SM Le Roi Mohammed VI a présidé, jeudi 26 avril au Palais Royal de Rabat, une séance de travail dédiée à l’examen de l’avancement des projets d’énergies renouvelables portés par MASEN, indique un communiqué du Cabinet Royal. Ainsi ont été données les prévisions de mise en service des centrales solaires Noor au cours de l’année 2018, notamment Noor Ouarzazate II et Noor Ouarzazate IV qui seront opérationnels dès le mois de mai 2018. Pour sa part, Noor Ouarzazate III le sera au mois d’octobre, permettant ainsi de finaliser le complexe solaire intégré de Ouarzazate conformément aux engagements initiaux. Noor Laayoune I et Noor Boujdour I seront quant à eux opérationnels au cours du mois de juin de cette année.

M. Bakkoury a également présenté le calendrier de lancement de la construction des premiers projets du Programme Eolien Intégré, de même que le projet Noor PV II portant sur une capacité de plus de 800 MW et qui se déclinera sur plusieurs provinces (Layaoune, Boujdour, Taroudant, Kelaa des Sraghna, Khouribga, Lhajeb, Guercif, Sidi Bennour et Jerada), en complément des grands complexes solaires intégrés pour optimiser le mix technologique national et contribuer à un développement territorial plus élargi.

Selon le communiqué, le Roi Mohammed VI a déclaré « sa satisfaction quant à l’avancement enregistré à ce jour sur l’ensemble des composantes du plan national des énergies renouvelables » et a appelé au renforcement de la mobilisation de l’ensemble des acteurs.

La stratégie marocaine dans le domaine des énergies renouvelables a pour but de permettre au Royaume de devenir un pays producteur d’énergie, alors qu’il dépendait largement de l’étranger pour la satisfaction de ses besoins en pétrole et gaz.

Cette stratégie vise à porter à 42% en 2020 et 52% en 2030 la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national, et à réduire de 12%

la consommation de l’énergie en 2020 et 15% en 2030 à travers une politique d’efficacité d’énergétique.

Cette transition énergétique a permis de réduire la dépendance énergétique du Maroc d’environ 98% en 2008 à 93,3% en 2016, avec une augmentation de 2% en 2009 à 13% en 2016 de la part de l’énergie éolienne et solaire dans le mix national.

La stratégie comporte ainsi plusieurs programmes et plans d’actions, dont la mise en service du premier complexe de l’énergie éolienne près de la ville de Tarfaya en 2014 et de la première phase du plus grand complexe de l’énergie solaire dans le monde « Nour 1 » à Ouarzazate en 2016, un projet appelé à satisfaire les besoins énergétiques d’un million de foyers.

Le Maroc compte aussi édifier une nouvelle station de production de 800 MW d’énergie solaire après le lancement dans les prochains mois des appels d’offre pour le projet Nour 2, d’après l’Agence marocaine de l’énergie durable qui précise que le Royaume envisage de produire 6 GW supplémentaires d’énergie renouvelable, dont l’énergie solaire, éolienne et hydraulique, entre 2018 et 2030.

Les ambitions du Maroc portent également sur la réalisation par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable du programme de l’énergie photovoltaique avec une capacité de 2000 Mw à l’horizon 2020, ainsi que sur d’importants investissements, de l’ordre de 21 milliards DH, pour le renforcement du réseau électrique en 2015.

Le Maroc a ainsi occupé la 7e place à l’échelle mondiale dans l’indice de performance du changement climatique en 2016, en étant le premier pays non européen à figurer dans le top 20 de ce classement.

Pour accompagner cette stratégie, un arsenal juridique a été élaboré, en l’occurrence la loi 13/09 sur les énergies renouvelables, la loi 47/09 relative au développement de l’efficacité énergétique et la loi 16/09 portant création de l’Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique en tant qu’établissement public.