Le Centre de compétences en changement climatique (4C-Maroc) a tenu, le 6 février à Rabat, la première réunion de son Conseil d’administration qui a nommé Mohamed Nbou, directeur des changements climatiques, de la diversité biologique et de l’économie verte au sein du ministère délégué chargé de l’Environnement, au poste de directeur du 4C Maroc. Cette réunion, tenue sous la présidence de la ministre déléguée chargée de l’Environnement, Hakima El Haite, a été consacrée à l’adoption du règlement intérieur et à la finalisation du schéma organisationnel et institutionnel du 4C Maroc, ainsi qu’à la discussion du programme d’activité 2017 du Centre.
Le Centre 4C Maroc, institué en tant que groupement d’intérêt public (GIP), est une plateforme de développement des compétences nationales en matière d’adaptation au changement climatique et d’atténuation des émissions des Gaz à effet de serre et d’appui à l’amélioration de la recherche et de la gestion des connaissances dans ces domaines sur le plan national et régional.
S’exprimant à cette occasion, Mme. El Haite a indiqué que 4C Maroc est un Centre d’excellence climatique créé par le ministère de l’Environnement avec l’appui de la coopération technique allemande, regroupant tous les acteurs du gouvernement ainsi que quatre collèges relevant de la société civile, du secteur privé et semi-publique, de l’Administration publique et des collectivités territoriales et aussi du monde de recherche et d’expertise.
« L’objectif de ce Centre est de mutualiser l’expertise existante au Maroc pour la déployer vers les pays africains, dans le cadre du rôle de leadership qui échoit au Maroc en matière de lutte contre les effets des changements climatiques en Afrique », a-t-elle relevé. « SM le Roi Mohammed VI a donné une dimension africaine à ce Centre », a-t-elle souligné, citant le discours prononcé par Sa Majesté le Roi à l’ouverture du « Sommet Africain de l’Action », tenu à Marrakech en marge de la COP 22, où le Souverain a déclaré que « le Maroc animera un réseau africain d’expertise climatique, à partir du Centre de Compétences en Changements Climatiques installé au Maroc ».
« Cette dimension sera traduite à travers l’accompagnement des pays les plus vulnérables, en particulier les pays africains pour mettre en place leurs plans d’adaptation et aussi leurs contributions », a-t-elle poursuivi, notant qu’il s’agit d’un centre à vocation de devenir un centre d’excellence sur le plan africain.
Ce Centre est déjà sollicité pour accompagner de nombreux pays dans la préparation des documents, des business plans, et la négociation avec le Fond vert pour le climat. De son côté, M. Nbou a souligné que les missions du 4C s’articulent autour de quatre axes phares, à savoir, le renforcement des capacités des acteurs nationaux en matière de CC, la capitalisation de l’information, la connaissance et le savoir-faire en matière de vulnérabilité, d’adaptation, d’atténuation et de finance liés aux changements climatiques, le développement des outils pour faciliter la prise de décision en la matière, et la contribution à l’effort mondial en assurant le partage d’expérience, la veille et le réseautage par rapport au CC.
« Les actions de ce Centre permettront de soutenir les NDC au Maroc, à travers l’appui à la préparation des contributions déterminées au niveau national, la mobilisation d’une expertise technique nationale et internationale, et la préparation du plan national d’adaptation ». Ce centre se veut une plateforme intégrée des compétences et des acteurs, chargée de concevoir, mettre en œuvre, évaluer et promouvoir les politiques liées au CC et de réalisation notamment des NDCs et aussi un Centre de compétence et d’assistance technique de référence pour les CC en Afrique. Conscient des effets des CC sur son territoire et des enjeux au niveau international, le Maroc est engagé depuis longtemps sur la scène mondiale des négociations climatiques et a publié en mars 2014 sa politique de changement climatique «  qui prévoit la création d’un Centre de Compétence en Changement Climatique pour se donner les moyens nécessaires de répondre au niveau national et international aux exigences de la gestion du CC.