La stratégie de coopération Sud-Sud et triangulaire de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE) a été mise en exergue, le 1er décembre à Marrakech, dans le cadre du 19è Congrès Mondial de l’Eau.

Lors d’une session spéciale sous le thème « Tirer parti des financements innovants pour renforcer la coopération Sud-Sud et triangulaire dans le secteur de l’eau », le directeur général de l’ONEE, Tarik Hamane, a indiqué que l’Office a développé une stratégie « solide » de coopération Sud-Sud et triangulaire, sous l’impulsion de la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Ladite stratégie, a-t-il précisé, repose sur le partage d’expertise, l’assistance technique et le renforcement des capacités des opérateurs africains dans les domaines de l’eau potable, de l’électricité et de l’assainissement liquide. « Elle s’inscrit pleinement dans l’Initiative Royale visant à faciliter l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique qui vise à favoriser l’intégration régionale et le développement durable dans cette zone stratégique pour l’avenir du continent ».

Et de souligner que l’ONEE, en capitalisant sur de nombreux partenariats réussis dans les domaines de l’eau potable et de l’assainissement liquide avec ses partenaires en Guinée-Conakry, Burkina Faso, Mali, Cameroun, Mauritanie, etc. est actuellement engagée dans plusieurs projets ambitieux de coopération qui s’appuient sur des financements innovants.

Le fer de lance de la mise en œuvre de ces programmes est l’Institut international de l’Eau et de l’Assainissement (IEA) de l’ONEE, « un centre d’excellence reconnu dans le domaine du renforcement des capacités et de la recherche appliquée ».

Selon M. Hamane, l’Office veut capitaliser sur le savoir-faire et l’expertise accumulés depuis plusieurs décennies avec les bailleurs de fonds nationaux et internationaux, qu’ils soient multilatéraux ou bilatéraux, dans la mobilisation des financements destinés à la réalisation de ses plans d’équipements en combinant l’aide publique au développement, les différents instruments de la finance climat et d’adaptation au changement climatique pour démultiplier son action dans le cadre de la coopération Sud-Sud et triangulaire.

Pour faire face aux défis de généralisation de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement liquide, la coopération Sud-Sud et triangulaire s’impose comme un moteur de transformation pour accélérer l’atteinte des Objectifs du Développement Durable, a-t-il insisté.
De son côté, Catherine Bonnaud, directrice de l’Agence française de développement (AFD) à Rabat, a souligné que l’eau et l’assainissement sont au cœur des stratégies de l’AFD en Afrique, insistant sur la nécessité de mobiliser des financements innovants dans ce secteur.

Mettant l’accent sur l’importance de la coopération avec le Maroc, qui constitue « une source d’inspiration » en Afrique, elle a noté que le Royaume a « une volonté politique » de renforcer la coopération Sud-Sud, d’où l’engagement de l’AFD d’accompagner cette démarche.
Cette session spéciale, organisée conjointement par l’ONEE et la Banque Islamique de Développement, a été par ailleurs marquée par la signature de deux conventions.

A cette occasion, un mémorandum de coopération a été signé entre l’ONEE et l’Agence Française de Développement qui lance le programme « qualité de l’eau » avec les opérateurs d’eau en Afrique. Ce programme ciblé et multipays vise à renforcer les capacités techniques et managériales des opérateurs africains autour de la thématique du contrôle de la qualité de l’eau.

Par ailleurs, une convention-cadre de coopération a été conclue entre l’ONEE et l’Office National et l’Eau et de l’Assainissement du Burkina Faso (ONEA) afin de consolider la coopération entre les deux Offices initiée depuis 2007. Il s’agit également d’ouvrir la voie à un accompagnement élargi dans la gestion des projets d’eau potable et d’assainissement, la formation des cadres et la génération de la qualité de l’eau au Burkina Faso.





OCP Green Energy, filiale du Groupe OCP, a procédé, le 1er décembre, à la mise en service effective de la première phase de son programme d’investissement solaire, totalisant une capacité de 202 mégawatts-crête (MWc), marquant ainsi une étape décisive dans la feuille de route de décarbonation du géant mondial des phosphates.

Cette première tranche, désormais pleinement opérationnelle, se déploie sur trois sites stratégiques : Benguerir (67 MWc), Foum Tizi (30 MWc) et Oulad Farès dans la province de Khouribga. Avec une capacité installée de 105 MWc, la centrale d’Oulad Farès s’impose d’ailleurs comme la plus grande centrale photovoltaïque actuellement en exploitation au Maroc.

Dans une déclaration, le directeur général d’OCP Green Energy, Omar Kadir, a indiqué que cette filiale a pour vocation d’apporter des solutions concrètes pour répondre aux ambitions stratégiques du Groupe, notamment en termes de décarbonation.
« Le Groupe vise la neutralité carbone à l’horizon 2040, avec des objectifs intermédiaires très ambitieux, notamment sur l’électricité, où nous visons à sécuriser 100% de l’approvisionnement à partir de sources renouvelables », a affirmé M. Kadir, notant que ces objectifs sont en train de se matérialiser à grande échelle.

Mettant l’accent sur l’envergure du projet, M. Kadir a mis en avant les défis techniques relevés par les équipes. « Nous avons dû surmonter plusieurs défis, notamment se connecter directement avec les besoins industriels de la mine d’une façon harmonieuse, sans avoir d’impact sur les opérations de celle-ci ».

Pour sa part, la responsable Développement Durable et Innovation au sein du Groupe OCP, Hanane Morchid, a qualifié cette mise en service de « jalon concret » et fondamental dans la stratégie globale du Groupe.

« Nous célébrons aujourd’hui l’achèvement de la première phase du programme solaire de l’OCP », a noté Mme Morchid dans une déclaration à la presse, mettant en avant l’avantage compétitif du Royaume qui dispose d’un grand potentiel en énergie solaire et éolienne.

Pour le Groupe OCP, la durabilité ne se limite pas à un impératif écologique. « La stratégie de développement durable est une stratégie business également, puisqu’elle nous permet la compétitivité et d’atteindre des coûts d’énergie très bas ».

Ces nouvelles infrastructures couvrent d’ores et déjà une part significative des besoins énergétiques des sites miniers du Groupe, renforçant ainsi sa sécurité d’approvisionnement et sa résilience industrielle grâce à un coût de l’électricité très compétitif.
Dans une démarche d’innovation continue, et pour pallier l’intermittence des énergies renouvelables, OCP Green Energy a également lancé un premier projet de stockage d’électricité à Benguerir. Ce système vise à garantir une alimentation continue et à renforcer la flexibilité du réseau électrique.

Il est à noter que cette première phase, qui a mobilisé un investissement de près de 1,8 milliard de dirhams, a été réalisée en impliquant largement l’écosystème industriel marocain et avec le soutien de partenaires financiers internationaux de premier plan.

Filiale créée en 2022, OCP Green Energy vise à couvrir 100 % des besoins électriques du Groupe dès 2027, avec une capacité cible de 1,2 GW basée sur un mix d’énergies renouvelables et de stockage.





La facture énergétique s’est établie à plus de 91 milliards de dirhams (MMDH) à fin octobre dernier, en baisse de 4,4% par rapport à la même période de 2024, selon l’Office des changes.
Cette évolution fait suite, essentiellement, à la baisse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils de 9,2% sous l’effet prix en recul de 16%, et ce malgré la hausse des quantités importées de 8,1%, fait savoir l’Office des changes dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs.

Le segment « Gaz de pétrole et autres hydrocarbures » a également enregistré une baisse de 4% pour se situer à 16,57 MMDH.



La dynamique engagée par le Maroc dans le domaine de la transition énergétique ouvre de nouvelles perspectives pour les entreprises et crée des opportunités d’emploi pour les jeunes, a affirmé, le 28 novembre à Casablanca, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

« Nous sommes pleinement engagés à accompagner tous les projets et initiatives, en offrant un cadre législatif et réglementaire adéquat, agile et évolutif en renforçant l’accompagnement de l’investissement et en accélérant les programmes d’innovation et de recherche scientifique », a indiqué Mme Benali qui intervenait lors de la clôture des salons internationaux Elec Expo, EneR Event et Tronica Expo 2025.

Et de noter que le Maroc multiplie par quatre les investissements annuels dans les énergies renouvelables et par cinq les investissements annuels dans les réseaux électriques, soulignant que cette transformation mobilise un large éventail de profils, notamment les ingénieurs chargés d’affaires, conducteurs de travaux, maintenance électrique et mécanique.
Selon la responsable, ce secteur emploi aujourd’hui environ 75.000 emplois directs et il est prévu d’atteindre 100.000 emplois en 2030.

« Le succès de cette édition reflète l’attention constante que Sa Majesté Le Roi Mohammed VI accorde aux secteurs de l’électricité, des énergies renouvelables des services énergétiques et de leur digitalisation, en tant que piliers essentiels de la souveraineté énergétique et industrielle du Royaume ».

Et de poursuivre que cette édition a connu une dynamique remarquable confirmant la maturité du secteur et la solidité de son écosystème, soulignant que la participation de plus de 150 exposants et de délégations nationaux et internationaux, constituent autant d’indicateurs de la position qu’occupe aujourd’hui le Maroc comme destination crédible pour l’investissement et l’industrie avancée.

Cette édition s’est également distinguée par le lancement d’accords structurantes pour la compétitivité nationale et l’intégration de l’industrie marocaine dans les chaînes de valeur mondiales, conformément à la Vision Royale visant à soutenir l’investissement productif, la création d’emplois et la génération de valeur ajoutée.

Se déroulant du 26 au 29 novembre au Centre International des Expositions de Casablanca (OFEC), ces trois salons réunissent des exposants issus de 24 pays, autour du thème « Stockage de l’Énergie et Équipements Intelligents : la clé des réseaux électriques de demain », confirmant le positionnement du Maroc comme plateforme régionale d’innovation et de coopération énergétique.





Les 14 lauréats de la 15e édition du Prix Hassan II pour l’Environnement ont été primés, le 4 décembre à Rabat, lors d’une cérémonie organisée par le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable – Département du Développement durable.

Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ce Prix vise à encourager l’ensemble des initiatives innovantes qui contribuent à la préservation de l’environnement. Cette année, quelque 288 candidatures réparties sur six catégories, ont été reçues.

Ainsi, le prix de l’Exemplarité de l’administration a été décerné à l’Office National des Chemins de Fer (ONCF), tandis que celui des Collectivités territoriales a été accordé à la région de Béni Mellal-Khénifra et à la Province de Boujdour.

S’agissant du Prix de la recherche scientifique et technique, il a été attribué à Asmae Berrrada et Abdellah EL Maaroufi, alors que le prix de l’Action Associative est revenu notamment au « Groupe de Recherche pour la Protection des Oiseaux au Maroc  » et à l’association Mansour pour l’agriculture Ait Qoubli.

Dans la catégorie des médias, le Prix a été remporté par Nadia Layoubi et Adil Boukhimade 2M, à Yassir El Makhtoum du site « Alyaoum24 » et à Anasse Chaara du journal Al Alam et à Zahra Ouhssain de la Radio Amazighe. Le prix « Initiatives des entreprises » est revenu, quant à lui, à l’Office chérifien des phosphates « OCP GREEN WATER ».

A cette occasion, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a indiqué que le Prix Hassan II pour l’environnement, de part sa symbolique historique, constitue une importante initiative nationale pour stimuler l’intérêt porté aux sujets de l’environnement et du développement durable et encourager les projets et les initiatives contribuant à la protection des ressources naturelles, et améliorer les conditions de vie des citoyens.

Après avoir salué l’initiative l’engagement dont les lauréats ont fait preuve en faveur des questions environnementales et du développement durable, la ministre a souligné le caractère particulier de cette cérémonie dans le contexte de la participation importante du Maroc à la COP30, où il a présenté un modèle pionnier et innovant en matière de l’engagement des États à mettre en œuvre l’Accord de Paris sur le climat.

Il convient de rappeler que le Prix Hassan II pour l’environnement, créé en 1980 et organisé tous les deux ans, est l’un des outils d’incitation déployés par le ministère pour stimuler l’intérêt pour les questions d’environnement et de développement durable, à travers l’encouragement de toutes les initiatives contribuant à la préservation de l’environnement et l’amélioration du cadre de vie des citoyens, à la promotion de la recherche scientifique dans le domaine de la conservation du patrimoine naturel et culturel, et au renforcement de la sensibilisation et l’éducation à l’environnement et au développement durable.





Le président du Conseil Mondial de l’Eau, Loïc Fauchon, s’est félicité, le 1er décembre à Marrakech, de la coopération renforcée avec le Maroc dans le domaine de l’eau.

« Nous avons engagé, avec les autorités marocaines, une coopération renforcée dans le domaine de l’eau, visant à développer des solutions technologiques communes, basées sur l’énergie propre et l’efficacité énergétique », a souligné M. Fauchon à l’ouverture du 19è Congrès Mondial de l’Eau, organisé jusqu’au 5 décembre sous le thème « L’eau dans un monde qui change: Innovation et adaptation ».

Il a, dans ce sens, rappelé que le Conseil Mondial de l’Eau a engagé avec les autorités marocaines, en particulier le ministère de l’Équipement et de l’Eau, la création d’un centre international dédié aux eaux non conventionnelles et aux énergies renouvelables.

Fauchon a également mis en exergue l’expertise du Royaume en matière de dessalement d’eau de mer et de réutilisation des eaux usées.

Appelant à la création d’une coalition internationale pour l’eau, dédiée au renforcement de la coopération, à l’échange d’expertise et au développement de projets communs, notamment dans les domaines de l’innovation, de la numérisation et des énergies renouvelables, il a souligné la nécessité d’adopter une nouvelle approche, de dépasser les visions traditionnelles et de mobiliser des alliances capables de générer une transformation profonde dans le domaine de l’eau.

La relation entre l’eau et le développement doit également être repensée, a-t-il plaidé, appelant à saisir les opportunités pour imaginer des solutions prometteuses.

Il a, dans ce sens, mis en relief les nouvelles technologies de dessalement, qui connaissent un essor important, en l’occurrence grâce aux énergies renouvelables.

Fauchon a également souligné les opportunités offertes par l’intelligence artificielle et la transition numérique, véritables leviers pour améliorer la gestion de l’eau. « Grâce aux données, à l’analyse numérique et à l’innovation scientifique, une véritable révolution dans la gouvernance de l’eau devient possible ».



Le Maroc mise résolument sur l’alliance entre dessalement de l’eau et technologies hydriques avancées pour sécuriser ses ressources et bâtir un futur résilient face au stress hydrique, ont souligné, le 1er décembre à Marrakech, des experts, lors d’un panel organisé en marge du 19e Congrès Mondial de l’Eau.

Ainsi, ce panel a permis de mettre en exergue les réalisations significatives du Royaume dans le domaine du dessalement de l’eau et l’intégration de solutions technologiques innovantes pour améliorer l’efficacité de la gouvernance des ressources hydriques au niveau national.

Les participants ont rappelé que le Maroc s’est hissé parmi les pays africains les plus avancés dans le développement de stations de dessalement, grâce à une stratégie volontariste fondée sur la diversification des sources, l’intégration des énergies renouvelables et l’optimisation énergétique des installations.

Ils ont soutenu que le recours accru au dessalement de l’eau, notamment à Casablanca, Agadir, Dakhla et Laâyoune, constitue un pilier majeur de la sécurité hydrique nationale, permettant de répondre aux besoins urbains, industriels et agricoles tout en limitant la pression sur les nappes souterraines.

Les panélistes ont, d’autre part, mis en avant l’importance de l’usage de technologies avancées, telles que l’osmose inverse à haute performance, la digitalisation des réseaux hydrauliques, les systèmes de télémétrie et les solutions d’Intelligence artificielle (IA), qui permettent d’anticiper la demande, d’optimiser la distribution et de réduire les pertes en eau.
« Ces innovations contribuent à améliorer l’efficacité énergétique, à réduire les coûts de production et à renforcer la durabilité des infrastructures hydriques, tout en favorisant le développement d’écosystèmes industriels spécialisés dans les solutions innovantes pour l’eau », ont-ils enchaîné.

Les experts ont également insisté sur l’importance de consolider l’économie circulaire de l’eau, via le réemploi des eaux usées traitées, la récupération d’énergie dans les stations de dessalement et la valorisation des saumures, contribuant ainsi à la transition hydrique du Maroc.
Ils ont, par ailleurs, plaidé pour le renforcement des capacités techniques, la promotion de partenariats public-privé et l’intégration des startups hydrotech afin de soutenir l’innovation et la gestion optimale de cette ressource vitale.

Enfin, les intervenants ont rappelé que « le succès de l’expérience marocaine repose sur un alignement stratégique entre infrastructures hydriques, énergies renouvelables et technologies numériques, garantissant la résilience du Royaume face aux défis climatiques ».

Les travaux de la 19e édition du Congrès Mondial de l’Eau, ont été sanctionnés, le 5 décembre, par l’adoption de la « Déclaration de Marrakech », un appel à élever l’eau au rang de priorité mondiale.

La Déclaration insiste ainsi sur la nécessité d’élever l’eau au rang de priorité mondiale au niveau de toutes les plateformes internationales, y compris la COP 31, la Conférence de l’ONU 2026 sur l’eau et le 11ème Forum mondial de l’eau en 2027, étant donné que la sécurité hydrique est menacée dans le monde entier, impactant la santé, l’agriculture, l’énergie, les écosystèmes et les économies, ainsi que la paix, la stabilité et la prospérité partagée.
Le document souligne, dans ce sens, le besoin urgent d’innovation et d’adaptation dans la gestion de l’eau, dans un contexte marqué par des pressions croissantes sur les systèmes d’approvisionnement en eau découlant de plusieurs défis mondiaux tels que les changements climatiques, la croissance démographique, l’urbanisation rapide, la dégradation des sols et la pollution.

Les modèles de gouvernance et de développement des infrastructures doivent évoluer pour faire face à ces défis complexes, note la Déclaration, relevant qu’il est nécessaire de promouvoir l’innovation éthique et responsable dans la gestion de l’eau, afin d’accélérer la réalisation de l’objectif de développement durable (ODD).

La Déclaration préconise également d’investir dans l’adaptation et l’atténuation des changements climatiques en priorisant des infrastructures d’eau résilientes et des solutions à faible teneur en carbone, telles que le dessalement de l’eau de mer à l’aide d’énergies renouvelables, la réutilisation des eaux usées, la récolte des eaux de pluie, outre l’amélioration de la gestion des catastrophes et risques liés à l’eau.

Elle encourage, par ailleurs, le renforcement de la coopération bilatérale, sous-régionale, régionale, internationale et multilatérale dans le domaine de l’eau, en partageant notamment les données, les technologies et les expertises.

En outre, le document met l’accent sur l’importance d’assurer une gouvernance participative de l’eau à travers l’engagement de toutes les parties prenantes, y compris les femmes, les jeunes, la société civile et les communautés locales, dans la conception et la mise en œuvre de solutions pour les problématiques liées à l’eau.

Il s’agit aussi de renforcer la sensibilisation et la recherche scientifique autour de l’eau et de favoriser la mise en place de plateformes de coopération et d’innovation afin de surmonter collectivement les défis liés à l’eau.

La Déclaration appelle, de même, à mobiliser des ressources financières plus importantes, afin de garantir que tous les projets et investissements publics et privés soient résilients et innovants et contribuent activement à la sécurité et la résilience hydrique.

Elle souligne également l’impératif de reconnaître la nature interconnectée de l’eau avec d’autres secteurs, en intégrant les aspects économiques, sociaux et environnementaux dans tous les processus de planification des ressources en eau, ainsi que de soutenir le droit à l’eau par le biais de politiques, de pratiques et d’une coopération internationale renforcée.
Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la 19è édition du Congrès Mondial de l’Eau, coorganisée par le ministère de l’Équipement et de l’Eau et l’Association Internationale des Ressources en Eau (IWRA) sous le thème « L’eau dans un monde qui change : Innovation et adaptation », a été l’occasion d’explorer des solutions innovantes, des stratégies et des approches adaptatives pour les ressources en eau dans un monde en changement permanent.

Cet événement a ainsi offert une plateforme aux experts, praticiens, chercheurs, décideurs politiques, société civile et secteur privé pour échanger des connaissances, présenter des recherches novatrices, établir des partenariats et développer conjointement des solutions concrètes visant à relever les défis complexes de la gouvernance, de la sécurité et de la durabilité mondiales de l’eau.




Le Maroc et la Suisse ont signé la première autorisation d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, franchissant ainsi une étape majeure dans la mise en œuvre de l’accord conclu entre les deux pays pour la coopération au titre de l’article 6 de l’Accord de Paris.

Cette autorisation concerne le programme « Solar Rooftop 500 » (SR500), qui permettra de déployer 500 MW de systèmes solaires photovoltaïques en toiture dans les secteurs commercial et industriel à travers le Maroc, indique un communiqué du ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable – département du Développement Durable -, précisant que ce jalon ouvre la voie à un marché carbone opérationnel et à une accélération tangible de la transition énergétique.

Immédiatement bénéfique pour les entreprises marocaines, ce programme engendre de nombreux co-bénéfices économiques, sociaux et stratégiques pour le Maroc, note la même source, ajoutant qu’en termes d’emplois, le déploiement de 500 MW générera environ 15.000 emplois directs et indirects, à travers les activités d’installation et de maintenance.
Il contribuera également à stimuler l’investissement privé et à structurer davantage le marché solaire national.

Le programme SR500 permettra aux entreprises de réduire leur facture d’électricité de 25 à 40 %, améliorant directement leur productivité et leur rentabilité.

Grâce à la prime carbone, pouvant atteindre jusqu’à 25% du coût de l’installation, liée à la valorisation des quantités de gaz à effet de serre qui seraient réduites en substituant l’énergie fossile par l’utilisation de l’énergie solaire, le SR500 rend les investissements plus rentables et plus accessibles, notamment pour les PME.

Ces économies se traduiront par une baisse des coûts de production, une amélioration des marges opérationnelles et une capacité d’investissement accrue.

Le Programme SR500 s’inscrit en droite ligne des Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, portant la part des énergies renouvelables à plus de 52 % de la capacité nationale en 2026, et confirme le nouveau classement du Royaume dans les TOP6 mondial en matière de performances climatiques.

L’autorisation de ce projet positionne le Maroc comme le troisième pays au monde, le deuxième en Afrique, et le premier dans la région MENA, à autoriser une activité sous l’Article 6 de l’Accord de Paris, consolidant ainsi son statut de leader climatique global.



Les relations énergétiques entre le Maroc et l’Espagne ont franchi un cap décisif avec l’instauration, pour la première fois, d’un commerce bidirectionnel d’électricité et de gaz, a affirmé la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, soulignant que cette avancée majeure illustre la solidité du partenariat entre les deux pays.

Dans un entretien accordé au quotidien espagnol El País, Mme Benali a qualifié cette évolution de « première historique », rappelant que Rabat et Madrid entretiennent, depuis 2021, une relation exemplaire fondée sur un dialogue permanent et une responsabilité régionale assumée conjointement.

Cette coopération étroite a notamment permis une mobilisation immédiate lors de la panne d’électricité qui avait touché la péninsule Ibérique le 28 avril dernier, a-t-elle rappelé, précisant que le Maroc avait alors déployé « jusqu’à 38 % de sa capacité de production » pour contribuer au rétablissement de l’alimentation en Espagne.

Mme Benali a indiqué que les deux interconnexions électriques reliant les deux rives disposent d’une capacité cumulée de 1.400 MW et fonctionnent « dans les deux sens », ajoutant qu’un troisième projet d’interconnexion est en préparation afin de renforcer encore davantage la sécurité énergétique et la fluidité des échanges.

Évoquant les progrès du Maroc dans les énergies renouvelables, elle a relevé que leur part atteint désormais 45 %, contre 42 % en 2023, et devrait s’élever à 52 % d’ici 2027. Les premiers 40 % sont les plus difficiles : l’Espagne a traversé les mêmes étapes, a-t-elle commenté, soulignant que les investissements dans le secteur ont triplé chaque année depuis 2021 pour accélérer la transition énergétique.

La ministre a également mis en avant le dynamisme des investissements dans le secteur énergétique marocain, qui offre de vastes opportunités aux entreprises espagnoles. Elle a rappelé qu’environ 1.000 sociétés espagnoles sont déjà présentes au Maroc, tandis que de nombreuses entreprises marocaines participent à des projets en Espagne.

Concernant les métaux critiques, Mme Benali a souligné que la demande croissante en lithium, cobalt et autres minerais stratégiques ne pourra être satisfaite sans la contribution de l’Afrique, estimant que la connexion maroco-espagnole constitue un point d’accès essentiel aux grands corridors reliant le continent africain à l’Europe.

Elle a également évoqué le lancement de la Déclaration de Marrakech, définie comme un cadre ESG visant à promouvoir des projets miniers responsables, durables et finançables.

La ministre a rappelé que l’engagement du Maroc en faveur des énergies propres remonte à 1991, faisant du Royaume un pôle d’intégration de technologies avancées dans les domaines du stockage, des batteries et des réseaux, à un moment où les systèmes énergétiques mondiaux connaissent une transformation profonde.