Les travaux de la 5e réunion internationale des ministres en charge des affaires minières ont débuté, le 13 janvier à Riyad, avec la participation de plus d’une centaine de pays, dont le Maroc.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre de la 5ème édition de la Conférence minière internationale qui s’est tenue du 13 au 15 janvier sous le thème “Les minerais à l’ère des nouveaux défis de développement”.

Le Royaume est représenté à cette réunion par une délégation conduite par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali et comprenant notamment l’ambassadeur du Maroc en Arabie Saoudite, Mustapha Mansouri.

La réunion constitue une plateforme internationale rassemblant de hauts responsables gouvernementaux de plus de 100 pays, ainsi que plusieurs représentants d’organisations internationales, d’ONG, de fédérations professionnelles et des principaux dirigeants du secteur minier dans le monde.

Elle se veut l’occasion d’examiner des enjeux stratégiques liés à l’avenir du secteur minier, notamment les conclusions du sommet du G20 et les perspectives du cadre de travail sur l’avenir des minéraux. La réunion est axée sur les moyens de financer les infrastructures et les projets miniers, de renforcer le suivi des chaînes de valeur, et de consolider des pratiques responsables et durables qui favorisent la confiance des différents acteurs et partenaires.

Intervenant à cette occasion, le ministre saoudien de l’Industrie et des Ressources minérales, Bandar bin Ibrahim Al-Khorayef a fait remarquer que la réunion, qui s’est tenue pour la première fois en 2022 avec la participation de 32 gouvernements, s’est aujourd’hui élargie pour inclure des ministres et des hauts représentants de plus de 100 pays et quelque 59 organisations, avec la participation de tous les pays du G20 ainsi que des pays fournisseurs et des pays clients.

Les minéraux sont devenus un élément central du développement mondial, et la réalisation des ambitions économiques et industrielles ainsi que des objectifs énergétiques nécessite un approvisionnement sûr et flexible, a-t-il poursuivi, soulignant les défis actuels, notamment la lenteur du développement des projets ainsi que les lacunes en matière d’infrastructures et de financement.

Le ministre saoudien a à cette occasion annoncé la création d’un « groupe ministériel permanent » chargé de fournir des conseils à la réunion ministérielle internationale et à la conférence internationale sur l’exploitation minière sur les aspects stratégiques.

Ce groupe représentera les pays producteurs, exportateurs et consommateurs de minerais de manière géographiquement équilibrée, avec une adhésion initiale de 17 pays, a-t-il tenu à préciser.





L’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) a procédé, le 29 décembre deernier, à la mise sous tension de la ligne électrique très haute tension 400 kV double ternes reliant Sidi Bennour à Laâwamer.

D’une longueur de 98 km, cette nouvelle infrastructure s’inscrit dans le cadre du programme des investissements opérés par l’ONEE pour le renforcement et la sécurisation du réseau national de transport d’électricité, visant à augmenter le transit de l’énergie électrique entre les différentes régions du Royaume et garantir une transmission électrique fiable et performante.

Selon un communiqué de l’ONEE, la réalisation de cet ouvrage a mobilisé d’importants moyens humains et techniques et a nécessité un investissement d’un montant de plus de 184 millions DH.

Cette mise sous tension, précise la même source, constitue la poursuite du développement et de la modernisation du réseau national de transport d’électricité pour accompagner, dans les meilleures conditions, la transition énergétique du Royaume du Maroc.

Ce projet illustre l’engagement de l’ONEE en faveur d’un service public d’électricité moderne, durable et adapté aux besoins futurs, conclut le communiqué.



Le président de l’Autorité Nationale de Régulation de l’Electricité (ANRE), Zouhair Chorfi, a présenté l’évolution et les principaux défis du secteur électrique national ainsi que les réalisations majeures de l’Agence, lors d’une réunion tenue à la Chambre des représentants.
Cette réunion, initiée par la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines, de l’environnement et du développement durable, a été dédiée à la présentation et à la discussion du rapport annuel de l’ANRE au titre de l’année 2024.

Dans son intervention, le président de l’ANRE a rappelé que le secteur électrique national a connu, sous l’impulsion des Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, une dynamique soutenue visant à renforcer la transition énergétique et à porter la part des énergies renouvelables à plus de 52% du mix électrique national à l’horizon 2030.

Cette dynamique se traduit par la réalisation de projets structurants de production d’électricité à partir de sources renouvelables, le développement de projets de dessalement de l’eau de mer alimentés par ses énergies, l’accompagnement de projets industriels de grande envergure tels que les gigafactories, ainsi que par les premières étapes de déploiement des filières de l’hydrogène vert et de ses dérivés.

Chorfi a souligné que l’atteinte de ces objectifs stratégiques repose sur la mise en place d’un cadre juridique et réglementaire cohérent, garantissant la sécurité juridique des investissements et l’équilibre des droits et obligations des différents intervenants tout au long de la chaîne de valeur électrique.

À cet égard, il a mis en avant l’adoption, en 2024, de plusieurs textes réglementaires importants, notamment ceux relatifs aux certificats d’origine et aux compteurs intelligents, qui contribuent à renforcer la transparence du système électrique et à intégrer davantage l’électricité produite de sources renouvelables dans le réseau électrique national.
Le président de l’ANRE a également souligné les défis structurels auxquels le secteur électrique demeure confronté, notamment la nécessité d’assurer la sécurité et la continuité de l’approvisionnement et de moderniser les infrastructures du réseau électrique national afin d’y intégrer, dans des conditions optimales de sécurité et de qualité, des volumes croissants de production renouvelable, y compris décentralisée.

Il a insisté, à cet effet, sur l’importance du développement des moyens de flexibilité, du renforcement du réseau de transport et de distribution, ainsi que de la mobilisation de l’investissement privé dans un cadre régulé, transparent et prévisible.

Abordant les réalisations de l’Autorité au titre de l’année 2024, le président de l’ANRE a présenté les principaux chantiers structurants menés par l’Autorité dans le cadre de l’exercice de ses missions de régulation. Il s’agit notamment de l’approbation et de la publication de la capacité d’accueil du système électrique national pour la période 2025-2029, laquelle s’établit à 9.338 MW, offrant ainsi aux investisseurs une visibilité accrue sur les opportunités de raccordement et contribuant à la transparence et à la prévisibilité du marché.
Il est également question de la fixation et la publication, pour la première fois, du tarif d’utilisation du réseau électrique national de transport pour la période de régulation 2024-2027. Cette fixation, basée sur une méthodologie transparente et objective, constitue une étape majeure dans la consolidation d’un cadre régulatoire moderne.

Il s’agit, de même, de l’approbation des indicateurs de qualité du réseau électrique national de transport, destinés à assurer la sécurité, la fiabilité et l’efficacité du réseau renforçant ainsi la qualité du service rendu aux utilisateurs.

La même source cite également l’approbation du code de bonne conduite relatif à la gestion du réseau électrique national de transport, visant à prévenir les risques de pratiques discriminatoires en matière d’accès audit réseau et garantir ainsi la transparence et l’égalité de traitement entre les utilisateurs.

Le président de l’ANRE a enfin rappelé qu’en 2024 l’Autorité a poursuivi l’examen de plusieurs chantiers structurants, portant notamment sur la préparation de la séparation comptable des activités de l’ONEE, la fixation du tarif d’utilisation des réseaux électrique de distribution et la fixation du tarif de l’excédent de l’énergie électrique.

Un débat approfondi a suivi la présentation du président de l’ANRE, au cours duquel les représentants de la nation ont formulé diverses observations et orientations au sujet des activités de l’ANRE, ainsi que l’évolution et les enjeux auxquels fait face le secteur de l’énergie dans notre pays.

En guise de conclusion, le président de l’ANRE a interagi et réaffirmé l’engagement de l’Autorité à multiplier ses efforts afin d’accompagner la modernisation du secteur d’électricité national et de contribuer efficacement à la réussite de la transition énergétique du Royaume, conformément aux Hautes Orientations de de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, traçant les contours d’un avenir énergétique à la hauteur des potentialités naturelles du Maroc et de son positionnement de leadership.



Soixante et un établissements scolaires relevant de l’Académie Régionale d’Education et de Formation (AREF) de Fès-Meknès ont reçu, le 8 janvier, le label « Éco-Écoles », un programme mis en œuvre par la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement.
Lors d’une cérémonie, organisée à l’école primaire Al Farfara, 11 établissements ont été labellisés « Pavillon vert », tandis que 17 autres ont reçu un « certificat argent » et 33 « un certificat bronze ».

Les établissements labellisés « Pavillon vert » sont répartis entre les directions provinciales de l’éducation de Fès (7 établissements), Ifrane (1), El Hajeb (1), Taza (1), Moulay Yacoub (1) et Meknès (2).

Intervenant à cette occasion, le directeur de l’AREF de Fès-Meknès, Fouad Rouadi a souligné l’importance du rôle que jouent les clubs environnementaux au sein des établissements scolaires notamment en matière de sensibilisation des jeunes aux enjeux environnementaux et l’adoption de comportements responsables en faveur de la protection de la planète.

Rouadi a salué le soutien majeur de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement à ces clubs environnementaux, mettant l’accent sur le fait que ces initiatives sont un moteur essentiel pour inciter les élèves à s’intéresser aux questions environnementales en s’y impliquant activement.

Cette approche permet de sensibiliser la communauté à l’importance et à l’urgence des enjeux environnementaux et encourage la participation collective à la protection de l’environnement et à une utilisation rationnelle des ressources naturelles, a-t-il dit, saluant l’implication des enseignants dans les clubs éducatifs et leur rôle dans la dynamisation des établissements scolaires.

Rouadi a également souligné que la vie scolaire est un pilier fondamental de la réforme du système d’éducation et de formation, compte tenu de son rôle déterminant dans la construction de la personnalité de l’apprenant.

De son côté, Mme I’timad Zair, représentante de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, a indiqué que le programme « Éco-Écoles » joue un rôle crucial dans la sensibilisation des élèves de l’enseignement préscolaire et primaire à l’importance de la protection de l’environnement, ajoutant que 1.200 écoles participantes ont déposé leurs candidatures pour l’année scolaire en travaillant sur des axes prioritaires à savoir la conservation de l’eau, les économies d’énergie et la gestion efficace des déchets.

Mme Zair a noté que les établissements récompensés sont tenus de travailler davantage pour garder cette distinction en multipliant leurs efforts en matière de développement durable.

La cérémonie, ponctuée de prestations artistiques des élèves et d’une exposition environnementale présentant les travaux des clubs environnementaux, a été marquée par la levée du « Pavillon vert » au sein de l’école primaire Al Farfara et la remise du prix « Jeunes journalistes pour l’environnement » à trois élèves de la direction de l’éducation nationale de Fès.

Le programme « Eco-écoles » est l’un des fers de lance de l’action déployée par la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement en vue d’inculquer aux générations montantes les principes de développement durable.

Lancé en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, le programme « Eco-Ecoles » a pour objectifs d’inculquer aux écoliers les notions de développement durable, ainsi que des comportements et modes de vie respectueux de l’environnement. Il permet aux écoliers ainsi qu’aux différents acteurs de l’établissement scolaire de construire un projet environnemental concret sur le lieu de vie qu’ils partagent.



Le coup d’envoi de la troisième édition des Journées Vertes de Dakhla (Dakhla Green Days) a été donné, le 12 janvier à Dakhla, sous le thème « Jeunesse de Dakhla: initiative et innovation face aux défis du développement territorial durable ».

Initiée par le Réseau « Khalij Dakhla » (Baie de Dakhla) pour le climat et le développement durable, et le Groupe Azura, en partenariat avec l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de la région Dakhla-Oued Eddahab, l’Association Lagon Dakhla, cette troisième édition s’inscrit dans le cadre du renforcement de la sensibilisation environnementale et de l’encouragement de l’innovation auprès des jeunes.

Les Journées Vertes de Dakhla qui se déroulent sur une période de six mois au profit de plus de 400 élèves, étudiants et stagiaires, constituent une occasion idoine pour inculquer aux jeunes les bonnes valeurs et actions environnementales, écouter leurs avis et propositions en la matière et les encourager à agir.

Dans une déclaration, le président du Réseau « Khalij Dakhla » (Baie de Dakhla) pour le climat et le développement durable, Mohamed Idas, a indiqué que cet évènement vise à ancrer les valeurs de la citoyenneté environnementale, à encourager l’innovation écologique, à renforcer la sensibilisation à l’importance de la préservation des écosystèmes locaux et à consolider les partenariats entre les différentes parties prenantes, dans la perspective de faire de Dakhla un modèle de ville verte.

Cette édition se distingue par un programme riche et varié comprenant des sessions de formation et des ateliers thématiques portant sur les villes durables, la protection des forêts et de la biodiversité, la gestion des ressources en eau et les zones humides, ainsi que l’intégration de la technologie et de l’intelligence artificielle dans la conception de solutions environnementales locales.

Au programme figurent aussi une série d’ateliers dédiés à l’élaboration de projets environnementaux, aux techniques de présentation de projets (Project Pitch) et à l’accompagnement technique des équipes participantes.

La troisième édition des Journées Vertes ambitionne d’adopter et d’accompagner des projets environnementaux innovants et de les concrétiser sur le terrain, en partenariat avec les différents intervenants, en vue de contribuer au développement durable de la région de Dakhla-Oued Eddahab.





Les travaux du Forum méditerranéen de Tétouan se sont déroulés, le 12 janvier, sous le thème « Énergie et digitalisation: Vision concertée pour un développement durable et innovant ».
Initiée par l’Association méditerranéenne des leaders (AML) et l’Association des Marocains du monde retournés et résidant à l’étranger, cette rencontre a rassemblé des décideurs, universitaires et experts issus du Maroc, de Belgique, d’Égypte, de France et des Pays-Bas, dans l’objectif d’explorer les leviers permettant de mettre la transformation numérique et la transition énergétique au service d’un développement global et durable.

Le forum a offert une plateforme pour mettre en lumière le rôle de la recherche scientifique et des technologies modernes, notamment l’intelligence artificielle et les solutions numériques, dans l’accompagnement des grandes mutations mondiales, soulignant leur contribution à la mise en œuvre de solutions innovantes et durables pour la préservation des ressources naturelles au profit des générations futures.

S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, tenue en présence du gouverneur de la province de Tétouan, Abderrazzak Mansouri, ainsi que de plusieurs responsables locaux, le président de l’Université Abdelmalek Essaâdi, Bouchta El Moumni, a mis en avant le rôle central de l’université dans la production et la valorisation du savoir scientifique, ainsi que dans l’adaptation de ses résultats aux besoins de la société et de son environnement territorial.

À cet égard, il a rappelé que cette mission s’inscrit en droite ligne des Hautes Orientations de SM le Roi Mohammed VI, lesquelles placent l’innovation, la digitalisation et la transition énergétique au cœur des axes stratégiques de la construction du Maroc de demain.

Les débats ont porté notamment sur les enjeux stratégiques liés à la transition énergétique, à la numérisation et à l’innovation, dans le cadre du développement durable de l’espace méditerranéen.

Les intervenants ont également souligné que l’innovation et la transition verte constituent des leviers essentiels pour renforcer la souveraineté nationale et la compétitivité régionale, mettant en avant l’importance de soutenir l’entrepreneuriat dans les secteurs technologique et de l’économie verte, et de rapprocher les solutions d’énergie propre des collectivités territoriales, afin d’améliorer la qualité de vie des citoyens.

Le forum a été marqué par la signature d’une convention de partenariat entre l’Université Abdelmalek Essaâdi et plusieurs associations nationales et internationales, visant à développer des projets de recherche et d’innovation communs dans les domaines de l’énergie et du numérique, et à renforcer l’impact scientifique et sociétal de la coopération académique.
Cette initiative illustre l’engagement de l’université, à travers ses établissements et ses cadres pédagogiques, au sein de son environnement méditerranéen. Elle traduit également sa volonté de nouer des partenariats efficaces, afin de transformer le savoir en propositions concrètes et en projets structurants, au service d’un développement durable centré sur l’humain et l’innovation.

Le forum a été ponctué par deux sessions scientifiques autour des thèmes: « Énergie et digital: Quelles solutions scientifiques concrètes pour le développement des territoires innovants ? », et « Populations, environnement et technologies : de la stratégie à l’impact, comment renforcer un développement participatif, durable, inclusif et résilient ? ».





La Coalition pour la valorisation des déchets (COVAD) a tenu, le 9 janvier à Rabat, sa conférence plénière annuelle intitulée « Repenser le droit des déchets : innovations législatives et opportunités pour une économie circulaire inclusive », organisée en partenariat avec le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable.

L’événement a réuni des décideurs publics, des représentants des collectivités territoriales, des acteurs économiques, des experts juridiques ainsi que des partenaires institutionnels et internationaux, confirmant le rôle de la COVAD comme espace structurant de dialogue public-privé au sein de l’écosystème de l’économie circulaire au Maroc.

La séance d’ouverture de cette conférence a été co-présidée par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, et le président de la COVAD, Mounir El Bari, précise la même source, ajoutant que les travaux se sont structurés autour de deux panels complémentaires.

Le premier panel, consacré à « l’état des lieux et aux leviers réglementaires », a permis de proposer une lecture partagée du cadre juridique et institutionnel encadrant la gestion des déchets au Maroc, à la lumière des amendements récemment apportés à la loi 28-00.

Les échanges ont porté sur les apports de la réforme, ses impacts socio-économiques et environnementaux, ses implications opérationnelles et les conditions de sa mise en œuvre effective, notamment en termes de lisibilité et d’efficacité du dispositif.

Le second panel, intitulé « Transformer les déchets en ressources : enjeu clé de compétitivité industrielle », a mis en lumière des retours d’expérience issus de filières stratégiques, notamment les véhicules hors d’usage (VHU/VFV) et les déchets de construction et de démolition (DCD).

Les discussions ont mis en évidence les conditions techniques, économiques et réglementaires nécessaires à la structuration de chaînes de valeurs circulaires performantes.

Des enseignements structurants pour l’action

Dans un contexte marqué par l’évolution des exigences environnementales, industrielles et commerciales, les échanges de cette journée ont mis en évidence le caractère stratégique de la récente réforme du droit des déchets pour accompagner la transition vers l’économie circulaire, sécuriser l’investissement et renforcer la compétitivité des filières de recyclage et de valorisation.

À l’issue des échanges, plusieurs constats ont émergé, notamment la nécessité de renforcer l’alignement du cadre national avec les exigences internationales, de sécuriser les gisements et les débouchés industriels, et de faire du droit des déchets un levier d’incitation à l’investissement et à l’innovation circulaire.

Retour sur les réalisations majeures de la COVAD

Depuis sa création en 2015, la COVAD s’est imposée comme un acteur central du développement de l’économie circulaire au Maroc. Sa feuille de route stratégique 2021-2026, présidée par M. El Bari, repose sur six axes prioritaires, parmi lesquels l’innovation, la gouvernance et l’inclusion sociale, qui en constituent des piliers.

Parmi ses principales réalisations :

  • Écosystème vert : étude menée sous le lead du ministère de l’Industrie et du Commerce visant la valorisation de 65 % des déchets à l’horizon 2030, avec un potentiel de 60.000 emplois et 12,2 MMDH de chiffre d’affaires.
  • Responsabilité Élargie des Producteurs (REP) : contribution à l’élaboration du cadre réglementaire des emballages, en partenariat avec le MTEDD et le PNUE.
  • Programme PAGE : participation au renforcement des capacités nationales pour une gestion durable des ressources.
  • Réformes législatives : contribution aux travaux sur la loi relative à l’économie circulaire et à l’amendement de la loi 28-00 sur la gestion des déchets.
  • Recyclage plastique : implication dans les négociations internationales pour un traité juridiquement contraignant contre la pollution plastique. Initiative Switch2CE: partenariat avec l’Union Européenne pour le développement des chaînes de valeur circulaires, notamment dans la plasturgie.
  • Gouvernance, partenariats et compétitivité : S’appuyant sur une gouvernance multi-acteurs réunissant administrations, collectivités, entreprises, ONG et experts, la COVAD agit comme interface entre politiques publiques, dynamiques industrielles et exigences internationales. Cette approche collaborative lui permet de formuler des propositions opérationnelles et adaptées aux réalités du terrain.

Grâce à des partenariats structurants avec des organisations telles que l’ONUDI, le PNUE, Chatham House et l’Union Européenne, la COVAD contribue également au renforcement de l’expertise nationale et à la mobilisation d’appuis techniques au service de la structuration des filières.

Au-delà de l’enjeu environnemental, ses actions s’inscrivent dans une logique de compétitivité et de souveraineté industrielle, en favorisant le développement de marchés de matières secondaires, la création de valeur locale et les opportunités de substitution aux importations.

Créée en 2015, la Coalition pour la Valorisation des Déchets (COVAD) est une instance de concertation et de proposition œuvrant pour la structuration des filières de valorisation, l’amélioration du cadre réglementaire et la promotion de l’économie circulaire au Maroc.



Le Maroc a pris part, le 13 janvier à Riyad, à la 10e réunion consultative des ministres arabes chargés des exploitations des Mines, qui coïncide avec la tenue de la Conférence minière internationale.

Le Royaume a participé à cette réunion consultative avec une délégation conduite par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

Cette réunion consultative, à laquelle 19 pays arabes y participent, est organisée par l’Organisation arabe pour le développement industriel, la normalisation et l’exploitation minière (OADIM) en partenariat avec le ministère saoudien de l’Industrie et des Ressources minérales.

Dans une allocution de circonstance, le directeur de l’OADIM, Adel Sakr, a indiqué que l’organisation poursuit la mise en œuvre de ses programmes et activités, soulignant que cette réunion passe en revue un ensemble d’initiatives techniques, actuelles et futures, visant à maximiser l’exploitation des ressources minérales arabes et à renforcer l’intégration dans les chaînes de valeur qui y sont liées.

Il a à cette occasion annoncé le lancement officiel de la bibliothèque numérique des études minières arabes. Cette bibliothèque, élaborée par l’OADIM conformément aux recommandations de la réunion précédente, s’érige en tant que référence visant à soutenir les décideurs et les chercheurs.

Il a également réaffirmé l’engagement de l’organisation à poursuivre la mise en œuvre d’activités de qualité répondant aux attentes et aux ambitions des États membres.

L’ordre du jour de la réunion a examiné les principales réalisations de l’OADIM notamment le système de référence minier pour les pays arabes, l’étude sur la réhabilitation des mines et carrières anciennes pour un développement durable, l’évolution de la Plateforme arabe des minéraux du futur (APFM), la feuille de route de référence pour les minéraux de la transition énergétique dans la région arabe, l’initiative arabe pour l’intelligence artificielle dans le secteur des ressources minérales, le glossaire unifié des termes miniers, ainsi que la bibliothèque numérique des études minières arabes.