Le prix Hassan II pour l’environnement a été remis le 12 juillet à Rabat, lors d’une cérémonie organisée par le Secrétariat d’État chargé du Développement durable et célébrée pour la première fois sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI.

Dans la catégorie recherche scientifique et technique, le prix a été attribué à Abdelhadi El Karouali pour son travail sur la lutte contre l’émission du méthane des vaches en utilisant les additifs alimentaires naturels.

Dans la catégorie médias, le prix a été décerné à Naïma Achrai pour son reportage sur la mine d’or de Tiouit et la problématique environnementale, Mohamed Tafrouti pour l’ensemble de ses articles autour du thème de l’environnement et des enjeux du développement durable, à Adil Boukhima et Youssef Zouintni pour leur reportage télévisé diffusé sur la chaîne 2M intitulé « Maroc, l’énergie de demain », ainsi qu’à Lahbib Slimani pour son émission radio hebdomadaire « Al kawkab al hay » et particulièrement un dossier sur l’aspect environnemental africain dans la politique Maroc, diffusée sur la station régionale de Tanger de la Radio nationale.

Quant aux associations Almaouja de Ouarzazate, Talassemtane pour l’environnement et le développement de Chefchaouen et Dar Si Hmad d’Agadir, elles ont remporté le prix de l’action associative. Par ailleurs, le prix des initiatives des entreprises a été remporté ex æquo par les entreprises Afrique Cables, Lidec et ST Microelectronics Bouskoura, tandis que le prix des collectivités territoriales a été décerné à la collectivité de Marrakech pour avoir intégré l’environnement dans un ensemble de projets de la ville intitulés « Greening de la ville de Marrakech » et à la collectivité d’Agadir pour ses projets visant à relever les défis du développement durable et des changements climatiques.

Le chef du gouvernement Saâd Eddine El Othmani, qui présidait cette cérémonie, a indiqué que ce prix traduit l’intérêt que porte le Maroc aux questions relatives à l’environnement et au développement durable, précisant que le prix a été créé pour appeler à une mobilisation collective et sociétale quant à ces questions cruciales pour toute l’humanité.

Le Royaume a pu, grâce aux orientations de SM le Roi Mohammed VI, porter le flambeau de la question du développement durable sur le plan international, régional et au sein de l’Afrique, a-t-il ajouté. Pour sa part, la secrétaire d’État chargée du Développement durable, Nezha El Ouafi, a souligné que ce prix est organisé dans un contexte où la planète est sur le point d’épuiser ses ressources naturelles, notant cependant que le Royaume jouit d’une forte expérience en matière de développement durable et connait actuellement une dynamique sans précédent sous la conduite éclairée de SM le Roi.

En plus de l’ensemble des stratégies du Royaume concernant les énergies renouvelables, le Maroc a adopté la stratégie nationale de développement durable lors du conseil ministériel du 25 juin 2017, a-t-elle rappelé, ajoutant que le gouvernement a actuellement préparé 21 projets pour l’année 2019, dont certains relatifs au développement durable. Pour cette 12ème édition, le nombre des candidatures a atteint 99, dont 44 pour le prix de recherche scientifique et technique, 24 pour le prix de l’action associative, 24 pour le prix des médias, 5 pour le prix des initiatives des entreprises et 2 pour le prix des collectivités territoriales.

Le prix Hassan II pour l’environnement participe à la mobilisation des acteurs et des partenaires du secteur public et privé, de la société civile, des instituts de recherche scientifique et des médias, et ce en encourageant toutes les actions et initiatives qui contribuent à la protection de l’environnement et à la conservation du patrimoine culturel et naturel. La cérémonie, à laquelle ont pris part plusieurs ministres, ambassadeurs et représentants des organismes internationaux, du secteur privé, de la société civile et des médias, a également été marquée par la présentation du rapport du jury ainsi que par la diffusion d’un film sur le prix Hassan II pour l’environnement.

Présent au Maroc depuis plus de cent ans, SPIE y est progressivement devenu un acteur de premier plan, avec un portefeuille complet de services et de solutions performantes, adapté aux enjeux actuels et futurs de ses Clients et Partenaires.

Le groupe ENGIE a conclu le 2 mars dernier l’acquisition de SPIE Maroc afin de soutenir et d’accompagner ses ambitions en Afrique. Cette acquisition vient renforcer la position du groupe en tant que leader dans le domaine des services à l’énergie au Maroc et au-delà en Afrique.

De ce fait, ENGIE la nouvelle marque adoptée par SPIE au Maroc traduit l’engagement du Groupe ENGIE d’être au plus près de ses Clients et de ses Partenaires, fort de sa capacité à se réinventer et à se projeter vers l’avenir.

Dans la même perspective, SPIE Maroc a adopté depuis, le 11 juin, une nouvelle dénomination sociale et devient ENGIE Contracting Al Maghrib.

« ENGIE est le nom d’une vision du monde de l’énergie et des services que nous souhaitons faire partager : une vision humaine et positive qui invite chacun à reconsidérer sa relation à l’énergie. Les activités de SPIE au Maroc seront donc désormais fédérées autour de cette marque forte au service de nos Clients et de nos Partenaires, au cœur des territoires partout dans le monde», déclare Mohamed Amine Homman Ludiye, Président d’ENGIE Contracting Al Maghrib et CEO d’ENGIE Afrique du Nord.

« Avec cette acquisition, notre positionnement sur le marché marocain se renforce et nos ambitions pour aller au-delà, notamment en Afrique sub-saharienne, deviennent de plus en plus importantes. Nos expertises combinées à celle d’ENGIE nous permettent indéniablement de se positionner sur des offres plus complètes en faveur de nos clients et sur l’ensemble de la chaine de valeur», indique Hatim Ismaili, Directeur Général d’ENGIE Contracting Al Maghrib.

Ce changement de marque et de dénomination sociale est l’affirmation d’une nouvelle ambition du groupe ENGIE, et celle d’une symbolique forte pour renforcer l’adhésion de ses Clients et Partenaires, et des femmes et des hommes qui contribuent à ce projet d’entreprise.

Ahmed Nakkouch, vice-président de la fédération de l’énergie a représenté la Fédération aux travaux de l’Africa Energy Forum qui s’est tenu du 19 au 22 juin à Maurice. Cet événement annuel, destiné aux investisseurs et pouvoirs publics agissant dans le domaine de l’énergie, célèbre en 2018 sa 20e édition. Au programme : le gas-to-power, les énergies renouvelables, ou encore les nouveaux modes de financement pour solutions innovantes.

Il y a vingt ans se tenait la première édition de l’Africa Energy Forum. Depuis, grâce aux idées que ce lieu d’échanges et de débats a vu naître, des dizaines de projets, partenariats, et contrats, regroupant plusieurs dizaines pays, ont été conclus dans les domaines de l’énergie, mais également de l’industrie et du BTP, principaux consommateurs d’énergie à l’échelle mondiale. Rien qu’en 2017, 2 000 participants originaires de 77 pays -dont 33 d’Afrique- ont pu assister à la conclusion de nombreux accords impliquant la Banque mondiale, l’USTDA, ou encore InfraCo Africa.

2 000 experts internationaux

Pour cette 20e édition, dont le thème « Réflexions sur les 20 dernières années » constitue le fil rouge, plus de 2 000 experts ont participé aux différents échelons du salon. Investisseurs, représentants politiques nationaux et internationaux, décideurs, banques commerciales ou de développement, fonds d’investissement, consultants, cabinets juridiques, ainsi que plusieurs dizaines d’entreprises et start-up : l’Africa Energy Forum a offert un aperçu global de la situation industrielle et énergétique du continent africain. Objectif : provoquer des rencontres, identifier des opportunités, former des partenariats, et faire avancer l’Afrique au plus près des nouvelles technologies. Des institutions de premier plan -comme la Banque mondiale ou l’université de Berkeley- ont été représentées.

L’avenir aux énergies renouvelables

Cinq thèmes principaux ont été abordés tout au long des quatre jours de salon, notamment la question du gas-to-power. En développement, par exemple, au Maroc, ce procédé – qui nécessite la construction de centrales à cycle combiné fonctionnant au gaz – permet de diversifier le mix énergétique, tout en compensant les moins-rendements éventuels des énergies renouvelables. Celles-ci ont fait l’objet d’une attention particulière, puisque l’Africa Energy Forum a cherché à identifier les nouvelles opportunités dans le domaine des énergies solaire, éolienne, hydraulique, et géothermique. Un point a été également fait sur les grands politiques publiques en cours dans le domaine des ressources, de même que sur le processus de financement des projets. Enfin, cette année, un focus a été fait sur les politiques énergétiques de neuf pays africains (Maroc, Égypte, Éthiopie, Maurice, Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria, Mozambique, et Afrique du Sud).

Le nouveau parc éolien Khalladi à Tanger, d’un investissement de 1,7 milliard de dirhams (MMDH) et d’une capacité installée de 120 mégawatts (MW), a été inauguré vendredi 29 juin.

Réalisé par le groupe saoudien ACWA Power et situé à Jbel Sendouq, à 30 km de Tanger, le parc Khalladi produira environ 370 gigawatts et approvisionnera, principalement, les gros clients industriels. Sa production d’électricité équivaut à la consommation annuelle moyenne d’une ville de 400.000 habitants.

Composé de 40 turbines éoliennes, de 3 MW chacune installée sur une tour de 80 mètres et équipée de 3 pales de 45 mètres, le parc contribuera à la réduction de plus de 144.000 tonnes d’émissions de CO2 par an. Le projet participe à la réalisation des objectifs du Maroc à l’horizon 2020, relatifs notamment au développement de 2.000 MW de capacité en énergie éolienne et une part de 42% des énergies renouvelables dans son mix énergétique.

La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence, notamment, du ministre de l’Énergie, des Mines et du Développement durable, Aziz Rabbah et du ministre de l’Équipement, du Transport, de la Logistique et l’Eau, Abdelkader Amara, ainsi que du président du groupe AKWA Power et du président du Directoire de l’Agence marocaine pour l’énergie durable, Mustapha Bakkoury.

Le projet est financé par une contribution de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, en collaboration avec le Fonds pour les technologies propres et la BMCE Bank of Africa. Il est le premier projet en énergie renouvelable financé par la Banque européenne au Maroc.
ACWA Power est un développeur, investisseur et exploitant d’un parc de centrales électriques et d’unités de dessalement d’eau présent dans 10 pays à travers le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord ainsi que l’Afrique du Sud et l’Asie du Sud-Est.

Un séminaire sur le secteur des énergies renouvelables dans la région de la Méditerranée a été organisé, le 21 juin à Barcelone, à l’initiative de l’Union pour la Méditerranée (UpM) et de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

Baptisée « Séminaire conjoint UpM-BERD : consultation publique sur la stratégie énergétique quinquennale (2019-2023) de la BERD », cette rencontre a reçu les contributions du plus grand nombre possible de parties prenantes afin que toutes les opinions soient entendues.

Ce séminaire a vu la participation de plusieurs parties prenantes au secteur des énergies renouvelables, notamment des universitaires, des responsables, ainsi que des représentants d’organismes gouvernementaux et de groupes de réflexion qui contribuent au développement du secteur de l’énergie dans la région méditerranéenne. Par ailleurs, l’UpM relève que la Banque européenne pour la reconstruction et le développement encourage la transition vers des économies de marché et soutient le développement du secteur privé dans plusieurs domaines, dont celui des énergies renouvelables.

C’est dans ce cadre qu’intervient le « SEMed Private Renewable Energy Framework » (SPREF) –Cadre des énergies renouvelables privées– qui vise à surmonter les obstacles entravant le développement des marchés privés des énergies renouvelables au Maroc, en Tunisie, en Égypte et en Jordanie. Ce projet fournit des mécanismes de financement efficaces et un soutien technique de coopération ciblé pour la mise en œuvre de projets d’énergies renouvelables dans la région.

Le SPREF permettra aux pays concernés d’atteindre leurs objectifs en termes d’énergies renouvelables et de réduire leurs émissions de CO2. Le projet profitera à plusieurs acteurs dans ces quatre pays de la Méditerranée comme les entreprises d’énergie privées aussi bien locales qu’internationales, les sociétés ou particuliers qui achètent de l’électricité directement auprès du producteur (également appelés intermédiaires financiers) et les responsables politiques.

Ce projet devrait permettre de prévenir l’émission de 780.000 tonnes de CO2 par an. Par le biais de la SPREF, la BERD prévoit de financer jusqu’à 227,5 millions d’euros (250 millions de dollars) et mobiliser d’autres investissements provenant de divers acteurs pour couvrir des coûts de projet de 834 millions d’euros (917 millions de dollars).

 

Jean-Bernard Lévy, Président-Directeur Général du Groupe EDF, Bruno Bensasson, Directeur Exécutif Groupe en charge du Pôle énergies renouvelables et Simone Rossi, Directeur Général d’EDF Energy ont inauguré, 22 juin 2018, deux projets novateurs au Royaume Uni : le parc éolien en mer de Blyth et l’installation de stockage par batterie de West Burton B.

Le parc éolien en mer de Blyth : Situé au large de la côte du comté de Northumberland, le parc éolien en mer de Blyth est composé de cinq turbines d’une puissance totale de 41,5 MW. Il intègre plusieurs innovations qui contribuent à accroître la compétitivité de l’éolien off-shore.

Blyth est le premier parc éolien en mer à utiliser une technologie de « flottaison et submersion ». Les éoliennes reposent sur des fondations gravitaires transportées par flottaison, ce qui permet de réduire les coûts de la phase d’installation. Les turbines de 8,3 MW de puissance unitaire sont parmi les plus puissantes au monde de ce type à être installées en mer. Une antenne dédiée à l’exploitation-maintenance du parc a été créée sur le port de Blyth et emploie 9 personnes.

Le groupe EDF, via EDF Renewables, exploite déjà au Royaume-Uni le parc éolien en mer de Teesside, d’une puissance de 62 MW et situé à environ 80 km des nouvelles installations de Blyth. En mai dernier, le Groupe a également acquis le projet de parc éolien en mer « Neart na Gaoithe » de 450 MW en Ecosse, disposant de toutes les autorisations administratives.

L’installation de stockage par batterie de West Burton B : D’une puissance de 49 MW, l’installation de stockage par batterie située sur le site de la centrale de West Burton B, est le plus important projet du nouveau système de régulation qui sera déployé dans tout le Royaume-Uni. Dans un contexte de fort développement de la production d’énergies renouvelables et de fermeture des moyens de production vieillissants, la technologie de stockage par batterie permet d’améliorer la stabilité du réseau électrique et de répondre rapidement aux fluctuations de la fréquence de ce réseau.

Jean-Bernard Lévy, Président-Directeur général du Groupe EDF, a déclaré que « Ces deux projets innovants illustrent notre expertise dans le domaine des énergies renouvelables et du stockage de l’électricité. Ils constituent une contribution importante à la décarbonation du mix énergétique du Royaume-Uni, notre deuxième marché après la France. Ces deux réalisations s’inscrivent pleinement dans la stratégie CAP 2030 du groupe EDF qui vise notamment à doubler la production d’énergies renouvelables d’EDF àl’horizon2030.Ellesfontégalementpartiede notre Plan Stockage Electrique qui prévoit l’installation de 10 GW de nouveaux moyens de stockage au service de systèmes électriques d’ici à 2035».

Simone Rossi, Directeur général d’EDF Energy, a déclaré que « Ces projets reflètent la façon dont EDF investit dans les technologies nouvelles pour promouvoir le développement des énergies renouvelables au Royaume-Uni. À Blyth, nous avons eu recours à l’innovation pour réduire le coût de l’éolien en mer et à West Burton B, nous mettons en place des infrastructures qui garantiront la viabilité d’un système toujours plus axé sur l’énergie bas carbone. Ces deux projets démontrent notre engagement à fournir aux consommateurs britanniques une énergie bas carbone fiable et abordable, en utilisant différentes technologies, notamment à partir des énergies renouvelables, des batteries et du nucléaire ».

Bruno Bensasson, Directeur exécutif Groupe en charge du Pôle énergies renouvelables a déclaré que « Je me réjouis d’inaugurer ces projets innovants. Ils prouvent l’importance du rôle que joue le Groupe EDF dans l’évolution des énergies renouvelables et sa capacité à proposer des solutions fiables pour assurer son expansion à l’échelon mondial. La construction rapide de Blyth met en évidence la solide expertise du Groupe EDF dans l’éolien en mer dont nous entendons poursuivre le développement sur le marché britannique, mais aussi en France et ailleurs ».

 

La production nationale de l’énergie électrique maintient son évolution favorable à fin avril 2018, affichant un accroissement de 6,5%, après une hausse de 1,5% une année auparavant, selon la Direction des études et des prévisions financières, relevant du ministère de l’Économie et des finances.

Cette progression est attribuable au bon comportement de la production de l’ONEE (+12,6%), bénéficiant de la bonne tenue de l’ensemble de ses segments de production, explique la DEPF dans sa dernière note de conjoncture, ajoutant que la production privée d’énergie électrique s’est renforcée de 3,3% à fin avril 2018, après une quasi-stagnation une année auparavant (+0,4%).

Du côté des échanges du secteur avec l’extérieur, le volume des importations de l’énergie électrique s’est contracté de 17,7% au terme des quatre premiers mois de 2018, compte-tenu de l’appréciation du volume de l’énergie nette appelée de 2,2%, après 3,6% une année plus tôt. Quant à la consommation de l’énergie électrique, elle s’est appréciée de 0,9% à fin avril 2018, contre +2,5% il y a une année, relève la DEPF, qui explique que cette évolution provient d’une hausse des ventes de l’énergie de très haute, haute et moyenne tension de 0,1% et de la hausse de 3,4% de la consommation de l’énergie de basse tension.

 

L’expérience cumulée par le Maroc en matière d’énergies renouvelables a été mise en lumière par M. Obaid Amrane, membre du Directoire de l’Agence marocaine pour l’énergie solaire (Masen), à l’occasion du premier «Forum Transition Monaco», organisé les 26 et 27 juin, dans la principauté de Monaco sous le thème «réinventer les business models».

Intervenant lors de ce forum, qui ambitionne de créer un hub européen d’investissements dédié à la transition et à la construction d’un nouvel écosystème pour accélérer le déploiement des technologies propres, M. Amrane a mis l’accent sur les objectifs ambitieux qui font du Maroc une référence régionale, voire mondiale, en la matière.

Le Maroc envisage ainsi de porter la part du renouvelables dans le mix énergétique à 52 % d’ici à 2030 en vue de réduire sa dépendance énergétique de l’étranger, a-t-il affirmé en soulignant que le Royaume s’est également doté d’une stratégie intégrée faisant du développement industriel, de l’accélération de la recherche et développement (R&D), de l’innovation et du développement territorial, des axes complémentaires à celui de la génération de l’énergie renouvelable. M. Amrane a insisté, par ailleurs, sur l’importance qu’accorde le Maroc à la coopération internationale, à travers notamment les actions menées par l’agence Masen, acteur central des énergies renouvelables dans le pays.

Des échanges d’expériences et de pratiques ont ainsi fait l’objet d’accords avec plus d’une dizaine de pays subsahariens dans l’objectif d’accélérer le déploiement des énergies renouvelables sur le continent africain et de répondre aux besoins énergétiques des populations, a-t-il précisé en soulignant la nécessité de continuer d’oeuvrer pour réunir les conditions de réalisation des projets en termes de ressources financières, d’environnement, d’investissement et de cadres institutionnels et législatifs adaptés.

Quelque 500 participants ont pris part à cette première édition du forum, qui se tient sous la présidence effective de SAS le Prince Albert II de Monaco, dont des leaders internationaux, des investisseurs, des chefs d’entreprise, des entrepreneurs des technologies propres, qui ont tous en commun l’engagement pour un futur où la soutenabilité serait érigée en modèle économique.

Le chef du gouvernement, Saad-Eddine El Othmani, s’est entretenu, mardi (26/06/18) à Rabat, avec le ministre-président wallon, M. Willy Borsus.

Le ministre-président de la Wallonie, Willy Borsus, a salué, le 27 juin à Rabat, les engagements pris par le Maroc en matière de lutte contre le réchauffement climatique, à la lumière de l’adoption de la proclamation de Marrakech, lors de la Conférence mondiale sur le climat (COP22).

Lors de ses entrevues avec le ministre de l’Énergie, des Mines et du Développement durable, Aziz Rabbah, M. Borsus, en visite de travail dans le Royaume du 24 au 27 juin, s’est félicité de l’excellence des relations de coopération entre le Maroc et la Wallonie, rappelant le riche passé minier de la Belgique, en mettant en avant les importants apports et contributions du Maroc au développement de l’activité d’extraction en Belgique par l’envoi de travailleurs immigrés marocains.

M. Borsus a, également, salué les partenariats industriels dans les secteurs innovants de la production et le stockage d’énergie, notamment dans le domaine thermo-solaire, avec des projets de partenariats écosystème entre des entreprises wallonnes et marocaines, soulignant la consécration, en 2014, par la Belgique d’une année de commémoration des 50 ans de l’immigration marocaine en Belgique, et « qui ont honoré une génération qui a fait de la Belgique une des premières puissances industrielles du début du 20e siècle ».

Pour sa part, M. Rabbah a passé en revue les différentes politiques entreprises par le Royaume en matière de développement du secteur énergétique et la prise en compte des besoins industriels en matière de respect de l’environnement, notamment dans le domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Il s’est félicité des rapprochements entre l’Office National des Hydrocarbures et des Mines et le Réseau LIEU (Liaison Entreprises-Universités des universités et hautes écoles de Wallonie) en vue de faciliter des collaborations scientifiques et technologiques dans le domaine minier d’une part, et entre l’Agence Marocaine pour l’Efficacité Energétique et le cluster wallon TWEED (Technologie Wallonne Energie – Environnement et Développement durable) pour la formation d’experts conseillers marocains en efficacité énergétique, d’autre part.

Les deux responsables se sont également entretenus sur des sujets de coopération bilatérale dans les domaines du génie minier, de l’efficacité énergétique, du développement durable et des énergies renouvelables. Ils ont convenu de donner une impulsion politique commune afin de soutenir ces initiatives de partenariat et d’encourager de nouvelles collaborations dans les secteurs du développement durable.

Celles-ci pourront se matérialiser par l’organisation de séminaires conjoints lors de la mission économique des trois régions de Belgique, prévue en novembre prochain 2018, ainsi que par des actions soutenues par les deux gouvernements. Les deux ministres ont également convenu de poursuivre les échanges afin d’aboutir à une entente qui pourra être signée durant ladite mission par M. Rabbah et son homologue Pierre-Yves Jeholet, vice-président du gouvernement de la Wallonie et Ministre de l’Economie, de l’Industrie, de la Recherche, de l’Innovation, du Numérique, de l’Emploi et de la Formation.

Sur le plan bilatéral, les deux responsables ont affiché leur volonté d’œuvrer à leur consolidation et à leur diversification. Ils se sont également réjouis de la convergence de leurs vues sur la question du développement économique et durable.

Le Conseil de gouvernement, réuni le 21 juin sous la présidence du chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani, a adopté le projet de loi No 49/17 relatif à l’évaluation environnementale, a indiqué le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et la Société civile, Mustapha El Khalfi.

Présenté par le ministre de l’Energie, des Mines et du Développement durable, ce projet de loi qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la loi-cadre No 12/99 portant Charte nationale de l’environnement et du développement durable, vise à surmonter certaines lacunes qui ont vu le jour lors de l’application de la loi No 12/03 relatif à l’étude d’impact sur l’environnement, dont le non recours aux études d’impact sur l’environnement pour certains projets polluants et la non-conformité du système de contrôle avec l’évolution institutionnelle qu’a connu la police environnementale.

Le projet vise également à mettre en place un mécanisme juridique pour l’évaluation de l’impact environnemental des politiques publiques, des stratégies, des programmes et des plans de développement, ce qui permettra d’intégrer en amont les impacts et les grands défis ayant trait à la dimension sociale, environnementale et économique dans le processus de prise de décision dans le domaine de la planification stratégique.

Parmi les nouveautés de ce texte, on peut citer l’obligation de soumettre à l’évaluation stratégique environnementale les politiques, les stratégies, les programmes, les plans et les schémas de développement sectoriel ou régional qui sont susceptibles d’avoir des impacts sur l’environnement, la définition des modalités de l’étude de l’évaluation environnementale stratégique et le recours à la consultation publique, le renforcement des rôles des commissions par la création des sous-commissions régionales, en plus de l’adoption de l’audit environnementale prévu dans la loi-cadre précitée.