La capitale économique fait l’objet d’importants projets d’infrastructures d’assainissement liquide dont celui relatif au renouvellement du réseau d’eaux usées et pluviales du boulevard Aïn Taoujtate, relevant de l’arrondissement d’Anfa (préfecture d’arrondissement de Casablanca-Anfa).

Ce projet, dont le coût est estimé à 600.000 DH, consiste à renouveler une conduite de 400 mm de diamètre et 245 m de longueur, avec la reprise de 20 branchements particuliers et 6 bouches d’égout.

A noter que Lydec a lancé cette année des projets structurants d’assainissement liquide dans le Grand Casablanca visant à renforcer les réseaux et les infrastructures de base dont le projet d’assainissement liquide au niveau de la zone Nord-Est à Sidi Moumen et Sidi Bernoussi.

Par ailleurs, l’entreprise mène actuellement des travaux pour l’évacuation des eaux pluviales à Hay Hassani dans le quartier « Ferrara » sur une superficie de 134 ha. Le projet consiste en la réalisation de deux conduites de collecte des eaux pluviales de 1600 et 800 mm de diamètre et de 467 et 233 m, respectivement.

L’Association des régions du Maroc (ARM) a tenu une réunion d’urgence à Rabat, consacrée à l’examen de la situation de sécheresse et de la pénurie des ressources en eau que connaissent les différentes régions du Royaume, en raison de la rareté des pluies cette année.

Cette réunion, tenue le 8 août, a été l’occasion pour les présidents des conseils régionaux de mesurer l’impact du stress hydrique sur le secteur agricole et l’élevage du bétail, tout en affirmant la nécessité d’assurer l’approvisionnement de la population en eau potable.

Compte tenu du caractère prioritaire de la question, ajoute le communiqué, la présidente de l’Association et les présidents des conseils régionaux ont salué les efforts déployés par le gouvernement, sous la sage conduite de SM le Roi Mohammed VI, pour trouver des solutions efficaces à la pénurie d’eau. Dans ce cadre, chaque conseil régional a mobilisé, en partenariat avec les départements concernés, un budget conséquent afin d’atténuer la crise actuelle aux niveaux régional, rural et urbain.

Cette rencontre a également été l’occasion d’échanger les points de vue et de proposer d’éventuelles solutions qui auront des incidences positives directes sur l’approvisionnement en eau de la population et du bétail. Les présidents des conseils régionaux se sont ainsi engagés à fédérer leurs efforts, dans un cadre de complémentarité et de solidarité entre les régions, tout en appelant à la coordination étroite avec le gouvernement pour trouver des solutions radicales et structurelles et prendre des mesures urgentes face à cette situation.

L’accent a été mis, dans ce cadre, sur la nécessité de simplifier les procédures administratives afin de concrétiser les projets hydriques dans les plus brefs délais, et d’associer les conseils des régions, aux côtés des départements gouvernementaux concernés, dans la recherche de solutions permettant de surmonter les conséquences de la sécheresse.

Il a été ainsi convenu de tenir une réunion avec le chef et les membres du gouvernement pour examiner plus en détail cette question ainsi que la démarche à suivre dans la mise en œuvre des mesures et des recommandations y afférentes.

Selon le rapport du World Resources Institute (WRI), le Maroc figure parmi les pays qui souffrent le plus du stress hydrique.

Sur un total de 164 pays, le Royaume se hisse à la 23e place du classement mondial, selon les données du rapport. Ainsi, le Maroc se situe dans la case des pays avec un taux de stress hydriques « élevé ».

Pour la région de l’Afrique du Nord, le Maroc (3,89 points) se positionne derrière la Libye, qui affiche un score total de 4,55 points, alors que l’Égypte vient en dernière position (3,07 points).

Selon l’organisation, les régions les plus affectées au Maroc  sont les zones les plus peuplées où l’agriculture est la plus développée. La région de Chaouia – Ouardigha est la plus menacée par les pénuries, avec un indice de 0,92 sur 1.  Le Grand Casablanca se trouve dans les régions les plus tendues, avec un indice de 0,78, juste devant les régions de Marrakech – Tensift – Al Haouz, Tanger – Tétouan et Taza – Al Hoceima – Taounate.

L’organisation affirme que « douze des dix-sept pays les plus touchés par le stress hydrique font partie de la région MENA, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Les réserves d’eau sont très faibles et une forte demande a poussé la région dans une situation extrême ».

Selon World Resources Institute, 82 % des eaux usées dans la région ne sont pas réutiliser. En exploitant ces eaux, la région pourrait combler, dans un certain niveau, ses besoins en ressources hydriques et résoudre les problèmes liés à l’eau sur la planète, préconise l’organisation pour palier à cette problématique.

Le Maroc a continué durant l’année 2022 sur sa lancée en matière de développement de l’hydrogène vert, communément appelée Power-to-X, ne cessant d’attirer les grands investisseurs, au point d’être considéré par les observateurs comme un nouvel eldorado pour celle-ci.

En effet, le Royaume est aujourd’hui l’un des pays les mieux positionnés dans la révolution de cette énergie verte, soit une technologie pour laquelle il pourrait offrir les coûts de production parmi les plus bas au monde.

D’ailleurs, le Maroc, qui jouit d’un potentiel « important » pour développer ce nouveau secteur de la transition énergétique, a été en 2022 à l’avant-garde du déploiement de capacités solaires et éoliennes à grande échelle et ses ambitions d’atteindre plus de la moitié de son mix énergétique en énergies renouvelables d’ici la fin de la décennie sont encore plus impressionnantes.

Et c’est le média italien « L’Opinione delle Liberta » qui le confirme haut et fort. « Doté d’une vision ambitieuse, pragmatique et tournée vers l’avenir, le Maroc est un modèle à suivre en matière de transition énergétique », écrit le média qui tient à rappeler que « grâce à sa stabilité politique et sociale, le Royaume connaît de grandes transformations dans plusieurs secteurs et mise plus que jamais sur l’hydrogène vert ».

Dans ce contexte, le Maroc a lancé le premier Cluster de l’Hydrogène Vert en Afrique «Cluster Green H2 », composé d’acteurs publics et privés, nationaux et internationaux dans l’optique de travailler sur l’ensemble des évolutions technologiques dans cette filière économique et industrielle très prometteuse, avec une ambition de devenir un acteur incontournable de l’exportation de l’hydrogène vert vers l’Europe à des coûts très compétitifs.

Il a été également question cette année, d’annoncer le développement d’un projet de stockage d’hydrogène lancé par HDF Energy et la Somas qui permettra le stockage de ce gaz dans les cavités de la mine de sel de Mohammedia ainsi que la conclusion d’un contrat entre TotalEnergies et le fabricant de denim espagnol Evlox, qui entend se renforcer sur le secteur industriel et commercial pour accompagner les entreprises dans leur transition énergétique au Maroc.

Aussi, Total Eren, filiale de TotalEnergies, a engagé 10,69 milliards de dollars, en l’occurrence 100 milliards DH dans la réalisation d’un projet de production d’hydrogène et d’ammoniac verts, à Guelmim-Oued Noun. Soit un projet qui sera à même de permettre au pays de décarboner certains secteurs majeurs de son économie dont le minier et le transport maritime, de créer une filière industrielle marocaine de l’énergie verte qui va générer des milliers d’emplois, directs ou indirects, non délocalisables et compétitifs, en plus de desservir l’Europe en énergies propres.

Placé par le World Energy Council Germany, comme l’un des cinq pays à plus fort potentiel pour la production et l’exportation de molécules vertes (ammoniac, méthanol, etc.), le Maroc pourrait capter jusqu’à 4% du marché mondial de l’hydrogène, soit près de 3 milliards de dollars, ce qui ne pourrait que renforcer l’essor de cette industrie montante.

Le Maroc ambitionne de devenir une “destination” pour les énergies renouvelables, écrit le prestigieux magazine Forbes, soulignant que le Royaume entend inspirer d’autres pays à assurer la transition des combustibles fossiles vers l’énergie renouvelable.

Dans un article signé Llewellyn King, le média américain indique que la région du Sahara marocain dispose “d’immenses terres et énormément de soleil, ce qui en fait un endroit attrayant pour installer des méga-centrales solaires, et c’est exactement ce que fait le Royaume du Maroc”.

A ces potentialités s’ajoutent des ressources éoliennes substantielles à l’intérieur du pays et sur les côtes, relève l’auteur de l’article, notant que le Maroc semble prêt à réaliser son ambition affichée pour non seulement satisfaire ses propres besoins, mais devenir aussi un exportateur régional vers l’Afrique du Nord et l’Europe.

Désormais, le Royaume dispose d’une capacité de production installée totale d’environ 11.000 MW, dont 4.030 MW d’énergies renouvelables, précise-t-il, ajoutant que 4.516 MW supplémentaires d’énergies renouvelables sont en construction ou prévus.

Citant la ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Leila Benali, le magazine américain fait remarquer que le Maroc pourrait exporter une plus grande partie de son électricité à partir des énergies renouvelables vers l’Espagne, le Portugal et même le Royaume-Uni, signalant qu’actuellement, il existe deux interconnexions électriques avec l’Europe et une troisième est envisagée.

“La capacité des interconnexions est de 1.400 MW et l’électricité circule dans les deux sens, en fonction des conditions de production et du marché en Europe et au Maroc”, relève encore l’auteur de l’article.

Et de relever qu’une fois complété, le complexe Noor Ouarzazate sera l’une des plus grandes installations de production d’énergie solaire au monde, couvrant plus de 6.000 acres (environ 2430 ha).

À l’heure actuelle, le complexe se compose de trois centrales électriques distinctes connues sous le nom de Noor I (160 MW), Noor II (200 MW) et Noor III (150 MW), précise le magazine, ajoutant qu’une quatrième centrale, Noor IV (72 MW), est prévue. “On peut s’attendre à d’autres grandes stations solaires ailleurs”, poursuit-il.

Le média américain relève que le gouvernement marocain s’est engagé à fournir l’électricité à 100 % de la population, contre 99,4 % aujourd’hui.

 L’Office national de l’Électricité et de l’Eau potable (ONEE) a été reconduit, à Dakar, membre du Comité de Direction de l’Association des Sociétés d’Électricité d’Afrique (ASEA) et ce, pour la deuxième fois consécutive.

“Abderrahim El Hafidi, Directeur Général de l’ONEE, a participé le 16 juillet à Dakar aux travaux du Comité de Direction et de l’Assemblée Générale de l’ASEA, organisation qui regroupe les principaux opérateurs et sociétés d’électricité en Afrique.

A cette occasion, le Maroc, à travers l’ONEE, a été reconduit, pour la deuxième fois consécutive, membre du Bureau du Comité de Direction, pour un nouveau mandat (2022-2025) et ce, en reconnaissance de son expertise dans le secteur électrique et ses réalisations en Afrique”.

M.El Hafidi a également participé le 17 juillet au 20ème Congrès de l’ASEA, tenu au Centre de Conférences Abdou Diouf. Le DG de l’ONEE, qui a modéré la table inaugurale de haut niveau, a saisi l’occasion pour présenter les derniers développements du modèle électrique marocain en mettant l’action sur les mutations profondes qui ont marqué le secteur à travers l’introduction massive des énergies renouvelables (EnR) dans le mix électrique, la réduction de l’indépendance vis-à-vis des énergies fossiles tout en répondant aux objectifs de protection de l’environnement.

Disposant d’un potentiel éolien et solaire important, d’un facteur de charge élevé surtout au sud du Maroc et en introduisant des technologies innovantes, le Maroc a pu atteindre un cout de production très compétitif permettant ainsi de mettre à la disposition de l’économie nationale une énergie verte à un prix abordable.

Le 20-ème Congrès de l’Association des Sociétés d’Électricité d’Afrique (Asea), tenu sous le thème «nécessité de service public et la performance des sociétés d’électricité», avec la participation du Maroc, a pris fin à Dakar, par une série de recommandations.

Tenu sous le haut patronage du Président de la République du Sénégal, Macky Sall, avec le soutien du ministère du Pétrole et des Énergies, et en collaboration avec la Société nationale d’électricité au Sénégal l(Senelec), le congrès a connu la présence de plus de 100 dirigeants et décideurs de sociétés d’électricité et d’énergie, des experts, des partenaires, des investisseurs, des chercheurs et des représentants de la société civile.

Le Maroc a été représenté à ce 20-ème Congrès, tenu au Centre international de conférence Abdou Diouf de Diamniado (CICAD), par Le Directeur Général de l’Office national de l’Électricité et de l’Eau potable (ONEE), M. Abderrahim El Hafidi, et le directeur des Participations, Partenariats Et Projets à l’ONEE, M. Khalil Lagtari.

La cérémonie d’ouverture officielle, présidée dimanche par la ministre du Pétrole et des Énergies du Sénégal, Aissatou Sophie Gladima, représentant le Chef de l’Etat sénégalais, président en exercice de l’Union africaine, Macky Sall, a été marquée par la remise officielle de la bannière de l’Asea au nouveau Président de l’Asea pour un mandat de 2022-2025, en la personne du Directeur général de la Senelec, Pape Mademba Biteye.

Elle avait été précédée par des réunions des Comités spécialités de l’ASEA et par la tenue de la 56-ème Assemblée générale ordinaire (14-16 juillet).

Les participants ont débattu lors de panels et sessions de quatre thématiques : “l’accélération de l’accès à l’électricité des populations des zones rurales et périurbaines”, “La digitalisation des entreprises d’électricité pour une meilleure qualité de service public aux clients”, “La promotion du partage des bonnes pratiques entre les acteurs du secteur de l’électricité” et “L’efficacité énergétique, levier pour améliorer la viabilité des sociétés d’électricité”.

M.Abderrahim El Hafidi a dans ce cadre participé le 16 juillet aux travaux du Comité de Direction et de l’Assemblée Générale de l’ASEA, organisation qui regroupe les principaux opérateurs et sociétés d’électricité en Afrique. L’Office national de l’Électricité et de l’Eau potable a été reconduit, membre du Comité de Direction de l’ASEA et ce, pour la deuxième fois consécutive.

Le DG de l’ONEE a également modéré la table inaugurale de haut niveau, et a saisi l’occasion pour présenter les derniers développements du modèle électrique marocain en mettant l’action sur les mutations profondes qui ont marqué le secteur à travers l’introduction massive des énergies renouvelables (EnR) dans le mix électrique, la réduction de l’indépendance vis-à-vis des énergies fossiles tout en répondant aux objectifs de protection de l’environnement.

Dans leurs recommandations dévoilées à la cérémonie de clôture du congrès, les participants ont notamment appelé à sensibiliser les décideurs et gouvernants africains pour l’accélération et le développement des marchés de l’électricité au niveau africain par la construction des corridors d’interconnexion et la réalisation progressive du marché unique d’électricité en Afrique, avec un réseau électrique africain intégré qui permettrait de réduire considérablement le coût sur le continent et d’accroitre la durabilité et la sécurité énergétique.

Les participants ont également recommandé de sensibiliser les décideurs et gouvernants africains sur la nécessité de mettre une place une politique africaine intégrant les questions des énergies renouvelables, du nucléaire, de l’éolien, offshore, et de l’hydrogène .

L’ASEA est une association Internationale non gouvernementale à but non lucratif constituée en 1970 pour une durée illimitée par les organismes, établissements et entreprises ou groupements professionnels de l’Industrie de l’Energie en Afrique.

L’Association compte, à fin 2021, 57 membres actifs, 25 membres affiliés, des membres associés et des membres observateurs.

Le Directeur Général de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE), M. Abderrahim El Hafidi, a reçu, le 25 juillet à Rabat, le ministre de l’Energie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures de la République de Guinée, M. Ibrahima Abé Sylla, accompagné de Mme Habiba Chakir Sylla, Consultante à l’Organisation de Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS).
Cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération entre le Royaume du Maroc et la République de Guinée, a été l’occasion d’échanger autour des opportunités et perspectives de coopération dans les domaines de l’électricité et de l’eau potable entre les deux pays.

Lors de cette réunion, M. El Hafidi a rappelé les projets de coopération menés avec succès par l’ONEE en Guinée dans les domaines de l’électricité, de l’eau potable et de l’assainissement liquide. De son côté, M. Ibrahima Abé Sylla, s’est réjoui de cette coopération maroco-guinéenne, la qualifiant de fructueuse tout en exprimant son souhait de renforcer davantage cette coopération aussi bien dans le domaine de l’électricité que celui de l’eau potable.

Ainsi, en matière d’eau potable, le Ministre Guinéen a sollicité l’ONEE pour l’accompagnement de la Société des Eaux de Guinée (SEG) au niveau de plusieurs volets dont la production de l’eau potable ainsi que les activités commerciales liées aux services de l’eau.

En ce qui concerne le domaine de l’électricité, M. Ibrahima Abé Sylla a appelé au renforcement de cette coopération à travers la réalisation par l’ONEE d’une étude de diagnostic global du système électrique de la République de Guinée dans un objectif de restructuration de Electricité de Guinée (EDG), société en charge d’assurer le service public d’électricité en Guinée.

A l’issue de cette réunion, il a été convenu de capitaliser les expériences réussies de l’ONEE pour le partage de son expérience et son savoir-faire et de solliciter les bailleurs de fond notamment la Banque Islamique de Développement (BID) et la Banque Africaine de Développement (BAD) pour soutenir les actions de coopération avec la Guinée aussi bien dans le domaine de l’eau que de l’électricité.

L’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN) a signé  à New Delhi, un mémorandum d’entente avec l’entreprise indienne de production d’électricité NTPC Limited.

Ce mémorandum, signé par le directeur des opérations au sein de MASEN, Rachid Bayed et le directeur général en chef de NTPC, Narinder Mohan Gupta en présence de l’ambassadeur du Maroc en Inde, M. Mohamed Maliki, vise principalement à renforcer les capacités dans le domaine des énergies renouvelables.

Le mémorandum paraphé en marge de la 17ème édition du “CII-Exim Bank Conclave sur le partenariat de Croissance Inde-Afrique” vise à mutualiser l’expérience et l’expertise de MASEN et de NTPC, notamment dans le domaine de la recherche et développement et à explorer les opportunités communes de développement de projets des énergies renouvelables en Afrique.

Créée en 2010, MASEN est chargé de piloter les énergies renouvelables au Maroc. A travers ses projets, l’Agence contribue à l’objectif national d’atteindre +52% de part d’énergie renouvelable dans le mix électrique marocain à l’horizon 2030.

A fin 2021, 4.109 MW sont en exploitation dans l’éolien, l’hydraulique et le solaire. Le Groupe MASEN place au cœur de sa stratégie la valorisation des ressources renouvelables, pour créer une force inépuisable de développement économique, social et environnemental pour le Maroc et au-delà.

Le président de l’Autorité Nationale de Régulation de l’Électricité (ANRE), M. Abdellatif Bardach a affirmé  à la Chambre des Représentants, que la feuille de route stratégique de l’Autorité pour la période 2021-2025 vise à contribuer à la sécurisation et à la stabilisation du système électrique national.

Cette feuille de route se penche sur la mise en place de vigilance en matière de sécurité et d’approvisionnement en électricité, notamment par l’approbation des programmes d’investissement, a indiqué M. Bardach lors de la présentation du rapport annuel de l’Autorité devant la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines et de l’environnement.

Elle entend également contribuer au développement d’un marché efficace de l’électricité, en tenant compte des règles établies pour un accès transparent et équitable, tout en établissant un système de tarification électrique pour l’accès aux réseaux valorisant les investissements et encourageant l’innovation conformément aux dispositions de la loi.

M.Bardach a relevé que la feuille de route vise à opérationnaliser l’action de l’autorité, en recrutant son équipe de travail, en créant des comités, en mettant en place un système d’information efficace et en renforçant sa présence sur le plan national et assurant son rayonnement aux niveaux régional et international.

La feuille de route stratégique de l’Autorité est conforme aux principes stratégiques énoncés dans le Nouveau Modèle de Développement.

“Le Royaume a fait face intelligemment à la problématique de l’énergie en diversifiant les sources d’importation de pétrole et de gaz, a fait observer M. Bardach, considérant que la facture énergétique reste toutefois lourde pour l’économie nationale en raison de son augmentation constante.

“Grâce aux alternatives modernistes et modernisatrices de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et à sa vision stratégique et proactive des transformations profondes et globales de la mondialisation, un ensemble d’initiatives et de stratégies ont été lancées visant à réaliser une transition énergétique d’une énergie fossile non renouvelable et polluante à une énergie propre avec des sources renouvelables”.

Cette transition est possible grâce aux potentialités énormes que recèle le Royaume en termes de la production de l’énergie propre à partir de sources solaires, éoliennes, hydrauliques et hydrogène, soulignant que la relance d’une économie énergétique productrice de richesses et d’emplois, le renforcement de son attractivité à travers, notamment, la garantie d’y accéder sans entraves ni discriminations injustifiées, contribuera à la promulgation d’un ensemble de lois instaurant et encadrant un marché libre des énergies renouvelables.

Après s’être arrêté sur le rôle principal de l’ANRE qui est d’assurer un cadre attractif, transparent et non discriminatoire pour le secteur de l’électricité, M. Bardach a rappelé que les dispositions de la loi relative à la régulation du secteur de l’électricité et à la création de l’autorité nationale en a fait un organe de gouvernance qui veille au bon fonctionnement du marché libre de l’électricité et contrôle l’accès des auto-producteurs au réseau électrique national de transport et de distribution d’électricité, et d’émettre un avis sur les projets de textes législatifs et réglementaires relatifs à ce secteur.