La 4e édition du salon « KEY – Energy Transition Expo » qui s’est tenue, du 4 au 6 mars 2026 au centre d’expositions de Rimini en Italie, a enregistré une hausse de 10% du nombre de visiteurs, dont 9% internationaux, et la participation de 530 acheteurs venus d’une soixantaine de pays.

Événement de référence de l’Italian Exhibition Group (IEG) en Europe, en Afrique et dans le bassin méditerranéen, ce salon de la transition énergétique a été également marqué cette année par la présence de quelque 1.000 exposants, dont 320 internationaux, confirmant ainsi son rôle de plateforme mondiale de l’énergie.

Key Energy 2026, qui s’étend sur 125.000 mètres carrés d’espace d’exposition et 24 halls, a mis en lumière l’expertise industrielle et technologique européenne et internationale, tout en promouvant la coopération internationale, notamment avec le continent africain.

Avec 160 conférences de haut niveau, le salon a confirmé son statut d’événement majeur du secteur énergétique en Europe. Parmi les thèmes abordés figurent l’importance de l’efficacité énergétique pour la décarbonation, le stockage de l’énergie ainsi que l’utilisation de l’intelligence artificielle pour optimiser les réseaux électriques, prévoir la production d’énergie renouvelable et gérer les flux énergétiques en temps réel.

Tout en alliant innovation technologique et finance, cette édition a favorisé le dialogue entre ingénieurs, développeurs de technologies, investisseurs et institutions, l’objectif étant de faciliter le financement des projets et d’accélérer leur mise en œuvre.

L’innovation et les emplois verts étaient aussi au cœur du Pôle Innovation, réunissant 32 start-ups et PME. Dans ce cadre, le Prix de l’Innovation Lorenzo Cagnoni a été décerné à sept start-ups et sept exposants pour leurs projets les plus innovants, soit un prix par catégorie de produits présentés lors du salon, à savoir le solaire, l’éolien, l’hydrogène, l’efficacité énergétique, le stockage d’énergie, la mobilité électrique et la ville durable

Parallèlement, l’IEG a organisée la nouvelle édition du salon international de l’électricité DPE, dédiée à l’écosystème de la production, du transport, de la distribution, de la sécurité et de l’automatisation de l’électricité.

La prochaine édition « KEY – Energy Transition Expo » se tiendra au centre d’expositions de Rimini du 10 au 12 mars 2027.





Un protocole d’accord marquant le lancement du projet « Promouvoir la décarbonation industrielle et le renforcement des capacités au Maroc (2026-2030) » a été signé, le 3 mars à Rabat, entre l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) et l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA).

Paraphé par le directeur général de l’AMEE, Mohamed Benyahia, et la directrice et représentante résidente de la KOICA au Maroc, Hyewon Cho, en présence de l’ambassadeur de la République de Corée au Maroc, Yeonjean Yoon, ce protocole d’accord illustre le partenariat solide unissant les deux pays et leur engagement commun en faveur du développement durable et de l’action climatique.

Doté d’un budget total de 13,5 millions de dollars américains, le projet, qui sera mis en œuvre en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et l’Organisation internationale du travail (OIT), vise à accélérer la décarbonation de l’industrie marocaine à travers le renforcement de l’efficacité énergétique dans des secteurs clés, la consolidation des capacités de formation et l’élargissement de l’accès des jeunes et des femmes à l’emploi vert.

S’exprimant à cette occasion, M. Benyahia a indiqué que cette initiative s’inscrit pleinement dans la dynamique des relations exemplaires établies entre le Maroc et la République de Corée.
« Ce projet reflète la maturité de notre coopération et la convergence de nos priorités stratégiques en matière de transition énergétique, d’action climatique et de développement durable », a-t-il soutenu, notant qu’il repose sur trois piliers structurants.

Il s’agit de la réalisation d’audits énergétiques, accompagnés de formations adaptées, au profit des entreprises des secteurs de l’agroalimentaire, du textile, de la chimie et de l’industrie pharmaceutique, du renforcement des capacités de formation via notamment l’équipement du Centre de formation de l’AMEE et le développement de nouveaux modules spécialisés, outre la promotion des métiers verts.

À terme, ce projet qui s’aligne sur les orientations stratégiques du Maroc, contribuera de manière significative à l’atteinte des objectifs nationaux en matière d’efficacité énergétique et permettra de consolider davantage les relations bilatérales en les inscrivant dans une logique de partenariat à haute valeur ajoutée, fondé sur l’expertise, l’innovation et le transfert de technologie.

De son côté, M. Yoon a indiqué que « cette initiative démontre l’importance et la pérennité du partenariat entre la République de Corée et le Royaume du Maroc ».

Bien plus qu’une simple coopération technique, le projet illustre un partenariat stratégique alliant industrie et ressources humaines, susceptible de contribuer à la lutte contre le changement climatique, au renforcement de la compétitivité nationale et à l’insertion sociale, via notamment l’amélioration de l’efficacité énergétique des industries et le renforcement de l’expertise des institutions concernées.

Aussi, il a réitéré la détermination de la Corée à continuer à œuvrer de concert avec le Maroc qui « s’érige désormais en leader dans le domaine des énergies renouvelables, grâce à ses politiques audacieuses et investissements ». Le but étant de bâtir ensemble un avenir résilient et sobre en carbone.

Pour sa part, Mme Cho a fait remarquer que ledit projet constitue un prolongement naturel des efforts de la KOICA, reflétant l’engagement de la République de Corée à soutenir les ambitions climatiques du Maroc et le développement d’une industrie décarbonée.

« En partageant technologies, expertises et expériences, nous aspirons à contribuer au renforcement des capacités et à l’accélération de la transition verte du Maroc ».

La représentante de l’ONUDI, Sanae Lahlou, a quant à elle souligné l’importance de cette collaboration à même de favoriser l’accès des jeunes à des emplois verts et décents.

A cet égard, elle a précisé que les synergies créées entre les acteurs marocains, coréens et ceux relevant de UNIDO sont de nature à permettre la création d’une industrie plus verte, inclusive et durable au Maroc.

Elle a, en outre, exprimé la détermination de l’Organisation à soutenir les efforts de décarbonation de l’industrie marocaine, en mettant à profit ses expertises en matière de modernisation de la formation professionnelle.

Cette collaboration devrait aussi générer un fort impact énergétique et environnemental tout en promouvant le travail décent, selon Aurellia Segatti, Point focal OIT-Maroc, qui estime que l’économie verte et le travail décent sont des conditions indispensables à la justice sociale et à une paix durable.

Le protocole d’accord conclu entre l’AMEE et la KOICA reflète l’engagement commun du Maroc et de la Corée en faveur d’une transition énergétique et climatique durable.

À terme, le projet devrait générer un impact énergétique et environnemental susceptible d’appuyer la mise en œuvre des stratégies de l’efficacité énergétique et du développement durable du Maroc.





Le renforcement du partenariat stratégique en matière de sécurité hydrique liant la Société Régionale Multiservices Fès-Meknès (SRM-FM), à l’Union européenne (UE) et l’Agence française de développement (AFD) a été au centre d’une réunion, le 26 février à Fès.

La rencontre a permis de faire le point sur les accords de financement et d’évaluer l’avancement des projets stratégiques en cours de réalisation, indique la SRM, qui se charge de la gestion des services de l’eau potable, de l’électricité et de l’assainissement liquide dans l’ensemble des neuf préfectures et provinces que compte la région Fès-Meknès.

Ces accords portent sur la réalisation d’infrastructures prioritaires dans les domaines de l’approvisionnement en eau potable et de l’assainissement, contribuant ainsi à la protection de l’environnement, à la préservation des ressources en eau et au renforcement de la capacité d’adaptation de la région au changement climatique.

Au cours de cette réunion, le directeur général de la SRM, Mohamed Chaoui, a mis en avant ce partenariat qui vise à garantir un service public « moderne, efficace et équitable », au service des citoyens et soutenant le développement durable de la région de Fès-Meknès.

Les représentants de l’UE et de l’AFD, cité dans un communiqué de la société, ont salué l’engagement des équipes de travail, affirmant leur volonté de continuer à soutenir la mise en œuvre du programme à l’échelle de la région.

D’après la SRM, ce partenariat stratégique incarne l’engagement commun en faveur d’un modèle de développement durable, fondé sur la sécurité hydrique, la protection de l’environnement et l’amélioration permanente de la qualité de vie des citoyens.

Acteur unique de la gestion déléguée de l’eau potable, de l’électricité et de l’assainissement liquide dans la région Fès-Meknès, la SRM-FM, créée en juillet 2025 dans une dynamique nationale de modernisation de la gestion des services publics essentiels, a pour mission de renforcer l’efficacité opérationnelle, l’équité territoriale et la durabilité environnementale.

Son champ d’action couvre les préfectures de Fès et de Meknès, ainsi que les provinces de Sefrou, El Hajeb, Moulay Yacoub, Ifrane, Boulemane, Taza et Taounate – représentant plus de 194 communes et une population estimée à plus de 4 millions d’habitants.





L’Agence Marocaine pour l’Énergie Durable (MASEN) et l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) ont annoncé la signature des contrats d’achat d’électricité (Power Purchase Agreements – PPA) et le lancement des travaux de construction du Programme Solaire Photovoltaïque Noor Atlas.

Selon un communiqué conjoint de l’ONEE et MASEN, le programme Noor Atlas constitue un projet structurant comprenant six centrales solaires photovoltaïques réparties sur différentes régions du Royaume et implantées sur les sites de Aïn Béni Mathar (Province de Jerada), Boudnib (Province Errachidia), Bouanane (Province de Figuig), Enjil (Province de Boulemane), Tata (Province de Tata) et Tan-Tan (Province de Tan-Tan), pour une capacité installée cumulée de 305 MW, dont Masen assure le développement, le financement, la construction et l’exploitation-maintenance en mode EPC.

Le financement du programme repose sur une combinaison de financements concessionnels octroyés par la KfW et la Banque Européenne d’Investissement, ainsi qu’un financement commercial apporté par Bank of Africa, ajoute la même source.

La construction des centrales sera assurée par des consortiums associant des entreprises marocaines et européennes, favorisant le transfert de compétences, le développement du tissu industriel national et la création d’emplois locaux, pour une mise en service à partir de juillet 2027.

Les centrales du programme Noor Atlas contribueront à l’approvisionnement en électricité d’origine renouvelable, au renforcement de la qualité de service au niveau régional, ainsi qu’à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en cohérence avec les orientations stratégiques du Royaume en matière de transition énergétique et de développement durable.
À travers la mise en œuvre de ce Programme Solaire Photovoltaïque, l’ONEE et MASEN confirment, dans une parfaite synergie, leurs rôles centraux et complémentaires dans la mise en œuvre de la transition énergétique du Royaume.





La production de l’énergie électrique au niveau national a clôturé l’année 2025 sur une accélération de sa croissance, avec une hausse de 5%, contre une amélioration de 3% un an plus tôt, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).

Cette augmentation est due à la consolidation de la production privée d’électricité (+7%), de celle de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable – ONEE (+4,2%) et, dans une moindre mesure, à l’accroissement de l’apport des tiers nationaux de 50,9%, explique la DEPF dans sa récente note de conjoncture.

S’agissant de l’énergie nette appelée, sa croissance est passée de +3,9% fin 2024 à +7,3% fin 2025.

Dans ces conditions, le volume importé de l’énergie électrique a augmenté de 34,8% en 2025, après une hausse de 25,3% un an plus tôt.

Quant au volume exporté, il a reculé de 44,2%, après une baisse de 22,9% l’année dernière.

 

Une nouvelle étape dans le renforcement de la sécurité hydrique de la région de Fès-Meknès vient d’être franchie, avec le lancement de l’exploitation de la station de dessalement des eaux souterraines saumâtres de la ville de Missour.

Cette station s’inscrit dans le cadre d’une convention de partenariat liant le ministère de l’Intérieur, la Région Fès-Meknès, la société régionale multiservices de Souss-Massa (SRM-SM) et la société régionale multiservices de Fès-Meknès (SRM-FM), visant à développer des solutions innovantes pour garantir un approvisionnement durable en eau potable.

La capacité de production de cette station est de 3 litres par seconde, ce qui permettra de répondre aux besoins de plus de 5.000 habitants de la ville de Missour, soit 18% de la population locale, en traitant les eaux souterraines salées et en les transformant en eau potable conforme aux normes en vigueur.

La SRM-FM, en tant que maître d’ouvrage délégué, a été chargée de l’installation et de la mise en service de cette station, en s’appuyant sur son expertise technique dans les domaines de la production et de la distribution d’eau, ainsi que de la gestion durable des infrastructures hydrauliques.

D’après elle, cette infrastructure hydraulique, qui répond aux défis liés à la rareté des ressources en eau dans la région, tend à renforcer l’approvisionnement en eau potable et à améliorer sa qualité au profit de la population locale, notamment dans le contexte des effets du changement climatique et de la pression croissante sur les ressources en eau traditionnelles.

Ce projet s’inscrit également dans le cadre de la mise en œuvre des Hautes Instruction Royales visant à diversifier les sources d’approvisionnement en eau et à recourir à des solutions non conventionnelles, au premier rang desquelles la dessalement de l’eau, afin de faire face au stress hydrique et de garantir la pérennité des services essentiels.

Le projet fait partie d’un programme ambitieux portant sur la création de 11 stations de dessalement d’eau de mer dans différentes provinces et préfectures de la région Fès-Meknès, dans le cadre d’une vision globale visant à renforcer la sécurité hydrique et à soutenir le développement territorial durable.



Le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable a affirmé poursuivre, de manière quotidienne, le suivi rigoureux de la situation des stocks nationaux, afin d’assurer la couverture des besoins nationaux dans les meilleures conditions, soulignant qu’il veillera à tenir l’opinion publique informée de toute évolution y afférente, selon l’évolution de la conjoncture mondiale.

Dans un communiqué publié le 5 mars, le ministère a précisé que le Royaume du Maroc suit de près les développements dans la région du Moyen-Orient, marqués par des atteintes à la souveraineté de plusieurs pays arabes frères et à l’intégrité de leurs territoires, leurs répercussions sur plusieurs secteurs, notamment le transport, les infrastructures civiles et militaires, les infrastructures numériques et les centres de données, ainsi que les institutions bancaires et les assurances dans un contexte marqué par l’étroite interdépendance des systèmes économiques et financiers à l’échelle mondiale.

Dans ce contexte, le ministère suit de près les chaînes d’approvisionnement énergétique à la lumière des développements régionaux et internationaux, relevant que les indicateurs disponibles montrent que le système énergétique mondial dispose, à court terme, des éléments nécessaires pour absorber les chocs et les fortes fluctuations des prix, ainsi que leurs répercussions potentielles sur l’inflation, grâce aux mécanismes de coordination internationale.

Ainsi, le ministère a appelé l’ensemble des acteurs à faire preuve de sens des responsabilités et à placer l’intérêt national au premier plan, en veillant à garantir la stabilité du marché et à éviter toute pratique susceptible d’avoir un impact négatif sur le pouvoir d’achat des citoyens ou sur les équilibres économiques.



Les travaux du deuxième Sommet international sur l’énergie nucléaire organisé, le 10 mars à Paris, à l’Initiative de la France en partenariat avec l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA), ont pris fin avec une Déclaration sur le financement de l’énergie nucléaire, endossée par vingt-sept pays signataires dont le Maroc.

Dans ce document, publié par L’Elysée, les signataires se disent « conscients de la demande mondiale croissante d’énergie fiable, abordable et à faible émission », reconnaissant que « l’énergie nucléaire, lorsqu’elle est déployée de manière responsable, peut contribuer à la sécurité énergétique et aux efforts de développement économique, en phase avec les priorités nationales ».

« Nous reconnaissons l’importance de mobiliser un financement adéquat, prévisible et diversifié pour les projets d’énergie nucléaire, y compris par le biais d’une combinaison de financements impliquant le public, les institutions financières internationales, les organismes de crédit à l’exportation, les investisseurs privés et des instruments financiers novateurs, ainsi que des cadres de réglementation des actifs », soulignent-ils.

Les pays signataires se félicitent à cet égard des récentes initiatives prises par les institutions financières internationales pour renforcer les capacités dans le domaine de l’énergie nucléaire, notamment : le cadre de coopération entre le Groupe de la Banque mondiale et l’AIEA en juin 2025, ainsi que les accords conclus entre l’AIEA et la Banque asiatique de développement (BAsD), la Banque de développement de l’Amérique latine et des Caraïbes (CAF) et le Fonds de l’OPEP pour le développement international, l’engagement et le soutien de la Banque européenne d’investissement (BEI) et la participation continue de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

Ils expriment à cette occasion leur soutien « aux objectifs à long terme d’expansion de la production d’électricité nucléaire et de l’industrie nucléaire au sens large afin d’accélérer la diversification énergétique et de renforcer la sécurité énergétique », conclut le texte.

Le Groupe de la Banque mondiale, la BAsD, la CAF, le Fonds de l’OPEP, la BEI et la BERD travaillent avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et d’autres organismes pour soutenir les pays intéressés par la poursuite du développement de l’énergie nucléaire.



Le Maroc considère que l’intégration responsable et progressive du nucléaire civil dans le mix énergétique en est le prolongement naturel et le Royaume dispose d’un socle scientifique et institutionnel solide dans ce domaine, a indiqué, le 10 mars à Paris, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch qui représente Sa Majesté le Roi Mohammed VI au deuxième Sommet mondial sur l’énergie nucléaire.

Akhannouch, qui s’exprimait à l’ouverture de ce Sommet, a souligné que sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a lancé, dès 2009, une stratégie énergétique intégrée, fondée sur 3 piliers fondamentaux, à savoir la diversification du mix énergétique, le développement massif des énergies renouvelables et le renforcement de la sécurité énergétique nationale.

De ce fait, « à fin 2025, les énergies renouvelables représentent plus de 46 % des capacités installées de notre système électrique, et nous atteindrons 52 % avant 2030 ».

Au-delà de la production d’électricité, le nucléaire civil ouvre des horizons multiples, notamment la production d’hydrogène vert, le dessalement de l’eau de mer, la médecine nucléaire et la sécurité alimentaire, a-t-il relevé, faisant remarquer que les gisements phosphatiers du Royaume, qui contiennent des quantités significatives d’uranium naturel, confèrent au Maroc une dimension stratégique supplémentaire dans le débat international sur le nucléaire civil.

Notant que le Maroc attache une grande importance à la coopération internationale dans le domaine nucléaire, le Chef du gouvernement a affirmé qu’en tant qu’ »Etat partie à l’ensemble des instruments internationaux relatifs au désarmement et à la non-prolifération, le Royaume du Maroc assume pleinement ses engagements ».

Dans ce domaine, a-t-il expliqué, «le Maroc s’efforce également de contribuer au renforcement des capacités scientifiques et réglementaires des pays africains, dans le cadre de notre coopération Sud-Sud ».

Akhannouch a rappelé que dans un monde où la stabilité énergétique n’est plus seulement un enjeu économique, mais un enjeu de souveraineté et où des menaces globales fragilisent les équilibres internationaux, la question du nucléaire civil s’impose comme un levier stratégique incontournable.

L’accélération du changement climatique, l’augmentation de la demande mondiale en énergie et les vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement, imposent aujourd’hui une transformation profonde des systèmes énergétiques, a-t-il expliqué, relevant, dans ce sens, que des solutions bas carbone, comme l’énergie nucléaire, peuvent être explorées.

« Et la COP28 a eu le mérite de trancher : L’énergie nucléaire est une technologie bas carbone indispensable à la réalisation des objectifs climatiques visant à atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 ».

Et de conclure que les transformations énergétiques que nous engageons aujourd’hui, dans la responsabilité partagée, dessineront le monde de demain et l’objectif est clair : faire du nucléaire civil un pilier de stabilité régionale, un vecteur de paix durable, et un héritage de progrès pour les générations à venir.

Le deuxième Sommet mondial sur l’énergie nucléaire, organisé à l’initiative du président français, Emmanuel Macron, en partenariat avec l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) réunit chefs d’État et de gouvernement, responsables d’organisations internationales, institutions financières, industriels et experts afin d’échanger sur le rôle du nucléaire civil face aux défis énergétiques et climatiques mondiaux.

Selon les organisateurs, cette rencontre de haut niveau entend s’imposer comme un cadre politique de référence pour le développement du nucléaire civil, en complément des enceintes techniques de l’AIEA et en amont de plusieurs échéances internationales prévues en 2026, dont la conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.
Elle offre également l’occasion de réaffirmer le rôle du nucléaire dans la sécurité énergétique, la transition vers une électricité bas carbone et le développement industriel.