C’est un projet d’envergure qui devrait atteindre 52% de la capacité installée d’énergies renouvelables d’ici 2030. Concentré à Midelt, il bénéficiera d’une enveloppe de 25 millions de dollars.

Le Fonds pour les Technologies Propres vient d’approuver un prêt d’un montant de 25 millions de dollars à destination du royaume. Une aide octroyée dans le cadre des Fonds d’investissement climatique, afin de financer un projet générant de l’énergie solaire grâce à une solution hybride combinant le solaire thermodynamique à concentration (CSP) et la technologie photovoltaïque (PV).

Ce coup de pouce a été donné dans le cadre des Fonds d’investissement climatique. Un appui qui a permis de réduire le coût du chantier. Soutenu par la Banque africaine de développement (BAD), la phase 2 du projet d’énergie solaire de Mildelt comprend deux usines CSP. La première dispose d’une capacité de 150 MW, tandis que la seconde dispose de 190 MW, ainsi qu’un minimum de 5 heures de stockage thermique.

A en croire la BAD, ce nouveau projet basé sur la structure opérationnelle et financière de Noor, contribuera au développement de l’énergie solaire, à la diversification du mix énergétique du pays et au renforcement de sa sécurité énergétique.

Outre son apport en approvisionnement énergétique, ce projet permettra la réalisation des objectifs fixés par le gouvernement marocain conformément aux engagements pris lors de l’Accord de Paris, y compris l’objectif de 52% des énergies renouvelables (20% de l’énergie solaire) d’ici 2030.

Et d’ajouter que ce projet repose également sur un partenariat public-privé unique entre l’Agence Marocaine pour l’Energie Durable (MASEN) et les promoteurs du secteur privé, rappelle la même source.

Et de poursuivre que les soumissionnaires sélectionnés vont former une société qui sera chargée de la construction et de l’exploitation des centrales et de la vente de l’électricité produite à MASEN, en vertu d’un contrat d’achat d’électricité de 25 ans.

Pour conclure, la BAD estime les économies de gaz à effet de serre pour le projet Phase 1 de Noor-Midelt à environ 1,2 million de tCO2, soit l’équivalent annuellement de 36 millions de tCO2 pendant la durée de vie de 25 ans du projet.