Le Maroc figure parmi les pays pionniers en matière de lutte contre les changements climatiques et de création des conditions du développement durable, à la faveur de son engagement institutionnel au profit des questions climatiques, a indiqué, vendredi, l’expert des questions environnementales et spatiales, Jalal El Maâti.

Aux dires de M. El Maâti, qui était l’invité de l’émission matinale de la Radio d’information marocaine “RIM RADIO”, ce constat émane de l’évolution positive qu’affichent les secteurs de l’environnement et du développement durable au Maroc, “chose qui a accordé aux questions climatiques l’importance qui leur échoit”. La place pionnière du Maroc dans ce domaine tient aussi à son engagement, lors des différents Sommet de l’ONU sur le climat, à réduire ses émissions de CO² de 45% à l’horizon 2030 à l’effet d’enrayer l’impact du changement climatique, a-t-il soutenu. L’engagement du Maroc en la matière s’est également traduit dans la Constitution de 2011 qui a introduit une nouvelle génération de droits, dont celui de vivre dans un environnement sain, a ajouté M. El Maâti, relevant que cet acquis constitutionnel a constitué une avancée majeure dans ce domaine.

Le Maroc a, en outre, adopté en 2014 la loi-cadre portant “Charte nationale de l’environnement et du développement durable” qui a édicté, dans son article 14, l’incorporation du développement durable dans les politiques publiques sectorielles ainsi que de l’adoption d’une stratégie nationale du développement durable, a poursuivi l’expert marocain. Cette stratégie a établi un diagnostic global de la situation de l’environnement et du développement durable au Maroc et défini, de ce fait, un ensemble d’enjeux liés à la gouvernance climatique, aux moyens de transformer les contraintes climatiques en opportunités à saisir, à la transition vers le secteur vert et aux voies susceptibles de préserver la diversité biologique. Aujourd’hui, le monde connaît des phénomènes climatiques à la fois extrêmes et inédits (inondations, vagues de chaleur, ouragans…), consécutifs aux changements climatiques et qui sont la résultante indirecte des activités humaines, a-t-il fait observer, insistant sur l’impératif d’une mobilisation mondiale et d’un engagement multipartite afin de réduire les émissions de CO² et de ferrailler contre les dérèglements climatiques.

Les questions climatiques sont aussi politiques, économiques et sociales, a souligné M. El Maâti, affirmant qu’à défaut d’actions tangibles et d’engagements clairs de tous les pays du globe, notamment les pays riches, le monde se dirigerait vers une catastrophe environnementale qui mettrait en péril même l’existence humaine. A ce propos, il a mis en avant l’importance du rôle qui incombe aux médias et à la société civile pour élever le niveau de conscience environnementale et prévenir contre le danger imminent qui menace l’humanité.