Plus de 51% de la population rurale bénéficie du raccordement individuel à l’eau potable, a affirmé, le 4 mai à Rabat, le ministre de l’Équipement et de l’Eau Nizar Baraka.

En réponse à une question orale sur « la généralisation du raccordement individuel à l’eau potable » à la Chambre des représentants, M. Baraka a fait savoir que ce taux a connu une évolution progressive passant de 22% en 2004 à 30% en 2010, avant de dépasser actuellement les 51%, notant que le nombre de foyers raccordés à l’eau potable a atteint environ 1,4 million de logements.

Le ministre a également souligné que cette évolution s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation lancé en 2020.

Depuis le lancement de ce programme jusqu’à 2025, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) a investi environ 5 milliards de dirhams (MMDH) afin de renforcer les installations de production et d’approvisionnement.

Il a, en outre, fait état de la programmation de l’approvisionnement à l’horizon de 2030 de quelque 11.050 douars, en plus de 7.890 douars supplémentaires dans ce cadre, pour un coût global estimé à environ 10 MMDH, financés en partenariat avec le ministère de l’Intérieur, les sociétés régionales multi-services et le ministère de l’Équipement et de l’Eau.

Ce chantier, a poursuivi M. Baraka, connaîtra davantage de progrès dans le sillage du nouveau cadre juridique où les sociétés régionales multi-services assumeront la responsabilité de la gestion de ce secteur, dans le cadre de la régionalisation avancée avec la participation des élus au sein de leurs Conseils d’administration, ce qui permettra de renforcer la solidarité entre les villes et le monde rural et d’élargir le nombre des bénéficiaires.



Les défis posés par les changements climatiques dans les domaines de l’eau, de l’énergie et de l’alimentation ont été au centre d’une rencontre-débat organisée, le 9 mai à El Jadida.

Cette rencontre a constitué une occasion d’échanges visant à identifier des solutions innovantes et durables face au stress hydrique, à même d’assurer une transition énergétique efficiente et une sécurité alimentaire durable.

Les participants ont débattu des mécanismes d’adaptation, portant notamment sur la mise en place d’infrastructures résilientes face aux inondations, le développement d’une agriculture intelligente face au climat et la gestion des ressources hydriques, afin de renforcer la résilience et de réduire les effets des changements climatiques.

Ils ont, en outre, mis en avant le rôle de la technologie dans la durabilité de la production agricole et la réalisation de l’efficacité énergétique.

Dans ce cadre, le gouverneur de la province d’El Jadida, Sidi Saleh Daha, a souligné que le triptyque Eau-Energie-Alimentation constitue le socle fondamental pour garantir la durabilité des ressources et la sécurité alimentaire.

Dans une allocution lue en son nom par le Secrétaire général de la préfecture de la province d’El Jadida, Hafid Sedik, il a insisté sur le fait que ces défis imposent l’adoption d’approches innovantes et intégrées, capables d’assurer un équilibre entre les impératifs du développement et la préservation des ressources naturelles, citant à cet égard le Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027, qui traduit la Vision Royale clairvoyante visant à diversifier les ressources hydriques à travers des solutions innovantes et non conventionnelles.

Pour sa part, la cheffe du service de gestion environnementale à la Direction régionale de l’Environnement de Casablanca-Settat, Yasmine Lmroune, a assuré que cette Direction planche sur la mise en œuvre du plan climat territorial visant l’atténuation des gaz à effet de serre et l’adaptation au changement climatique, notamment en déterminant les moyens à mettre en œuvre localement pour apporter des solutions d’adaptation dans les agglomérations urbaines et dans les domaines de l’industrie, le transport, l’agriculture ou encore la gestion des déchets solides.

De son côté, la cheffe du service communication et coopération à l’Agence du Bassin hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia, Aziza Belal, a souligné que l’Agence intègre les changements climatiques au cœur de ses schémas directeurs d’aménagement intégré, relevant que le bassin a adopté une stratégie visant à renforcer l’offre hydrique, fondée notamment sur la réalisation de la phase d’urgence du projet de liaison entre les bassins du Sebou et du Bouregreg, lequel assure l’approvisionnement en eau de Casablanca depuis août 2023.

Mme Belal a ajouté que les efforts se poursuivent en vue du développement des ressources non conventionnelles à travers la station de dessalement d’eau de mer de Casablanca, dont la capacité finale atteindra 300 millions de mètres cubes, ainsi que la réutilisation des eaux usées traitées pour l’irrigation des espaces verts et des terrains de golf, à hauteur actuellement de 12 millions de mètres cubes, avec un objectif de 45 millions de mètres cubes à l’horizon 2050, outre le vaste chantier luttant contre la surexploitation des nappes phréatiques en réduisant de 50% leur utilisation, notamment à Berrechid.

Dans ce cadre, le président de l’association Eau et Energie pour Tous, Baâli Seghir, a affirmé que le Maroc connaît, grâce aux dernières précipitations, une importante période de « répit hydrique ».
Il a, par ailleurs, souligné que le renforcement de la sécurité hydrique passe inévitablement par le développement des énergies renouvelables, qui contribuent à réduire le coût de production de l’eau et l’empreinte carbone des secteurs productifs.

Les travaux de cette rencontre, organisée par l’Association Eau et Énergie pour Tous, en partenariat avec la préfecture de la province d’El Jadida, se sont articulés autour de deux sessions thématiques mettant en lumière les mécanismes d’adaptation, la gestion des ressources hydriques au niveau du bassin hydraulique ainsi que le rôle de la technologie dans la durabilité de la production agricole, outre les stratégies d’efficacité énergétique.



Des projets environnementaux innovants portés par des élèves et étudiants de la région Dakhla-Oued Eddahab ont été récompensés, le 9 mai à l’École Supérieure de Technologie de Dakhla, lors de la troisième édition des « Journées Vertes de Dakhla » (Dakhla Green Days).
Initiée par le Réseau « Khalij Dakhla » (Baie de Dakhla) pour le climat et le développement durable, l’association Lagon Dakhla pour le développement du sport et l’animation culturelle et le groupe Azura, en partenariat avec l’Académie régionale de l’éducation et de la formation, cette manifestation environnementale a réuni plus de 50 établissements scolaires représentant les différents cycles d’enseignement de la région.

Placée sous le thème « La jeunesse de Dakhla : initiative et innovation face aux défis du développement territorial durable », cette troisième édition a donné lieu, durant cinq mois, à des ateliers de formation et d’encadrement autour notamment des zones humides, de l’eau, de la forêt, des villes durables, de la technologie et de l’intelligence artificielle, dans l’objectif de renforcer la sensibilisation environnementale et d’encourager l’innovation verte auprès des élèves et étudiants.

S’exprimant à cette occasion, le président du Réseau « Khalij Dakhla » (Baie de Dakhla) pour le climat et le développement durable, Mohamed Idas, a souligné que Dakhla est devenue un véritable espace d’innovation environnementale et d’initiatives portées par les jeunes, affirmant que l’école et l’université marocaines sont capables de contribuer à l’élaboration de solutions concrètes aux défis climatiques et environnementaux.

Le jury, a-t-il poursuivi, a reçu des dizaines de projets environnementaux et technologiques innovants, portant notamment sur des solutions intelligentes de détection précoce des incendies de forêt, des systèmes de rationalisation de la consommation d’eau, des initiatives de protection des zones humides et de la biodiversité, des projets de recyclage et de reboisement, ainsi que des applications numériques de sensibilisation environnementale.
Il a relevé que les projets distingués, issus des différents niveaux d’enseignement, mettent en avant la créativité des jeunes et leur capacité à mobiliser les nouvelles technologies au service des enjeux environnementaux et du développement durable.

En marge de cette manifestation, une conférence a été organisée sous le thème « Médias, droits environnementaux et enjeux du développement durable : vers une conscience collective et des projets respectueux de l’environnement », mettant en lumière le rôle des médias dans la sensibilisation environnementale et l’importance de concilier développement économique et préservation des ressources naturelles et des espaces fragiles.
La cérémonie a également été marquée par des prestations artistiques et créatives présentées par les élèves de l’établissement d’épanouissement artistique et littéraire d’Oued Eddahab, dans une ambiance célébrant l’engagement des jeunes en faveur de la culture environnementale et de la créativité artistique.



L’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) a procédé, le 22 avril dernier, à la mise en production de l’adduction d’eau brute alimentant la station de traitement d’Al Hoceima à partir du barrage sur Oued Ghiss, permettant ainsi de renforcer et de sécuriser l’alimentation en eau potable des provinces d’Al Hoceima et de Driouch. 

D’un coût global d’environ 206 Millions de Dirhams, financé par l’ONEE à travers un prêt de la Banque Africaine de Développement (BAD), ce projet comprend principalement la pose de 33,6 km de conduites d’adduction de diamètres variant de 600 à 700 mm permettant de véhiculer un débit de 500 litres par seconde, ainsi que la réalisation d’un système de télégestion pour l’exploitation et la gestion à distance de cette adduction. 

Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation (PNAEPI) 2020-2027 dont la convention a été signée le 13 janvier 2020 devant Sa Majesté le Roi Mohammed VI permettra de sécuriser l’alimentation en eau potable d’une population de plus de 400.000 habitants

Il contribuera également à l’amélioration des conditions de vie des populations bénéficiaires et à l’accompagnement du développement socio-économique de la Région.



Dans le cadre d’une série de rencontres stratégiques tenues à Washington, une délégation conduite la directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Amina Benkhadra, a tenu des échanges de haut niveau visant à promouvoir le projet du Gazoduc Africain Atlantique Nigeria-Maroc (AAGP) et le positionnement stratégique du Maroc dans les secteurs de l’énergie et des minerais critiques.

Ces rencontres avec des institutions américaines, des organisations internationales ainsi que des think tanks de référence ont concerné notamment le Département américain de l’énergie, le Département d’Etat, le National Security Council relevant de la Maison Blanche, le Groupe de la Banque Mondiale, le programme Mission 300, la U.S. International Development Finance Corporation, le Center for Strategic and International Studies (CSIS), le Stimson Center ainsi que l’Atlantic Council – Global Energy Center.

Les échanges ont permis de mettre en avant le projet stratégique du Gazoduc Africain Atlantique, fruit de la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et du Président Nigérian, l’un des projets énergétiques structurants les plus ambitieux du continent africain, tant par sa dimension régionale que par son potentiel d’intégration économique et énergétique.

A cette occasion, l’ONHYM a présenté l’état d’avancement du projet, marqué notamment par la finalisation des études de faisabilité et de la FEED (Front End Engineering Design), l’adoption des termes de l’Accord intergouvernemental (IGA), traité encadrant la gouvernance du gazoduc par les États membres de la CEDEAO, en prévision de sa signature prochaine par l’ensemble des Chefs d’État des Pays traversés, ainsi que par les travaux en cours relatifs à la structuration institutionnelle, préalables nécessaires à la préparation de la Décision Finale d’Investissement (FID).

Les discussions ont également porté sur la mise en place de la Société de Projet, appelée à assurer la structuration financière, le développement opérationnel et la coordination de la mise en œuvre du projet.

Ces échanges ont mis par ailleurs en lumière les synergies croissantes entre le corridor énergétique du Gazoduc Africain Atlantique et le développement des ressources en minerais critiques et stratégiques, essentiels aux chaînes de valeur de la transition énergétique.

Les différentes institutions et think tanks rencontrés ont exprimé un intérêt soutenu pour le projet du gazoduc AAGP et le positionnement du Maroc dans les secteurs énergétiques et miniers, soulignant la portée transformationnelle de ces initiatives et leur importance croissante dans les nouvelles dynamiques géoéconomiques et géostratégiques internationales, selon un communiqué de l’ONHYM.

Le Gazoduc Africain Atlantique connectera à terme les ressources gazières de l’Afrique de l’Ouest au Maroc, à travers un corridor énergétique stratégique reliant l’espace atlantique du continent africain à l’Europe, favorisant l’intégration régionale, l’accès à l’énergie, l’industrialisation du continent et la diversification des approvisionnements énergétiques internationaux.



Le lancement officiel du Joint Center of Excellence in Clean Hydrogen (Centre d’excellence en Hydrogène vert) a eu le 12 mai à Casablanca à l’Ecole Hassania des Travaux Publics (EHTP).

Lancé lors d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Equipement et de l’Eau, Nizar Baraka, d’opérateurs économiques, de chercheurs et d’experts nationaux et internationaux, ce projet permettra le développement de projets de recherche appliquée, l’expérimentation de technologies innovantes ainsi que la formation de compétences hautement qualifiées répondant aux besoins des métiers de demain.

Dans une allocution de circonstance, M. Baraka a indiqué que ce centre est conçu comme une plateforme opérationnelle intégrée permettant l’expérimentation, la démonstration et le développement de solutions concrètes dans le domaine de l’hydrogène propre, avant de préciser que ce centre, doté d’un système de production d’hydrogène par électrolyse alimenté par l’énergie solaire du campus, couplé à une unité de cogénération de 10 KW ainsi qu’à un système de stockage, permettra de travailler sur des équipements réels, de produire des données exploitables et de développer des applications à fort potentiel industriel.

Il a aussi noté que l’importance de ce projet se mesure surtout aux innovations développées, aux projets industriels accompagnés, aux compétences renforcées et à la capacité de ce centre à produire un impact réel sur l’économie nationale et la transition énergétique, prédisant que ce centre est appelé à être un espace de coopération scientifique internationale, un catalyseur de projets industriels innovants et un outil de rapprochement entre recherche et marché.

Et de rappeler que le Royaume, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a engagé depuis plusieurs années une transformation ambitieuse de son modèle énergétique, fondée sur le développement des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et la durabilité.

Le ministre n’a pas manqué de relever que le Maroc dispose d’atouts majeurs pour devenir un acteur de référence dans l’économie mondiale de l’hydrogène vert et ce, à la faveur de ses ressources naturelles exceptionnelles, sa stabilité institutionnelle et sa position stratégique entre l’Europe et l’Afrique.

Pour sa part, le directeur de l’Ecole Hassania des Travaux Publics, Jaouad Boutaher a noté que ce centre d’excellence représente une étape importante sur le chemin du renforcement du positionnement de son école sur le plan de la transition énergétique et de l’innovation technologique, avant d’ajouter que ce projet s’inscrit dans le cadre d’une vision affichant l’ambition de faire de cet établissement académique un acteur majeur qui œuvre à promouvoir la recherche appliquée et à mettre la formation en ingénierie en phase avec les défis industriels futurs, surtout dans le domaine des énergies propres.

Il a indiqué que ce centre est réalisé dans le cadre d’un partenariat entre l’EHTP, la société Chinoise Jiangsu Guofu Hydrogen Energy Equipment et sa joint-venture africaine Go For Hydrogen Africa, avant de préciser que cette importante plateforme intégrée dans la chaîne de production de l’hydrogène comprend plusieurs unités avec une capacité de production d’environ 115 kW/h.

« Il s’agit là d’une démarche visant à promouvoir la formation appliquée et une recherche scientifique en phase avec les exigences des marchés national et international en matière d’hydrogène vert ».

De son côté, Justin Gu, directeur développement international à la société chinoise Guofu Hydrogen, fournisseur de premier plan de solutions intégrées pour l’énergie hydrogène, a déclaré que ce centre d’excellence cherche à promouvoir et à développer les techniques de production de l’hydrogène vert, ajoutant qu’il s’agit du premier système au Maroc produisant de l’hydrogène à partir d’électricité verte et ce, dans le but de faire face aux défis énergétiques posés et de réaliser l’objectif d’émissions nulles en CO2.

Et d’assurer que ce projet initié en partenariat avec l’EHTP, représente une base fondamentale pour le développement futur de l’industrie hydroélectrique au Maroc et même bien au-delà en Afrique, étant donné que le Royaume est un modèle en la matière.

Réalisé dans le cadre d’un partenariat entre l’EHTP, la société Chinoise Jiangsu Guofu Hydrogen Energy Equipment et sa joint-venture africaine Go For Hydrogen Africa , ce centre d’Excellence constitue une plateforme scientifique et technologique de nouvelle génération, destinée à soutenir le développement de solutions innovantes dans la filière hydrogène vert.

Cette cérémonie de lancement a été marquée par la signature de quatre conventions de partenariat stratégique entre l’EHTP et des opérateurs nationaux et internationaux portant sur les domaines de la recherche scientifique et de l’innovation, la promotion des compétences actives dans le domaine des énergies renouvelables et de l’hydrogène vert.

L’objectif de ces conventions est de favoriser l’ouverture de l’EHTP sur son environnement industriel et scientifique à même d’en faire un pôle académique de référence en la matière.



Le Maroc et la Norvège ont signé, le 6 mai, un accord visant à établir un cadre de coopération pour le développement d’approches collaboratives fondées sur les mécanismes de marché prévus par l’Article 6.2 de l’Accord de Paris sur le Climat.

Cet accord a été signé par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, et le ministre norvégien du Climat et de l’Environnement, Andreas Bjelland Eriksen, lors d’une cérémonie tenue à distance, en présence de l’ambassadrice du Maroc en Norvège, Nabila Freidji, et de l’ambassadeur du Norvège au Maroc, Helge Seland.

Il permet la mise en œuvre de projets conjoints générant des résultats d’atténuation transférés au niveau international (ITMOs), contribuant ainsi à l’atteinte des Contributions Déterminées au niveau national des deux pays.

Dans le cadre de cet accord, les deux parties ambitionnent de mettre en œuvre le programme GBI -Generation Based Incentive (Incitation basée sur le résultat), visant à soutenir le déploiement d’environ 2GW de capacité installée en énergies renouvelables incluant également des solutions de stockage par batteries, sur une période de 10 ans (2026–2036).
Il cible en particulier les projets d’énergies renouvelables les plus complexes ou les moins rentables qui ne pourraient pas être réalisés sans un appui financier additionnel du marché carbone.
Le programme permettra d’éviter 9 à 10 millions de tonnes d’émissions de CO2 d’ici 2030, tout en contribuant à la mobilisation des financements climatiques, au renforcement de l’attractivité des investissements verts ainsi que le transfert de technologies et la création d’emplois.
D’après la même source, les réductions d’émissions générées dans ce cadre pourront, le cas échéant, être transférées à la Norvège sous forme d’ITMOs conformément aux dispositions de l’Article 6 de l’Accord de Paris, contribuant ainsi à la mise en œuvre des engagements climatiques des deux pays et aux efforts internationaux d’atténuation de lutte contre le changement climatique.

Lors de la signature de cet accord, Mme Benali a souligné que cette initiative confirme l’engagement à long terme du Maroc et de la Norvège sur les questions climatiques, malgré un contexte international très instable.

Évoquant à cet égard, l’ambition climatique du Maroc, telle que reflétée dans sa CDN3.0 qui vise une réduction de 53 % des émissions de GES à l’horizon 2035, la ministre a également précisé que ce partenariat repose sur un engagement initial de 100 millions de dollars de financement carbone, avec un potentiel de mobilisation pouvant dépasser 600 millions de dollars, à travers des mécanismes de paiements fondés sur les résultats.

De son côté, le ministre norvégien a souligné le « besoin de plus de coopération entre les pays pour réduire les émissions mondiales », notant que « la Norvège et le Maroc s’associent pour mettre en place un programme qui augmentera la production d’énergie renouvelable au Maroc tout en attirant des investissements et en créant des emplois ».

Ce programme permettra de réduire les émissions, qui pourront ensuite être transférées à la Norvège sous forme de crédits carbone.

Il convient de rappeler que cet accord s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre des engagements du Maroc en matière de coopération climatique. Dans ce cadre, le Maroc a déjà conclu des accords et MoU avec plusieurs pays pour l’opérationnalisation de l’Article 6.2 de l’Accord de Paris, en vue de promouvoir la réalisation de projets conjoints, le transfert de technologies et la mobilisation du financement climatique.

Cet accord reflète une vision commune visant à renforcer la coopération climatique fondée sur la confiance, et à traduire l’ambition en mécanismes concrets contribua



La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a présenté, le 4 mai à la Chambre des représentants, les mesures gouvernementales destinées à augmenter le stock stratégique des produits énergétiques à l’échelle nationale.

En réponse à une question orale à ce sujet, Mme Benali a indiqué que le gouvernement se base sur trois mesures principales, la première concerne l’augmentation des capacités de stockage, avec une hausse significative de plus de 30% des investissements enregistrée au cours des trois dernières années, pour atteindre 3,2 millions de mètres cubes en 2025.

Et de préciser que le ministère a œuvré, durant l’actuelle législature, à l’identification des programmes d’investissement, afin d’assurer le suivi des investissements liés aux capacités de stockage à l’horizon 2030, ainsi que de faciliter leur réalisation et leur accompagnement, notamment en matière d’obtention des autorisations.

Ainsi, ces capacités devraient être portées à plus de 1,5 million de mètres cubes supplémentaires d’ici 2030, pour un investissement global de 6 milliards de dirhams, dont un tiers sera réalisé en 2026.

La ministre a souligné que la deuxième mesure porte sur l’utilisation des réservoirs de la société la « SAMIR », relevant qu’à cet égard, les analyses des besoins nationaux montrent que les niveaux actuels de stockage sont suffisants pour le gasoil, l’essence et le fuel.

Toutefois, Mme Benali a noté que des défis persistent pour le gaz butane et le carburant aérien, ajoutant que des projets de stockage sont en cours afin d’augmenter les capacités de 400.000 mètres cubes pour le gaz butane et de 100.000 mètres cubes pour le carburant aérien à l’horizon 2030.

Concernant la troisième mesure, elle a fait état d’une concentration de 80% des capacités de stockage dans les régions de Casablanca-Settat et Tanger-Tétouan, d’où l’orientation des investissements vers d’autres espaces territoriaux, notamment au niveau du Port Nador West Med, appelé à devenir un pôle majeur dans le domaine des hydrocarbures et du stockage du gaz naturel.



La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a souligné, le 10 mai à Nairobi, que la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC), initiée lors de la COP22 à Marrakech, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, s’impose comme un cadre structurant, porteur d’une vision africaine ambitieuse fondée sur la solidarité, la responsabilité partagée et la valorisation durable du capital naturel africain.
Intervenant lors de la réunion ministérielle de la CCBC, Mme Benali a fait savoir que cette rencontre s’inscrit dans le cadre des préparatifs de deux échéances majeures, à savoir la session des chefs d’État et de gouvernement prévue le 12 mai à Nairobi et la table ronde des bailleurs de fonds programmée le 26 mai à Brazzaville, consacrée au financement du plan d’investissement du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo.

Elle a fait savoir que les avancées enregistrées ces derniers mois, notamment autour de la structuration d’un portefeuille de projets prioritaires alignés sur les plans nationaux de développement, le renforcement du cadre de gouvernance ainsi que l’engagement croissant des partenaires techniques et financiers, témoignent d’une dynamique crédible et porteuse d’impact.

Mme Benali a toutefois rappelé que le succès de cette démarche demeure tributaire de la capacité collective à franchir une nouvelle étape, celle du passage des engagements et des stratégies à la mise en œuvre effective des investissements, insistant sur la nécessité de porter une vision commune, cohérente et ambitieuse.

Elle a, par ailleurs, rappelé que l’année 2026 revêt une importance particulière, marquant le dixième anniversaire de la création de la Commission Climat du Bassin du Congo, ainsi que le premier anniversaire de la Déclaration de Marrakech/Cadre ESG Mines, élaborée avec les ministres africains des Mines afin de promouvoir un secteur minier durable avec une définition africaine.

À cet égard, elle a cité le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo comme illustration de la capacité du continent à concevoir des instruments financiers adaptés à ses réalités et à ses priorités de développement, notant qu’il incarne une nouvelle génération de mécanismes africains fondés sur la valorisation durable du capital naturel et orientés vers des investissements à fort impact.

Elle a, dans ce sens, mis en avant la dynamique de transformation progressive engagée sur le continent, marquée par le développement de stratégies carbone nationales, l’intégration des mécanismes de l’Article 6 de l’Accord de Paris et la montée en puissance d’initiatives régionales.

Mme Benali a noté que cette évolution traduit une volonté affirmée de renforcer la souveraineté du continent sur la valorisation de son capital naturel, précisant que le marché carbone ne doit pas être perçu uniquement comme un instrument financier, mais également comme un levier de justice climatique garantissant des retombées concrètes pour les communautés locales.

Par ailleurs, Mme Benali a indiqué que le Maroc a fait le choix d’agir à travers une approche intégrée et innovante, en rehaussant l’ambition d’atténuation de sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN 3.0) à 53% à l’horizon 2035, à travers un portefeuille de 90 projets, tout en renforçant sa résilience et son adaptation grâce à 107 projets couvrant dix secteurs.

Elle a expliqué que l’expérience marocaine avec la CDN 3.0 repose sur une approche orientée vers les résultats, combinant ambition climatique, efficacité économique et co-bénéfices sociaux, à travers notamment le recours à des outils tels que le taux de rendement interne et le coût moyen d’abattement sectoriel afin d’optimiser les investissements climatiques.

Et d’ajouter que la CDN 3.0 reflète une volonté claire de transformer les engagements climatiques en véritables leviers de développement, grâce à une approche territorialisée garantissant une répartition des investissements adaptée aux spécificités et priorités de chaque région.

La ministre a également rappelé que cette stratégie, ancrée dans la Stratégie nationale de développement durable et alignée sur les Objectifs de développement durable, s’appuie sur la Stratégie de développement de la finance climat à l’horizon 2030, laquelle reconnaît le rôle déterminant du secteur privé.

Dans cette dynamique, elle a fait savoir que des efforts importants ont été déployés afin d’intégrer les enjeux climatiques dans les finances publiques, notamment à travers l’alignement des projets de la CDN 3.0 avec la Programmation budgétaire triennale, la mise en place d’un système d’étiquetage et de suivi des dépenses climatiques, ainsi que l’élaboration d’une taxonomie verte et d’obligations vertes destinées au financement de l’investissement public.

Mme Benali a, en outre, souligné que le Maroc inscrit son action climatique dans le cadre de la régionalisation avancée, en cohérence avec les priorités définies par les Plans de développement régionaux.

À ce titre, le Royaume a mis en place plusieurs outils structurants, notamment les douze Plans climat territoriaux et les six Plans régionaux d’adaptation, permettant d’intégrer pleinement la dimension climatique dans la planification territoriale et de valoriser les atouts propres à chaque région.

Le Maroc a pris part, aux travaux de ce Conseil des ministres consacrés à l’examen des préparatifs de la Table ronde des bailleurs de fonds prévue le 26 mai 2026 à Brazzaville, en République du Congo, par une importante délégation conduite par Mme Benali, et comprenant le directeur du Climat et de la diversité biologique, Rachid Tahiri et le directeur des questions globales au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Ismail Chekkori en plus d’autres responsables.

Cette réunion s’inscrit dans le cadre du processus régional en cours visant la mobilisation de financements pour le plan d’investissement des projets prioritaires du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo, outil financier de la Commission Climat du Bassin du Congo.



La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et l’accélération de l’intégration économique du continent ont été au centre d’une rencontre organisée le 11 mai à Nairobi par la CGEM et à laquelle a pris part le Président de la Fédération de l’Energie, M. Rachid Idrissi Kaitouni.

Organisée en marge du Forum d’affaires « Africa Forward » qui se tient en amont du Sommet « Africa Forward », cette rencontre a été marquée par la participation de plusieurs organisations patronales africaines, notamment du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Tchad, de la Zambie, de la Tanzanie, du Kenya et de l’Île Maurice.

Ont pris part à cette rencontre, outre le Président de la CGEM, Chakib Alj, le Secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, le Président de Business Africa, Baidy Agne, ainsi que la Conseillère principale pour l’engagement du secteur privé auprès du Secrétaire général de la ZLECAf, Cynthia Gnassingbé-Essonam.

Lors de cette rencontre, les avancées de la ZLECAf ainsi que les priorités du Secrétariat pour accélérer l’intégration économique et commerciale du continent ont été présentées, tout de même que le rôle central du secteur privé dans cette dynamique.

Intervenant à cette occasion, M. Mene a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération entre le Secrétariat de la ZLECAf et le secteur privé africain, notamment à travers la mise en place d’un canal de coopération permettant de mieux informer et mobiliser les entreprises africaines autour des opportunités offertes par la ZLECAf.

Il a également appelé à structurer un cadre de dialogue permanent avec les organisations patronales africaines et à saisir l’opportunité des prochaines réunions des ministres du Commerce pour instaurer un dialogue public-privé plus structuré à l’échelle continentale.

Pour sa part, M. Alj a rappelé que l’Afrique dispose aujourd’hui de tous les fondamentaux nécessaires pour réussir son industrialisation et renforcer ses chaînes de valeur régionales, appelant à accélérer la dynamique du « Made in Africa » et du « Made with Africa », afin de positionner le continent comme une véritable plateforme industrielle et économique compétitive.

Il a également souligné le rôle stratégique de l’industrialisation dans la création de richesses durables et d’emplois pour la jeunesse africaine, ainsi que l’importance de renforcer les partenariats industriels, les investissements intra-africains et l’intégration économique régionale.
Le Président de la CGEM a par ailleurs insisté sur la nécessité d’accélérer les avancées concrètes sur le terrain, notamment à travers l’amélioration de la logistique, des infrastructures, de la connectivité et de la facilitation des échanges.

Dans cette perspective, il a mis en avant plusieurs projets stratégiques marocains, notamment les infrastructures portuaires de Tanger Med, Nador West Med et Dakhla Atlantique, conçues comme de véritables plateformes continentales au service des échanges, de l’intégration industrielle et des chaînes de valeur africaines et mondiales.

Il a également évoqué l’Initiative Atlantique lancée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, visant à renforcer l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique et à favoriser davantage l’intégration régionale, les investissements et la transformation économique du continent.

Les échanges au cours de cette rencontre ont permis d’identifier plusieurs priorités communes pour accélérer la transformation économique de l’Afrique, notamment le développement industriel, l’intégration dans les chaînes de valeur continentales, l’amélioration des infrastructures logistiques et de transport, le renforcement de l’accès au financement des PME ainsi que le développement de partenariats et de co-investissements entre entreprises africaines.

Dans ce sillage, M. Alj a réaffirmé l’engagement de la CGEM en faveur du renforcement des relations économiques africaines et de l’accompagnement des entreprises marocaines dans leur développement sur le continent, conformément à la vision éclairée du Souverain, plaçant la coopération Sud-Sud, le co-développement et la prospérité partagée au cœur du partenariat africain du Maroc.