La performance d’une industrie passe par sa capacité à innover en termes d’efficacité énergétique, a relevé, le 26 mai à Casablanca, Fatima Zahra El Khalifa, Directrice générale du Cluster solaire.
Cette innovation se décline dans la capacité des industriels à mettre en place de nouvelles solutions et technologies permettant une meilleure gestion de l’énergie, a souligné Mme El Khalifa qui s’exprimait lors de la 6ème édition des Rencontres Africaines de l’efficacité énergétique, initiée par AOB Group en partenariat avec l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE).
Il s’agit aussi de la capacité des porteurs de solutions à développer et mettre en place sur le marché des nouvelles offres toujours plus attractives pour les industriels, tant en termes de performance énergétique qu’industrielle.
En outre, Mme El Khalifa a mis l’accent sur l’importance de l’efficacité énergétique dans le développement de l’économie nationale et surtout pour la relance post-covid, insistant sur la nécessité de traiter ce sujet de façon intégrée et donc sur l’ensemble de la chaîne de valeur pour répondre à l’ensemble des défis du Maroc et du continent africain en termes de compétitivité des entreprises.
Elle a, à cet égard, salué les avancements et le rôle du Maroc en tant que champion dans cette dynamique de transition énergétique, notamment en termes de développement durable des territoires, ou encore d’entrepreunariat vert.
Le but étant de pousser les jeunes à se développer de façon durable, à créer des emplois dans des filières vertes au Maroc et donc des richesses importantes et des solutions innovantes à forte valeur ajoutée.
De son côté, Badr Ikken, directeur général de l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN), a fait savoir que 70% de la production de gaz à effet de serre est aujourd’hui émise au niveau des villes, au moment où le continent africain est en pleine phase d’expansion et de développement de nouvelles villes.
Il a ainsi appelé à développer l’expertise et à renforcer les capacités pour pouvoir concevoir des villes adaptées, tout en évitant la pollution et ce, pour une contribution au bien-être du citoyen mais aussi pour l’amélioration de la compétitivité des entreprises.
“De réelles opportunités pourront être opérées et IRESEN œuvre, à travers différents instruments, au financement de projets collaboratifs et de plateformes de recherches au Maroc et en Afrique de l’Ouest, notamment en Côte d’Ivoire, en vue de développer des infrastructures de recherche qui vont permettre de valoriser, de développer, d’innover et de créer de nouvelles solutions technologiques pour notre continent”.