La 4ème édition du Forum Marocain des Métiers Verts (FMV) s’est tenue, le 27 novembre à Casablanca, avec l’ambition de devenir la plateforme majeure dédiée aux professionnels de l’énergie et de l’environnement, deux secteurs porteurs de ces métiers.

Le FMV, tenu à l’initiative du magazine « Énergie et environnement », nourrit l’ambition de faciliter la convergence entre les différents programmes et politiques existants et participer à l’aboutissement de nouveaux projets innovants, efficaces et durables.
L’édition de cette année s’est tenue sous le thème « Métiers verts au cœur des territoires durables : penser global et agir local », avec des tables rondes sur la transition énergétique et l’économie circulaire, outre des rencontres B2B.

A cette occasion, le directeur adjoint du pôle des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique à l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE), Mohammed Mekkaoui a indiqué que l’efficacité énergétique porte sur toute action agissant positivement sur la maîtrise de la demande, l’augmentation de la compétitivité de l’activité économique et ce, en maintenant à un niveau équivalent les résultats, le service, le produit ou la qualité d’énergie obtenue.

Il a également souligné que sans l’amélioration de l’efficacité énergétique depuis 2000, le monde aurait utilisé 12 % d’énergie en plus par rapport à 2016, expliquant qu’un dollar investi dans l’efficacité énergétique équivaut à 4 épargnés.

Elle permet, en outre, la création de 3 à 4 fois plus d’emplois avec un coût d’investissement de 50% moins cher que l’investissement dans de nouvelles capacités de production, tout en impactant positivement la balance commerciale et la compétitivité de l’entreprise, a-t-il fait remarquer.

De son côté, le coordinateur national de l’Alliance marocaine pour le climat et le développement durable (AMCD), Abderrahim Ksiri, a appelé à la mise en place de programmes et projets en vue d’ancrer le respect de l’environnement dans les pratiques quotidiennes des citoyens.

Il faut accorder un intérêt particulier aux zones éloignées pour qu’elles intègrent également les principes de l’efficacité énergétique.
Il faut aborder la question du développement durable dans sa globalité et toucher plus de cibles dans ce domaine, a-t-il dit appelant à la conjugaison des efforts des acteurs publics, privés et associatifs pour encourager l’adoption de pratiques favorables dans ce domaine.