Les engagements des Etats sont encore insuffisants pour limiter le réchauffement climatique à 2 C, principal objectif de la conférence de Paris prévue fin novembre, selon les estimations des Nations unies.
Dressant le bilan des engagements nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’ONU note que ceux-ci devraient conduire tout droit vers un réchauffement de la planète proche de 3 C.
La conférence de Paris sur le climat (COP21) se fixe comme objectif de parvenir à un accord universel contenant la hausse des températures sous la barre de 2 C.
Sur les 195 pays membres de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), 146 avaient remis avant la date butoir du 1er octobre leur contribution au niveau national à la réduction des gaz à effet de serre. Ces contributions couvrent au total 86 % des émissions mondiales et donnent donc un aperçu assez robuste de la situation.
Le bilan établi par les Nations unies n’indique pas explicitement vers quelle trajectoire de réchauffement se dirige l’humanité, en raison de l’absence de données sur les émissions pour la période post-2030. Selon la secrétaire exécutive de la CCNUCC, Christiana Figueres, “les contributions nationales ont la capacité de limiter la hausse prévue des températures à environ 2,7 C d’ici à 2100”.
“Un effort mondial sans précédent est en cours pour lutter contre le changement climatique, renforçant la confiance que les nations peuvent, de façon rentable, atteindre leur objectif annoncé de maintenir la hausse globale des températures sous les 2 C”, assure l’ONU.

En l’état actuel, relève l’ONU, les engagements des Etats se traduiront par un niveau mondial d’émissions de gaz à effet de serre de 55,2 milliards de tonnes (gigatonnes) équivalent CO2 en 2025 et de 56,7 gigatonnes en 2030. Il s’agit ainsi d’une baisse de 9 % des rejets carbonés par habitant en 2030 par rapport à leur niveau de 1990, mais de 5 % seulement par rapport à celui de 2010.