La production nationale de l’énergie électrique s’est consolidée de 6,4% à fin août 2018, après une hausse de 2,9% une année auparavant, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’Économie et des finances.

Cette progression s’explique par l’accroissement de la production privée de 5,8% (après -1,1%), de celle des projets développés dans le cadre de la loi 13-09 relative aux énergies renouvelables de 63,9% (après +14,2%) et de celle de l’ONEE de 4,2%, dont la plus grande partie est attribuable au bon comportement de la production d’origine hydraulique (+19,4%), explique la DEPF dans sa dernière note de conjoncture.
Quant à la consommation de l’énergie électrique, elle s’est repliée au terme des huit premiers mois de 2018 de 2,6%, après une hausse de 4,3% une année plus tôt, relève la DEPF qui explique cette baisse par un recul des ventes de l’énergie de très haute, haute et moyenne tension de 3,5% (après +4,5%), conjointement à une quasi-stagnation de celles de basse tension (+0,2% après +3,3%).
Suite à cette évolution, le solde des échanges de l’énergie électrique avec l’Algérie et l’Espagne a diminué de 33,6% à fin août 2018, résultant du recul de 32,2% du volume de l’énergie importée et de la hausse de 27,1% des exportations et ce, compte-tenu d’une quasi-stagnation de l’énergie nette appelée (-0,3%, après +4,8% il y a une année).