Le barrage Aït Ziyat, situé dans la commune de Tidili Mesfioua (province d’Al Haouz), est sur le point d’entrer en phase d’exploitation officielle, après deux années de travaux intensifs.
Ce grand chantier hydraulique devrait constituer un levier majeur pour le renforcement de la sécurité hydrique et le soutien au développement durable dans la région de Marrakech-Safi. Ce projet stratégique, le plus important du genre à l’échelle régionale, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des Hautes Orientations Royales visant à développer les infrastructures hydrauliques et à améliorer la gestion des ressources en eau, contribuant ainsi à dynamiser le développement économique, social et agricole de la zone.

Selon la direction du barrage, le taux d’avancement des travaux a atteint 99 %, grâce à la mobilisation des autorités provinciales, ce qui a permis de surmonter les contraintes et d’accélérer le rythme de réalisation, avec une réduction des délais de plus de 20 mois.

Réalisé sous forme de barrage en terre, l’ouvrage atteint une hauteur de 71 mètres au-dessus des fondations. Sa retenue s’étend sur près de 992 hectares, tandis que son bassin versant couvre une superficie d’environ 521,7 km².

La capacité de stockage du barrage s’élève à près de 186 millions de mètres cubes, pour un coût global dépassant 1,9 milliard de dirhams, illustrant son importance parmi les grands investissements hydrauliques de la région.

Dans une déclaration, le chef du projet, Saïd Ouzmou, a indiqué que ce chantier s’inscrit dans le cadre du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027, visant à garantir la durabilité des ressources en eau.

Il a précisé que le barrage permettra d’alimenter la ville de Marrakech à hauteur d’environ 30 millions de mètres cubes d’eau potable par an, tout en irriguant d’importantes superficies agricoles en aval, avec un volume annuel compris entre 40 et 78 millions de mètres cubes.

Le projet contribuera également à la protection des populations situées en aval de l’oued Zat contre les risques d’inondation. Le remplissage du barrage a débuté le 24 février 2026 et, à cette semaine, environ 13 millions de mètres cubes ont été stockés, soit près de 7 % de la capacité totale.

Sur le plan socio-économique, le projet a généré environ 450.000 journées de travail au profit de la main-d’œuvre locale, et a permis la réalisation d’infrastructures d’accompagnement, notamment 13 km de routes au profit de neuf douars, la construction de quatre écoles, d’un dispensaire et de quatre mosquées, ainsi que le raccordement à l’électricité et le creusement de puits pour renforcer l’approvisionnement en eau potable.

Outre le renforcement de l’offre hydrique aux niveaux provincial et régional, ce barrage devrait soutenir l’activité agricole à travers l’amélioration des systèmes d’irrigation et la valorisation des terres agricoles, tout en stimulant la dynamique de développement local, en désenclavant plusieurs zones rurales et en renforçant l’attractivité du tourisme écologique.
Sur le plan environnemental, il contribuera à la préservation des équilibres naturels et à l’atténuation des effets de la sécheresse et des changements climatiques.

À terme, le barrage Aït Ziyat constituera un pilier essentiel pour renforcer la sécurité hydrique et promouvoir un développement équilibré et durable dans la province d’Al Haouz et la région Marrakech-Safi.





La 4e édition du Forum International des Énergies, s’est tenue le 25 mars à Casablanca sous l’égide du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable et du ministère de l’Industrie et du Commerce. 

Placé sous le thème «Souveraineté énergétique et compétitivité industrielle, le Maroc, hub stratégique de la transition mondiale», le forum a rassemblé responsables institutionnels, dirigeants d’entreprises, experts et porteurs de solutions pour débattre des principaux enjeux façonnant l’avenir énergétique et industriel du Royaume.

Lors de son intervention, Hicham Rahioui Idrissi, président du FIE, a recentré le débat sur un constat stratégique majeur : l’énergie n’est plus seulement un enjeu économique, elle est désormais une question de souveraineté. Face aux tensions géopolitiques – en particulier autour du détroit d’Ormuz – et aux vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement, il a insisté sur l’importance d’une vision anticipatrice face aux récents chocs internationaux.

Revenant sur la trajectoire du Maroc, il a salué la vision portée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, rappelant que le Royaume avait très tôt choisi d’anticiper en développant les énergies renouvelables, en diversifiant son mix énergétique et en posant progressivement les bases d’une souveraineté énergétique. Selon lui, cette orientation apparaît aujourd’hui avec une clarté particulière dans un contexte mondial marqué par de fortes incertitudes sur l’approvisionnement et la compétitivité.

« L’actualité démontre que cette vision n’était pas seulement pertinente, elle était stratégique, nécessaire et surtout en avance sur son temps. Les résultats sont aujourd’hui tangibles », a-t-il souligné.

Pour conclure, le PDG d’Industrie du Maroc Magazine a souligné la nouvelle étape qui s’ouvre pour le Royaume. « L’enjeu dépasse désormais le seul domaine énergétique. Il est devenu industriel. Il s’agit de convertir cette avance stratégique en un avantage compétitif durable pour notre économie ».

Pour sa part, Hanane Belyagou, Directrice des Industries Aéronautiques, Ferroviaires, Navales et des Énergies Renouvelables au ministère de l’Industrie et du Commerce, a défendu une lecture concrète de la transition énergétique comme levier de transformation productive. Elle a insisté sur la nécessité de convertir ces évolutions en opportunités génératrices de valeur économique et industrielle, rappelant que la décarbonation n’est plus un choix mais une nécessité. Selon elle, la compétitivité de demain se jouera sur le terrain du carbone, où l’empreinte environnementale devient un facteur central de performance et d’attractivité. 

Elle a également souligné le rôle du cadre réglementaire, notamment la loi 82-21 sur l’autoproduction d’énergie électrique, comme levier de décentralisation énergétique, de maîtrise des coûts et d’accélération de la transition verte.

La suite du forum s’est organisée autour de trois panels consacrés à la géostratégie et au financement, au lien entre industrie, décarbonation et compétitivité, et aux enjeux de l’hydrogène vert et des nouvelles chaînes de valeur. Deux keynotes ont complété le programme, l’une sur l’énergie comme levier de décarbonation industrielle, l’autre sur la sécurité juridique comme atout de la transition des entreprises. La journée s’est conclue par une séquence Innovation & Business dédiée aux startups, axée sur l’efficacité énergétique, la performance industrielle et la digitalisation.

Ces séquences ont réuni des responsables institutionnels et privés, permettant des échanges approfondis mêlant expériences du terrain, enjeux industriels, financement et transformation en cours.






Les 43 États membres de l’Union pour la Méditerranée (UpM) ont adopté trois stratégies structurantes visant à garantir la sécurité hydrique dans le bassin méditerranéen, a annoncé, le 19 mars, l’organisation.

Ces nouveaux cadres d’action, adoptés à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, orienteront la coopération euro-méditerranéenne en matière de gestion de ressources hydriques à l’horizon 2030. Ils interviennent dans un contexte d’urgence climatique sans précédent, la région se réchauffant 20% plus rapidement que la moyenne mondiale.

Cette évolution, ajoute la même source, menace directement la sécurité de plus de 500 millions de personnes vivant de ressources limitées et interdépendantes.

Selon l’UPM, le premier axe porte sur la stratégie d’interdépendance « Eau-Énergie-Alimentation-Écosystèmes », élaborée en partenariat avec le PNUE/PAM, le GWP-Med et le projet WES-BCA de l’Union européenne.

Cette approche promeut une gouvernance intégrée « de la source à la mer », conciliant les besoins vitaux de l’agriculture, qui mobilise entre 60 et 70% des prélèvements d’eau, avec les impératifs énergétiques et la préservation des écosystèmes côtiers, afin d’éviter une gestion sectorielle fragmentée au détriment des populations les plus vulnérables.

Le second pilier concerne le financement durable du secteur de l’eau. Ce cadre stratégique propose une feuille de route visant à remédier au sous-financement chronique des services hydriques en Méditerranée, à encourager le recours au financement mixte et à moderniser les infrastructures.

Il met également l’accent sur la nécessité de garantir la viabilité économique des services tout en assurant un accès équitable à l’eau pour les ménages à faibles revenus et les communautés rurales.

Quant au troisième volet, il met l’accent sur la transformation numérique du secteur hydrique. L’objectif est de promouvoir l’usage de l’intelligence artificielle, des capteurs et des compteurs intelligents afin d’améliorer la gestion de la pénurie, d’optimiser la distribution et de réduire les pertes d’eau.

Pour le secrétaire général de l’UpM, Nasser Kamel, cité dans le communiqué, ces décisions illustrent « l’ambition collective » de la communauté méditerranéenne, malgré la complexité géopolitique de la région, rappelant que « l’eau est le fondement de la vie, du développement et de la paix ».

De son côté, le secrétaire général adjoint, Joan Borrell, a salué les avancées concrètes enregistrées dans plusieurs pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée, citant à cet égard le Maroc, l’Égypte, la Jordanie et le Liban comme des États pionniers ayant déjà intégré ces approches dans leurs mécanismes institutionnels nationaux.

L’UpM a enfin rappelé qu’aucun pays ne peut gérer seul des ressources hydriques partagées et que ces trois stratégies constituent des leviers essentiels pour stabiliser la région, prévenir les tensions liées à l’eau et accélérer la réalisation de l’Objectif de développement durable n°6 des Nations Unies d’ici 2030.





L’Office national de l’électricité et de l’eau (ONEE) vient de mandater le cabinet Waman Consulting pour 1,23 million de dirhams afin de l’accompagner dans l’élaboration d’une stratégie globale de protection des ressources en eau. L’initiative intervient dans un contexte national marqué par la dégradation des nappes et des cours d’eau, conjuguée à une demande en eau potable en constante augmentation. Si l’établissement veut se doter de cette Feuille de route, c’est que les ressources mobilisées sont soumises à des pressions multiples, d’origines urbaines, industrielles, agricoles ou accidentelles. Ces pressions, exacerbées par les effets des changements climatiques, engendrent une altération significative de la qualité des eaux et aggravent les phénomènes de surexploitation, compromettant ainsi la pérennité des ressources destinées à la production d’eau potable.

Cette attribution marque le passage à la phase opérationnelle d’un chantier stratégique pour l’Office, qui ambitionne de capitaliser sur un socle d’études déjà conséquent. En effet, l’ONEE a mené, ces dernières années, une dizaine d’études générales de protection à l’échelle des bassins hydrauliques, permettant d’établir un diagnostic approfondi des captages d’eau souterraine et des prises d’eau superficielles exploitées. Ces travaux ont notamment permis d’identifier les points de vulnérabilité, d’évaluer les risques de pollution en fonction des spécificités géologiques et hydrologiques et de proposer des premières mesures de protection d’urgence.

L’intervention du cabinet Waman Consulting devra ainsi permettre de franchir un cap en structurant une stratégie intégrée, à la fois globale et territorialisée. L’objectif est de doter l’Office d’un cadre d’intervention cohérent, articulé autour d’un plan d’action chiffré, hiérarchisé et déployable à court, moyen et long terme. Cette Feuille de route couvrira l’ensemble des ressources mobilisées, qu’elles soient conventionnelles – barrages, forages et sources ou cours d’eau – ou non conventionnelles, à l’image des prises d’eau en mer destinées au dessalement.

Au cœur du dispositif attendu figure la mise en place d’une base de données numérique consolidée et interopérable. Celle-ci devra centraliser l’ensemble des informations techniques, environnementales et territoriales relatives aux captages exploités par l’ONEE. L’enjeu est double : améliorer la connaissance fine des ressources et disposer d’outils d’aide à la décision capables d’intégrer des indicateurs de suivi, des analyses prédictives et des simulations de risques, notamment en matière de pollution et de sécheresse.

La stratégie devra, également, déboucher sur un plan d’action opérationnel, fondé sur une priorisation des interventions selon le degré de vulnérabilité des captages. La cartographie des aires d’alimentation, des sources de pollution et des zones à risque constituera, à cet égard, un levier central pour orienter les investissements vers les sites les plus exposés. À cela s’ajoutera l’élaboration d’un guide de bonnes pratiques visant à harmoniser les méthodes de gestion et de protection des captages, en s’inspirant des retours d’expérience nationaux et internationaux.

Par ailleurs, le dispositif envisagé prévoit l’intégration de systèmes de surveillance intelligents, reposant sur des équipements de mesure en temps réel pour les sites les plus sensibles. L’objectif est de renforcer les capacités d’alerte et de réaction face aux événements extrêmes, qu’il s’agisse de pollutions accidentelles, de crues ou d’épisodes de sécheresse prolongée.

Au-delà des outils techniques, la réussite de cette stratégie repose aussi sur une gouvernance renforcée. Un protocole de coordination interinstitutionnelle devra être mis en place afin d’assurer l’implication des différents acteurs concernés, notamment les agences de bassins hydrauliques, les opérateurs économiques et les collectivités territoriales. Des tableaux de bord dynamiques et des mécanismes de suivi-évaluation viendront compléter ce dispositif pour garantir un pilotage rigoureux des actions engagées.
Le choix de Waman Consulting s’inscrit dans ce cadre. Créé en 2005, le cabinet s’est progressivement positionné sur les métiers liés à la gestion des ressources naturelles et à l’ingénierie environnementale. Il s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire d’environ 75 collaborateurs et intervient principalement sur des missions d’études, d’assistance technique et d’accompagnement de projets d’infrastructures et de développement. Le bureau d’études revendique plus de 200 projets réalisés, dont plusieurs missions d’envergure, et affiche un volume d’activité annuel avoisinant 2,2 millions d’euros. Son organisation, structurée autour de pôles d’activités et de dispositifs projet, lui permet de mobiliser des expertises adaptées aux besoins spécifiques de chaque mission.

Enfin, un volet formation accompagnera le déploiement de cette stratégie, avec pour ambition de renforcer les compétences internes et d’assurer une appropriation durable des outils développés. À travers cette démarche, l’ONEE cherche à sécuriser, sur le long terme, l’approvisionnement en eau potable, dans un contexte où la pression sur les ressources hydriques ne cesse de s’intensifier.





KGHM, groupe polonais spécialisé dans l’exploration et la production de métaux non ferreux, a conclu un protocole d’accord (MoU) avec l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) et le groupe Managem pour coopérer dans le secteur des matières premières.

Ce MoU s’inscrit dans le cadre des efforts déployés pour développer davantage les activités internationales de KGHM et identifier de nouveaux projets miniers hors d’Europe, indique le groupe polonais. Le Maroc est perçu comme l’une des destinations d’investissement les plus prometteuses d’Afrique du Nord, grâce à ses ressources minérales et à son environnement économique stable.

A travers ce MoU, les parties concernées misent sur l’analyse de projets miniers potentiels dans une région qui allie d’abondantes ressources minérales à une stabilité économique croissante et à un environnement d’investissement favorable. Pour KGHM, il s’agit d’une nouvelle étape dans la mise en œuvre de sa stratégie à long terme, qui prévoit l’exploration active de nouveaux gisements et le renforcement de la sécurité d’approvisionnement du Groupe en matières premières.

A noter que ce MoU vise à établir un cadre de coopération entre KGHM et ses deux partenaires marocains pour l’évaluation et la concrétisation d’opportunités, notamment dans le secteur minier du cuivre. Cet accord, non contraignant, se limite à la définition des intentions des parties.



La ville de Moscou accueillera, le 27 octobre prochain, le huitième sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays membres du Forum des pays exportateurs de gaz (FPEG), a annoncé le 24 mars le vice-Premier ministre russe, Alexandre Novak.

« Le sommet du FPEG à Moscou nous permettra d’aborder les changements récents auxquels nous sommes confrontés et d’identifier des perspectives de coopération ainsi que de nouveaux axes de croissance », souligne-t-on.

Selon lui, « la Russie attache une grande importance au renforcement de la coopération au sein du Forum, ainsi qu’à la coordination des efforts visant à promouvoir les intérêts légitimes des exportateurs sur les marchés énergétiques mondiaux ».

Le conseiller du président russe et secrétaire exécutif du comité d’organisation, Anton Kobiakov, a indiqué que la rencontre constituera une plateforme de dialogue permettant d’élaborer des initiatives conjointes pour l’avenir de la sécurité énergétique mondiale.

« Accueillir ce sommet permettra à notre pays de proposer au monde des solutions équilibrées face à la transformation des marchés de l’énergie, de renforcer la confiance entre les États et d’assurer le développement durable de l’industrie gazière au bénéfice des populations des pays membres ».

Les travaux porteront notamment sur la promotion du gaz naturel dans l’économie mondiale, l’analyse de la situation actuelle des marchés et le renforcement de la coopération technologique entre les pays membres.

Un comité d’organisation, présidé par M. Novak, a été mis en place afin d’assurer la coordination entre les autorités fédérales, régionales et les différentes parties impliquées dans la préparation de cet événement.

Le FPEG, organisation intergouvernementale dont l’accord constitutif est entré en vigueur en 2009, regroupe des producteurs majeurs tels que la Russie, le Qatar, le Nigeria, l’Égypte et le Venezuela. Souvent comparé à une « OPEP du gaz », le Forum ne fonctionne toutefois pas comme un cartel : il ne fixe pas de quotas de production, mais sert de plateforme de dialogue.
Les sommets des chefs d’État et de gouvernement des pays membres se tiennent tous les deux ans depuis 2011.



La production de l’énergie électrique au niveau national a enregistré une légère hausse de 0,8% en janvier 2026, après une progression de 6,7% un an auparavant, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Économie et des Finances.
Cette évolution s’explique par le dynamisme de la production des énergies renouvelables relatives à la loi 13-09 (+11,8%), de celle de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) (+1,7%) ainsi que de l’apport des tiers nationaux (+111,9%), précise la DEPF dans sa récente note de conjoncture.

Toutefois, cette progression a été atténuée par le repli de la production privée de 0,9%, après une performance de +9,6% un an plus tôt.

S’agissant des échanges avec l’extérieur de l’énergie électrique, le volume importé s’est accru de 78% à fin janvier 2026, après une hausse de 14,4% un an auparavant.

Quant au volume exporté, il a diminué de 15%, après une baisse de 43,6% un an plus tôt, dans un contexte d’accroissement du volume de l’énergie nette de 4,9%, après +7%.



Un accord relatif à la mise en œuvre du programme mondial pour les parcs éco-industriels (GEIPP II) au Maroc, a été signé, le 16 mars à Rabat, visant à accompagner la transition des parcs industriels marocains vers des parcs éco-parcs industriels.

Cet accord a été signé par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, l’Ambassadeur de la Suisse au Maroc, Valentin Zellweger, et la représentante pays de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) au Maroc, Sanae Lahlou.

Ce nouveau projet, qui constitue un jalon stratégique dans le cadre d’une coopération de longue date entre le Maroc, la Confédération suisse et l’ONUDI, s’inscrit dans une vision partagée visant à promouvoir une industrie plus compétitive, plus résiliente et plus respectueuse de l’environnement.

Ainsi, il vise à améliorer la performance environnementale et économique des zones industrielles grâce à l’efficience des ressources, aux synergies industrielles et à une gestion intégrée.
Conçu sur la base des enseignements tirés de la phase pilote au Maroc « EIP light touch » et des interventions dans les autres pays (Colombie, Pérou, Ukraine, Vietnam et Afrique du Sud), le projet permettra de capitaliser sur les résultats obtenus, d’ancrer davantage l’approche des parcs éco-industriels (PEI) dans le contexte marocain et d’en assurer un déploiement progressif à l’échelle nationale.

Mis en œuvre sur une période de trois ans (2026–2028) avec un budget indicatif de trois millions de francs suisses, le GEIPP Maroc vise à promouvoir les approches d’économie circulaire au sein des industries, réduire l’empreinte climatique du secteur industriel et renforcer la capacité des parcs industriels à s’adapter aux effets du changement climatique.

Il contribuera ainsi à un développement industriel inclusif et durable, fondé sur les principes de l’économie circulaire.

L’intervention prendra également en compte la dimension sociale du développement, en répondant aux besoins prioritaires du pays dans ce domaine.

Intervenant à cette occasion, M.Mezzour a indiqué que ce projet s’inscrit dans la continuité des efforts visant à améliorer progressivement les conditions d’accueil des industriels, en favorisant une production de plus en plus propre au sein des espaces industriels, relevant que cette orientation a été portée conjointement avec l’ONUDI et la coopération suisse, qui ont accompagné le Maroc dans la mise en œuvre de ces initiatives.

Mezzour a également mis en avant l’importance de mesurer et de réduire l’empreinte carbone des activités industrielles, rappelant que la mise en place d’outils permettant d’évaluer et de certifier ces performances constitue un élément essentiel pour leur reconnaissance à l’échelle internationale.

De son côté, M.Zellweger, a souligné que cette initiative confirme la volonté commune de travailler étroitement pour renforcer la compétitivité économique et favoriser la création d’emplois.

Il a indiqué que ce projet ambitionne de rendre les parcs industriels plus écologiques, plus durables et plus compétitifs, tout en contribuant à la création d’emplois.

Pour sa part, Mme Lahlou a affirmé que le programme vise à accompagner la transition des parcs industriels marocains vers des parcs éco-parcs industriels, précisant que cette démarche repose notamment sur la réduction des déchets et des émissions de CO2, l’optimisation de l’utilisation de l’énergie et des ressources naturelles, ainsi que le développement de synergies entre entreprises dans le cadre de la symbiose industrielle.

Mme Lahlou a estimé que cette initiative contribuera à renforcer la compétitivité des entreprises tout en favorisant la création d’emplois décents, relevant que le Maroc se positionne aujourd’hui comme un modèle de transition industrielle durable à l’échelle internationale.
Le programme ambitionne de renforcer un écosystème national favorable au développement des parcs éco-industriels, en favorisant les synergies avec les politiques publiques et les initiatives nationales existantes. Il s’inscrira également dans une dynamique de complémentarité avec les partenaires techniques et financiers, notamment le Groupe de la Banque mondiale et la GIZ.

À travers cette initiative, les partenaires réaffirment leur engagement commun à accompagner la transformation durable des territoires industriels marocains, à renforcer la compétitivité de l’industrie nationale et à accroître sa résilience face aux effets du changement climatique.