce chantier stratégique dans les délais impartis et suivant les meilleures conditions, en agissant avec toute la rigueur requise”.
Cependant, le chef du gouvernement a noté que ces réalisations ne doivent pas occulter les difficultés auxquelles fait face l’ONEE et qui pourraient impacter son rendement, appelant tous les partenaires de l’établissement à le soutenir davantage pour lui permettre de relever les défis et assurer la continuité et la qualité de ses services.
Il aussi insisté sur la nécessité pour l’Office de s’impliquer dans le chantier de numérisation que connaît l’administration publique à travers l’élaboration d’un plan de transformation digitale dans le but d’optimiser et d’améliorer les prestations offertes.
De son côté, le directeur général de l’ONEE a présenté un exposé sur le bilan de l’activité de l’Office au titre de l’année 2019 en matière de production de l’électricité et de l’eau potable, de l’assainissement liquide et des activités commerciales.
L’exposé a également évoqué les principales réalisations de l’Office dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action au titre de l’année en cours, notamment aux niveaux de la production de l’énergie renouvelable, de l’optimisation du réseau électrique et d’alimentation en eau potable.
A l’ordre du jour du Conseil figuraient également un rapport du contrôleur de l’Etat et un autre du comité d’audit de l’ONEE.
Au terme des travaux de cette réunion, le Conseil a approuvé le budget et le plan d’action 2021 de l’Office et nombre d’autres décisions et recommandations relatives à sa gestion.
Si la décarbonisation peut paraître comme une nouvelle contrainte pour les entreprises marocaines pour accéder aux marchés européens, elle peut aussi être envisagée comme une opportunité dans la mesure où elle réduira le coût de l’énergie, améliorera la qualité de vie et créera des emplois durables.
Ce processus complexe qui désigne l’ensemble des mesures et techniques visant à limiter l’empreinte carbone, n’est pas sans coût. Pour aboutir, la décarbonisation requiert la mise en place d’un système d’innovation et des investissements adéquats. Il s’agit ainsi d’investir davantage dans le développement des technologies propres et d’encourager la finance verte.
Pour se conformer aux nouvelles règles de l’Union européenne (UE) en matière de décarbonisation, les entreprises marocaines, notamment exportatrices, sont appelées à modifier leurs processus de production et de consommation d’énergie. En contrepartie, elles vont bénéficier d’un allègement sensible du fardeau du coût de l’énergie, en abandonnant les combustibles fossiles au profit d’énergies moins polluantes et renouvelables.
Sur ce sujet, l’économiste Radouane Raouf souligne que la décarbonisation qui est une opportunité en soit, dans la mesure où elle améliorera la qualité de vie et créera des opportunités d’emplois de qualité et de nouveaux marchés, “peut générer aussi des perdants si la formation, l’accompagnement, la reconversion et la question des territoires ne sont pas bien pensés”.
L’économie du futur, doit être une économie raisonnable, respectueuse de l’environnement, dit-il, notant dans ce sens que les économies qui saisiront l’opportunité en réorientant leurs politiques économiques vers la transition énergétique, la bio-agriculture et en repensant la mobilité seront les plus performantes à l’échelle locale et internationale.
Toutefois, poursuit l’universitaire, la transformation verte “ne doit pas être envisagée seulement comme une croissance verte par substitution énergie fossile/renouvelable. Il s’agit de repenser notre manière de produire, de distribuer et de consommer”.
Le vrai défi, selon lui, est d’ordre technologique, réglementaire et de régulation. Il faut trouver les moyens incitatifs (subventions, fiscalité, R&D, infrastructures, etc) pour emmener les entreprises vers cet objectif.
Il faut que la finance joue son rôle, au service de l’économie et de l’économie “verte”, ajoute M. Raouf, professeur à l’Université Mohammed V de Rabat.
De son côté, Hassan Sentissi El Idrissi, Président de l’Association marocaine des exportateurs (Asmex), estime aussi que la décarbonisation est un avantage et un axe de différenciation par rapport à d’autres offres concurrentielles existantes, eu égard aux investissements opérés par le Maroc dans le domaine des énergies renouvelables, la position géostratégique du pays et les accords conclus avec des partenaires mondiaux.
Ce processus permettra, selon lui, de réduire sensiblement la facture énergétique qui pénalise le processus de production au niveau des petites et moyennes entreprises (PME) et de renforcer ainsi leur compétitivité sur les marchés internationaux.
En revanche, l’obstacle majeur qui s’oppose particulièrement pour les PME est le financement, ajoutant que l’ASMEX a pris ce facteur en compte en s’associant à des partenaires apportant et les solutions technologiques et les financements nécessaires.
“Nous sommes en cours d’exploration d’autres solutions économiques proposées par des opérateurs bancaires internationaux afin que les entreprises marocaines puissent accéder à l’utilisation des énergies propres”, fait-il savoir.
Le Maroc sur la bonne voie…
Le Royaume s’est engagé, depuis plusieurs années, à travers son ambitieuse stratégie énergétique, sur la voie d’une transition énergétique basée sur les énergies renouvelables qui vise la décarbonisation de son industrie et ce, à travers une panoplie de mesures comme la mise en place de centrales solaires et éoliennes et d’un écosystème de recherche et d’innovation.
L’objectif étant de produire de l’énergie nationale à partir de sources renouvelables à hauteur de 42% en 2020 et à 52% à l’horizon 2030.
Dans ce sens, M. Sentissi souligne que le Maroc dispose d’une industrie en mesure actuellement d’utiliser une énergie renouvelable et compétitive, notant que le plan de relance de “l’industrie marocaine devrait placer la décarbonation du tissu productif en priorité” à la lumière de ce qui se passe dans d’autres contrées à l’instar de l’Europe.
Le Maroc est cité en référence en matière de développement des énergies renouvelables que ce soit l’éolien ou le solaire, s’est-il félicité, relevant que les engagements dans la production des énergies renouvelables font du Royaume une plateforme crédible pour accueillir des investissements industriels dans de bonnes conditions de productivité, de compétitivité tout en intégrant les préoccupations environnementales.
M. Raouf estime pour sa part que la question fondamentale à laquelle font face les chercheurs aujourd’hui est celle de savoir comment réduire la consommation des énergies fossiles sans compromettre la croissance.
“A mon avis, il faut développer une stratégie de mix-énergétique pour être de moins en moins dépendant des énergies fossiles et surtout du pétrole”, relève-t-il, soulignant à cet égard que “le Maroc est sur la bonne voie”.
Le Royaume a été classé récemment à la 4ème position en termes de performance climatique au niveau mondial, grâce à son fort engagement dans le cadre de l’Accord de Paris, sa participation active dans les alliances climatiques mondiales ainsi que les initiatives régionales ambitieuses lancées sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, ce qui lui confère un rôle de leadership en matière d’énergie et de durabilité sur le continent africain.
Fortes de cet atout majeur, les entreprises marocaines et de par leur proximité géographique, peuvent tirer leur épingle du jeu et mettre à profit la réorganisation des chaînes de valeur et de logistique mondiales et positionner le Maroc comme une base industrielle décarbonée et circulaire.