Le Maroc mise sur l’alliance dessalement–technologies avancées pour bâtir son futur hydrique
Le Maroc mise résolument sur l’alliance entre dessalement de l’eau et technologies hydriques avancées pour sécuriser ses ressources et bâtir un futur résilient face au stress hydrique, ont souligné, le 1er décembre à Marrakech, des experts, lors d’un panel organisé en marge du 19e Congrès Mondial de l’Eau.
Ainsi, ce panel a permis de mettre en exergue les réalisations significatives du Royaume dans le domaine du dessalement de l’eau et l’intégration de solutions technologiques innovantes pour améliorer l’efficacité de la gouvernance des ressources hydriques au niveau national.
Les participants ont rappelé que le Maroc s’est hissé parmi les pays africains les plus avancés dans le développement de stations de dessalement, grâce à une stratégie volontariste fondée sur la diversification des sources, l’intégration des énergies renouvelables et l’optimisation énergétique des installations.
Ils ont soutenu que le recours accru au dessalement de l’eau, notamment à Casablanca, Agadir, Dakhla et Laâyoune, constitue un pilier majeur de la sécurité hydrique nationale, permettant de répondre aux besoins urbains, industriels et agricoles tout en limitant la pression sur les nappes souterraines.
Les panélistes ont, d’autre part, mis en avant l’importance de l’usage de technologies avancées, telles que l’osmose inverse à haute performance, la digitalisation des réseaux hydrauliques, les systèmes de télémétrie et les solutions d’Intelligence artificielle (IA), qui permettent d’anticiper la demande, d’optimiser la distribution et de réduire les pertes en eau.
« Ces innovations contribuent à améliorer l’efficacité énergétique, à réduire les coûts de production et à renforcer la durabilité des infrastructures hydriques, tout en favorisant le développement d’écosystèmes industriels spécialisés dans les solutions innovantes pour l’eau », ont-ils enchaîné.
Les experts ont également insisté sur l’importance de consolider l’économie circulaire de l’eau, via le réemploi des eaux usées traitées, la récupération d’énergie dans les stations de dessalement et la valorisation des saumures, contribuant ainsi à la transition hydrique du Maroc.
Ils ont, par ailleurs, plaidé pour le renforcement des capacités techniques, la promotion de partenariats public-privé et l’intégration des startups hydrotech afin de soutenir l’innovation et la gestion optimale de cette ressource vitale.
Enfin, les intervenants ont rappelé que « le succès de l’expérience marocaine repose sur un alignement stratégique entre infrastructures hydriques, énergies renouvelables et technologies numériques, garantissant la résilience du Royaume face aux défis climatiques ».



