L’ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès des Nations-Unies, Omar Hilale, a exposé le choix du Maroc, sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI, pour les énergies nouvelles et renouvelables, dans un article publié par la Fondation Dag Hammarskjöld et le Bureau des Nations-Unies du Fonds d’affectation spéciale multipartite.
Dans cette analyse intitulée “Le financement de l’action climat et la transition énergétique durant la crise COVID-19”, M. Hilale met en exergue l’expérience du Maroc en matière de transition énergétique et la politique du Royaume de s’orienter vers la finance verte et les énergies renouvelables. “Il s’agit d’un choix stratégique pertinent qui trouve toute sa place dans la conjoncture difficile que traverse le monde aujourd’hui”, soutient-il.
L’ambassadeur ajoute que le Maroc donne l’exemple d’un pays soucieux d’assurer sa propre sécurité énergétique, tout en respectant ses engagements en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Le Royaume a porté, en effet, à 42% la part des énergies propres dans le mix électrique d’ici à 2021, une part qui devra s’élever à 52% d’ici l’horizon 2030.
L’article met en outre la lumière sur les enjeux de la finance verte dans le contexte de la crise sanitaire et les opportunités qui s’offrent aux pays en développement, particulièrement en Afrique en matière de transition énergétique.
Il avertit qu’en vue d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050, il faudra préserver la biodiversité et s’engager dans une décroissance énergétique mondiale. Tels sont les engagements pris par la communauté internationale dans l’Accord de Paris en 2015 et en perspective du Sommet des Chef d’États et de gouvernement sur la biodiversité en 2020.
Dans le contexte de l’actuelle conjoncture économique difficile, “plusieurs pays en développement demandent l’appui des institutions financières internationales. Le redressement de leurs économies dépendra en grande partie de leur capacité, avec l’appui des pays partenaires, à valoriser le capital humain local et à trouver des moyens de puiser dans les ressources renouvelables, consacrant ainsi le principe de la résilience, la durabilité et la proximité géographique. L’aide au développement sera cruciale pour les pays en Afrique, et l’acheminement des flux financiers vers des secteurs vitaux et spécifiques pour le développement local sera plus que jamais indispensable”, soutient M. Hilale.
Il conclut que le monde de demain sera différent de celui qu’on a connu avant sur tellement d’aspects. La crise du COVID-19 est à la fois éprouvante et utile pour que la communauté internationale puisse dégager les bonnes leçons: promouvoir davantage la finance verte, investir dans une transition industrielle et dans des modes de production et de consommation durables et relancer la machine économique en créant des emplois à l’épreuve du climat qui constitue à terme, la plus grande menace planétaire du 21e siècle.
Cette importante publication sera présentée à l’ONU, le 17 septembre, lors d’une cérémonie organisée par la Fondation Dag Hammarskjöld avec l’appui de la Mission du Maroc auprès de l’ONU et sera marquée par la présence de plusieurs représentants permanents et personnalités onusiennes. Elle coïncide notamment avec le lancement des travaux de la 75ème session de l’Assemblée générale de l’ONU, les préparatifs du Sommet sur la biodiversité et le dialogue de Haut niveau sur le financement pour le développement à l’ère post COVID-19.
Le rapport intégral de la Fondation Dag Hammarskjöld, publié sous le thème “The United Nations development System: Time to Walk the Talk’’, comprend une sélection d’articles de plusieurs éminentes personnalités internationales, disponible sur le site de la Fondation : www.daghammarskjold.se