Le Royaume a réalisé, au cours des trois dernières années, un bond qualitatif dans le développement des énergies renouvelables, faisant passer leur part dans le mix électrique national de 37% en 2021 à plus de 45% en 2025, avec l’objectif d’atteindre 52%, dès 2026, soit quatre ans avant l’échéance fixée par la stratégie énergétique nationale, a indiqué, le 24 juin, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

Répondant à une question orale à la Chambre des conseillers sur le « renforcement de la durabilité des projets solaires et éoliens au Maroc », la ministre a souligné que cette dynamique découle de la mise en œuvre des Hautes Orientations Royales et de l’intérêt croissant des investisseurs étrangers pour l’offre marocaine en matière d’énergies renouvelables.
Elle a indiqué que des projets phares, tels que « Noor Atlas » et « Noor Midelt », parviennent désormais à des coûts de production particulièrement bas, compris entre 34 et 42 centimes le kWh, ce qui les place parmi les sources d’électricité les plus compétitives du marché.

Elle a, en outre, passé en revue le programme d’investissement inédit lancé par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), doté de 120 milliards DH.

Ce plan vise à produire plus de 12 gigawatts de capacités renouvelables et à consacrer près de 27 MMDH du budget financier du programme au renforcement et à l’extension du réseau électrique national, afin d’accompagner les grands chantiers et de soutenir la généralisation de l’accès à l’électricité en milieu rural.

Mme Benali a, en outre, indiqué que le Programme de généralisation de l’électricité en milieu rural connaît une accélération notable grâce à des projets de petite taille s’appuyant sur l’énergie solaire et le stockage.

Et d’ajouter que ces solutions, mises en œuvre notamment dans les zones sinistrées par le séisme d’Al-Haouz, ont permis d’alimenter près de 1.000 ménages, avec une puissance installée avoisinant 500 kW et une capacité de stockage de 2.000 kWh, pour un investissement global d’environ 26 millions DH.

Mme Benali a souligné que cette démarche intégrée, qui allie grands chantiers et solutions décentralisées, consacre l’orientation nationale visant à renforcer la souveraineté énergétique, à garantir l’équité territoriale et à accélérer la transition énergétique durable dans l’ensemble des régions du Royaume.



Le développement du secteur du gaz naturel constitue un levier fondamental pour attirer les investissements nationaux et étrangers, en particulier dans le secteur industriel, a affirmé, le 23 juin, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

La ministre, qui s’exprimait lors de la séance des questions orales à la Chambre des représentants, a souligné que ce secteur représente un pilier essentiel pour la structuration d’un tissu économique national hautement compétitif, en contribuant à la réduction des coûts de production, notamment la facture énergétique, et à la création d’emplois significatifs en phase avec la dynamique de relance industrielle du pays.

Evoquant l’importance de renforcer la souveraineté énergétique nationale et d’accélérer la transition énergétique, Mme Benali a indiqué que son département, en coordination avec l’ensemble des ministères et établissements publics concernés, a élaboré une vision globale pour le développement du gaz naturel liquéfié (GNL). Cette stratégie, a-t-elle expliqué, comprend une feuille de route détaillant les grandes étapes du programme de mise en place des infrastructures intégrées nécessaires à l’émergence d’un marché national du GNL.

À cet égard, la ministre a rappelé la signature, en mars 2024, d’un mémorandum d’entente entre les ministères de la Transition énergétique, de l’Économie et des Finances, de l’Intérieur, ainsi que de l’Équipement et de l’Eau, portant sur la coordination et la convergence des actions de 11 ministères et de 5 établissements et entreprises publics pour la mise en oeuvre du programme de développement des infrastructures de stockage, de regazéification, d’importation et de transport du gaz naturel liquéfié.

Dans le but d’accélérer la mise en œuvre de ce chantier stratégique, le ministère a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour le développement des infrastructures gazières, incluant la construction d’une première station de GNL au port de Nador West Med et d’un réseau de gazoducs destiné à connecter cette station au Gazoduc Maghreb-Europe et à approvisionner les centrales électriques existantes et futures de l’ONEE, ainsi que les zones industrielles de Nador, Kénitra et Mohammedia.

Et de relever que ces tronçons seront ultérieurement reliés aux futures stations de GNL sur l’Atlantique et au projet de gazoduc atlantique Afrique-Maroc, actuellement en cours de développement via le port de Dakhla.

Sur le volet financier, la ministre a estimé que le coût d’investissement pour le gazoduc reliant la station de GNL de Nador au GME s’élève à environ 273 millions de dollars, contre environ 638,7 millions de dollars pour le tronçon entre le GME et Mohammedia. 

Par ailleurs, une enveloppe de 42,5 millions de dollars est prévue pour le développement d’un réseau secondaire destiné à l’approvisionnement des régions de Kénitra et Mohammedia en gaz naturel.

En vue de mettre en place un cadre législatif adapté au développement du secteur du gaz naturel liquéfié, a-t-elle fait savoir, le ministère a élaboré un projet de loi encadrant l’importation, l’exportation, le stockage, le transport, la distribution et la fourniture du gaz naturel.
Cette législation vise à structurer le secteur, renforcer sa performance, et envoyer un signal fort aux investisseurs nationaux et étrangers pour les inciter à contribuer au développement des infrastructures, équipements et réseaux de transport et de distribution du gaz, a conclu Mme Benali.

L’Assemblée Générale Mixte, tenue et présidée par M. Rachid IDRISSI KAITOUNI, Président de la Fédération de l’Energie, le lundi 23 juin 2025 au siège de la CGEM a adopté à l’unanimité les résolutions suivantes inscrites à l’ordre du jour :

  •  Approbation des statuts modifiés

Conformément à l’article 21.1 des Statuts de la Fédération, actuellement en vigueur, l’assemblée Générale Extraordinaire, après avoir pris connaissance des changements des Statuts, proposés par le bureau de la  Fédération, et après discussion, échanges et explications, a adopté les Statuts mis à jour en approuvant les différents changements, dans leur ensemble. 

  • Approbation du Rapport Moral de l’exercice 2024

L’Assemblée Générale Ordinaire, après avoir entendu la lecture du Rapport Moral de l’exercice 2024, et après discussion, échanges et explications, a approuvé expressément, ledit rapport dans son ensemble.

  • Approbation du Rapport Financier 

 L’Assemblée Générale Ordinaire, après avoir entendu la lecture du Rapport Financier et celui du Commissaire aux Comptes, et après discussion, échange et explications, a approuvé expressément dans toutes leurs parties lesdits rapports ainsi que les comptes et le bilan de l’exercice clos le 31 décembre 2024 tels qu’ils ont été présentés. 

Elle approuve en outre toutes les opérations et mesures traduites par ledit compte et résumées dans ledit rapport. 

  • Quitus aux membres du bureau et au commissaire aux comptes 

L’Assemblée Générale Ordinaire donne, aux membres du bureau en fonction pendant l’exercice 2024, quitus entier et sans réserve de l’accomplissement de leur mandat pendant ledit exercice.

L’assemblée donne également quitus au cabinet CARDEX de son mandat de Commissaire aux Comptes pour l’exercice 2024.

  • Plan d’Action 2025 et Budget 2025

 L’Assemblée Générale a également approuvé le Plan d’Action dans son ensemble.

  • Assemblée Générale Élective

L’assemble générale constatant l’arrivée à terme du bureau de la Fédération a décidé de tenir une Assemblée Générale Élective, le lundi 22 septembre 2025 à 17:00.



Innovative Energy & Efficiency (INEE), filiale du Groupe CDG, est devenue la première entreprise à obtenir l’agrément officiel d’entreprise de services énergétiques (ESCO), délivré par le ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable et ce, dans le cadre du décret n°2-24-153 pris pour application de la loi n°47-09 relative à l’efficacité énergétique.
« Grâce à cette reconnaissance, INEE se positionne comme l’acteur de référence pour contractualiser des projets d’efficacité énergétique, à travers les Contrats de Performance Énergétique, qui reposent sur un modèle de partenariat structurant. Ainsi, INEE déploie des solutions techniques à haute valeur ajoutée, avec un engagement sur les performances énergétiques réalisées ; ce qui permet aux parties prenantes de sécuriser leurs objectifs d’efficacité, tout en bénéficiant d’un accompagnement intégré et mesurable dans la durée », indique un communiqué de la société.

À travers son approche intégrée, INEE contribue à la structuration d’un écosystème national de l’efficacité énergétique, en accompagnant la montée en puissance des projets durables. De la sorte, elle s’inscrit pleinement dans l’ambition du Royaume de renforcer sa souveraineté énergétique, d’accélérer sa décarbonation et de consolider la résilience de son économie face aux défis climatiques.

Première ESCO agréée selon le nouveau cadre juridique national, INEE affirme son rôle d’acteur de confiance pour accompagner les acteurs publics et privés dans leur trajectoire de décarbonation et confirme l’engagement structurant et de long terme du groupe CDG en faveur de la transition énergétique et du développement des territoires.

Filiale à 100% de CDG Développement, INEE est spécialisée dans les solutions d’efficacité énergétique, de production d’énergies renouvelables et de décarbonation. Elle intervient sur l’ensemble de la chaîne de valeur (de l’audit énergétique à l’exploitation et au monitoring en temps réel), en intégrant le financement, l’ingénierie et le montage de projets.

La société accompagne également ses partenaires dans la conduite du changement et dans l’obtention des certifications et labels d’efficacité énergétique. Elle opère dans des secteurs stratégiques tels que la Smart City, l’industrie, le tertiaire, la logistique, l’agriculture et dans la mise en œuvre du Pacte d’Exemplarité de l’Administration.



La transition vers une économie décarbonée est devenue un impératif stratégique et une opportunité sans précédent pour le Maroc, a souligné, le 12 juin à Marrakech, le président de la Confédération Marocaine des Exportateurs (ASMEX), Hassan Sentissi El Idrissi.

Cette transition représente bien plus qu’une obligation, mais une « chance historique », a ajouté M. El Idrissi qui intervenait à l’ouverture des Régionales de la décarbonation et de la durabilité.
« La typologie verte européenne structure désormais les financements internationaux, tandis que la nouvelle directive sur la durabilité des entreprises impose des exigences accrues sur toute la chaîne de valeur », a-t-il dit, précisant que les grands groupes internationaux intègrent désormais « un reporting carbone rigoureux » dans leurs critères d’achat.
« Sous l’impulsion visionnaire de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a choisi d’anticiper ces mutations. Notre ambition n’est pas de suivre les normes, mais de devenir un acteur de référence dans l’économie bas carbone », a fait noter le président de l’ASMEX.

Ce processus signifie moins de dépendance énergétique, plus de souveraineté industrielle, une valeur ajoutée plus forte et une attractivité renforcée pour les investisseurs et les talents tout en préservant l’environnement, a-t-il enchaîné, relevant que la décarbonation n’est pas l’affaire des seuls grands groupes, elle concerne les coopératives agricoles, les artisans, les industries locales et les acteurs du tourisme.

« Notre Caravane des Régionales de la décarbonation n’est pas un simple outil de communication, mais un dispositif opérationnel ancré dans les territoires. Nous mobilisons financements, formations, partenariats technologiques et certifications adaptées pour accompagner chaque entreprise marocaine dans sa transition », a soutenu M. El Idrissi.

Dans le même sillage, Badia Bitar, qui s’exprimait au nom du président de la Chambre du commerce, de l’industrie et des services de Marrakech-Safi, a indiqué que cette initiative stratégique s’inscrit pleinement dans les priorités du Maroc et de la région Marrakech-Safi en matière de transition énergétique et de développement durable.

La décarbonation et la durabilité ne sont plus des choix, mais des impératifs, a fait remarquer Mme Bitar, soulignant que la décarbonation s’inscrit dans les engagements du Maroc en matière de lutte contre le changement climatique, notamment à travers sa stratégie nationale du développement durable et sa contribution déterminée au niveau national visant une réduction significative des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030.

Ces efforts, loin d’être une contrainte, constituent un véritable levier de compétitivité, notamment face à des partenaires internationaux de plus en plus exigeants en matière de traçabilité, d’empreinte carbone et de conformité aux normes environnementales, a-t-elle expliqué avant de conclure que « miser sur la durabilité d’aujourd’hui, c’est anticiper les défis de demain ».

La caravane des Régionales de la décarbonation et de la durabilité, organisée par l’ASMEX et ENGIE, en partenariat avec des acteurs clés, réunit pendant une journée des experts, des institutions publiques et des parties prenantes pour échanger sur les enjeux environnementaux actuels.

L’objectif est de présenter les énergies appropriées pour réussir la décarbonation, d’identifier des opportunités d’innovation et de collaboration en matière de transition énergétique et de réduction de l’empreinte carbone, de renforcer la compétitivité des exportations marocaines en intégrant des pratiques durables et en adoptant des solutions respectueuses de l’environnement, et de promouvoir la durabilité dans le secteur de l’export, en encourageant les acteurs économiques à s’engager dans une démarche responsable et innovante.




Les travaux d’une Conférence internationale organisée sous le thème « Dessalement 2.0″: Le Maroc anticipe l’avenir de la sécurité hydrique et de la transition énergétique », ont été tenus les 28 et 29 mai à Agadir.

Initiée par la Fédération Nationale de l’Electricité, de l’Electronique et des Energies Renouvelables (FENELEC), cette rencontre de deux jours, réunit les décideurs et les experts pour examiner les défis de l’eau dans la région.

Ce conclave vise à mettre la lumière sur le rôle central de dessalement de l’eau de mer basé sur les énergies renouvelables en tant que solution d’avenir indispensable pour assurer la souveraineté hydrique au Royaume et dans la région de l’Afrique de l’Ouest.

Il ambitionne également de fédérer les efforts des décideurs, des acteurs du secteur industriel, des chercheurs, des investisseurs et des établissements concernés, afin d’accélérer le développement de ce secteur vital.

La conférence est axée sur le concept de « Dessalement 2.0 », qui repose sur l’innovation technologique, la durabilité environnementale et l’efficacité énergétique, à travers l’adoption des technologies les plus récentes telles que l’osmose inverse améliorée, les nanotechnologies, et les applications de l’intelligence artificielle et de l’internet des objets.

Elle met également en lumière les objectifs ambitieux du Royaume dans ce domaine, visant à mobiliser plus de 1,7 milliard de mètres cubes d’eau dessalée par an d’ici 2030, et à couvrir plus de la moitié des besoins en eau potable grâce au dessalement.

S’exprimant par visioconférence, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a souligné que la thématique de cette conférence met l’accent sur l’interdépendance stratégique entre les enjeux hydriques et énergétiques, notant que le Maroc, conformément aux Hautes Orientations Royales, s’est engagé dans la réalisation d’un programme de dessalement pour renforcer et sécuriser l’alimentation en eau potable dans plusieurs régions du Royaume.

L’alimentation des stations de dessalement sera faite exclusivement par les énergies renouvelables, a-t-elle poursuivi, mettant en avant les avancées significatives réalisées par le Maroc en matière de développement de l’énergie solaire et éolienne, ainsi que la production de l’hydrogène vert.

Pour sa part, le Secrétaire général du ministère de l’Equipement et de l’Eau, Abdelfetah Sahibi, a indiqué que le Maroc a fait le choix stratégique de diversifier ses sources d’approvisionnement en eau, notant qu’aux côtés des grands barrages, le Royaume s’est résolument investi dans le développement des ressources non conventionnelles, en particulier le dessalement de l’eau de mer et la réutilisation des eaux usées particulièrement pour l’arrosage des espaces verts et quelques utilisations industrielles.

Le Maroc dispose de 17 stations de dessalement opérationnelles, produisant environ 320 Mm3/an, destinés à l’eau potable, à l’irrigation et à l’industrie, a-t-il fait savoir, relevant que quatre projets sont en cours de réalisation (stations de dessalement à Casa, Jorf Lasfar, Safi et Dakhla) pour une capacité de production totale de 532 Mm3/an.

De son côté, le président de la FENELEC, Ali El Harti, a souligné que cette rencontre est axée autour des sujets concrets portant notamment sur le programme national d’investissement dans le métier de l’eau, ainsi que la contribution de l’entreprise marocaine dans la réalisation de ces projets.

Il est question aussi de l’examen du partenariat Sud-Sud et Afrique-Moyen Orient, des nouvelles technologies de dessalement à bas coût, outre la formation aux nouveaux métiers de l’eau et énergies renouvelables.

Initiée en partenariat stratégique avec le Ministère de l’Équipement et de l’Eau, et le Ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable, cette conférence s’inscrit dans un contexte de défis croissants liés au stress hydrique et à l’accélération des changements climatiques.

Elle intervient dans le cadre de la Feuille de route pour l’exportation des secteurs la FENELEC et de ses membres pour la période 2025-2027, signée avec le Ministère de l’Industrie et du Commerce et l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE).

Cette rencontre connait la participation d’experts et de représentants d’institutions gouvernementales, d’organismes nationaux, d’entreprises leaders dans le secteur du dessalement et de ses technologies, et des établissements d’investissement et de recherche, ainsi que des représentants de pays d’Afrique de l’Ouest tels que la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée et la Côte d’Ivoire.

Les sociétés multi-services régionales participent également à cet événement avec la Société de Développement Régional Souss-Massa (SDR Souss-Massa).






La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a souligné, le 28 mai à Rabat, que le chantier de l’efficience énergétique constitue désormais un levier stratégique majeur et un enjeu national nécessitant une mobilisation collective et une réforme de fond.

S’exprimant lors d’une réunion de la Commission du contrôle des finances publiques et de la gouvernance à la Chambre des Représentants, consacrée à la discussion d’un exposé sur la gouvernance financière de la gestion de l’Agence marocaine pour l’Efficacité énergétique (AMEE), ses réalisations et ses futurs programmes de travail, Mme Benali a indiqué que ce secteur vital, bien qu’intégré depuis 2009 comme pilier de la stratégie énergétique nationale, a subi des retards structurels « nécessitant aujourd’hui de s’engager de manière collective dans sa réforme ».

La ministre a, par ailleurs, noté que l’efficacité énergétique, dans son essence, est une question liée au positionnement de l’État, à la philosophie de l’investissement public, ainsi qu’à la répartition des rôles entre l’administration centrale et les collectivités territoriales, soulignant que « chaque dirham investi dans ce domaine génère un impact tangible à moyen et long terme, tant en matière de maîtrise de la facture énergétique qu’en allègement de la pression sur le budget de l’État ».

Dans ce sens, elle a annoncé la mise en œuvre imminente par son département du premier contrat de performance avec la région de l’Oriental, dans le cadre d’une nouvelle approche territoriale visant à impliquer les collectivités territoriales et les acteurs locaux dans la mise en œuvre des programmes, ajoutant que les solutions globales ne sont plus suffisantes pour la réussite de ce chantier.

Mme Benali a, en outre, souligné la nécessité de former une nouvelle génération de compétences, dont la mission ne se limite pas à la production d’énergie, mais s’étend également à la maîtrise de la consommation et à la rationalisation des ressources.

Elle a plaidé, dans ce sens, en faveur de l’intégration des disciplines liées à l’économie circulaire et à l’efficience hydrique dans les systèmes de formation et d’insertion professionnelle.
Par ailleurs, la ministre a passé en revue plusieurs mesures concrètes déjà lancées, notamment l’octroi de la première autorisation à une entreprise de services énergétiques, la mise en place d’un nouveau cadre contractuel avec le secteur privé, ainsi que la promotion de l’autoproduction.

Ces initiatives, a-t-elle précisé, s’inscrivent dans une dynamique de réforme globale, relevant que « le projet de réforme de l’AMEE, actuellement en étude au sein du Secrétariat général du gouvernement, vise à élargir ses attributions, à renforcer son autonomie et à consolider son rôle dans le suivi des projets et l’évaluation de leur impact ».

Elle a souligné que la consolidation de la transparence et de la justice dans l’accès aux données énergétiques, à travers la généralisation de l’usage des outils numériques permettant aux citoyens de suivre leur consommation en temps réel, devrait être une priorité dans la prochaine phase, qualifiant cette démarche d’une « opération de démocratisation énergétique ».

Mme Benali a affirmé que le changement du cadre juridique ne constitue pas une fin en soi, mais un instrument essentiel pour consolider les principes de bonne gouvernance et de reddition des comptes, réitérant l’ouverture du ministère à toute initiative ou proposition s’inscrivant dans cette profonde transformation structurelle.




Un Symposium maroco-allemand s’est penché, le 3 juin à Rabat, sur l’échange de l’électricité verte et l’intégration des marchés entre l’Europe et le Maroc.

Organisé par l’Ambassade d’Allemagne à Rabat en partenariat avec la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) et le Partenariat énergétique maroco-allemand (PAREMA), cet événement a été l’occasion de créer un espace d’échange interdisciplinaire et promouvoir un dialogue constructif sur les bonnes pratiques et les expériences sur l’électricité verte et l’intégration des marchés entre le Royaume et l’Union européenne.
Intervenant à cette occasion, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a indiqué que l’intégration des réseaux et des marchés énergétiques constitue un levier essentiel de la stratégie énergétique marocaine.

« Cette intégration vise non seulement à améliorer la sécurité d’approvisionnement et à renforcer la compétitivité des prix, mais également à offrir une flexibilité accrue au gestionnaire des réseaux pour faciliter l’intégration massive des énergies renouvelables et mutualiser toutes les potentialités des différentes technologies », a souligné Mme Benali.

Elle a, dans ce sens, mis en avant l’importance de l’échange d’électricité et de l’intégration entre le Maroc et l’Europe, qui représente l’un des axes de coopération stratégique les plus anciens et les plus structurants entre les deux parties.

« Cette dynamique, initiée dans les années 1990, a donné lieu à de nombreuses réalisations, notamment l’interconnexion avec l’Espagne lancée en 1997 et renforcée en 2006 par la mise en œuvre d’une deuxième ligne, portant la capacité de l’interconnexion à 1.400 mégawatts », a-t-elle rappelé. De son côté, l’ambassadeur d’Allemagne au Maroc, Robert Dölger, a souligné que le Maroc s’est illustré par une vision stratégique en matière de développement des énergies renouvelables, portée par une politique volontariste, tournée vers l’avenir, visant à valoriser ses vastes ressources et à contribuer à la lutte contre le changement climatique.

Il a, en outre, salué la coopération » fructueuse » et « fiable » entre l’Allemagne et le Maroc dans les domaines des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et du développement de cadres réglementaires adaptés.

« Depuis 2012, nos deux pays sont liés par le PAREMA, porté par le ministère fédéral allemand de l’Économie et de l’Énergie et le ministère marocain de la Transition énergétique et du Développement durable », a-t-il rappelé, notant que les deux pays collaborent également dans des cadres multilatéraux, à travers une coordination étroite en matière de politique climatique internationale.

Cet événement a été organisé avec le soutien du ministère fédéral allemand de l’Économie et de l’Énergie et du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, dans le cadre du PAREMA. Il s’inscrit dans la série « Climate Talks » lancée par l’Ambassade d’Allemagne à Rabat.



La Stratégie nationale de développement durable (SNDD) 2035 constitue un pilier fondamental pour la consécration d’une transition écologique équitable et intégrée, a affirmé, le 3 juin à Rabat, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

Dans son exposé devant la Commission des infrastructures, de l’énergie, des mines, de l’environnement et du développement durable à la Chambre des représentants, Mme Benali a indiqué que le Royaume s’engage, à travers cette stratégie, dans une nouvelle dynamique garantissant l’équilibre entre les exigences du développement économique et la préservation des ressources naturelles.

Cette stratégie actualisée intervient à l’issue d’une évaluation globale de la première version adoptée en 2017, qui a permis d’importants acquis comme le renforcement de la coordination institutionnelle, l’élaboration de plans sectoriels clairs et le lancement d’une plateforme numérique pour le suivi de la mise en œuvre.

En revanche, elle a relevé que nombre de défis ont été constatés en lien notamment avec l’absence de mécanismes territoriaux de suivi et les indicateurs de mesure, outre le dépassement de certaines mesures du fait de l’évolution des politiques publiques.

La nouvelle version de cette stratégie adopte une approche flexible et intégrée, basée sur six domaines clés de transformation englobant la valorisation des ressources écologiques, l’accès équitable aux services, la transition vers l’économie verte à faibles émissions de carbone, la sécurité énergétique, hydrique et alimentaire, la justice spatiale et la préservation du patrimoine culturel.

Elle a souligné que la mise en œuvre de ces axes sera opérée via cinq leviers stratégiques, en l’occurrence le développement du capital humain, l’accélération numérique et de l’innovation, le développement du cadre légal et fiscal ainsi que le renforcement des outils de financement durable.

La ministre a, dans ce sens, rappelé que cette stratégie a fait l’objet d’une large concertation à travers la tenue d’assises régionales dans les différentes régions du Royaume, outre l’organisation de consultations sectorielles et sociales et la mise en place d’une plateforme numérique afin de mobiliser l’opinion publique nationale et les Marocains du monde.

La SNDD s’inspire des Hautes Orientations Royales, du Nouveau modèle de développement, du programme gouvernemental et des objectifs de développement durable des Nations Unis.

Dans le même registre, Mme Benali a noté que le Programme national de gestion des déchets ménagers (PNDM) pour la période 2008-2022 a permis de réaliser des progrès notables, avec notamment la hausse de la part de ramassage à 96%, la réhabilitation de 67 décharges non-autorisées et la réalisation de 53 plans directeurs pour un investissement global de 21 milliards de dirhams, dont une contribution du secteur du développement durable à hauteur de 3,1 milliards de dirhams.

Par ailleurs, la ministre a fait savoir que la nouvelle vision de gestion des déchets portant sur la période 2023-2034 repose sur la réduction de l’enfouissement, le renforcement du recyclage et de la valorisation énergétique, particulièrement à travers un accord signé avec le secteur du ciment concernant la valorisation des déchets et la production d’un carburant alternatif (RDF), ce qui favorise la transition vers une économie circulaire effective et intégrée, dans le cadre d’un programme colossal d’investissement dépassant 21 milliards de dirhams et avec le soutien technique de la Banque Mondiale.

Concernant l’importation des matières recyclables et valorisables, Mme Benali a assuré que cette opération est encadrée par la loi n° 28.00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination et soumise à des contrôles stricts englobant la notification préalable, la contractualisation, les garanties financières, les analyses techniques et les autorisations réglementaires.

Le nombre d’autorisations accordées entre 2021 et 2025 a atteint 136, dont 111 relatives à des pneus en caoutchouc et 25 concernent d’autres composants en plastiques et en textile.





La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, s’est entretenue, le 6 juin à Paris, avec son homologue français, Marc Ferracci, dans le cadre d’une visite de travail consacrée au renforcement de la coopération franco-marocaine dans les domaines de l’énergie, de l’interconnexion électrique et de la transition énergétique.

Cette rencontre s’inscrit dans la nouvelle dynamique impulsée par la visite d’État du Président français Emmanuel Macron au Royaume, à l’invitation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en octobre 2024, et qui a été marquée par la signature de plusieurs accords importants, notamment celui scellant un partenariat stratégique dans les domaines de l’énergie, de l’interconnexion électrique et de la transition énergétique.

Ledit accord vise à consolider les relations d’amitié et la confiance mutuelle entre les deux pays, et à réaffirmer leur volonté commune de développer une coopération bilatérale fiable et ambitieuse dans le domaine de l’énergie, notamment en relevant les défis communs liés à la sécurité d’approvisionnement, à la souveraineté industrielle, à la compétitivité et au renforcement du tissu industriel des deux pays.

Lors de cette rencontre, les deux ministres ont abordé plusieurs axes techniques et stratégiques, notamment l’avancement du projet d’interconnexion énergétique entre le Maroc et la France, en particulier la liaison sous-marine « off-grid » et bidirectionnelle, mettant l’accent sur les aspects techniques et réglementaires à parachever en vue du lancement d’un test de marché international, compte tenu du caractère historique de ce projet, qui nécessite l’extension d’un câble sous-marin à des profondeurs inédites.

Les discussions ont également porté sur les opportunités d’investissement conjoints dans les filières de l’énergie propre, telles que la fabrication de câbles, les énergies solaire et éolienne, les batteries et les composants industriels y afférents.

Les deux parties ont aussi discuté des enjeux de l’interconnexion énergétique par le biais des « molécules vertes », notamment l’hydrogène et l’ammoniac, et de leur utilisation dans des secteurs clés comme le transport, l’aviation et le maritime, en soulignant l’importance de l’intégration industrielle dans ce contexte.

L’importance de la recherche et développement et de l’innovation conjoints a également été soulignée, notamment dans les domaines des technologies modernes telles que la mobilité durable, le stockage d’énergie et les électrolyseurs, avec un engagement commun à aller de l’avant dans un partenariat opérationnel et pragmatique entre les instances compétentes des deux pays.

Cette réunion a également été l’occasion de renouveler l’engagement politique et institutionnel des deux parties à renforcer le partenariat entre le Maroc et la France, à travers la mise en œuvre de projets modèles contribuant à la souveraineté énergétique et à l’accélération de la transition vers une économie bas carbone, et ce conformément aux Hautes Orientations Royales visant à faire du Royaume un hub régional de l’énergie propre et un acteur engagé face aux défis climatiques aux niveaux régional et international.