L’organisation des Nations-Unies a lancé, virtuellement le 10 mars, “L’Année d’action pour l’énergie” qui ouvre les préparatifs en vue du Dialogue de haut niveau des chefs d’Etat et de gouvernements sur l’énergie prévu en septembre prochain.
A cette occasion, une vingtaine de ministres d’Etat membres de l’ONU ont publié un appel à une action urgente pour atteindre l’accès universel à une énergie propre et abordable d’ici 2030.
Ces deux initiatives marquent le début du travail de cinq groupes d’experts qui prépareront ensemble une feuille de route mondiale pour aboutir à l’Objectif de développement durable 7 (l’accès universel à une énergie abordable et propre).
Selon l’ONU, cette feuille de route informera les prises de décisions lors du Dialogue de haut niveau en septembre convoqué par le Secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, sous l’égide de l’Assemblée générale. Ce sera également une contribution importante à la lutte contre la crise climatique, car la consommation d’énergie représente les trois quarts de toutes les émissions de gaz à effet de serre, ajoute-t-on.
“Les énergies renouvelables sont une part cruciale de l’action climatique, et sont essentielles pour bâtir un avenir durable, prospère, et pacifique”, a déclaré M. Guterres, dans un communiqué.
“Notre défi est clair: pour atteindre zéro nette émission de gaz à effet de serre d’ici 2050, nous devons diminuer les émissions de carbone d’au moins 45% par rapport aux niveaux de 2010 d’ici 2030. Nous n’y sommes pas du tout”.
Ainsi, pour le chef de l’ONU, la relance post Covid-19 doit servir à construire une économie durable axée sur les énergies renouvelables. Si l’on veut une transition énergétique juste et créatrice d’emplois, un environnement plus propre et plus sain, et un avenir résilient, alors il faut apporter un soutien solide aux pays en voie de développement, a-t-il plaidé.
« Le Dialogue de haut niveau sur l’énergie de cette année est l’occasion de promouvoir des solutions concrètes pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables à l’échelle mondiale, et faire en sorte que le monde en développement y ait accès ».
Après avoir obtenu la certification ISO 9001 V 2015 en février 2018 et mars 2020, Masen vient de la maintenir pour son système de management de la qualité.
L’agence marocaine pour l’énergie durable a obtenu cette certification, reconduite le 5 février 2021, suite à l’audit annuel de suivi mené par le cabinet international de certification Bureau Veritas.
Ainsi, Masen confirme «la mise en place effective d’un système de management de la qualité (SMQ) et sa conformité aux exigences internationales».
Aussi, ce renouvellement vient consolider davantage le rôle de Masen en tant que tiers de confiance auprès de ses partenaires. Pour rappel, la certification ISO 9001 version 2015 est la référence mondiale en matière de management de la qualité pour un organisme. Son obtention, en 2018, par Masen, confirme la mise en œuvre effective par le Groupe d’un SMQ couvrant l’ensemble de ses activités opérationnelles, et répondant aux exigences de cette norme.
Le projet de raccordement de la ville de Dakhla au réseau électrique national est “à un stade avancé”, a souligné, vendredi à Dakhla, le Directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), Abderrahim El Hafidi.
Dans une déclaration à la presse, lors d’une visite au projet de raccordement de la ville de Dakhla au réseau électrique national, en présence du ministre de l’Energie, des Mines et de l’Environnement, Aziz Rabbah, M. El Hafidi a souligné que les étapes d’expérimentation du raccordement liant Boujdour, Aftissat et Dakhla sont dans leur dernière phase.
Dans cette lignée, il a indiqué que le raccordement de Dakhla au réseau électrique national et la région en général, contribuera amplement à valoriser et à renforcer les potentialités dont regorgent les provinces du Sud, notamment les énergies renouvelables.
Le raccordement de la ville de Dakhla au réseau national de transport de l’électricité, dont l’exécution est assurée par l’ONEE, s’inscrit dans le cadre du programme de développement intégré de la région de Dakhla Oued Eddahab, présenté devant SM le Roi Mohammed VI en janvier 2016.
Ce grand projet, qui constitue un des piliers stratégiques du plan de développement du réseau électrique national, a pour objectif le renforcement de la sécurité d’alimentation en énergie électrique des régions Sud du Maroc, notamment les régions de Laâyoune, Boujdour, Es-semara et Dakhla.
Il permettra également l’évacuation de l’énergie renouvelable produite par les parcs éoliens qui seront développés dans ces régions ainsi que l’alimentation en énergie électrique de la future station de dessalement d’eau de mer pour les besoins de l’irrigation et de l’eau potable de la région.
Les retombées positives de ce projet structurant, qui vise l’accompagnement de la croissance économique de la région Dakhla Oued Eddahab portent, notamment, sur la valorisation du potentiel des énergies renouvelables de la région, la valorisation des sites de pêche et le développement des zones situées entre Boujdour et Dakhla, à travers l’amélioration des conditions de raccordement et d’alimentation en électricité des agglomérations et des projets situés à proximité.
Ce projet a mobilisé un montant global d’environ 2,4 milliards de dirhams (MMDH), financé à hauteur de 1,5 MMDH par l’ONEE, 536 millions de dirhams (MDH) par la région de Dakhla Oued Eddahab et 350 MDH par les partenaires privés.
Ce grand projet a nécessité la réalisation de plusieurs ouvrages électriques en deux phases, à savoir les ouvrages mis en service en février 2018 (200 km de lignes à structure 400 kV reliant le poste 400/225 kV de Laâyoune au poste THT de Boujdour, 45 km de lignes 225 kV reliant les postes d’évacuation des parcs éoliens de Boujdour et Aftissat et un poste moyen tension de 225 kV d’évacuation du parc éolien d’Aftissat 2×150 MVA).
La deuxième phase concerne les ouvrages en stade de finalisation des essais, à savoir 254 km de lignes à structure 400 kV reliant le poste THT de Aftissat au poste de Dakhla, un poste 225/60 kV à Dakhla d’une puissance installée de 2 x 100 MVA , un poste 60/22 kV à Dakhla d’une puissance installée de 3 x 40 MVA et deux lignes 60 kV aéro-souterraines d’une longueur de 49 km chacune.
Dans la perspective de la mise en service du raccordement de Dakhla au réseau électrique national, la ville est actuellement alimentée en réseau séparé par la centrale diesel de Dakhla, d’une puissance nominale de 76 MW. A noter que les études de raccordement d’El Guerguerat au réseau électrique national ont été entamées.

Le projet de raccordement de la ville de Dakhla au réseau électrique national constitue un pilier important pour renforcer la dynamique économique de la région de Dakhla-Oued Eddahab, a souligné à Dakhla, le ministre de l’Energie, des Mines et de l’Environnement, Abdelaziz Rabbah. Dans une déclaration à la presse, lors d’une visite au projet de raccordement de la ville de Dakhla au réseau électrique national, M. Rabbah a indiqué que ce projet est l’un des projets structurants du programme de développement des provinces du sud du Royaume, lancé par SM le Roi Mohammed VI.

Ce projet, qui a atteint ses dernières étapes expérimentales, est de nature à raccorder toutes les provinces du Sud du Royaume au réseau électrique national, en vue de répondre à la demande croissante de l’énergie, en particulier dans les domaines de l’économie et du développement urbain. Dans cette lignée, il a fait savoir que le raccordement électrique donnera une forte impulsion aux investissements liés à l’extension urbaine que connaît la région, ainsi qu’aux investissements dans le domaine économique en général et industriel en particulier.

Ce projet structurant vise également à répondre aux futurs investissements qui seront liés notamment au port, aux zones industrielles et à d’autres projets qui nécessiteront plus d’énergie, a-t-il poursuivi. M. Rabbah a aussi noté que ce projet est de nature à encourager davantage les investissements en matière d’énergies renouvelables, dans le sens où il va permettre la commercialisation de l’électricité à partir de sources renouvelables (solaire et éolienne) dans les provinces du Sud et autres régions du Royaume.

A cette occasion, M. Rabbah, accompagné du directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), Abderrahim El Hafidi, a effectué une visite dans les dépendances des postes 225/60 k/V et 60/22 k/V relevant de Dakhla, au cours de laquelle des explications ont été fournies sur le projet de raccordement de la ville au réseau électrique national, ses composantes, objectifs et différentes phases d’exécution. Le raccordement de la ville de Dakhla au réseau national de transport de l’électricité, dont l’exécution est assurée par l’ONEE, s’inscrit dans le cadre du programme de développement intégré de la région de Dakhla Oued Eddahab, présenté devant SM le Roi Mohammed VI en janvier 2016.

La facture énergétique s’est allégée de 30,4% à fin janvier 2021 par rapport à la même période de l’année précédente, selon l’Office des changes.
Ce recul s’explique par la baisse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oil (-1,732 MMDH), précise l’Office dans son bulletin sur les indicateurs des échanges extérieurs au titre de janvier 2021. Cette évolution est due également au recul des prix de 31,4% (3.907 DH/T à fin janvier 2021 contre 5.694 DH/T un an auparavant), fait savoir la même source, ajoutant que les quantités importées ont baissé de 22,5%.
Le ministre des Affaires étrangères, du Commerce et de la Coopération internationale de la République du Suriname, Albert Ramdin s’est dit particulièrement intéressé par l’expérience du Maroc dans le domaine de l’environnement.
“Nous espérons avoir dans le futur une coopération technique (…), surtout en environnement, mais aussi développer le secteur des mines et de l’énergie”, a affirmé M. Ramdin, au terme de ses entretiens, le 11 mars à Rabat, avec le ministre de l’Energie, des Mines et de l’Environnement, Aziz Rabbah.
“C’est très important pour nous, car nous sommes le deuxième pays dans le monde en termes de couverture forestière, donc nous avons beaucoup à protéger”, a-t-il expliqué, soulignant que son pays peut s’inspirer de l’expérience du Maroc dans ce domaine.
Le diplomate s’est, également, dit impressionné par la réflexion stratégique du ministère de l’Energie, des Mines et de l’Environnement, ainsi que par l’expérience marocaine dans le domaine des mines et de l’environnement.
De son côté, M. Rabbah a indiqué, dans une déclaration similaire, que ses entretiens avec le responsable surinamien étaient particulièrement consacrés à la coopération en matière de l’énergie, des mines et de l’environnement, faisant savoir qu’un comité bilatéral et d’autres rencontres sont envisageables avec des ministres de Suriname.
“Le Suriname est convaincu que le Maroc peut constituer un hub vers l’Afrique et l’Europe”, a affirmé M. Rabbah, précisant que ce pays “peut jouer un très grand rôle dans la connexion de l’Amérique latine avec notre pays, dans tous les domaines”.
Saluant le développement des relations bilatérales, surtout politiques et diplomatiques, M. Rabbah a affirmé que les deux pays redoubleront d’efforts dans d’autres volets, notamment économique.
La nouvelle orientation du Maroc est de raffermir ses relations politiques et les développer pour englober d’autres domaines économiques et sociaux, a-t-il relevé.
Lors de ces entretiens, M. Rabbah s’attardant sur les opportunités que peut offrir le Maroc, a présenté à M. Ramdin les investissements du Royaume dans le domaine des phosphates, en interne et en externe, notamment dans le secteur des engrais.
De même, le responsable marocain a insisté sur la position géostratégique du Maroc qui lui permet d’assurer une connexion maritime et aérienne, particulièrement vers des destinations lointaines.
Au terme de cette rencontre, les deux responsables se mis d’accord pour l’organisation de réunions virtuelles, afin de poursuivre les discussions au sujet de la coopération entre les deux pays.

Mustapha Bakkoury, Président de Masen, a représenté le Maroc lors du lancement virtuel du Dialogue de Haut Niveau sur l’Énergie, première rencontre mondiale sur l’énergie sous les auspices de l’Assemblée Générale des Nations Unies depuis 1981. Ce dialogue vise à accélérer la réalisation de l’Objectif de Développement Durable 7 (garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable) et à faciliter l’atteinte des objectifs climatiques de l’Accord de Paris.

Dans ce contexte, la nomination du Maroc comme « champion de haut niveau du dialogue » sur la thématique « innovation, technologie et données », distingue les efforts du Maroc, sur la base de la vision éclairée du Roi Mohamed VI pour le développement de projets renouvelables intégrés et innovants, dans l’objectif de dépasser 52% de sources renouvelables, dans le mix électrique national à horizon 2030.

En tant que champion mondial sur la thématique « innovation, technologie et données », le Maroc aura pour rôle de :
– Mener un plaidoyer mondial en faveur de la thématique innovation, technologie et données ;
– Mobiliser les pactes énergétiques nationaux, en présentant un ensemble d’actions concrètes pour atteindre l’objectif de développement durable n°7 et les objectifs climatiques de l’accord de Paris ;
– Mener des actions de sensibilisation pour promouvoir le Dialogue de Haut Niveau sur l’énergie ;
– Fournir des conseils stratégiques au groupe de travail technique.

A la lumière de cette nomination, Mustapha Bakkoury, Président de Masen, a déclaré « La vision de Sa Majesté qui a façonné les réalisations du Royaume dans le domaine des énergies renouvelables, et qui a inspiré la dynamique internationale depuis la tenue de la COP22 à Marrakech, est couronnée par cette nouvelle marque de confiance des Nations Unis, désignant le Maroc comme champion mondial du dialogue onusien de haut niveau sur l’énergie.

Cette mission stratégique permettra de continuer à plaider la cause des Objectifs de Développement Durable au niveau mondial, et d’accélérer son implémentation ». Outre cette sélection, Masen avait été lauréat, en 2016, du prestigieux prix environnemental des Nations Unies « prix des Champions de la Terre » dans la catégorie vision entrepreneuriale. Le Groupe est par ailleurs fortement impliqué dans le projet de Coalition, lancé par le Maroc et l’Ethiopie, pour l’Accès Durable à l’Énergie au profit des populations vulnérables situées dans les Pays les Moins Avancés (PMA) et autres pays en développement (ODCs).

Nestlé Maroc a procédé mardi à l’inauguration de la première station solaire privée de la ville d’El Jadida, en présence du ministre de l’Energie, des Mines et de l’Environnement, Aziz Rabbah.
Installée sur un terrain de 7.000 mètres carrés qui jouxte l’usine de la société, la station solaire exploite quelque 2.600 panneaux photovoltaïques, produit 1,7 GWh d’électricité par an, et élimine l’émission de plus d’un million de kilogrammes de CO2 chaque année.
Cette nouvelle installation entre dans le cadre de la stratégie fixée par la multinationale suisse, consistant en la réduction de moitié des émissions de CO2 de Nestlé à l’horizon 2030 et en l’atteinte d’un objectif de zéro émission nette d’ici 2050.
El Jadida est ainsi la troisième station solaire installée dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, après les usines de Dubaï et de Jordanie. La station solaire a été construite en collaboration avec Qair, un leader des énergies renouvelables (EnR), et a mobilisé un investissement d’environ 12 millions de dirhams (MDH).
S’exprimant à cette occasion, M. Rabbah a souligné que le Maroc a hissé l’efficacité énergétique au rang de priorité nationale dans tous les secteurs économiques et sociaux, relevant que la station solaire Nestlé d’El Jadida se veut une contribution à la stratégie énergétique nationale qui vise à produire, à l’horizon 2030, plus de 52% de l’électricité du Royaume à partir de ressources renouvelables, dont l’un des objectifs importants est de promouvoir la production propre dans notre tissu industriel.
Ainsi, le ministère encourage l’intégration des énergies nouvelles à tous les niveaux possibles de consommation, en milieu urbain et rural, dans l’habitat, l’industrie ou les services, a-t-il rappelé, invitant davantage d’entités à prendre part aux efforts déployés au quotidien pour rendre l’environnement plus sain.
D’après le ministre, le secteur de l’industrie représente aujourd’hui 21% de la consommation énergétique finale et présente un gisement d’économie d’énergie, notant que des études ont confirmé la possibilité de réaliser une économie de 22% de la consommation énergétique du secteur industriel à l’horizon 2030.
S’agissant du secteur de l’agroalimentaire, il constitue le deuxième consommateur d’énergie après celui des matériaux de construction, a t-il fait remarquer, ajoutant qu’il représente environ 20% de la consommation énergétique totale du tissu industriel, avec une consommation moyenne estimée à 380.00 TEP (tonne d’équivalent pétrole), dont 250.000 TEP thermique et 130.000 TEP électrique.
Abordant le modèle de la transition énergétique nationale, M. Rabbah a fait savoir que la capacité installée des sources renouvelables s’élève à 3.950 MW, ce qui représente environ 37% de la puissance électrique totale installée (soit 20% de la demande électrique), ajoutant que 100 projets EnR sont réalisés, ou sont en cours de réalisation ou de développement.
De même, 47 projets en EnR sont réalisés jusqu’à aujourd’hui avec un investissement global d’environ 52,2 milliards de dirhams (MMDH), a poursuivi le ministre, relevant que l’investissement total des projets en développement se chiffre aux environs de 53,8 MMDH.
Au volet nouveaux chantiers, le ministre a cité notamment un programme de stations de dessalement d’eau intégrant des unités de production d’énergies renouvelables, l’exploration de nouvelles sources d’énergie comme la Biomasse et l’Energie marine, la nouvelle industrie énergétique basé sur l’hydrogène vert et le programme multi-sites de 400 MW de projets solaires PV, dans le cadre de la loi n° 13-09, sur des sites qualifiés.
De son côté, Rémy Ejel, Chairman et CEO de Nestlé Moyen-Orient et Afrique du Nord a déclaré : “Nous remercions les autorités locales pour leur soutien, sans lequel la construction de cette station solaire n’aurait pas été possible”, réaffirmant l’engagement de Nestlé à réaliser ses ambitions et à assurer une transition complète vers l’utilisation de 100% d’électricité renouvelable dans tous ses sites dans le monde d’ici 2025.
“Cela constitue une partie de notre feuille de route pour réduire les émissions de CO2 et agir face aux défis du changement climatique”, a t-il dit, soulignant que Nestlé, en tant que signataire de l’engagement “Business Ambition for 1.5°C” des Nations Unies, est l’une des premières entreprises à dévoiler sa feuille de route tout en redoublant d’efforts dans la lutte contre le changement climatique.
“Nous considérons comme exemplaire que le Maroc a pour ambition, d’ici 2030, d’avoir la capacité de produire plus de 52% de ses besoins d’électricité avec des ressources renouvelables. Le complexe Noor est impressionnant, et certainement une fierté pour nous tous”, s’est félicité M. Ejel, notant que le lancement de la station solaire d’El Jadida contribue aux ambitions du Royaume.
Pour sa part, l’ambassadeur de Suisse au Maroc, Guillaume Scheurer, s’est dit ravi de l’inauguration de cette centrale solaire de l’une des plus célèbres entreprises suisses, notant que, par son action, Nestlé respecte non seulement les normes environnementaux, mais apporte aussi une contribution significative au développement durable du Royaume.
Depuis longtemps, le Maroc est à l’avant-garde des questions relatives aux énergies renouvelables, a indiqué M. Scheurer, rappelant, dans ce sens, que le dernier rapport “Green Future Index”, élaboré par Massachusetts Institute of Technology (MIT) a classé dans son édition 2021 le Maroc au 5ème rang des pays pour ses politiques novatrices et ambitieuses en matière d’énergies renouvelables.
La méga-centrale solaire de Noor Ouarzazate permet d’alimenter près de deux millions de Marocains en électricité et d’éviter l’émission de près d’un million de tonnes par an de gaz à effet de serre, a affirmé mardi, le ministre de l’énergie, des mines et de l’environnement, Aziz Rabbah.
Intervenant lors de la 5ème session de l’Assemblée des Nations Unies sur l’Environnement (ANUE), tenue à distance, M. Rabbah a relevé que la méga-centrale solaire de Noor Ouarzazate (580 MW), une des plus grande au monde, permet aujourd’hui d’alimenter près de deux millions de Marocains en électricité et d’éviter l’émission de près d’un million de tonnes par an de gaz à effet de serre, ajoutant que “Noor Midelt,” un autre projet solaire encore plus ambitieux, vient d’être lancé, pour une impressionnante capacité de 1.600 MW.
A cet égard, le responsable gouvernemental a mis en exergue l’engagement du Royaume en matière d’environnement et de développement durable, rappelant sa souscription à tous les accords environnementaux multilatéraux et sa ferme volonté de les décliner dans ses politiques et programmes de développement socio-économiques.
“Cet engagement politique, impulsé au très haut niveau de l’Etat par SM le Roi Mohammed VI, s’est concrétisé par l’adoption de la Stratégie nationale de développement durable (SNDD) en juin 2017, en tant que cadre fédérateur des programmes de développement sectoriels, visant à assurer la transition du Maroc vers une économie verte et inclusive à l’horizon 2030”, a-t-il indiqué, soulignant la création par décret de la “Commission nationale de développement durable”, sous la présidence du Chef de gouvernement.
“Actuellement, cette stratégie est opérationnalisée à travers la mise en œuvre de 28 Plans d’action de développement durable sectoriels (PADD) et d’un Pacte de l’exemplarité de l’administration incitant l’administration publique à donner l’exemple et adopter les principes du développement durable qu’elle recommande à toute la population”, a affirmé le responsable gouvernemental.
Par ailleurs, sur le plan territorial, des conventions de partenariat ont été signées avec les régions du Royaume, dans l’objectif de décliner les orientations stratégiques de la SNDD dans les Plans de développement régionaux, a indiqué le ministre. “La mise en œuvre de ces plans d’action a permis à notre pays de réaliser des avancées remarquables en matière d’intégration de la durabilité dans les secteurs clés de développement”.
Dans ce cadre, le Maroc, eu égard au rôle central que joue le secteur de l’énergie dans l’atteinte de ses objectifs de durabilité, notamment dans le contexte de la relance post-COVID 19, a adopté une politique énergétique nationale visant la valorisation de ses ressources énergétiques renouvelables, le renforcement de l’efficacité énergétique et l’intégration régionale, a relevé le ministre, ajoutant que grâce à une forte impulsion royale, cette stratégie a défini des objectifs ambitieux en matière de développement des énergies renouvelables, en visant l’augmentation de leur part dans la capacité électrique installée à 52% à l’horizon 2030.
Actuellement, environ 4.000 MW d’énergie de source renouvelable est déjà opérationnelle (750 MW solaire, 1430 MW éolien, et 1770 MW hydroélectrique), soit plus de 37% de la capacité totale installée, a-t-il conclu.
L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) a mobilisé un investissement de l’ordre de 2 milliards DH pour le renforcement de l’alimentation électrique dans les provinces du Sud, a annoncé son directeur général Abderrahim El Hafidi.
A l’occasion du lancement d’un grand projet d’extension du transport de l’énergie électrique Agadir-Laâyoune au poste blindé 400/225 kV à El Haggounia (province de Tarfaya), M. El Hafidi a indiqué qu’il s’agit d’un projet “stratégique” qui va avoir un impact “très positif” sur le coût global du Kwh produit à partir des énergies renouvelables.
“C’est un poste de nouvelle génération, un poste blindé qui est réalisé dans un contexte agressif et dans un milieu où les contraintes environnementales extérieures sont énormes : rafales de vent de sable et milieu marin”.
Le DG de l’ONEE a mis en relief l’”énorme potentiel” des provinces du Sud en matière d’énergies renouvelables et les grands projets structurants qui y sont lancés pour la production de cette énergie à partir de l’éolien.
Ce projet lancé à El Haggounia, qui a pour objectif d’assurer l’évacuation des énergies renouvelables en cours de développement dans ces provinces, d’une capacité additionnelle de 1200 MW, consiste en la réalisation de la deuxième artère 400 kV Agadir-Laâyoune, d’un coût de 2 milliards DH, requérant, entre autres, l’extension de la partie 400 kV du Poste El Haggounia.
Le poste existant a été mis en service en 2016 dans le cadre du projet d’évacuation des parcs éoliens de la région du Sud et du renforcement de l’alimentation en énergie électrique.
L’ONEE a souligné que ce projet “stratégique” aura des retombées positives sur le développement des régions du Sud et permettra notamment le renforcement de la sécurité d’alimentation en énergie électrique, la satisfaction de la demande croissante, la valorisation du potentiel des énergies renouvelables, ainsi que le développement économique et social de ces régions.