Les investissements globaux dans les énergies renouvelables ont atteint 286 milliards de dolalrs en 2015, un chiffre record, selon un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
« Ce chiffre représente une augmentation de 5,9 % par rapport aux 270 milliards investis en 2014, et vient effacer le précédent record de 278,5 milliards établi en 2011 », souligne l’étude élaborée conjointement avec Bloomberg New Energy Finance et l’université de Francfort.
Les capitaux mobilisés pour des projets d’énergie propre dépassent largement les montants injectés dans les énergies fossiles qui n’ont été que de 130 milliards de dollars l’an dernier.
Cette progression a pu être obtenue grâce aux améliorations constantes réalisées au niveau du coût de mise en place des énergies solaires et éoliennes, un progrès qui devrait se confirmer dans les années à venir.
Le rapport montre en outre que cette performance, bien que louable, était insuffisante pour réduire significativement les effets du changement climatique de source anthropologique.
« Malgré le fait que 2015 ait été une année charnière avec la signature de l’accord de Paris sur le climat, les bonnes nouvelles sur le renouvelable ne sont pas encore suffisantes pour stabiliser le réchauffement climatique en dessous des 2 C convenus ». Tel est le constat dressé par Eric Usher, le responsable de l’Initiative finance du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
Les pays émergents sont à l’origine de la majeure partie de ces investissements. Au peloton de tête figurent la Chine, l’Inde et le Brésil qui ont totalisé 156 milliards de dollars, avec 103 milliards pour la Chine seule. La mise en place des infrastructures solaires et éoliennes a également atteint un record avec 118 GW installés au cours de l’année dernière.