Le label “Pavillon Bleu”, attribué par la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement et la Fondation pour l’Éducation à l’Environnement, a été hissé le 9 juillet sur la plage de Bouznika, et ce pour la 19 année consécutive.

La plage de Bouznika a obtenu cet Eco-label grâce à l’implication citoyenne de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) dans le programme “Plages Propres”, piloté par la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement, et dont la thématique de l’édition 2025 est axée sur la lutte contre les déchets plastiques dans les mers et océans.

À cette occasion, une cérémonie officielle a été organisée pour célébrer le hissage du Pavillon Bleu sur cette plage, en présence du secrétaire général de la préfecture de la province de Benslimane, de représentants de la commune de Bouznika, de la société civile, ainsi que de responsables de l’ONEE.

Dans ce cadre, la cheffe du service communication de proximité à l’ONEE, Wafaa Hafid, a souligné que cette distinction est le fruit des efforts conjoints de plusieurs partenaires, notamment la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement, l’ONEE et la préfecture de la province de Benslimane.

Elle a affirmé, dans une déclaration à la presse, que l’engagement de l’ONEE dans le cadre du programme “Plages Propres” s’inscrit dans la stratégie de l’Office visant à sensibiliser les citoyens à la préservation de l’environnement et au développement durable, faisant savoir qu’un village pédagogique a été aménagé sur la plage de Bouznika, proposant des jeux collectifs, des ateliers de peinture et de sculpture sur sable, des compétitions sportives (sports nautiques et sports sur sable) et des pièces théâtrales sur des thématiques environnementales.
Mme Hafid a également indiqué que l’Office a installé une bibliothèque équipée d’ouvrages sur différentes thématiques, ainsi qu’un espace aménagé permettant de faciliter l’accès des estivants à la lecture et favoriser ainsi l’apprentissage notamment dans le domaine environnemental.
Elle a souligné que l’ONEE organise aussi plusieurs activités culturelles, artistiques et sportives, notamment des actions de sensibilisation destinées à inciter les estivants à préserver l’environnement et à protéger les mers et les océans contre la pollution plastique. Cela s’ajoute à l’organisation de campagnes de collecte de déchets, d’ateliers de tri sélectif et d’exposés éducatifs visant à sensibiliser les vacanciers à la réduction de l’utilisation des plastiques et à la protection du littoral contre cette matière à longue durée de décomposition.

Le label “Pavillon bleu” est une référence internationale dans le domaine de la qualité des sites balnéaires, délivré par la Fondation pour l’Education à l’Environnement (FEE) pour distinguer les sites balnéaires qui répondent aux critères de qualité et de sécurité.

L’obtention de ce label nécessite une mise à niveau du site candidat en remplissant un certain nombre de critères notamment dans les domaines de l’hygiène, la propreté et la sécurité ainsi que la sensibilisation au développement durable et l’animation sportive, culturelle et artistique. Sa reconduction est tributaire du maintien et de l’amélioration continue des acquis sur la base d’une réévaluation annuelle par la FEE de l’état des plages bénéficiaires.
L’engagement de l’ONEE dans le programme national “Plages Propres” s’inscrit dans le cadre de la stratégie de l’Office visant la préservation de l’environnement et la contribution au développement durable.

Cet engagement a été couronné par l’attribution à l’Office de plusieurs Trophées pour la plage de Bouznika : “Trophée Lalla Hasnaa Littoral Durable en 2022, 2018 et 2016”, “Trophée de l’initiative en 2011, 2009 et 2007” et “Trophée de l’innovation en 2008 et 2003”.



L’année 2025 constitue une étape majeure dans la feuille de route climatique du Maroc, marquée par la révision des ambitions au titre de la Contribution déterminée au niveau national (CDN), dans le cadre de l’Accord de Paris, a affirmé, le 1er juillet à Rabat, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

S’exprimant lors d’une réunion de la Commission Nationale des Changement Climatiques et de la Diversité Biologique (CNCCDB), Mme Benali a souligné que la troisième version de la CDN (CDN 3.0) incarne une vision renouvelée et inclusive, qui s’inscrit dans une logique participative, intégrant les départements ministériels, les établissements publics, le secteur privé, la société civile, les milieux académiques et les collectivités territoriales.

Elle a précisé que cette démarche est le fruit d’un processus consultatif sans précédent, avec plus de 60 consultations bilatérales qui ont été menées, notant que ce processus a connu une participation féminine remarquable de 51%. De même, elle a permis d’identifier des projets structurants en matière d’atténuation et d’adaptation, alignés avec les priorités socio-économiques et environnementales du pays.

La nouvelle CDN, a-t-elle ajouté, prévoit notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) portée à plus de 53% à l’Horizon 2035, la fixation d’objectifs d’adaptation sectoriels chiffrés et un portefeuille de projets d’adaptation en synergie avec la biodiversité, la prise en compte explicite des principes de la transition juste, du genre et d’inclusion territoriale, ainsi qu’un portefeuille de plus de 190 projets bancables, éligibles aux mécanismes de financement climatiques innovants et aux dispositions de l’Article 6 de l’Accord de Paris.

Mme Benali a estimé que cette réunion constitue également une occasion de rappeler que les efforts de lutte contre le changement climatique ne peuvent être dissociés de la préservation de la biodiversité, ajoutant que le Maroc s’est engagé, à cet égard, à réviser son Plan d’Action National pour la Biodiversité (PANB) en vue d’en assurer la cohérence avec le Cadre Mondial pour la Biodiversité Kunming-Montréal (CMBKM) adopté à la COP15.

Ce cadre vise notamment à protéger 30% des terres et des océans d’ici 2030 (initiative “30×30”), restaurer les écosystèmes dégradés, réduire les impacts de la pollution, de la surexploitation et du changement climatique sur les écosystèmes, intégrer la biodiversité dans les politiques sectorielles et les plans climatiques et mobiliser des financements accrus pour la conservation.

La réussite de ces projets repose sur la capacité à œuvrer ensemble de manière inclusive et cohérente, ainsi que sur la mobilisation des financements nécessaires, y compris au niveau local, et sur la consécration de la transition territoriale à travers l’implication des jeunes, des femmes et des populations vulnérables dans le processus décisionnel.

La réunion a été l’occasion de discuter d’un ensemble de sujets, notamment la troisième version de la CDN 3.0, élaborée en 2025, ainsi que la Feuille de route des secteurs concernés par la décarbonation, en plus de la présentation des résultats de la 62e session des organes subsidiaires de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (SB62), tenue à Bonn du 16 au 26 juin 2025.

Lors de cette réunion, qui a vu la participation des membres de la Commission nationale représentant les secteurs ministériels, des acteurs économiques, ainsi que des représentants des collectivités territoriales et de la société civile, un bilan des activités de la Commission nationale sur les changements climatiques et la biodiversité pour l’année écoulée a été présenté, ainsi que le plan d’action de l’année prochaine.

La préparation de cette troisième version de la CDN s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des engagements du Maroc au titre de l’Accord de Paris, issu de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

Ce document comprend les projets et mesures liés à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à l’adaptation aux effets du changement climatique sur une période de dix ans (2025-2035).

Le Royaume du Maroc, grâce à son engagement constant sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en matière de lutte contre les changements climatiques, a présenté sa première CDN en 2016, annonçant son ambition de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 42%. Cet objectif a été révisé à la hausse en 2021, dans le cadre de la deuxième contribution, pour atteindre 45,5%, conformément aux objectifs de l’Accord de Paris.





Dans le cadre de la gouvernance du projet et conformément aux protocoles d’accord signés entre les compagnies pétrolières nationales, des réunions du comité technique (Technical Committee) et du comité de pilotage (Steering Committee) ont été organisées les 10 et 11 Juillet à Rabat avec pour objectif de faire le point sur l’avancement du projet.

Un communiqué de l’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) indique que ces rencontres de haut niveau ont réuni les directeurs généraux (et leurs équipes) des compagnies pétrolières nationales des pays traversés par le Gazoduc Africain Atlantique, ainsi que le Commissaire infrastructures, énergie et digitalisation et le Directeur de l’Energie et des Mines de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en présence des représentants du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) et de l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN).

Et d’ajouter que le projet a déjà franchi plusieurs étapes clés, tant sur les plans technique, environnemental qu’institutionnel. De même, les études d’ingénierie détaillées ont été finalisées en 2024, les études survey et ESIA du tronçon Nord ont été achevées tandis que celles du tronçon Sud Nigéria – Sénégal sont en cours.

Le projet, conçu pour transporter 30 milliards de m3 de gaz par an, sera développé par phases. Ainsi, une Société de Projet (Holding) assurera la gouvernance dans les phases de financement et de construction du Projet. Elle chapotera trois sociétés ad-hoc (SPV) pour chacun des segments identifiés.

Par ailleurs, l’Accord Intergouvernemental (IGA), qui définit les droits et obligations de chaque pays, a été adopté en décembre 2024, lors du 66ème Sommet de la CEDEAO, rappelle le communiqué.

En marge de ces réunions, un Mémorandum d’Entente a été signé entre la Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPC-Nigéria), l’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM-Maroc) et la Société Togolaise de Gaz (SOTOGAZ-Togo). Le document a été préalablement signé par Engr. Bashir Bayo Ojulari, Group Chief Executive Officer de NNPC, et la cérémonie s’est tenue en présence de M. Mr. Olalekan Ogunleye, Executive Vice President, Gas, Power & New Energy, qui a représenté NNPC à cet événement.
Ce mémorandum, dernier en date à être signé après l’adhésion officielle de SOTOGAZ au Projet, vient compléter la série d’accords déjà conclus avec les autres pays traversés, relève le communiqué, affirmant que les parties prenantes se sont félicitées des avancées réalisées et ont réitéré leur volonté de poursuivre leur collaboration exemplaire pour la réalisation de ce projet structurant et intégrateur.

Ce projet stratégique, initié par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’Assiste, et le Président Nigérian SE Bola Ahmed Tinubu, participera au développement de l’Afrique, à l’amélioration des conditions de vie des populations, à une plus grande intégration des économies de la sous-région et du continent africain et permettra également de donner à l’Afrique une nouvelle dimension économique, politique et stratégique, tout en s’érigeant en levier majeur d’intégration régionale.

Pour rappel, le Gazoduc longera la côte depuis le Nigeria, en passant par le Bénin, le Togo, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée Bissau, la Gambie, le Sénégal et la Mauritanie jusqu’au Maroc, et sera connecté au Gazoduc Maghreb Europe et au réseau gazier européen. Il permettra aussi d’alimenter en gaz le Niger, le Burkina Faso et le Mali.

Ce Projet s’inscrit dans le cadre de l’Initiative Atlantique prônée par le Souverain et aura des retombées économiques et sociales pour l’ensemble des pays traversés.



Le Maroc, avec son ambition climatique et ses stratégies de transition énergétique et de décarbonation, menées sous le leadership du Roi Mohammed VI, demeure un partenaire “naturel” et “stratégique” pour l’Union européenne (UE), a affirmé, le 8 juillet à Casablanca, l’ambassadrice de l’UE au Maroc, Patricia Llombart Cussac. 

“Ce n’est pas un hasard si le Maroc a été le premier pays avec lequel nous avons développé et signé, comme Union européenne, un partenariat vert que nous avons lancé en 2022 et qui est devenu le cadre politique de notre coopération sur les questions vertes”, a dit Mme Llombart Cussac, lors de la 2e édition de la conférence “Scaling up carbon market in Africa : Shaping fair and effective markets”. 

Elle a estimé que le Maroc et l’UE peuvent et doivent rester à la pointe du combat global contre les changements climatiques, relevant que ce partenariat a permis au Maroc d’être informé en priorité de tous les développements législatifs et réglementaires européens liés au Pacte vert, dont ceux sur la tarification carbone, l’économie circulaire, l’hydrogène vert, etc. 

“Cela a permis aussi de mobiliser une partie substantielle de notre coopération financière sur ces thématiques vertes pour appuyer les stratégies et les réformes marocaines sur la transition énergétique “énergie verte”, la politique agricole et forestière “terre verte”, ou l’économie circulaire “économie verte”. 

Mme Llombart Cussac a, par ailleurs, réaffirmé que l’UE reste fermement engagée dans la transformation de son économie vers la neutralité carbone, estimant que la collaboration entre l’UE et le Maroc sur ces thématiques de la tarification carbone et des marchés carbone est primordiale pour accélérer la transition verte et pour saisir toutes les opportunités qu’offre cette transition de part et d’autre.



Le Directeur général de Casablanca Finance City Authority (CFCA), Saïd Ibrahimi, a annoncé, le 8 juillet à Casablanca, le lancement du “Green Assets Cluster”, une initiative stratégique visant à fédérer les acteurs nationaux et internationaux présents au Maroc autour des enjeux des marchés carbone.

La mission de ce cluster porte principalement sur la génération d’opportunités business, le dialogue politique, la collaboration internationale, la promotion et le renforcement des capacités de toute la chaîne de valeur, a expliqué M. Ibrahimi qui s’exprimait à l’occasion de la 2e édition de la conférence “Scaling up carbon market in Africa : Shaping fair and effective markets”.

“Notre ambition en la matière consiste à faire de CFC la plateforme de référence pour l’économie du carbone sur le continent, en créant de nouveaux segments de croissance alignés avec l’agenda climatique et le potentiel africain”.

D’après M. Ibrahimi, cela implique aussi d’assumer pleinement le rôle de place africaine leader qui relie, structure et donne une voix commune aux acteurs africains sur les grands enjeux globaux.

Et d’ajouter : “Ce que nous avons annoncé aujourd’hui est une première. Je suis convaincu qu’à travers des initiatives collectives de ce type que l’Afrique pourra faire entendre sa voix, non seulement dans les marchés carbone, mais dans la gouvernance climatique mondiale”.

De son côté, le directeur général du groupe CDG (Caisse de Dépôt et de Gestion), Khalid Safir, a souligné que le marché volontaire du carbone peut et doit devenir un outil stratégique de financement climatique, tout en contribuant pleinement à la réalisation des objectifs fixés par l’Accord de Paris.

Une telle ambition ne saurait être atteinte que si ce marché est intégré, crédible et équitable, a-t-il noté, estimant qu’un marché structuré, fondé sur des crédits carbone rigoureusement encadrés, peut générer des flux financiers additionnels orientés vers des domaines clés tels que la transition énergétique, l’agriculture durable ou encore la reforestation.
M. Safir a également rappelé que lors de la 4ème Conférence internationale sur le financement du développement, tenue la semaine écoulée à Séville (Espagne), le marché carbone a été mis en avant comme un outil clé pour canaliser les financements en faveur de la transition écologique.

Il a, par ailleurs, fait savoir que la CDG représente un partenaire naturel pour accompagner et structurer un marché volontaire du carbone qui répond aux exigences de l’article 6 de l’Accord de Paris, ainsi qu’au dispositif CORSIA (Carbon Offsetting and Reduction Scheme for International Aviation), en cohérence avec les ambitions nationales en matière des CDN (Contributions déterminées au niveau national) et le nouveau modèle de développement du Royaume.

En tant qu’acteur public financier important au Maroc, le groupe CDG est en mesure de jouer un rôle de coordination dans les travaux et les échanges avec les différentes parties prenantes, afin de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, de soutenir la transition écologique et la compétitivité des entreprises en prévision du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’Union européenne.

Il s’agit aussi de créer un écosystème performant et innovant, de positionner le Maroc comme un hub régional de la finance durable, de faire du Royaume un leader continental en matière de marché carbone et de proposer des solutions accessibles aux porteurs de projets de décarbonation.

“Nous avons ainsi fait le choix de rejoindre cette initiative de CFCA, convaincus que la coopération internationale et le rôle des places financières sont essentiels à la création et au bon fonctionnement d’un marché carbone mondial. À travers CFCA, nous pourrons soutenir la création des infrastructures de marché, assurer la transparence, la liquidité et la fiabilité des échanges, et surtout, financer des projets bas carbone”, a dit M. Safir.



Le Maroc dispose d’une opportunité “incontournable” pour se positionner comme un pôle régional de création de crédits carbone de haute qualité, a affirmé, le 8 juillet à Casablanca, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

“Nous avons aujourd’hui une opportunité incontournable pour devenir ce pôle de création de crédits carbone de haute qualité, générateur de co-bénéfices environnementaux et sociaux”, a indiqué Mme Benali à l’occasion de la 2e édition de la conférence “Scaling up carbon market in Africa : Shaping fair and effective markets”, tenue à l’initiative de Casablanca Finance City Authority (CFCA) et le groupe CDG, en collaboration avec l’agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ).

La ministre a, dans ce sens, insisté sur la nécessité d’harmoniser le cadre réglementaire, de renforcer la transparence et la gouvernance, d’assurer l’intégrité environnementale et l’équité dans la répartition des bénéfices, en plus de mobiliser des financements massifs.

Elle a relevé que le marché carbone demeure un instrument économique de premier ordre qui constitue, au Maroc, un outil politique et social, essentiel pour asseoir la transition énergétique, économique et sociale.

En outre, Mme Benali a fait remarquer que l’engagement du Maroc ne répond pas à une logique de conformité ou de simple alignement international, mais procède d’un choix profondément éthique, stratégique et économique, mû par la conviction que l’action climatique ne doit plus être l’apanage exclusif des grands émetteurs, mais doit au contraire s’appuyer sur les atouts compétitifs des pays comme le nôtre.

La ministre a, à cet égard, mis en avant le potentiel du Royaume en énergies renouvelables et les investissements importants engagés ces dernières décennies dans les infrastructures physiques et immatérielles, ce qui permet le développement d’un marché carbone.

Parallèlement, Mme Benali a estimé que le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM – Carbon Border Adjustment Mechanism) s’est révélé être une opportunité plus qu’une contrainte pour le Maroc, du fait qu’il a permis d’insuffler cette politique industrielle énergétique et de compétitivité pour accélérer la transition énergétique, en particulier au profit des industries et des services exportateurs.

Pour elle, la certification carbone devient ainsi un véritable instrument de compétitivité, de préservation des parts de marché et de soutien à la décarbonation des chaînes de valeur internationales.

Cette conférence s’est articulée autour de panels abordant, entre autres, le développement de projets sur les marchés carbone en Afrique, les perspectives des acheteurs et investisseurs sur ces marchés, ainsi que sur l’émergence de Casablanca comme un hub régional du marché carbone.