Le Directeur Général de l’Institut de recherche en énergie solaire et en énergies nouvelles (IRESEN) , M. Badr Ikken, lors de l’ouverture de la cérémonie de Remise des Prix du Concours de Design Ombrière solaire pour la recharge des cyclomoteurs électriques. 06012021 à Rabat

Le design industriel constitue un élément majeur dans le développement des villes de demain, a indiqué, le 6 janvier à Rabat, le directeur général de l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN), Badr Ikken.
Intervenant lors de la cérémonie de remise des prix du concours Ombrière solaire, M. Ikken a fait savoir que ce concours, lancé conjointement par l’IRESEN et l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE), concerne la conception d’une ombrière solaire photovoltaïque destinée à la recharge des véhicules électriques à deux roues, avec un design amplement inspiré de l’héritage architectural marocain.
Sur 57 candidatures reçues, 3 uniquement ont été retenues, a-t-il fait savoir, ajoutant que ces mêmes projets seront développés avec les différents partenaires industriels des deux institutions, dans l’optique de contribuer au développement d’une ville intelligente innovante.
Il s’agit également d’assurer le déploiement de ces solutions technologiques au niveau de plusieurs communes et villes, en offrant plusieurs services performants aux usagers, en vue d’accompagner le développement de la mobilité électrique au niveau du Royaume, a-t-il soutenu.
De son côté, le designer international Hicham Lahlou a relevé que ces projets d’ombrière, portés par deux institutions nationales importantes, vont être accompagnés pour pouvoir se développer en matière d’industrie et s’intégrer pleinement dans le paysage urbain marocain.
Il a, à cet effet, relevé l’impératif de développer des projets similaires sur le plan continental, dans le cadre de la coopération Sud-Sud, pour mettre en avant une nouvelle génération de designers ainsi que des designers confirmés du continent africain.
M. Lahlou, qui n’a pas manqué de souligner que le Design est considéré aujourd’hui comme un véritable levier de développement économique, a fait observer que cette occasion constitue également “une sorte de prise de conscience” quant à la nécessité d’intégrer un cursus de formation d’enseignement supérieur en design par les universités publiques et privées du Royaume, chose qui manque toujours à l’heure actuelle.
Le jury du concours composé de représentants de l’AMEE, de l’IRESEN, ainsi que deux architectes et un designer, a remis le premier prix d’une valeur de 30.000 dirhams à Salma Kattas, classée en première position. Anas Jaghnane El Idrissi et Salma Saoutarrih arrivent en deuxième position avec un prix de 20.000 dirhams, suivis de Sophia Rahmouni qui s’est vue attribuer le troisième prix d’une valeur de 10.000 dirhams.