Le Groupe de travail maroco-russe chargé de la mise en œuvre du mémorandum d’entente sur la coopération dans le domaine énergétique conclu en mars dernier lors de la visite effectuée en Russie par SM le Roi Mohammed VI, a tenu mardi 19 juillet à Moscou sa première réunion.

Lors de cette réunion, le vice-ministre russe de l’énergie, Kirill Molodtsov a réitéré l’intérêt des sociétés russes d’investir au Maroc, notamment en matière de production de l’électricité, du gaz naturel, des énergies renouvelables ou encore la prospection d’hydrocarbures.
De son côté, le secrétaire général du ministère de l’énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement, Abderahim El Hafidi, qui a co-présidé cette réunion avec M. Molodtsov, a évoqué les grands axes et objectifs de la nouvelle stratégie énergétique marocaine, notamment dans le domaine des énergies renouvelables.
Une stratégie qui s’inscrit dans le cadre des Hautes Orientations Royales et dévoilée lors la dernière conférence internationale sur les changements climatiques à Paris (COP 21), a-t-il rappelé, indiquant que cela vise essentiellement à accroître la part des énergies renouvelables à hauteur de 52 pc dans la production électrique pour atteindre 10.000 Mégawatts d’ici à 2030.
M. El Hafidi a également fait savoir qu’il a passé en revue les réformes législatives dans le domaine énergétique, soulignant que le Maroc offre d’immenses opportunités d’investissement évaluées à 40 milliards de dollars dont plus de 30 milliards de dollars dans le secteur des énergies renouvelables.
Il a aussi mis en avant l’envergure du projet de réalisation d’un terminal de gaz naturel liquéfié qui nécessite un investissement d’environ 4, 6 milliards de dollars.
Lors de cette visite à Moscou, la délégation marocaine composée de responsables d’établissements publics et d’entrepreneurs, notamment le président de la Fédération de l’énergie, aura des entretiens avec des opérateurs russes et effectuera des visites dans des centrales près de la capitale russe.
Le groupe de travail maroco-russe chargé de la mise en œuvre du mémorandum d’entente sur la coopération dans le domaine énergétique, définira également, à cette occasion, le programme d’action pour les deux années à venir.