Faisant suite à la réunion de l’Assemblée Générale constitutive du Cluster GreenH2 qui s’est tenue à Rabat le 18 mars dernier, les membres fondateurs se sont rassemblés le 06 Avril en présentiel et en visioconférence afin d’élire le bureau exécutif qui animera ce cluster pour les 2 prochaines années.
Ainsi, et après concertation avec tous les membres fondateurs, les nommés ont été les suivants :
  • Président M. Mohammed Yahya ZNIBER,
  • Vice-Président M. Badr IKKEN,
  • Vice-Président M. Mehdi TAZI,
  • Trésorier Nawfal EL FADIL (EDF)
  • Secrétariat sera confié à l’IRESEN.
En ce qui concerne les comités : celui de la R&D & Innovation, les Co-Présidents sont M. Mostapha BOUSMINA (UEMF) et M. Abdessamad FAIK (UM6P). Le Comité Industrie Énergies Renouvelables sera représenté par les Co-Présidents (ENGIE) et (JOHN COCKERILL). Le Comité Industrie Chimie par les Co-Présidents M. Youssef GUENNOUN (Maghreb Oxygène) et M. Amine KAF (SNEP). Le Comité Projet par les Co-Présidents M. Tarik HAMANE (MASEN) et M. Mohammed SEBTI (NAREVA). Le Comité Partenariat International par les Co-Présidents M. Said MOULINE (AMEE) et M. Ali ZEROUALI (MASEN) et enfin le Comité Transport de l’Énergie par les Co-Présidents ONHYM et ONEE.
Total Maroc a réalisé un résultat net consolidé de 451 millions de dirhams (MDH) à fin décembre 2020, en repli de 25% par rapport à la même période de 2019.
“Les résultats 2020 ont été fortement impactés par les deux crises majeures de l’année, celle de la pandémie de la Covid-19 ayant entraîné une baisse importante de la demande des produits pétroliers et celles des marchés pétroliers ayant conduit à une forte dépréciation de la valeur des stocks”, explique Total Maroc dans un communiqué sur ses résultats annuels 2020.
Le chiffre d’affaires consolidé s’est établi à 8,824 milliards de dirhams (MMDH) à fin 2020, ajoute la même source.
En social, le résultat net de Total Maroc a accusé une baisse de 32% à 439 MDH. “Total Maroc Maroc continue de contribuer à l’ambition du groupe Total de devenir la major de l’énergie responsable, en réduisant notamment les émissions de gaz à effet de serre issues des ses activités”, souligne le Groupe, relevant qu’à fin 2020, 70 stations sont solarisées, et 17 stations équipées de bornes de recharge pour véhicules électriques contribuent à l’atteinte de cet objectif et à l’accélération du développement de la mobilité électrique dans le pays.
Les investissements de la gestion déléguée de Lydec ont atteint en 2020 plus de 911 millions Dh dont 24% alloués à l’eau potable (+220 millions de Dh), selon des données publiées, à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau (22 mars).
L’année 2020 a été marquée par la signature d’une convention de partenariat pour le financement et la réalisation du projet de sécurisation de l’alimentation en eau potable du Grand Casablanca via les adductions Bouregreg.
C’est ainsi que Lydec s’est engagée à réaliser une station de pompage d’une capacité de 1 000 litres/seconde et une conduite de refoulement entre le site « Médiouna 140 » et « Merchich 240 ». Le coût de ce projet s’élève à environ 108 millions de Dh HT. L’objectif visé est de sécuriser l’alimentation en eau potable de la zone Sud du périmètre de la Gestion Déléguée qui connaît une expansion urbaine très importante (Communes de Bouskoura, Ouled Saleh, Médiouna, El Mejjatia Ouled Taleb, Lahraouiyine…).
En 2020, Lydec a également poursuivi la réalisation de plusieurs réservoirs de stockage d’eau, permettant d’assurer une sécurisation et une autonomie d’alimentation dans certaines zones. Il s’agit des 3 réservoirs de Ryad d’une capacité de stockage de 15 000 m3 et son château d’eau de 1.000 m3, de Mansouria d’une capacité de 15 000 m3 et de Bouskoura d’une capacité 9 000 m3.
La Lydec s’engage, dans le cadre de sa feuille de route développement durable 2030 à “agir en faveur de la gestion durable des ressources naturelles dans un contexte de changement climatique”.
Lydec qui opère sur un territoire exposé au stress hydrique et aux risques naturels, dans un contexte de changement climatique, pouvant notamment s’exprimer par des épisodes pluvieux intenses et de courte durée, s’assigne pour objectif “d’être un acteur de référence de la gestion durable de la ressource en eau”.
Le délégataire dispose ainsi d’un plan d’actions qui vise à évoluer vers une gestion intelligente de la ressource en eau et à renforcer les infrastructures, afin d’accompagner la croissance de la métropole et garantir aux clients un service de qualité.
Lydec rappelle avoir poursuivi en 2020 son plan d’amélioration du rendement du réseau d’eau potable à travers plusieurs projets, en déployant les moyens nécessaires, ce qui a permis de maintenir le rendement à un bon niveau de performance de l’ordre de +77 %. Axé sur l’amélioration de la performance du réseau, le plan d’actions a permis d’économiser plus de 10 millions de m3 d’eau sur toute l’année.
Ces actions ont concerné, entre autres, la maintenance et l’exploitation rigoureuse de la sectorisation périodique, mais aussi l’augmentation de la capacité de recherche des fuites d’eau à travers le renforcement des équipes dédiées à cette opération et du parc des détecteurs acoustiques fixes des fuites (2.000 détecteurs au total).
Lydec a également fait évoluer son réseau d’eau potable en mettant en place des solutions “intelligentes” permettant une meilleure pertinence des actions de réduction des eaux non facturées, notamment l’inspection des grosses canalisations.
En 2020, le gain annuel en volume d’eau, suite aux travaux de renouvellement des canalisations réalisés en 2019, s’élevait à 470 517 m3. Les travaux de renouvellement réalisés en 2020 ont ciblé 23 km de canalisations d’eau potable et + 2.600 de branchements particuliers.
La Fédération nationale de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables (FENELEC) du Maroc et l’Association ivoirienne des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (AIENR) ont organisé conjointement, le 8 avril à Abidjan, la première édition des Assises AIENR.
L’objectif général de cet événement est de faire l’état des lieux des activités et du fonctionnement de l’AIENR depuis sa création et susciter davantage d’engagement de tous ses membres en vue de l’atteinte de ses objectifs.
A cette occasion, le président de la FENELEC, Khalil Guermai, a déclaré à la MAP que l’organisation conjointe de ces assises s’inscrit dans le cadre de la coopération maroco-ivoirienne en matière de promotion des énergies propres et de développement de l’efficacité énergétique.
En rapport avec le sujet du jour, M. Guermai a assuré que la Fédération est pleinement disposée à collaborer avec l’AIENR pour la rédaction de son plan d’action triennal et la soutenir dans sa mise en place et sa concrétisation.
Le plan d’action a trait à plusieurs points, à savoir le plan de normalisation produits et activités, ingénierie de formation et études techniques, préparation des Journées nationales promotionnelles de l’économie d’énergie et de l’énergie solaire, Salon de l’énergie et du climat d’Abidjan, entre autres, a décliné M. Guermai, également secrétaire général de la confédération africaine d’électricité (CAFELEC).
De son côté, le président de l’AIENR, Edi Boraud a affirmé que la FENELEC est un partenaire de référence de son organisation qui l’a sollicitée pour la circonstance à l’effet de lui apporter un appui technique et digital durant la période qui séparera certaines activités programmées de sa prochaine assemblée générale.
Il a ajouté que l’AIENR tient à adresser ses vifs remerciements et son infinie gratitude à la Fédération marocaine pour son effort constant d’accompagnement et pour le rôle important qu’elle a joué pour intégrer les Énergies Renouvelables et l’Efficacité Énergétique au sein de la Confédération Africaine d’Electricité CAFELEC.
“Les deux partenaires ont tenu à organiser cette manifestation malgré certaines contraintes liées à la conjoncture, parce que le challenge aujourd’hui est intimement lié au facteur temps et à notre habilité à préparer le post Covid-19”, a-t-il poursuivi.
Placées sous le thème “Quelles orientations pour la mise en œuvre du Programme d’activités 2020 – 2022”, les assises AIENR se sont déroulées en présence de l’Ambassadeur du Maroc en Côte d’Ivoire, Abdelmalek Kettani et du conseiller spécial du Président ivoirien, chargé du Développement durable et des eaux et forêts.
A l’issue de ces Assises, la FENELEC et l’AIENR ont organisé un atelier conjoint sur la “Démarche qualité : appropriation de charte d’éthique, sensibilisation sur la certification des entreprises et la normalisation des équipements relatifs aux énergies renouvelables/efficacité énergétique”.

Une convention de partenariat a été signée, le 30 mars à Rabat, avec pour objectif d’identifier et mobiliser l’expertise des Marocains résidant à l’étranger (MRE) dans le domaine des technologies vertes, et ce au profit des communautés scientifiques et académiques nationales. Cette convention a été paraphée par la ministre déléguée chargé des Marocains Résidant à l’Etranger, Nezha El Ouafi, le ministre de l’Énergie, des Mines et de l’Environnement, Aziz Rabbah et le Directeur Général de l’Institut de Recherche en Énergie Solaire et Énergies Nouvelles (IRESEN), Badr Ikken, dans le cadre d’une cérémonie, initiée en mode hybride, pour présenter le programme de mobilisation des compétences dans le domaine des technologies vertes.

A travers ce partenariat, les trois acteurs ont ainsi décidé de joindre leurs forces afin de faciliter et de catalyser le grand potentiel de transfert de savoir et de savoir-faire dans le domaine des énergies renouvelables et en optimiser l’impact sur l’économie nationale. Intervenant à cette occasion, Mme El Ouafi a indiqué que la signature de ce cadre de partenariat vise à institutionnaliser la coopération entre les deux départements ministériels et l’IRESEN dans la perspective de la mise en œuvre du programme de mobilisation des compétences dans le domaine des technologies vertes. Ce programme, a poursuivi la ministre, constituera une plateforme idoine à même de mobiliser les compétences des MRE experts en développement durable et en économie verte ainsi que leur mise en relation. Le nouveau cadre permettra également de consolider les contributions de ces experts dans les grands chantiers initiés au Maroc et qui ambitionnent de garantir un développement économique durable du Royaume.

De son côté, M. Rabbah a appelé à conjuguer les efforts afin de mettre en exergue et valoriser les compétences des Marocains, y compris ceux résidant à l’étranger dans tous les domaines, et particulièrement en matière de développement des énergies renouvelables et de verdissement de l’économie. Ce nouveau programme vient en effet consolider la position du Maroc à l’échelle mondiale et permettra d’enclencher une nouvelle ère de partenariats avec des entreprises étrangères et des centres de recherches étrangers, afin de contribuer au développement durable du Royaume.

Pour sa part, M. Ikken a fait savoir que plusieurs experts marocains résidant à l’étranger dans le domaine des technologies vertes représentant plus de 20 pays ont répondu présents à cette cérémonie, organisée en hybride. L’objectif étant d’étudier les opportunités de contribution aux différents programmes de développement durable au Maroc, a-t-il souligné, faisant part de la volonté de ces experts et chercheurs de partager leurs acquis et compétences avec leurs concitoyens, et faire bénéficier de leur expertise, les porteurs de projets et les chercheurs marocains.

Cette journée a constitué aussi l’occasion d’annoncer les premiers fruits dudit programme, à savoir le lancement de la base de données “GreenCONNECT” permettant la mise en relation des experts Marocains résidant à l’étranger dans le domaine des énergies renouvelables avec la communauté scientifique nationale. Il s’agit aussi de la mise en place d’un programme de mentorat entre les experts Marocains résidant à l’étranger et les porteurs de projets dans le domaine des technologies vertes au Maroc (chercheurs, stagiaires, doctorants…), ainsi que du lancement d’un concours pour primer les experts Marocains résidant à l’étranger. Le programme national de mobilisation de compétences des Marocains résidant à l’étranger a été adopté par le conseil de gouvernement en janvier 2021. Ce programme qui vise l’institutionnalisation de la mobilisation de ces compétences, permettra la mobilisation de 10.000 compétences et 500.000 investisseurs à l’horizon 2030, afin de renforcer leur contribution aux chantiers du développement du Royaume.

La facture énergétique s’est allégée de 28,8% au titre des deux premiers mois de l’année 2021, selon l’Office des changes.
Ce repli s’explique par la diminution des approvisionnements en gas-oils et fuel-oil (2,28 milliards de DH) qui est dû au recul des prix de 23,1% à 4.045DH/T, précise l’Office dans son bulletin sur les indicateurs des échanges extérieurs au titre de février 2021.
Il est également attribuable à la baisse de 19,6% des quantités importées qui sont passées de 1.136 mT à 913 mT à fin février, ajoute l’Office.
L’Agence marocaine de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques (AMSSNuR) a organisé, du 29 mars au 2 avril à Rabat, avec le soutien de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), un atelier national sur l’examen du projet de Plan national d’intervention en cas de Situations d’Urgence Nucléaire ou Radiologique (PNI-SUNR).
Toutes les parties prenantes nationales concernées par les situations d’urgence nucléaire et radiologique ont pris part à cet atelier, notamment le ministère de l’Intérieur, le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’Etranger, le ministère de l’Energie, des Mines et de l’Environnement, le ministère de la Santé et le Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN).
Cet atelier a connu également la participation des Forces Armées Royales (FAR), la Gendarmerie Royale, la Protection Civile et la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN).
M. Khammar Mrabit, DG d’AMSSNuR, a mis en exergue l’importance particulière que revêt cet atelier qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du conseil d’administration d’AMSSNuR le conduisant à apporter l’appui nécessaire et à assister l’Etat dans l’élaboration du PNI-SUNR).
Ce plan décrit, notamment, les responsabilités des intervenants, l’organisation et la coordination de la gestion des situations d’urgence et le système de communication et d’information et ce, conformément aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.
Cet atelier a porté sur l’examen du projet de plan au regard des Prescriptions générales de sûreté No. GSR Part 7 de l’AIEA qui constituera, dès sa publication, à la fois un document de référence pour se préparer à gérer un accident nucléaire ou radiologique et un guide d’aide à la prise de décision en situation d’urgence.
Ce document insistera, notamment, sur la réduction du risque par l’exploitant et sur les plans de secours visant à prévenir et à limiter les conséquences d’un accident et servira à informer le public.
Cet événement a été l’occasion de renforcer davantage les dispositions du projet du PNI-SUNR élaboré sur la base des retours d’expérience des exercices d’intervention d’urgence sur le terrain et de simulation (‘tabletop exercises’) réalisés depuis des dizaines d’années pour répondre aux différents types d’incidents ou aux accidents qui peuvent survenir dans une installation nucléaire, lors du transport de substances radioactives, dans l’exercice d’une activité nucléaire à finalité médicale, de recherche ou industrielle, en cas de dissémination volontaire ou involontaire de substances radioactives dans l’environnement ou à l’occasion de la découverte de sources radioactives orphelines.
AMSSNuR a procédé, dans le cadre de la mise œuvre de son plan d’action 2017-2021, à l’élaboration de deux projets de textes réglementaires portant sur la préparation et la conduite des interventions en cas de situations d’urgence nucléaire ou radiologique et sur le PNI.
Le modèle de développement durable adopté par le Maroc et sa stratégie énergétique ont été mis en avant dans le cadre du programme des Réunions printanières du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale.
Le développement durable est au cœur de la stratégie d’objectifs à long terme du Maroc, a indiqué le président du Policy Center for the New South (PCNS), Karim El Aynaoui, à l’occasion d’une conférence virtuelle organisée mardi autour du thème “Reprise économique: mettre le cap sur un avenir vert, résilient et inclusif”, dans le cadre de ce forum mondial qui a pris fin le 11 avril.
“Globalement, le monde n’a pas trop pris au sérieux le changement climatique et la transition énergétique mais cela est en train de changer”, a souligné M. El Aynaoui, notant que “la crise du coronavirus a, en quelque sorte, contribué à une plus grande prise de conscience”. “Le Maroc, par contre, a pris cette question très au sérieux. Il a beaucoup investi dans ce domaine et instauré un cadre d’incitation approprié pour que les investissements se fassent dans un cadre plus vert, en particulier dans l’énergie solaire et éolienne”, a-t-il dit. Le président du PCNS a rappelé à cet égard que le Maroc offre un cadre adapté à l’économie verte, étant très doté en termes de “vents et d’intensité lumineuse pour produire de l’énergie durable” de même qu’il est proche du grand marché européen, faisant savoir que le Royaume entend investir massivement dans les énergies solaires et éoliennes.
Interrogé sur l’importance d’investir pour juguler les changements climatiques au moment où le monde est aux prises avec une crise sans précédent, M. El Aynaoui a estimé qu’il est impératif désormais que la dimension écologique soit prise en compte dans tous les investissements et infrastructures. Relevant la nécessité de minimiser l’empreinte carbone de toute dépense budgétaire, il a noté l’importance de la taxe sur le carbone comme source de revenue dans le cadre d’une stratégie écologique, un volet où certains pays sont en avance sur d’autres.
Organisée dans le cadre des Réunions printanières du FMI et du Groupe de la Banque mondiale, cette rencontre a été marquée par la participation notamment de la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, de la secrétaire au Trésor américain, Janet Yellen et du président du Groupe de la Banque mondiale, David R. Malpass. Les Réunions printanières du FMI et du Groupe de la Banque mondiale réunissent chaque année des acteurs d’horizons divers, des dirigeants du secteur public et du secteur privé, des représentants d’organisations de la société civile, ainsi que des experts issus des milieux universitaires, et ce autour de sujets liés à l’économie mondiale, au développement international et au système financier mondial. Au cœur des débats figurent les défis du changement climatique, la dette et les inégalités, ainsi que les efforts déployés en vue d’assurer une reprise verte et inclusive.
Le système électrique au cours de la prochaine décennie sera basé sur les énergies propres et les énergies renouvelables, a indiqué le 12 avril à Rabat, le ministre de l’Énergie, des mines et de l’environnement, Aziz Rabbah.
La prochaine décennie sera la décennie du développement durable et des énergies renouvelables, a déclaré M. Rabbah, en réponse à une question orale du groupe justice et développement sur “le développement des énergies renouvelables”, lors de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des représentants, ajoutant que le Maroc a forgé une expérience exemplaire dans le domaine des énergies renouvelables.
La porte a été ouverte aux nouvelles énergies comme l’hydrogène, la mise en œuvre de la feuille de route 2021-2030 concernant les énergies propres basées sur le gaz et la feuille de route pour la bioénergie “Biomasse” 2021-2030, a-t-il souligné, précisant qu’aujourd’hui, sur Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, une feuille de route est en cours d’élaboration sur les énergies marines.
Le ministre a fait savoir, dans ce contexte, que son Département œuvre de concert avec le ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Économie verte et numérique et le ministère de l’Économie et des Finances et de la Réforme de l’administration pour l’intégration de l’énergie dans tous les secteurs sociaux et économiques stratégiques, faisant état à la conclusion d’un accord avec le ministère de l’Industrie sur les zones industrielles, pour le développement de la recherche scientifique et l’attractivité des investissements dans ces secteurs.
En réponse à une autre question orale sur “l’utilisation des énergies renouvelables dans les secteurs agricole et industriel”, du groupe Haraki, le ministre a confirmé que la demande d’énergies renouvelables dans le secteur agricole a dépassé les attentes, notant que 10% des exploitations l’utilisent.
Il a ajouté, par ailleurs, que le ministère avait reçu de multiples demandes d’établissements industriels pour utiliser les énergies renouvelables, soulignant à cet égard qu’un accord avait été signé avec le ministère de l’Industrie pour généraliser les énergies renouvelables dans toutes les zones industrielles.
Le Centre de formation en sciences et technologies nucléaires, destiné à promouvoir des compétences qualifiées dans l’utilisation pacifique et durable des techniques nucléaires, a lancé ses activités le 23 mars. Le lancement s’est déroulé à l’occasion d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Énergie, des mines et de l’environnement, Aziz Rabbah, au Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN) situé à Maâmora.
Ce centre vise à enrichir le capital humain national, à travers la formation professionnelle et la contribution à la formation académique, pour permettre aux autorités et organismes nationaux et aux opérateurs socio-économiques de disposer de compétences qualifiées dans l’utilisation pacifique des techniques nucléaires de manière sûre et durable.
Il a pour objectif aussi de renforcer les capacités régionales en Afrique dans le domaine des sciences et technologies nucléaires, dans le cadre des programmes de coopération internationale et régionale.
M. Rabbah a présidé le lancement des activités du CNESTEN, en sa qualité de centre collaborateur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), pour l’utilisation des techniques nucléaires en matière de gestion des ressources en eau, de protection de l’environnement et des applications industrielles.
Avec cette nouvelle distinction, le centre national de l’énergie devient le premier organisme au niveau africain ayant obtenu une reconnaissance de l’AIEA dans plus d’un domaine.
Dans une déclaration à la presse, M. Rabbah a souligné que l’ouverture du Centre de formation et la reconnaissance par l’AIEA du CNESTEN en tant que centre collaborateur dans plus d’un domaine, sont deux réalisations majeures, se félicitant de l’ouverture du centre sur la coopération internationale en offrant des formations à des chercheurs et des professionnels provenant de plusieurs pays de la région.
“Le Maroc avance à grand pas en termes d’applications nucléaires dans les domaines pacifiques”, s’est-il félicité, relevant que les applications nucléaires dans le Royaume couvrent de larges champs socioéconomiques tels que l’industrie, la Santé, le secteur alimentaire, l’agriculture, l’eau, la géologie et les mines.
“En revanche, pour ce qui est de l’électricité, le Maroc n’a pas besoin de l’électronucléaire, puisque nous avons d’autres potentialités énormes”, a-t-il tenu à préciser, citant notamment les ressources solaires, éoliennes et hydrauliques.
De son côté, le directeur général du Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires, Khalid El Mediouri, a expliqué que celui-ci “est reconnu en tant que centre d’excellence dans plusieurs thématiques par l’AIEA et par l’Accord africain de coopération dans le domaine nucléaire, qui regroupe une quarantaine de pays d’Afrique”. Il a évoqué à cet égard les domaines de la protection de l’environnement, la gestion des ressources en eau, les applications industrielles et ceux liés à la formation en matière de réacteurs de recherche.
Le centre de formation accueille de nombreux stagiaires, professionnels, étudiants et chercheurs, a fait savoir M. El Mediouri, indiquant que le CNESTEN offre, aux pays partenaires, des services d’expertise en matière de formation et d’analyse d’échantillons provenant des pays de la région.
A l’occasion de cette visite, il a présenté la vision stratégique du centre à l’horizon 2030 qui s’articule autour de quatre principaux objectifs. Il s’agit de l’élargissement des utilisations des sciences et techniques nucléaires dans les programmes sectoriels, l’enrichissement du capital humain national dans le domaine des sciences et technologies nucléaires, le renforcement du régime opérationnel de sûreté et sécurité nucléaires et radiologiques à l’échelle nationale et la consolidation du positionnement du CNESTEN à l’échelle régionale en sciences et technologies nucléaires, au service du rayonnement régional du Royaume.
Par ailleurs, M. Rabbah et la délégation qui l’accompagnait ont également visité des installations et des laboratoires du centre national.
Le CNESTEN assure annuellement la formation professionnelle de 200 cadres et techniciens pour le compte des opérateurs socioéconomiques utilisant les rayonnements ionisants. Dans le cadre de l’appui à la formation académique, le centre soutient les formations doctorales et une dizaine de Masters spécialisés dont deux par alternance avec des universités, ouverts à la coopération régionale.
A ce titre, cet établissement co-encadre annuellement les travaux d’une centaine de thèses et de projets de fin d’étude en cycle de master et ingénieur.
En matière d’appui à la région d’Afrique, le CNESTEN a assuré, au cours des dix dernières années, le déploiement de plus de 300 missions d’expertises techniques, l’organisation des cours de formation au profit de plus d’un millier de professionnels, ou encore l’accueil de plus de 600 stages individuels et séjours scientifiques, faisant du centre la première institution en termes d’actions de formation et d’expertise à l’échelle continentale.