Abdelkader BenbakhaledAbdelkader Benbakhaled, directeur général de Salam Gaz et membre de la Fédération de l’Energie, est le nouveau président de la CGEM région Centre (Rabat-Salé-Kénitra) jusqu’en 2018. Candidat unique, Benbakhaled a été élu jeudi 17 décembre à l’unanimité des 44 membres présents lors de l’Assemblée générale ordinaire. Il remplace Moncef Ziani, dont le mandat a pris fin. Benbakhaled sera épaulé par Imad Barrakad, patron de la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) qui devient le vice-président général.

L’Agence spéciale Tanger Méditerranée (TMSA), la société en charge du développement et de la gestion du complexe industrialo-portuaire Tanger Med, planche actuellement sur la mise en place d’un terminal GNL (Gaz naturel liquéfié) au niveau du port tangérois. Ce projet, qui sera installé à Tanger Med II (TM2), sera destiné à l’importation et le stockage du GNL pour l’avitaillement (Bunkering) des navires fréquentant tout le complexe portuaire de Tanger Med. Il vise aussi à alimenter d’autres marchés en GNL, essentiellement le secteur industriel de la région du nord-ouest du Maroc. A noter que Tanger Med II SA, la filiale de TMSA, s’apprête ainsi à lancer une étude faisabilité pour évaluer notamment l’intérêt à mettre en place une installation d’importation et une filière de distribution de GNL, en considérant à la fois les aspects économiques, techniques, environnementaux et réglementaires. Et un appel d’offres vient d’être lancé à cet effet.

L’Agence spéciale Tanger Méditerranée (TMSA), la société en charge du développement et de la gestion du complexe industrialo-portuaire Tanger Med, planche actuellement sur la mise en place d’un terminal GNL (Gaz naturel liquéfié) au niveau du port tangérois. Ce projet, qui sera installé à Tanger Med II (TM2), sera destiné à l’importation et le stockage du GNL pour l’avitaillement (Bunkering) des navires fréquentant tout le complexe portuaire de Tanger Med. Il vise aussi à alimenter d’autres marchés en GNL, essentiellement le secteur industriel de la région du nord-ouest du Maroc. A noter que Tanger Med II SA, la filiale de TMSA, s’apprête ainsi à lancer une étude faisabilité pour évaluer notamment l’intérêt à mettre en place une installation d’importation et une filière de distribution de GNL, en considérant à la fois les aspects économiques, techniques, environnementaux et réglementaires. Et un appel d’offres vient d’être lancé à cet effet.

Le groupement mené par le marocain Nareva, et composé de l’allemand Siemens et l’italien Enel Green Power, a présenté l’offre la plus compétitive pour développement du gigantesque projet éolien de 850 MW porté par l’ONEE. Les propositions financières ont été ouvertes lundi dernier. Ce consortium a présenté l’offre la plus compétitive pour remporter le lot des 5 parcs éoliens qui constituent le programme (Midelt 150 MW, Tiskrad 300 MW, Tanger II 100 MW, Jbel Lahdid 200 MW et Boujdour 100 MW). Un marché de près de 11 milliards de dirhams. A noter que plusieurs arguments ont joué en faveur de ce groupement, et principalement la clause de préférence nationale.

 

Les participants à la sixième conférence générale du Comité maghrébin de l’électricité (COMELEC) ont appelé à ce que l’intégration du système électrique régional et l’accélération de la transition énergétique dans les pays maghrébins soient le levier de la complémentarité économique et le renforcement de l’unité maghrébine.
Les participants à cette conférence, organisée durant deux jours sous le thème « L’intégration maghrébine: facteur d’accélération de la transition énergétique », ont souligné que les pays maghrébins sont invités à assurer l’intégration de leur système énergétique et à renforcer leur coopération dans le domaine des énergies renouvelables en vue de bâtir un partenariat à même de réaliser la complémentarité économique dans la région.
Ils ont relevé que la région maghrébine dispose de tous les ingrédients d’une intégration économique et sociale grâce à ses réserves en pétrole et en gaz et à ses ressources minières, précisant que ce capital l’habilite à drainer d’importants investissements étrangers, avec comme conséquence la modernisation de ses infrastructures, le renforcement de l’interconnexion, de l’intégration industrielle et du positionnement de la région en tant que trait d’union entre le Nord et le Sud.
Les experts maghrébins ont également plaidé pour le partage d’expériences entre les pays maghrébins et pour la recherche de financements pour les projets communs, en plus de la modernisation des infrastructures et la connexion des réseaux électriques avec les pays du sud.
Lors de cette conférence, les experts et professionnels du secteur ont débattu de la question de la transition énergétique dans les pays du Maghreb au regard des enjeux actuels, ainsi que des évolutions et mutations que connaît le paysage énergétique sur la scène mondiale.
Les discussions ont porté sur plusieurs thèmes, dont « Quelle vision maghrébine commune pour une valorisation optimale des ressources de la région ? », « enjeux économiques et industriels des énergies renouvelables au Maghreb », « la coopération maghrébine: clé de réussite pour une meilleure intégration régionale » et « quels leviers d’accompagnement pour une transition énergétique ? ».
Créé en 1974 à l’initiative de trois entreprises électriques de la Tunisie, de l’Algérie et du Maroc, auxquelles se sont jointes les sociétés électriques de la Mauritanie et de la Libye, le COMELEC est un cadre d’échange et de concertation entre les opérateurs nationaux de l’énergie électrique dans les cinq pays du Maghreb.

Le Maroc fait son entrée dans le groupe des leaders mondiaux en matière de protection du climat, selon le « Climate change performance index 2016 » (CCIP), publié par l’ONG environnementale allemande Germanwatch et dévoilé cette semaine à Paris, en marge de la COP21. En effet, le Royaume est désormais 10ème dans cet indice qui classe 58 pays en fonction de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) par habitant, l’évolution de ces émissions et la politique climatique des Etats. A noter que le Maroc n’est plus devancé dans ce classement que par, dans l’ordre, le Danemark, le Royaume-Uni, la Suède, la Belgique, la France et Chypre, sachant que les 3 premières places ne sont occupés par personne « car aucun pays n’en a fait assez pour éviter les conséquences dangereuses des changements climatiques ». Le Royaume occupe même la 1ère marche du podium en matière climatique dans la catégorie des pays nouvellement industrialisés.

La prochaine conférence mondiale sur le climat (COP22) aura lieu du 7 au 18 novembre 2016 à Marrakech, a annoncé, jeudi 10 décembre à Paris, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Salaheddine Mezouar.
« Le Maroc, qui s’est toujours engagé dans la lutte contre les changements climatiques, avait abrité la COP7 en 2001 et sera honoré d’accueillir la COP22, du 7 au 18 novembre dans la ville ocre », a dit M. Mezouar lors d’une plénière organisée dans le cadre de la COP21.

La ville de Marrakech, qui a accueilli des rencontres multilatérales historiques, « constitue un carrefour entre l’Orient et l’Occident », a-t-il souligné.
« Le Maroc s’engage à agir, la main dans la main et de manière inclusive avec toutes les parties et en particulier la présidence française pour que la COP22 soit un rendez-vous réussi sur une terre africaine et arabe, porteur d’espoir pour une action mondiale solidaire et forte en faveur de notre planète », a-t-il poursuivi.
Les grandes lignes de la vision Marrakech 2016 seront déclinées à l’issue des résultats des négociations, a indiqué le ministre, exprimant le souhait de voir la COP21 aboutir à un accord « universel, juste et inclusif ».
Il a, à cette occasion, remercié toutes les parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, particulièrement le groupe africain qui « avait apporté son précieux soutien » à la candidature marocaine lors de la COP20 à Lima.

La sixième conférence générale du Comité maghrébin de l’électricité (COMELEC), placé sous le thème “l’intégration maghrébine: facteur d’accélération de la transition énergétique” a ouvert ses travaux mardi 8 décembre à Rabat en présence du ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement Abdelkader Amara.

Dans son mot d’ouverture, M. Amara a souligné qu’en raison de son emplacement géographique et de sa volonté politique, le Maroc accorde une attention particulière à l’intégration du système énergétique régional en tant que priorité stratégique.
Le Royaume est à même d’assurer un rôle de choix dans la coopération énergétique régionale en tant que pays de transition pour l’énergie, notamment via le développement d’infrastructures de raccordement aux réseaux électriques dans les pays de la région.
Il a siganlé que la mise en place d’un marché régional de l’électricité requiert la mobilisation des investissements nécessaires au raccordement électrique dans la région et à l’interconnexion entre les réseaux des pays du Nord et du Sud.
Le ministre de l’énergie a soutenu que l’intégration des systèmes électriques des pays du Maghreb nécessite l’harmonisation du cadre législatif et réglementaire et la coordination technique afin de faciliter l’intégration des réseaux et la mise en place de règles d’exploitation communes, appelant à un partenariat énergétique maghrébin permettant d’échanger et d’assurer l’intégration progressive des marchés énergétiques et à la mobilisation des sources de financement à ce partenariat.

Pour sa part, le Secrétaire Général de l’Union du Maghreb Arabe Habib Ben Yahia a fait part de sa satisfaction du niveau avancé de la coopération électrique entre les pays du Maghreb, qui sont dorénavant interconnectés par des infrastructures solides et enregistrent une amélioration constante en termes d’échange de l’énergie électrique.
L’intégration énergétique maghrébine est sur la bonne voie et la région dispose de tous les facteurs permettant la réussite de l’intégration, grâce à l’abondance du pétrole et du gaz, aux ressources minérales, aux bonnes infrastructures et aux ressources humaines qualifiées, a estimé M. Ben Yahia, relevant que le secteur gazier est à même de s’ériger en un levier d’intégration macro-économique dans la région.
Les positions et politiques maghrébines s’insèrent généralement dans le cadre des propositions internationales exprimées lors de la conférence de Paris sur les changements climatiques (COP21), a de son côté noté Ali Fassi-Fihri, directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et président du COMELEC.
Il a rappelé dans ce sens que le discours royal adressé à la COP21, la semaine précédente, a clarifié la vision énergétique marocaine, qui attache une grande importance aux énergies renouvelables, en portant à 52 % la part des énergies renouvelables destinées à la production électrique à l’horizon 2030.
Il a également relevé que la conférence est une occasion appropriée pour présenter l’expérience marocaine, dont la première phase, menée avec succès, vise à porter à 42 % la part des énergies renouvelables à l’horizon de 2020.
Cette rencontre offre l’opportunité de réitérer le choix de l’intégration entre les réseaux maghrébins et de permettre aux pays de la région d’investir dans ce domaine, a-t-il jugé, mettant l’accent sur la position du Maroc en tant que plaque tournante entre l’Afrique de l’ouest, l’Europe et la rive sud de la Méditerranée.
Lors de cette conférence de deux jours, de nombreux experts et professionnels du secteur débattront de la question de la transition énergétique dans les pays du Maghreb au regard des enjeux actuels, ainsi que des évolutions et mutations que connaît le paysage énergétique sur la scène mondiale.
La conférence prévoit quatre sessions de travail, traitant des thèmes “quelle vision maghrébine commune pour une valorisation optimale des ressources de la région?”, “enjeux économiques et industriels des énergies renouvelables au Maghreb”, “la coopération maghrébine: clé de réussite pour une meilleure intégration régionale” et “quels leviers d’accompagnement pour une transition énergétique?”.
Créée en 1974 à l’initiative de trois entreprises électriques de la Tunisie, de l’Algérie et du Maroc, auxquelles se sont joints les sociétés électriques de la Mauritanie et de la Libye, le COMELEC est un cadre d’échanges et de concertation entre les opérateurs nationaux de l’énergie électrique dans les cinq pays du Maghreb.

OFID_ONEEDeux conventions de prêt et de garantie de prêt octroyé par le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) à l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), pour financer la 2ème phase du Programme d’électrification rurale générale (PERG), ont été signées lundi 7 décembre à Paris, en marge de la Conférence mondiale sur le climat (COP21).

Signées par le ministre l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, Abdelkader Amara, le directeur de l’ONEE, Ali Fassi Fihri, et le DG de l’OFID, Suleiman Jasir Al-Herbish, ces conventions ont pour objectif le financement de la 2ème phase de la dernière tranche du PERG avec un montant de 70 millions de dollars.
Le prêt est destiné à l’électrification de 723 douars répartis sur 49 provinces du Royaume, a indiqué M. Fassi Fihri dans une déclaration à la presse à l’issue de la cérémonie de signature.
Le PERG « s’inscrit dans le cadre des démarches adoptées par le Royaume depuis les années 90 pour améliorer les infrastructures et garantir une vie décente aux populations rurales », a affirmé M. Amara, qui s’exprimait lors de la cérémonie de signature.
Il a souligné l’importance de l’électricité, particulièrement dans une conjoncture marquée par ce que l’on appelle communément « la pauvreté énergétique », saluant l’expérience l’OFID en la matière.
La généralisation de l’accès à l’électricité et à l’eau potable est l’une des priorités du Maroc qui a pour objectif de désenclaver le monde rural, a-t-il précisé, se félicitant que le taux d’électrification dans le monde rural au Royaume dépasse 99,5 %, « un chiffre sans précédent au niveau de la région ».
Il a, à cette occasion, salué les relations excellentes liant le Maroc et l’OFID et son accompagnement des projets de l’ONEE.
Pour sa part, M. Suleiman Jasir Al-Herbish, a précisé que les projets financés par ce fonds au Maroc constituent 46 % du total de ses financements, se félicitant de la coopération de cet organisme avec le Royaume qui date de 1977.
Environ 3 milliards d’habitants dans le monde souffrent de la pauvreté énergétique, a-t-il déploré, précisant que le fonds octroie des prêts aux secteurs privé et public.

Dans une interview à L’Express, François Hollande souligne la difficulté pour les pays émergents de signer un accord contraignant qui pourrait brider leur développement économique.

L’obtention à Paris d’un accord universel contre le réchauffement climatique passera par les financements et des transferts de technologies vers les pays en développement, souligne dans une interview à L’Expresse le président français François Hollande, dont le pays accueillera lundi 30 novembre la conférence de l’ONU sur le climat. “Les pays émergents – Inde, Brésil, Chine, Afrique du Sud… – ne veulent pas que la lutte contre le réchauffement climatique bride leurs économies”, relève-t-il, estimant que c’est sur cette question du développement économique “qu’existe le principal risque de blocage”.

“Mais comment leur donner un droit de polluer sous prétexte qu’ils doivent rattraper leur retard? Ces arguments trouvent leur limite. En revanche, nous devons bâtir un système qui puisse leur fournir des financements et un accès aux nouvelles technologies pour réduire l’étape des énergies fossiles”, ajoute-t-il. “Nous devons aussi compter avec les pays les plus vulnérables”, ajoute François Hollande. “Eux estiment qu’on ne peut rien leur demander puisqu’ils sont les premières victimes. Ils exigent des mesures d’urgence et ne veulent pas attendre, car ils redoutent des mécanismes compliqués qui retarderaient les choix. Ils sont prêts à empêcher un accord, s’il est trop timide”.

Pour lui, “la solution est à chercher du côté du financement”. Les pays industrialisés se sont engagés en 2009 à fournir 100 milliards de dollars annuels à compter de 2020 pour financer les politiques climatiques des pays en développement. “Aujourd’hui, nous ne sommes pas très loin d’atteindre cet objectif”, dit le chef de l’Etat. “Les modes de contrôle (des engagements de réduction d’émission de CO2, ndlr) feront partie de l’accord”, assure-t-il aussi, tout en admettant que “peu de gouvernements acceptent que des institutions indépendantes aillent vérifier le respect de leurs obligations”.

“J’ai abordé cette question pour la première fois avec les Chinois lorsque le Premier ministre Li Keqiang est venu en juin à Paris présenter officiellement ici, à l’Elysée, la contribution de son pays à la COP21. J’ai bien senti ses réserves, mais il ne peut s’agir d’une intrusion”, ajoute-t-il.

Enfin concernant les producteurs de pétrole, qui n’ont pas tous présenté de plan national de réduction d’émissions en vue de la COP, François Hollande estime que “plutôt que de les mettre au pilori – je rappelle que nous sommes aussi des acheteurs de leur pétrole -, nous devons les accompagner dans la montée en puissance des énergies propres”. Les représentants de 195 Etats, réunis du 30 novembre au 11 décembre au Bourget, vont tenter de trouver un accord pour limiter le réchauffement mondial, qui croît à un rythme inédit sous l’effet des gaz à effet de serre, pour l’essentiel liés à la combustion d’énergies fossiles. Cent quarante-sept chefs d’Etat et de gouvernement participeront.