L’expérience marocaine en matière de développement durable et de transition écologique a été présentée récemment en île de France, à l’occasion des assises de la transition écologique organisées par la mairie de Bures-sur-Yvettes, une commune de l’Essonne, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Paris.
Tenue le 24 octobre dernier sous le thème « Transition écologique et expérience du Maroc », cette rencontre, diffusée par visioconférence, a été suivie par un grand nombre de chercheurs, d’élus et de responsables d’Ile de France qui n’ont pas manqué de féliciter le Maroc pour ces avancées. Le modèle de la nouvelle ville verte de Benguérir a particulièrement attiré l’attention des élus locaux.
Face aux dérèglements climatiques qui menacent de plus en plus la planète et ses habitants, la transition écologique devient un impératif urgent et non-négociable, ont souligné les participants, parmi lesquels la Consule du Maroc à Orly, Nada Bakkali Hassani.
La France et le Maroc sont pleinement conscients de l’importance de ce défi et leur engagement est fort, comme en témoigne la tenue en 2015 en France de la Cop21 (Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques). A son tour, le Maroc a accueilli la Cop22 l’année suivante, ont-ils relevé.
Parmi les engagements pris lors de la Cop22 de Marrakech, celui de produire «aussi vite que possible» uniquement des énergies renouvelables. Un autre engagement fort du Maroc, qui est devenu un acteur majeur de la transition énergétique, notamment avec sa stratégie énergétique qui comprend un plan solaire (parc solaire Noor de Ouarzazate) et un plan éolien.
L’objectif que s’est fixé le Maroc est de réduire sa dépendance en portant la part des énergies renouvelables dans le mix électrique à 52 % d’ici 2030, a souligné la Consul du Maroc à Orly qui a mis en avant les réalisations du Maroc en matière de transition énergétique ainsi que les différents projets lancés.
La Consule s’est également attardée sur la politique du Maroc en matière de développement durable, affirmant que le pays est pionnier en la matière en Afrique et même dans le monde. D’ailleurs, la Constitution accorde une place primordiale à cette question, a-t-elle dit.
Cette conférence a été également marquée par la présentation, par visioconférence, de l’expérience du Maroc en matière de transition écologique, par Ahmed Ghzaoui, Chef de la Division des Energies renouvelables au ministère de l’Energie, des Mines et de l’Environnement.
Mais on ne réussit pas une transition énergétique avec les seules actions des Etats. L’implication des citoyens est absolument nécessaire. D’où l’importance du rôle des villes et de leurs élus dans l’accompagnement de la transition énergétique, ont souligné les participants à cette rencontre modérée par Mouna Bennani, présidente de l’Association franco-marocaine « ASLI, des femmes, une tradition », à l’initiative de cette conférence qui a été propice à un échange et à un partage d’expériences.