Résultats de l’étude pour l’élaboration de la stratégie nationale pour la valorisation énergétique de la biomasse

Le ministère de l’Énergie, des mines et du développement durable a organisé, le 27 février à Rabat, un atelier pour présenter les résultats d’une étude réalisée en prélude de l’élaboration de la stratégie nationale pour la valorisation énergétique de la biomasse.
L’étude repose sur une évaluation de la ressource biomasse avec une analyse des flux de matières issues de la gestion des déchets, de l’agriculture et de la sylviculture ainsi que les études menées dans ce domaine afin d’apprécier les potentiels théoriques, techniques et économiques de la valorisation énergétique de la biomasse, a indiqué le ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable, M. Aziz Rabbah.

Selon les conclusions de l’étude, le Maroc présente un total en énergie primaire estimé à 11,5 millions de mégawatt heures par an (MWh/a), répartis sur trois secteurs clés à savoir les déchets verts, l’agriculture, la foresterie et les eaux usées. Concrètement, 6,6 Millions de MWh/a du potentiel technique national est issu du secteur agricole, 1,7 M MWh/a proviennent du secteur forestier, 3 M MWh/a du secteur des déchets, tandis que 0,2 M MWh/a peuvent être générés à partir du secteur des eaux usées.

Dans le détail, les matières fermentescibles à l’image de l’élevage bovin, l’aviculture et les cultures sous serres représentent 12 M MHh/a t/a (tonnes par an), alors que les matières ligneuses comme l’arboriculture, les déchets verts, les boues et l’incinération sont évalués à 1,4 millions t/a.
En ce qui concerne la répartition de cette ressource au niveau national, la région Fès-Meknès s’accapare 1,8 M MWh/a, suivie par les régions de Rabat-Salé-Kénitra, Marrakech-Safi, Casablanca-Settat avec 1,3 M MWh/a chacune, tandis que la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima regorge de 1,2 MWh/a.

Pour le directeur général de l’Agence Marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE), M. Said Mouline, la valorisation énergétique de la biomasse offre, en plus de limiter la déforestation, la particularité de préserver un environnement propre et de contribuer à la création d’emplois.
A cet effet, l’étude avance que l’installation et la fabrication des projets de biomasse pourraient à long terme générer de 7.600 à 10.310 emplois dans les chaines d’approvisionnement en biomasse et favoriser la réduction de 6,2 à 8,5 millions de tonnes de CO2 d’émissions de gaz à effet de serre (GES).