L’entrepreneuriat vert, catalyseur d’employabilité et de développement socio-économique au Maroc, attire de plus en plus des jeunes soucieux de l’empreinte écologique à la faveur d’une panoplie de mécanismes de soutien financier et technique au profit de cette catégorie.
Les programmes qui se portent au chevet des entrepreneurs verts dans le Royaume n’a cessé de gagner d’ampleur au fil des années grâce à une prise de conscience environnementale croissante, à l’instar du Green Business Incubator (GBI) initié par le cluster solaire, le programme pour l’Innovation dans les Technologies Propres et l’Emploi Vert (Cleantech Maroc) ou encore Bidaya, incubateur Social Green Tech qui cible les femmes porteuses de projets verts.
En effet, le Maroc, un acteur engagé du développement durable en Afrique et dans le monde, veille à préserver un équilibre entre les dimensions environnementales, économiques et sociales, avec pour objectifs l’amélioration du cadre de vie des citoyens, le renforcement de la gestion durable des ressources naturelles et la promotion des activités économiques respectueuses de l’environnement.
“La transition vers une économie verte respectueuse de l’environnement et favorisant la création de richesses et d’emplois durables, s’inscrit comme un objectif majeur de la politique de développement durable du Maroc”, assure Fatima Zahra El Khalifa, Directrice générale du Cluster solaire, notant que l’entrepreneuriat vert constitue aujourd’hui une nouvelle dynamique économique en pleine évolution.
Et de noter que la prise de conscience grandissante des enjeux environnementaux permet de favoriser la transition vers une économie verte encourageant notamment le recours aux énergies renouvelables, l’agriculture durable, la gestion durable de l’eau, valorisation des déchets et l’éco-construction.
Evoquant l’engouement pour ce mode parmi la jeunesse du Royaume, elle a relevé que les jeunes entrepreneurs marocains sont de plus en plus nombreux à innover et développer des technologies et solutions destinées à résoudre les problématiques environnementales du pays. “Un engagement qui révèle et confirme le potentiel d’une filière verte en plein essor au Maroc qu’il convient d’accompagner”.
Ainsi, les perspectives de ce mode s’annoncent prometteuses ce qui implique une mobilisation accrue des acteurs de l’écosystème national pour soutenir les porteurs de projets verts dans la concrétisation de leur idée entrepreneuriale. “Les acteurs de l’écosystème marocain l’ont bien compris et reconnaissent la nécessité d’apporter un appui au secteur à travers notamment les différents programmes et partenariats conclus et les mécanismes de financement verts déployés”.
A cet égard, elle a souligné que l’une des missions du Cluster Solaire consiste à promouvoir et à valoriser les projets portés par les entrepreneurs verts et d’inciter les jeunes en général à adopter les principes de l’économie verte afin de renforcer cette tendance et faire des métiers verts un levier de croissance.
A travers son incubateur Greentech, “le Cluster solaire soutient la promotion de l’innovation en matière de technologies propres et la création d’emplois verts. Il accompagne chaque année près d’une quarantaine de startups, entrepreneurs et porteurs de projets désireux de développer des solutions greens innovantes, et ce, grâce à un programme de formation , une assistance technique et un soutien financier”.
Le Cluster Solaire appuie également les startups lors du processus de levée de fonds à travers une mise à disposition d’experts dédiés, et une mise en relation ciblée avec fonds d’investissement et business angels via son programme d’accélération Green Business Booster, fait-elle observer.
La pandémie de Covid-19 qui a basculé l’économie mondiale dans une crise inédite n’a pas été sans conséquences sur la dynamique de l’entreprenariat vert, dans la mesure où de nombreux acteurs ont pâti des mesures de confinement et d’une baisse drastique d’activité.
“La crise liée au Covid-19 a fragilisé et ralenti la dynamique d’entrepreneuriat vert, la majorité des start-up ont connu un arrêt partiel voire total de leurs activités durant cette période”, fait savoir Mme El Khalifa.
Néanmoins, “différentes initiatives ont également vu le jour, portées par les entrepreneurs marocains avides de contribuer à l’effort national afin de minimiser un tant soit peu l’impact du covid”.
A l’instar de l’étude d’impact du covid19 sur le secteur des énergies renouvelables réalisée par le Cluster solaire, elle a fait part de la finalisation en cours d’une nouvelle étude auprès des startups. L’objectif étant de quantifier l’impact de la crise sanitaire sur l’activité des startups greens au Maroc, et de déterminer les principaux besoins et mesures de soutien permettant d’améliorer leur résilience face à cette crise.