Des experts, spécialistes et universitaires nationaux et internationaux concernés par la question de la mobilité urbaine au Maroc ont plaidé, le 25 septembre à Marrakech, pour le développement d’une mobilité urbaine durable à bas carbone au Maroc.

Lors du forum « Green Mobility Forum » organisé par l’Institut de Recherche en Energie Solaire et Energies Nouvelles (IRESEN), FAAR Industry, l’Agence Marocaine pour l’Efficacité Energétique (AMEE) et la Moroccan Foundation for Advanced Science, Innovation and Reserarch (MASCIR), sous le thème « Les nouvelles technologies de la mobilité urbaine », ces acteurs ont souligné l’importance de développer une mobilité verte à base d’énergies renouvelables et des solutions innovantes et durables à même de permettre de redonner à la ville sa qualité d’air.

Intervenant à cette occasion, le directeur général de l’IRESEN, M. Badr Ikken, a fait savoir que ce forum offre une réelle opportunité pour tous les intervenants de traiter les différents sujets technologiques et socio-économiques dédiés à la mobilité verte et qui mèneront vers des villes marocaines plus propres et respectueuses de l’environnement.

Dans une présentation sur les chiffres actuels et les nouvelles technologies de la mobilité urbaine, M. Ikken a constaté un développement de plus en plus important de la mobilité électrique au niveau international, notant, à cet effet, que le parc de voitures électriques a dépassé les 3 millions en 2017.

Dans ce cadre, il a indiqué les 10 principaux pays leaders en matière d’adoption de véhicules électriques ont mis en place une série de réglementations visant à promouvoir l’adoption des voitures électriques, ajoutant que le véhicule électrique offre un large spectre d’avantages, notamment en matière de consommation et de préservation de l’environnement.

Pour sa part, le directeur général de l’AMEE, M. Said Mouline, a relevé l’importance de la mobilité durable au Maroc dans un contexte où l’efficacité énergétique touche différents secteurs, notamment l’industrie, le transport, le bâtiment, l’éclairage et l’agriculture.

Dans cette optique, il a appelé à revoir la mobilité verte dans sa globalité, notamment en matière du transport en commun dans les villes et avoir une infrastructure convenable pour favoriser l’usage des véhicules électriques.

De son côté, le représentant de l’Agence allemande pour la coopération internationale (GIZ) et Conseiller technique principal du projet d’appui à la politique énergétique du Maroc (PAPEM), M. Gunnar Lorenz, a mis en exergue les axes du projet « Feuille de route pour une mobilité durable au Maroc », réalisé sous la tutelle du ministère de l’Equipment, du transport, de la logistique et de l’eau et soutenu par la GIZ, et qui vise à faire évoluer une vision partagée afin de rendre le transport un vrai contributeur au développement durable.

A ce titre, il a précisé que le projet invite tous les acteurs de la mobilité à participer et à identifier ensemble les priorités et opportunités pour une mobilité durable, performante sur le plan économique, énergétique, environnemental et social, notant que « le moment est venu pour réfléchir sur les prochaines étapes » permettant de faire avancer la mise en œuvre de ce projet.

Lors de ce forum, des décideurs, chercheurs, investisseurs et élus ont débattu les meilleures innovations, services et orientations politiques pour l’avenir du secteur de la mobilité, en vue de faire de la mobilité durable un outil de base pour répondre aux besoins croissants du Maroc en termes de transport vert, d’accélérer la croissance du secteur et capitaliser sur ses possibilités économiques.

Cette journée interactive s’est articulée autour de cinq piliers principaux à savoir « Visions stratégiques du gouvernement Marocain pour le développement de la mobilité durable », « Défis et ambitions au Maroc vus par les professionnels », « La Recherche et développement au service de la mobilité durable » et « Les technologies au service de la mobilité : Solutions, témoignages et expériences vécues ».