L’expertise du Maroc dans le domaine des énergies renouvelables pourrait constituer un axe potentiel de la coopération avec les partenaires africains qui souhaitent bénéficier de cette expertise, a affirmé, le 5 décembre à Diamniadio (près de Dakar), M. Said Moufti, directeur de recherche et coordinateur de programme d’études « relations extérieures du Maroc » à l’Institut Royal des Etudes Stratégiques (IRES).
« L’expertise que le Maroc est en train d’acquérir dans le domaine des énergies renouvelables, notamment le solaire, pourrait constituer un axe potentiel de la coopération avec les partenaires africains qui souhaitent bénéficier de cette expertise », a-t-il dit, lors de son intervention dans un panel tenu dans le cadre de la 3è édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, sous le thème « répondre aux menaces environnementales et humanitaires : quelles politiques ? ».
« Le Royaume, qui attache une grande importance au renforcement de ses liens de coopération avec les partenaires africains, est activement engagé en faveur du développement de l’Afrique, comme en témoigne sa contribution à la mise en œuvre de projets d’électrification du monde rural au profit des pays partenaires de notre continent, de renforcement des capacités dans le domaine agricole et sanitaire et l’accompagnement des partenaires en matière de mise en place de projets de développement socio-économique, en s’appuyant sur l’expérience de l’Initiative natioale du développement humain », a-t-il dit.
Le Maroc a également mis en place une politique migratoire à visage humain qui a permis la régularisation de la situation de plus de 16.000 émigrés subsahariens, a-t-il noté.
Rappelant que la tenue au Maroc du Sommet Africain de l’Action, en mage de la COP22 à Marrakech en novembre 2016, avait pour objectif de permettre au continent de s’exprimer dans une seule voix pour harmoniser ses politiques de lutte contre le changement climatique et renforcer son pouvoir de négociation en termes d’exigence de justice climatique et de mobilisation de moyens de financement nécessaires, il a indiqué qu’au-delà de la coopération au développement, le partenariat du Maroc avec l’Afrique pourrait s’appuyer sur la multiplication des joint-ventures entre entreprises marocaines et africaines.