Le Comité Maghrébin de l’Électricité (COMELEC) a décidé, le 25 février à Tunis, le lancement des études pour la mise en place progressive d’un marché maghrébin d’électricité, qui entrera en fonction à l’horizon 2025.

Le marché maghrébin intégré d’échange d’électricité entrera en fonction à l’horizon 2025, a déclaré à la presse le président du Comité Maghrébin de l’Électricité (COMELEC) et président de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG), Moncef Harabi en marge de cette réunion annuelle à laquelle ont pris également part les directeurs généraux des offices et sociétés d’électricité au Maroc, en Algérie, en Libye et en Mauritanie.

Selon le responsable, il s’agit d’un marché de 100 millions d’habitants avec une capacité de production d’électricité d’environ 45 mille mégawatts.

Il a ajouté que ce marché permettra de fixer un tarif du transport de l’électricité d’un pays à l’autre, soulignant que le comité est actuellement en train d’étudier la possibilité de créer des centrales électriques communes.

Il a, à ce titre, mis l’accent sur la nécessité de renforcer le partenariat maghrébin dans ce secteur, rappelant que les pays maghrébins disposent chacun d’un plan solaire de production de l’électricité à partir des énergies renouvelables, notamment le Maroc, la Tunisie et l’Algérie, ajoutant que la Mauritanie vient de mettre en place un plan pour produire de l’électricité à partir de l’énergie éolienne d’une capacité de production de 100 mégawatts.

Il a fait remarquer que le COMELEC œuvre, depuis 46 ans, à mettre en place une infrastructure dans le secteur de l’électricité dans le Maghreb arabe, rappelant la création de plusieurs lignes de liaison électrique entre les pays de la région.

S’exprimant lors de cette réunion, le directeur général de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE), M. Abderrahim El Hafidi a mis l’accent sur la nécessité de procéder à une évaluation des activités, de la gouvernance et du fonctionnement du COMELEC depuis sa création il y a près d’un demi-siècle.

« Ce diagnostic permettra d’identifier et lever les contraintes pour la réalisation d’objectifs importants du COMELEC tel que la mise en place d’un marché maghrébin de l’électricité », a-t-il expliqué.

Lors de cette rencontre, les responsables maghrébins ont convenu de confier à une commission interne l’élaboration de termes de références pour réaliser ce diagnostic par un consultant externe à l’issue duquel une feuille de route sera élaborée pour la restructuration du COMELEC, la réforme de sa gouvernance et son repositionnement au niveau des organisations régionales et internationales.

Le Comité a de même examiné le bilan des activités des différentes commissions du COMELEC durant l’année 2019 et validé le planning des activités pour l’année 2020.

Crée en juin 1974 avec l’objectif de développer les activités dans le domaine de l’électricité au Maghreb et d’assurer l’échange régulier de données, le Comité Maghrébin de l’Électricité est un organe qui comprend l’ONEE, la STEG, la Société Nationale de l’Électricité et du Gaz Algérienne (SONELGAZ), la Société Nationale de l’Électricité de Libye (GECOL) et la Société Mauritanienne de l’Électricité (Somelec).

Le Directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et président de l’Association africaine de l’eau (AAE), Abderrahim El Hafidi, a présenté, le 22 février à Kampala, la capitale ougandaise, les réalisations ayant marqué la présidence marocaine de cette institution panafricaine qui occupe une place pivot dans l’échiquier du secteur de l’eau et de l’assainissement à l’échelle régionale et internationale.

Présidant les réunions du Comité de direction et de l’Assemblée générale ordinaire de l’AAE, qui ont coïncidé avec l’achèvement du mandat de l’ONEE à la tête de l’AAE, M. El Hafidi a mis en exergue le tournant décisif opéré lors de la présidence marocaine de cette prestigieuse Association, la repositionner en tant qu’organisation de référence pour l’amélioration des performances des opérateurs de l’eau dans le continent afin de leur permettre de garantir l’accès à l’eau potable et à l’assainissement à l’ensemble de la population africaine.

Durant la présidence marocaine, de grandes réformes ont été initiées pour améliorer la gouvernance et la gestion opérationnelle et financière de l’Association, mettre en place des programmes de renforcement des capacités innovants qui répondent aux besoins spécifiques des acteurs du secteur et consolider les synergies d’actions avec les parties prenantes pour une plus grande efficacité de l’AAE et un meilleur impact de ses actions.

Lors de ces réunions, tenues en présence des directeurs généraux des sociétés d’eau et d’assainissement en Afrique, M. El Hafidi a insisté sur l’importance de poursuivre ces réformes durant le mandat de la prochaine présidence qui sera assurée par « National Water and Sanitation Corporation » (NWSC) de l’Ouganda, afin que la dynamique installée pour faire progresser l’AAE, tout en s’alignant sur les meilleurs standards internationaux, puisse porter ses fruits et asseoir le leadership de l’AAE dans le secteur de l’eau potable et de l’assainissement en Afrique.

Outre l’évaluation des grandes avancées réalisées durant la période 2018-2020, les réunions statutaires de l’AAE ont également de définir les orientations stratégiques de l’Association pour le mandat 2020-2022.

Il a aussi été procédé à l’adoption du rapport d’activités et le bilan financier de l’AAE pour l’année 2019, du programme d’activité 2020, du budget 2020 et de la nouvelle composition du Comité de direction de l’Association pour le prochain mandat présidé par le directeur général de NWSC, Silver Mugisha.

A l’issue de ces réunions, M. El Hafidi, qui présidait l’AAE depuis février 2018, a félicité l’ensemble des participants pour le bilan positif des réalisations accomplies et a incité le nouveau comité de direction à se mobiliser pour le rayonnement de l’AAE à l’échelle africaine et internationale.

Six projets impliquant 08 universités et institutions de recherche marocaines, 07 entreprises marocaines et six entreprises espagnoles, ont été retenus dans le cadre du programme maroco-espagnol « Inno EspaMaroc Energy » destiné au financement de projets de recherche appliquée et d’innovation.

Les projets retenus seront financés à hauteur de 10 millions DH par projet (1/3 : Financement Marocain et 2/3 : Financement Espagnol) et visent comme objectif, le développement de produits, procédés et services innovants, dans le domaine des technologies vertes, à fort potentiel de commercialisation, indique l’Institut de Recherche en Énergie Solaire et Énergies Nouvelles (IRESEN).

A cet effet, une cérémonie de signature des conventions de financement de la première édition de l’Appel à Projets INNO ESPA MAROC ENERGY a eu lieu le 25 Février en marge de la 9e édition du salon SOLAIRE EXPO 2020 à la foire Internationale de Casablanca.

Vivo Energy Maroc, l’entreprise en charge de la commercialisation et de la distribution de carburants et lubrifiants de marque Shell au Maroc et de Gaz de Pétrole Liquéfié de marque Butagaz, a initié une nouvelle campagne de sensibilisation à la sécurité routière « CODEWAHED ». Le principe de CODEWAHED consiste à mobiliser les Marocains à signer un « pacte » afin de respecter le code de la route. Cette initiative avait touché en 2019 plus de 14 millions de Marocains, sensibilisés à travers un vaste dispositif sur le web, mais aussi dans les médias et en stations-service.

CODEWAHED bénéficie du soutien de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière (NARSA). L’objectif de CODEWAHED s’inscrit en droite ligne avec celui des pouvoirs publics de réduire le nombre d’accidents de 50% à horizon 2026 en luttant contre l’insécurité routière. 

« L’initiative CODEWAHED est née du constat qu’il y a malheureusement quasiment autant de codes de la route que d’usagers au Maroc. Toutefois, avec une approche de sensibilisation appropriée, nous montrons qu’un changement de comportement est possible et qu’un seul code de la route peut et doit être respecté par tous ! », a déclaré Mme Hind Mejjati Alami, Directrice de la Communication de Vivo Energy Maroc. 

« CODEWAHED par son approche innovante, correspond à une nouvelle manière de sensibiliser à la sécurité routière. Une façon qui comprend les usages d’aujourd’hui et invite à l’engagement à changer de comportement. Avec notre partenaire Vivo Energy Maroc, nous sommes très heureux d’apporter notre soutien à cette initiative d’intérêt général », a déclaré M. Benacer Boulaajoul, Directeur Général de l’Agence Nationale de la Sécurité Routière.

L’initiative CODEWAHED, relancée ce 18 février en marge de la journée nationale de la sécurité routière, s’inscrit dans la continuité d’une approche qui réside dans une sensibilisation active des Marocains, en les incitant à agir concrètement à travers le relais du hashtag #CODEWAHED. L’initiative appelle également tous ceux qui n’ont toujours pas rejoint le mouvement à signer le pacte digital, symbole d’un engagement au respect du code de la route.

Coup d’envoi de la première édition de « la Semaine Verte 2020 », à l’initiative de l’Association des Enseignants des Sciences de la Vie et de la Terre (AESVT-Maroc).

La première édition de « la Semaine Verte-2020 », un événement écologique de grande envergure, s’est tenue, du 24 février au 1er mars à Marrakech, à l’initiative de l’Association des Enseignants des Sciences de la Vie et de la Terre (AESVT-Maroc).

Ce rendez-vous mobilisateur, organisé en partenariat avec le département de l’Environnement et des Eaux et Forêts, et en coopération avec le ministère de l’Éducation nationale, vise à sensibiliser un large public autour d’un sujet d’importance nationale et capitale à savoir : la réalité des forêts, des espaces verts et des cultures alimentaires au Maroc.

Cette initiative a pour objectif de consolider la prise de conscience autour de la protection des plantes et des arbres, sources précieuses d’oxygène, et principale composante de la sécurité hydrique et alimentaire. Dans le cadre de cet événement écologique de portée nationale, il a été procédé au lancement d’une grande campagne de plantation et de reboisement dans plus de 25 villes à travers le Royaume.

La semaine verte dans sa première édition, deviendra une tradition annuelle, dans la perspective de la réalisation des Objectifs du Développement Durable (ODD). Cette campagne se fixe pour objectif principal de lutter contre les effets des changements climatiques et de mobiliser la société civile pour conserver les forêts et les espaces verts et mettre, ainsi, fin à leur dégradation.

Environnement reboisement enfants carbon émissions CO2

Une session de formation sur l’importance du reboisement et les techniques de plantation, a été organisée, le 21 février à Essaouira, au profit des coordinateurs et coordinatrices des Clubs écologiques au sein des établissements scolaires relevant de la province.

Initiée par l’Association des Enseignants des Sciences de la Vie et de la Terre (AESVT-section d’Essaouira), en partenariat avec la Direction provinciale du ministère de l’Éducation nationale, la Direction provinciale des Eaux et Forêts et de la Lutte contre la Désertification et l’Association de Développement de la Coopération scolaire (section d’Essaouira), cette session s’inscrit dans le cadre des efforts menés pour la protection de l’environnement et la réalisation du développement durable.

Elle intervient aussi dans le sillage du programme concocté à l’occasion de la célébration de la « Semaine Verte 2020 », prévue du 24 février au 1er mars prochain dans 25 villes marocaines.

Avec deux keynotes et trois panels regroupant un nombre important de responsables et d’experts du secteur énergétique, la 4 e édition des Matinées de l’Industrie, organisée le 18 février 2020 à Casablanca autour du thème «Quelle énergie pour l’industrie marocaine ?», a tenu toutes ses promesses.

L’événement a suscité l’intérêt de plus de 700 professionnels, institutionnels et l’intervention de plus de 25 experts nationaux et internationaux des mondes de l’industrie et de l’énergie qui ont répondu présent pour débattre des enjeux de l’énergie dans l’industrie. Lors du premier panel, les thématiques abordées sont Le mix-énergétique pour l’industrie marocaine et la place de l’énergie renouvelable, le pétrole, le gaz et l’hydrogène ; ainsi que la législation marocaine : la loi 13-09 et la loi sur l’autoproduction.

A ce sujet, M. Mohamed Bernanou, Conseiller du ministre auprès du ministère de l’Énergie, des Mines et de l’Environnement a souligné que « les problématiques majeures des stratégies énergétiques nationales sont, la question de la sécurité énergétique, celle de la compétitivité et celle des coûts de production. Ce sont éléments qui vont guider l’élaboration d’une stratégie énergétique nationale. L’objectif d’une telle stratégie est de faire travailler les différentes sources d’énergie de manière complémentaire et non concurrentielle. »

Quant à M. Abdellatif Bardach, Président de l’Autorité Nationale de Régulation de l’Électricité (ANRE), il a soulevé l’importance du secteur industriel dans la demande énergétique. « Les priorités de notre approche est de créer une symbiose entre les différents intervenant du secteur pour atteindre les objectifs fixés par Sa Majesté Le Roi Mohammed  VI ».

De son côté, M. Rachid Idrissi Kaitouni, Président de la Fédération de l’énergie, soutient de son côté que « les deux facteurs énergétiques Les deux facteurs énergétiques importants pour que l’industrie marocaine développe son marché national au détriment de l’importation et augmenter les volumes exportés sont :

  • Avoir l’accès à une énergie compétitive ;
  • Utiliser une énergie propre et décarbonée pour répondre aux contraintes imposées par les différentes législations sur le plan environnemental et aussi répondre à un marché de plus en plus sensible aux enjeux du réchauffement climatique et au développement durable.

Selon M. Idrissi Kaitouni, le mix énergétique qui répond à ces deux défis est celui présenté lors de la stratégie énergétique en 2009 devant Sa Majesté le Roi et qui repose sur deux piliers à savoir  le renouvelable (Éolien, solaire et hydraulique) pour la production de l’électricité avec un objectif de 52% de la puissance installée en 2030 ; et le gaz naturel, compte tenu de sa complémentarité avec le renouvelable et de sa faible émission en carbone comparé au charbon.

Pour sa part, M. Badis Derraji, Directeur Général Régional ACWA Power, indique que « Il y a dix ans tout le monde avait des doutes sur la viabilité et la compétitivité des énergies renouvelable. Aujourd’hui, je suis fasciné par le bon fait par la technologie pour réduire les coûts et augmenter l’efficacité de ses sources alternatives ».

Philippe Miquel, Président Directeur Général d’Engie Services, affirme pour sa part que « le monde de l’énergie décentralisée est celui de demain. Mais il est important de ne pas opposer les solutions énergétiques les unes aux autres mais plutôt œuvrer à leur complémentarité en vue de maintenir la compétitivité de l’industrie marocaine sur le marché mondial. »

Lien Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=itkehzd09zQ

Allocution du Directeur Général de l’Institut de Recherche en Energie Solaire et Energies Nouvelles (IRESEN), M. Badr Ikken, lors de la cérémonie de signature des conventions de financement de la première édition de l’Appel à Projets « Inno EspaMaroc Energy ».

Les projets retenus dans le cadre du programme d’innovation en matière d’énergie (INNO-ESPAMAROC ENERGY) témoignent de l’intérêt qu’accordent le Maroc et l’Espagne à la recherche scientifique, a indiqué le 25 février à Rabat, le ministre de l’Énergie, des mines et de l’environnement, Aziz Rabbah.

S’exprimant lors de la cérémonie de signature des conventions de financement de la première édition de l’appel à projets « INNO ESPA MAROC ENERGY », M. Rabbah a souligné que cette initiative illustre l’ampleur de la coopération stratégique entre le Maroc et l’Espagne et entre l’Afrique et l’Europe, dans divers domaines d’action tels que l’énergie, l’innovation, la technologie et la recherche scientifique, saluant à cet effet, la contribution de l’élite marocaine ayant permis la concrétisation de ce programme.

« La dynamique que connaissent les deux Royaumes permet la mise en place de joint-ventures de coopération innovantes », a relevé le ministre, soulignant l’évolution « fulgurante » de la technologie énergétique, d’où l’importance de mettre en place une recherche « pragmatique ».

A cet égard, M. Rabbah a mis en exergue l’importance de la plate-forme de recherche marocaine, en mesure de coopérer avec celle espagnole, mettant en avant le développement remarquable qu’a connu le Maroc ces dernières années dans plusieurs domaines d’action.

Pour sa part, le directeur de l’Institut de Recherche en Énergie Solaire et Énergies Nouvelles (IRESEN), Badr Ikken, a noté que ce deuxième appel à projet a pour objectif de financer des projets de recherche appliquée et d’innovation, permettant ainsi la mise en place de produits pouvant être commercialisés aussi bien sur le marché marocain qu’international.

Cet appel à projet d’une enveloppe budgétaire de 43.5 millions de dirhams, connaît la participation de plusieurs universités, centres de recherche, partenaires sociaux-économiques et entreprises marocaines et espagnoles.

« Les thématiques de ce programme sont d’une importance fondamentale, dans un contexte de très forte émergence des énergies renouvelables », a-t-il dit, expliquant à cet égard qu’il s’agit de sujets relatifs aux stockages énergétique, électrothermique et hydraulique, de même que des projets en relation avec les réseaux intelligents et les applications des énergies renouvelables dans le secteur agricole.
M. Ikken a qualifié cette expérience de « très positive », révélant l’ambition du Maroc de renouveler l’expérience avec des partenaires d’autres pays.

« Ces initiatives constituent un effet de levier pour le Royaume », a noté le directeur de l’IRESEN, indiquant à cet effet que le Maroc procède par le biais d’expériences semblables à promouvoir le codéveloppement, tout en consolidant ses relations bilatérales.

Ainsi, l’IRESEN poursuit sa dynamique d’accompagnement de la stratégie énergétique nationale en partenariat avec le Centre de Développement Technologique Industriel de l’Espagne en lançant le programme conjoint de soutien à la recherche appliquée et l’innovation : « INNO-ESPAMAROC ENERGY », à travers le financement conjoint de projets collaboratifs, portés par les universités, institutions de recherche, entreprises et industries marocaines et espagnoles.

Cet appel à projets a été destiné aux universités, écoles et centres de recherche ainsi qu’aux entreprises marocaines et espagnoles souhaitant développer des solutions innovantes dans les domaines des énergies renouvelables et de leur intégration dans le réseau électrique, de l’efficacité énergétique, du nexus Eau/Énergie/Agriculture, des bâtiments verts, de la mobilité durable, du stockage de l’énergie, des réseaux intelligents et des villes de demain.

Les investissements réalisés dans le domaine de l’exploration gazière ont totalisé 30 milliards DH depuis la promulgation de la loi sur les hydrocarbures en 2000, a indiqué le ministre de l’Énergie, des mines et de l’environnement, Aziz Rabbah.

Selon des données fournies par M. Rabbah qui répondait à une question orale sur « la prospection du gaz naturel » présentée par le groupe socialiste à la Chambre des conseillers, un total de 26 milliards d’investissements ont été engagés dans la recherche et la prospection, alors que le gisement de Tendrara a nécessité, à lui seul, des investissements de trois milliards de DH.

« En dépit des investissements colossaux, les opérations de prospection peuvent ne pas aboutir à la découverte de réserves de gaz naturel », a-t-il relevé, soulignant dans ce contexte que les découvertes de réserves demeurent « limitées ».

Le ministre a fait observer qu’il existe des entreprises qui ont investi jusqu’à 3 milliards de DH avant de mettre fin aux travaux d’exploration en raison du manque de gaz ou la recherche d’opportunités dans d’autres pays, dès lors qu’elles préfèrent investir dans des gisements disposant d’un plus grand potentiel.

Le Maroc dispose de trois sites de gaz naturel, à savoir les sites du Gharb, de Meskala à Essaouira et de Tendrara aux alentours de Figuig, a rappelé M. Rebbah, tout en précisant que pour le gisement de Tendrara, un accord préliminaire a été signé pour un investissement de 3.5 MMDH prévoyant le lancement de l’exploitation en 2020.

Ce gisement devrait à terme, selon l’accord obtenu, assurer en cas du forage de nouveaux puits entre 30% et 40%, voire 50% des besoins du Royaume en électricité. Il a également rappelé à cet égard que l’État a droit à 25% des recettes du gaz à travers l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM).