Cluster Solaire et la GIZ ont organisé, le 21 mars à Casablanca une conférence autour du thème « L’analyse de l’état d’investissement et les conditions du marché dans le secteur solaire ».

Objectif : identifier les opportunités de développement et de définir les actions à mener pour la création d’une filière solaire compétitive. Globalement, le marché marocain du solaire évolue à deux vitesses.

D’un côté, le marché des grands projets, pour lequel tous les moyens nécessaires ont été mis en place pour atteindre les objectifs fixés.

D’un autre côté, le marché des applicatifs solaires traditionnels qui n’exploite pas tout son potentiel. Dans le cas du pompage solaire, la concurrence du gaz butane et le manque de financement empêchent ce segment de s’épanouir. Un frein au développement qui entrave au même titre l’évolution du segment du chauffe-eau solaire, doté également d’un potentiel tout aussi considérable.

Le marché des applicatifs solaires est partagé entre le photovoltaïque (PV), un marché mature sur les plans national et international, et le CSP, moins mature que le PV. De son côté, le marché du PV est segmenté entre les applications de grandes capacités (centrales solaires et éoliennes) et les projets de petites capacités.

Selon une étude réalisée par Cluster Solaire, le PV et le CSP offrent un potentiel de taux d’intégration, respectivement entre 20 et 80% et entre 20 et 50%.

« Toutes les technologies représentent ainsi un potentiel de développement énorme, compte tenu que le TI actuel varie autour de 30% », souligne Fatima-Zahra El Khalifa, directrice générale de Custer Solaire.

Selon El Khalifa, plusieurs leviers peuvent être actionnés pour concrétiser ce potentiel.

Si des partenariats techniques peuvent combler le manque de compétences dans certains domaines, les nouveaux projets, comme la centrale de Noor Midelt, sont une opportunité pour maximiser la présence nationale, surtout dans le domaine du photovoltaïque.

« À titre indicatif, le taux d’intégration fixé en amont dans le cadre du projet Noor1 était de 30%. Nous avons atteint 34,7%. Aussi, des entreprises 100% marocaines, comme Prominox, ont contribué de manière significative à ces projets », a-t-elle souligné.

Que doivent faire les entreprises marocaines pour accompagner cet élan de la filière solaire ? Il faut être présent sur l’ensemble de la chaîne de valeur et saisir les opportunités dans des secteurs comme l’agroalimentaire ou le tertiaire. Éclairage, froid solaire, vapeur, pompage, etc.