Le Groupe Azura a remporté le Trophée Climat 2025 dans la catégorie Agriculture, une reconnaissance de son engagement concret et durable dans la lutte contre le changement climatique.
Ce trophée, décernée par le ministère de la Transition énergétique et du développement durable, la Wilaya et le Conseil de la Région Souss-Massa ainsi que la CGEM Souss-Massa, récompense l’impact environnemental concret, mesurable et durable d’Azura, évalué selon un processus rigoureux.

Par ailleurs, le Groupe a également reçu le « Morocco Sustain Food Standard » développé par la FAO, la BERD et Morocco Foodex niveau 3, le plus élevé, remis par le ministre de l’agriculture, de la pêche, du développement rural, des eaux et forêts. Cette distinction valorise les pratiques exemplaires d’Azura, tant à Agadir qu’à Dakhla, en matière de durabilité et d’optimisation des ressources et illustre sa stratégie d’agriculture innovante, respectueuse de l’environnement et porteuse de développement local.

Depuis plus de trente ans, Azura incarne une agriculture durable, intégrant la protection de l’environnement au cœur de sa stratégie. Le Groupe réduit systématiquement son empreinte écologique en agissant sur ses émissions de gaz à effet de serre, sa consommation d’eau, la gestion de ses déchets et la préservation de la biodiversité.

Engagé dans l’initiative Science-Based Targets (SBTi) depuis 2022, Azura a défini des objectifs ambitieux de réduction de ses émissions, validés par l’initiative et alignés sur les recommandations de l’Accord de Paris, qui vise à limiter le réchauffement climatique à +1,5°C afin de protéger l’environnement et les ressources naturelles.

Le modèle de production repose sur des serres non chauffées exploitant l’ensoleillement naturel, garantissant une production à très faible empreinte carbone. Parallèlement, le Groupe se distingue par une gestion innovante de l’eau, incluant le recours à l’eau de mer dessalée et l’irrigation de précision. Ces pratiques exemplaires ont permis à Azura d’obtenir la certification Alliance for Water Stewardship (AWS), une première au Maroc.

Cette double distinction confirme la position d’Azura comme acteur de référence dans la transition écologique et souligne son rôle pionnier dans la promotion de pratiques agricoles responsables et respectueuses des ressources naturelles.




Le Maroc s’impose comme un leader mondial dans les domaines de la transition énergétique, des stratégies de gestion de l’eau et de la diplomatie climatique, a affirmé, le 19 novembre à Rabat, le président du Réseau des académies des sciences africaines (NASAC), Mahouton Norbert Hounkonnou.

S’exprimant à la réunion annuelle des Académies des sciences africaines (AMASA 2025) du Réseau des académies des sciences africaines (NASAC), M. Hounkonnou a souligné que le complexe solaire Noor Ouarzazate ainsi que les innovations en matière de dessalement et les investissements dans l’hydrogène sont l’illustration parfaite de la politique visionnaire du Maroc.

Le Maroc se positionne aujourd’hui comme un véritable catalyseur du leadership scientifique en Afrique, a-t-il indiqué, notant qu’il est particulièrement significatif que l’Académie Hassan II des sciences et techniques accueille cette année les travaux de l’AMASA 2025.

L’engagement de cette Académie en faveur de l’excellence scientifique, de l’innovation et de la prospective stratégique l’érige en partenaire indispensable dans la renaissance intellectuelle collective de l’Afrique, a-t-il fait remarquer, ajoutant qu’ avec sa mission d’excellence scientifique et de responsabilité éthique, cette Académie incarne un rôle de premier plan dans le rassemblement de penseurs et de décideurs politiques du continent africain.
Prenant la parole, le co-président de l’InterAcademy Partnership (IAP), Masresha Fetene, a indiqué, par visioconférence, que cette institution soutient les académies africaines par le biais de petites subventions, afin de renforcer la recherche, l’engagement public et les centres scientifiques dans des pays tels que le Cameroun, le Bénin, l’Éthiopie et le Ghana.

Ces initiatives sont de nature à renforcer les capacités de ces académies et à donner des moyens d’action aux scientifiques locaux dans le but d’inspirer la prochaine génération d’innovateurs africains.

L’expertise africaine est au cœur du réseau mondial de l’IAP, traduite par le travail des membres africains sur le terrain qui veillent à ce que les perspectives africaines éclairent les politiques et les orientations scientifiques internationales, a-t-il relevé.

Et de conclure que l’IAP réaffirme son engagement à soutenir les académies africaines, à favoriser la collaboration et à veiller à ce que la science continue d’éclairer les politiques et de stimuler le développement durable.

Initié par l’Académie Hassan II des Sciences et Techniques avec la participation d’une soixantaine de scientifiques africains dont une trentaine de représentants des académies des sciences africaines, cet évènement ambitionne de dégager des propositions concrètes pour un développement durable, équitable et fondé sur la science.

Au menu de ce conclave figuraient des panels et sessions scientifiques traitant des thématiques liées à la sécurité et la gestion de l’eau, ainsi qu’à la politique et la gouvernance des ressources hydriques.





Alors que la présidence brésilienne de la COP30 tente de rapprocher des positions encore éloignées sur le financement climatique, le Maroc a appelé, le 17 novembre à Belém, à un compromis ambitieux et juridiquement solide autour de l’article 9.1 de l’Accord de Paris.

Dans une intervention, Rachid Tahiri, responsable des changements climatiques au ministère de la Transition énergétique et du Développement durable a appelé à « lever les derniers blocages » et à instaurer des garanties permettant d’engager, sans préjudice, des discussions substantielles sur l’article 9.1, qui encadre l’obligation légale de soutien financier des pays développés envers les pays en développement.

Il a rappelé que la réussite des engagements mondiaux dépendra de la clarté des moyens alloués aux pays en développement pour mettre en œuvre leurs contributions déterminées au niveau national (NDCs)

Selon une note de synthèse publiée par la présidence, les consultations ont permis d’identifier un socle d’accord autour de plusieurs axes : la centralité du multilatéralisme, le passage d’une COP de négociation à une COP d’implémentation, le rôle crucial de la coopération internationale et la nécessité d’accélérer l’action climatique dans cette « décennie critique ».

La présidence évoque également un climat « d’alignement croissant » sur la transition énergétique, l’importance d’un accès élargi aux financements et la nécessité de réduire les coûts du capital pour les pays en développement.

Mais le chapitre du financement demeure le point d’achoppement majeur. La note souligne trois options distinctes sur la manière d’aborder les flux financiers, leur gouvernance et leur articulation avec les engagements existants, notamment en matière d’adaptation et de mise en œuvre de l’article 9.1, Un écart que plusieurs délégations jugent encore « trop important » pour parvenir à un compromis rapide.

« Nous restons préoccupés par l’ampleur des questions non résolues, alors que le temps presse », a déclaré Rachid Tahiri, appelant à « des discussions sérieuses et structurées » sur l’article 9.1.

« Nous ne pouvons progresser qu’avec un processus dédié à cet article, l’un des rares à instituer une obligation juridique claire ».

Le Maroc, qui s’aligne avec les groupes africain et arabe au sujet de la question de la finance climat, a souligné que certains pays demeurent réticents à ouvrir ce chantier et a demandé à la présidence d’identifier les « garanties nécessaires » pour rassurer l’ensemble des Parties.
« Nous encourageons nos partenaires à préciser quels garde-fous leur seraient indispensables pour engager un dialogue non préjudiciel sur 9.1 », a poursuivi le responsable marocain, appelant la présidence brésilienne à conduire une discussion plus fine sur ce volet.

Tout en saluant la reconnaissance, par plusieurs Parties, du rôle des financements publics, le Maroc a plaidé pour un cadre qui distingue clairement les trois niveaux d’action financière : la fourniture, la mobilisation et les flux élargis, afin de permettre une avancée équilibrée. « Nous sommes prêts à sortir de Belém avec des processus actifs sur ces trois niveaux, à condition que chacun dispose de son espace propre », a rappelé le représentant du Maroc.

Pour lui, ces clarifications sont essentielles pour « renforcer la confiance » et garantir la capacité des pays en développement, dont le Maroc, « à mettre en œuvre des Contributions déterminées au niveau national à la hauteur de leurs ambitions, y compris leurs volets conditionnels ».

La Présidence a, de son côté, rappelé l’urgence d’agir pour maintenir l’objectif de 1,5°C « à portée de main » et a appelé à intensifier les efforts en matière d’adaptation, de transition énergétique, de transparence et de coopération technique, notamment via l’article 6 et les mécanismes de soutien existants.





Un mémorandum d’entente visant à renforcer la gouvernance minière africaine a été signé, le 24 novembre à Marrakech, entre le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable et l’Africa Minerals Strategy Group (AMSG), en marge de la 2e édition du Congrès International des Mines du Maroc (IMC 2025).

Paraphé par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, et le secrétaire général de l’AMSG, Moses Micheal, cet accord concrétise les efforts conjoints du Royaume et de ses homologues africains pour promouvoir une gouvernance minière responsable, inclusive et durable.

Ce partenariat vise à accélérer la mise en œuvre de plusieurs initiatives continentales majeures coordonnées par le Maroc, notamment le Cadre africain ESG (Environnement, Social et Gouvernance) et le Corridor OTC (Origination–Transit–Certification), lancé en décembre 2024.

La coopération entre les deux parties portera sur la gouvernance ESG, la digitalisation des chaînes de valeur, l’établissement de plateformes continentales de certification, ainsi que l’organisation d’événements fédérateurs pour l’ensemble du secteur minier africain.

L’AMSG, plateforme stratégique de coordination des politiques africaines dans le domaine des ressources minérales, a été créée par les Ministres africains en charge des mines lors du 3è Forum des Minéraux du Futur, tenu à Riyad en janvier 2024.

Organisé par la Fédération de l’Industrie minérale du Maroc (FDIM), en partenariat avec AME Trade Ltd, et avec le soutien du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, du ministère de l’Industrie et du Commerce et de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), cet événement positionne le Maroc comme une référence en matière d’exploitation minière responsable et de transformation industrielle au 21e siècle, mettant en évidence son rôle de passerelle vers les minerais critiques africains et la transition verte mondiale.



L’Afrique est appelée à élaborer une approche qui protège ses ressources, valorise son potentiel humain et transforme sa richesse géologique en prospérité durable, a souligné le 24 novembre à Marrakech, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

S’exprimant à l’ouverture du 2e Congrès international des mines (IMC) du Maroc, organisé sous le thème « Métaux stratégiques et critiques : le Maroc, hub industriel et technologique ouvert pour une valeur ajoutée régionale et mondiale », Mme Benali a relevé que « le continent détient des réserves majeures et un atout unique, à savoir la population jeune la plus dynamique au monde ».

« L’Afrique n’est donc pas un acteur secondaire, mais il s’agit d’une puissance géologique, sans laquelle aucune transition énergétique mondiale n’est possible », a-t-elle insisté, relevant que le rythme du changement technologique, la complexité des nouvelles chaînes de valeur et la nature mondiale de la transition énergétique exigent une intelligence collective, des standards alignés et une action coordonnée à l’échelle continentale.

« Alors que le Maroc se positionne comme un hub industriel et technologique, il le fait avec une expérience concrète et des réalisations opérationnelles », a poursuivi la ministre, citant notamment la digitalisation complète du cadastre minier national, l’amendement en cours de la loi relative aux mines et carrières afin de l’aligner sur les transformations régionales et mondiales et la digitalisation de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle, incluant une plateforme numérique inédite, « fa7m.ma », en cours de déploiement à Jerada.

De son côté, le président de la Fédération de l’Industrie minérale du Maroc (FDIM), Mohamed Cherrat, a souligné que sous la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le secteur minier joue un rôle stratégique dans la construction d’un Maroc souverain, compétitif et durable, notant que « nos ressources minérales soutiennent directement et indirectement les grandes filières industrielles et renforcent la production du Maroc au cœur des conditions énergétiques, technologiques et géopolitiques mondiales ».

« Alors que l’Afrique consolide sa position dans les chaînes d’approvisionnement mondiales en matières premières, le Maroc s’impose comme un passage privilégié, voire incontournable, grâce à son expertise croissante, à ses écosystèmes industriels émergents, mais aussi à de nombreux accords de libre-échange permettant un accès public au marchés internationaux ».

Organisé par la FDIM en partenariat avec AME Trade Ltd, avec le soutien du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, le ministère de l’Industrie et du Commerce et l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), cet événement international positionne le Maroc comme une référence en matière d’exploitation minière responsable et de transformation industrielle au 21e siècle, mettant en évidence son rôle de passerelle vers les minerais critiques africains et la transition verte mondiale.

Au programme de cette rencontre, qui a pris fin 26 novembre, figuraient notamment un panel ministériel organisé par le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, ainsi que des séances plénières de haut niveau sur les chaînes de valeur durables, les enjeux géopolitiques, la souveraineté minière, les pratiques responsables et le rôle des minerais stratégiques dans la transition énergétique.

Des sessions thématiques consacrées à la géométallurgie, la gestion de l’eau dans les mines, la formation des compétences, les corridors logistiques ou encore la place des femmes dans le secteur ont été également au rendez-vous, suivies d’une présentation de projets phares transformant l’industrie minière au Maroc et en Afrique et des espaces consacrés aux rencontres professionnelles qualifiées et à la mise en relation institutionnelle et industrielle.

Il a été également question de mettre à l’honneur l’avenir du secteur minier et ce, dans le cadre de la première édition des Prix d’Excellence Minière IMC pour distinguer les initiatives les plus remarquables en la matière.

Les catégories incluent notamment « le Meilleur poster scientifique », « le Projet entrepreneurial de l’année », « le Meilleur projet en matière de responsabilité environnementale et sociale », « le Prix du leadership féminin dans les mines », « l’Entreprise minière de l’année », « le Projet minier pionnier de l’année » et « le Prix d’honneur pour l’ensemble d’une carrière ».





La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a affirmé, le 14 novembre à Dakhla, que le Sahara Atlantique est appelé à devenir « un corridor stratégique de connectivité et de désenclavement entre deux continents », grâce aux grands chantiers énergétiques visionnaires lancés sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Intervenant lors d’un keynote dans le cadre du Forum MD Sahara, tenu sous le thème « Le Sahara Atlantique, corridor de désenclavement et de connectivité entre deux continents », Mme Benali a annoncé que le Maroc se trouve « à la veille du lancement effectif de son infrastructure gazière souveraine ». Celle-ci comprend le terminal d’importation de gaz de Nador West Med ainsi que les gazoducs destinés à relier le Nord et le Centre du pays (Tanger, Kénitra, Mohammedia) aux grands pôles industriels et électriques.

La ministre a fait remarquer que cette infrastructure se connectera à la première phase du gazoduc Afrique–Atlantique, anciennement Gazoduc Nigéria–Maroc, rebaptisé en décembre dernier par décision conjointe des ministres africains concernés.

« Ce gazoduc n’est pas un simple tuyau : c’est un instrument d’intégration économique et sociale entre l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest, et un levier de désenclavement régional ».
Elle a également mis en avant le développement de l’interconnexion électrique Maroc-Mauritanie, qui favorisera la sécurité d’approvisionnement, les échanges d’électricité et la création d’un marché énergétique régional structuré sur le corridor atlantique.

Cette dynamique s’ajoute au renforcement des interconnexions Maroc-Espagne, Maroc-Portugal, Maroc-France et aux futurs lignes à courant continu haute tension HVDC Nord-Sud, consolidant la position du Royaume en tant que « véritable corridor énergétique entre l’Afrique et l’Europe ».

Mme Benali a aussi rappelé le rôle stratégique du corridor OTC (Origination, Transit et Certification), qui sera officialisé le 24 novembre lors du Congrès international des mines du Maroc.

Évoquant le potentiel énergétique des provinces du Sud, la ministre a souligné qu’elles disposent déjà de plus de 1,5 GW de capacité installée en énergies renouvelables, pour un investissement dépassant 20 milliards de dirhams.

Le plan actuel prévoit 1,5 GW additionnels d’ici 2030, nécessitant la construction, en moins de cinq ans, de capacités supérieures à celles mises en place durant les vingt dernières années.

Le Sahara marocain, a conclu Mme Benali, retrouvera pleinement sa vocation millénaire de « carrefour de connectivité et d’échanges entre le Nord et le Sud, de Tanger jusqu’à Port Harcourt, au service d’un développement partagé et durable ».

Placée sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la 5 édition de ce forum, organisée par le Groupe média Maroc Diplomatique, met en lumière la dimension historique et politique de la Marche Verte, ainsi que son prolongement dans les stratégies contemporaines du Maroc, notamment son rôle moteur dans l’intégration régionale et la coopération africain.

Le Forum, qui se veut un carrefour d’échanges et de réflexions, a réuni au cours de deux jours des responsables gouvernementaux, des acteurs économiques, des universitaires, ainsi que des représentants d’organisations régionales et internationales.





Le Maroc est « un acteur important » dans le secteur des énergies renouvelables, au regard de son potentiel et de ses bonnes pratiques en matière de recyclage de l’eau, du sol et des énergies, a affirmé la directrice internationale des expositions, responsable de la division verte et technologique de l’Italian Exhibition Group (IEG), Alessandra Astolfi.

« Le Maroc, acteur important dans le domaine des énergies renouvelables, dispose d’une économie mature avec de nombreux projets en termes d’eau et d’agriculture », a souligné Mme Astolfi, en marge du 28ème Salon ECOMONDO 2025, qui s’est tenu du 4 au 7 novembre au parc des expositions de Rimini, en Italie.

Mme Astolfi a mis en avant, dans ce sens, la contribution « pertinente » du Royaume dans le cadre du Plan Mattei, une initiative italienne destinée à renforcer le partenariat avec le continent africain dans divers domaines.

Un forum spécial portant sur la croissance verte en Afrique dans le cadre du Plan Mattei a été organisé à l’occasion de ce salon de l’économie circulaire et verte, a-t-elle fait savoir, précisant que ce conclave « de grande importance » s’est penché sur les opportunités que le plan peut apporter en termes d’échanges de technologies entre l’Italie et le Maroc.

Revenant sur cette nouvelle édition du Salon, Mme Astolfi a indiqué qu’ECOMONDO 2025 a « résolument misé » sur une internationalisation accrue pour consolider son rôle de plateforme de référence pour l’économie circulaire en Europe et dans le bassin méditerranéen.

Plus de trente pavillons dédiés à sept macro-zones thématiques ont été mis en place, avec la participation de quelque 350 responsables d’approvisionnement issus de 66 pays et plus de 30 délégations.

Cette année encore, le salon a servi de pont propice à la mise en réseau et à la collaboration entre les continents européen et africain, a relevé la directrice, notant que la cinquième édition d’Africa Green Growth Forum s’est focalisée sur les perspectives de coopération et sur l’état d’avancement du Plan Mattei, en mettant notamment l’accent sur l’adaptation au changement climatique et le développement durable et régénérateur du continent africain.

Au volet des conférences, Mme Astolfi a fait savoir que le programme a mis en lumière des projets et des bonnes pratiques au-delà des frontières européennes, avec des thèmes d’intérêt stratégique tels que la gestion durable de l’eau, la valorisation des déchets, la bioéconomie régénérative et la résilience au changement climatique.

L’utilisation des technologies numériques pour le contrôle des ressources naturelles et les opportunités de partenariats industriels dans les domaines de l’énergie et de l’environnement, a également été au cœur des débats.

Mme Astolfi a, en outre, indiqué que l’intelligence artificielle (IA) a fait partie intégrante du débat technique d’ECOMONDO 2025, faisant remarquer que les intervenants ont discuté des applications réelles de l’IA, « des jumeaux numériques et de l’analyse prédictive pour améliorer le recyclage des matériaux, de la gestion des déchets et du monitorage de l’environnement ».
Selon elle, « l’objectif est de montrer comment la numérisation peut rendre les processus circulaires plus efficaces et plus transparents ».

Organisé par l’IEG, le salon des technologies vertes ECOMONDO est initié en collaboration avec la Commission européenne, le ministère des Entreprises et du Made in Italy, la Région Émilie-Romagne, la Ville de Rimini, l’Association nationale des communes italiennes, l’Association nationale de la filière de l’industrie automobile et l’Agence européenne pour l’environnement.





Le programme InnerG, dédié à l’autonomisation économique des jeunes à travers l’employabilité et l’entrepreneuriat dans les secteurs des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et de la décarbonation des entreprises, a été lancé le 12 novembre à Tanger.

Lancé par l’Institut de formation aux métiers des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (IFMEREE S.A.), en partenariat avec l’Agence de coopération APEFE Wallonie-Bruxelles, ce programme vise à renforcer les compétences techniques et entrepreneuriales des jeunes, en plus de promouvoir l’innovation verte et de soutenir les entreprises marocaines dans leurs démarches d’efficacité énergétique et de décarbonation.

Cette initiative, financée par l’Agence wallonne de l’Air et du Climat (AWAC), s’inscrit dans la continuité des efforts déployés pour accompagner la transition énergétique du Maroc, tout en favorisant une insertion socio-économique durable.

La première phase du programme, couvrant la période 2026-2027, sera mise en œuvre dans la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, avec un focus sur l’IFMEREE de Tanger, qui servira de pôle pilote pour la capitalisation des premières expériences et bonnes pratiques.

S’exprimant à cette occasion, le président du directoire de l’IFMEREE S.A, Achraf Elyahyaoui, a indiqué que InnerG est bien plus qu’un simple programme, mais incarne pleinement l’engagement commun en faveur d’une transition énergétique juste et inclusive pour le Maroc, se positionnant ainsi comme un catalyseur d’opportunités.

Le Maroc, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, a fait des choix stratégiques audacieux en matière d’énergies renouvelables, a-t-il poursuivi, relevant que ces choix nécessitent une forte mobilisation des acteurs concernés et un développement de nouvelles compétences formées et entreprenantes, à même de relever les défis à venir.

A ce titre, le programme InnerG sera l’un des leviers importants et contributeurs à l’implémentation de ces choix de politique publique, et ce à travers notamment le renforcement des compétences techniques et entrepreneuriales des jeunes dans les métiers de la transition énergétique, la promotion de l’innovation et des initiatives privées dans le domaine de la durabilité, et l’accompagnement des entreprises marocaines dans leur effort de décarbonation efficace et énergétique en mettant à leur disposition des ressources humaines qualifiées.

Pour sa part, la Déléguée générale de Wallonie-Bruxelles au Maroc, Chiraz El Fassi, a noté que ce programme offre une nouvelle dimension à l’action de l’APEFE qui, en poursuivant son engagement en faveur de l’insertion socio-économique au Maroc, oriente désormais son action vers la transition énergétique et le développement durable.

Le programme InnerG, qui place les énergies renouvelables au cœur de l’insertion des jeunes, contribue directement à répondre à l’ODD 7 visant à garantir un accès universel à une énergie propre et à un coût abordable.

En renforçant les compétences des acteurs et l’offre de services dans les domaines de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables, a-t-elle poursuivi, ce projet s’inscrit dans l’optique du Maroc en matière de formation et de soutien à l’emploi des jeunes, tout en contribuant à la réalisation des engagements climatiques du pays et à la mise en oeuvre de sa stratégie nationale en matière de transition énergétique.

La cérémonie de lancement a été marquée par la signature de la convention de partenariat entre l’IFMEREE et l’APEFE relative au programme, ainsi que la tenue d’un panel de discussion autour du thème “Les besoins en compétences des entreprises industrielles en matière d’efficacité énergétique”.

Le lancement de cette initiative s’est déroulé en présence de représentants institutionnels, d’acteurs économiques et industriels, ainsi que nombre de jeunes talents désireux de contribuer activement à un avenir durable.





Face aux défis liés à la rareté de l’eau et aux impacts du changement climatique, la région de Laâyoune-Sakia El Hamra se distingue comme une référence nationale en matière de gestion intégrée et durable des ressources en eau.

Portée par une vision coordonnée entre acteurs institutionnels, territoriaux et techniques, cette stratégie repose sur l’innovation, la planification à long terme et la mobilisation de nouveaux leviers d’approvisionnement, conformément aux Hautes Orientations Royales en matière de durabilité.

Fruit d’une approche concertée, cette dynamique régionale vise à sécuriser l’accès à l’eau potable, moderniser les infrastructures, préserver le capital hydrique et garantir un développement équilibré, au service des populations urbaines comme rurales.

Cette stratégie intégrée se concrétise à travers une politique ambitieuse d’aménagement hydraulique, marquée par la construction de grands barrages, le développement d’ouvrages de proximité et la mobilisation de nouvelles ressources pour renforcer la sécurité hydrique et la résilience du territoire face aux aléas climatiques.

 

– Un barrage stratégique pour la sécurité hydrique régionale

Symbole d’une politique volontariste, le grand barrage de Sakia El Hamra constitue un projet structurant visant à protéger la ville de Laâyoune contre les inondations et à renforcer la recharge des nappes phréatiques dans les zones situées en aval. Selon M’Hamed Errahimi, chef d’aménagement du barrage, les travaux de reconstruction affichent un taux d’avancement d’environ 89%.

Porté par le ministère de l’Équipement et de l’Eau, cet ouvrage d’une capacité de stockage de 113 millions de m³ sera raccordé à un canal pour la recharge artificielle de la nappe de Foum El Oued.

D’un coût global estimé à 652 millions de dirhams (MDH), il comprend les études d’exécution, les travaux de génie civil du barrage, des ouvrages annexes (évacuateur de crue, vidange de fond et prises d’eau) et les équipements hydro-électromécaniques, ainsi qu’un dispositif d’auscultation permettant le suivi du comportement du barrage pendant la phase d’exploitation.

 

– Dix-sept petits barrages et plusieurs lacs collinaires pour renforcer la résilience locale

En parallèle, la région compte 17 petits barrages et lacs collinaires, concentrés en grande partie dans la province d’Es-Semara. Ces infrastructures, selon le directeur de l’Agence du bassin hydraulique de Sakia El Hamra et Oued Eddahab, Sidi Mokhtar El Kanti, s’inscrivent dans le cadre de la Stratégie nationale de l’eau, du Programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation 2020-2027 (PNAEPI) et du plan directeur d’aménagement intégré du bassin (PDAIRE).

Ces ouvrages de proximité permettent de mobiliser et de stocker les eaux de ruissellement pour soutenir l’agriculture solidaire et pastorale, favoriser l’abreuvement du cheptel, recharger les nappes phréatiques et prévenir les inondations.

Leur impact social est déjà notable puisqu’ils permettent une amélioration de l’accès à l’eau dans les zones enclavées, le maintien des activités rurales et la réduction de l’exode vers les centres urbains.

 

– L’ONEE, acteur clé de la politique de l’eau

L’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) a joué, depuis 1975, un rôle primordial dans la production et la distribution d’eau potable, ainsi que dans l’assainissement liquide des eaux usées dans la région.

Selon son directeur régional, Mohamed Boubekri, le volume total des investissements réalisés s’élève à environ 5,4 milliards de dirhams, dont un montant de l’ordre d’un milliard de dirhams dédié à des projets actuellement en cours de réalisation pour le renforcement et la sécurisation de l’alimentation en eau potable dans la région. Ces projets ont permis d’atteindre un taux de desserte en eau potable de 100 % dans le milieu urbain et de plus de 97 % dans le monde rural.

Pour accompagner le développement urbain et la croissance démographique et compte tenu du stress hydrique que connait la région, l’intervention de l’Office a reposé sur quatre axes principaux, à savoir la sécurisation de la production d’eau potable, le renforcement des ouvrages de stockage et de distribution d’eau potable, et l’amélioration des rendements des réseaux de distribution, en plus de l’extension et de la réhabilitation des réseaux des eaux usées et la réalisation des stations d’épuration.

Concernant le renforcement et sécurisation de la production d’eau potable, la région dispose actuellement de huit stations de dessalement d’eau de mer (deux à Laâyoune, deux à Boujdour et quatre à Tarfaya), totalisant une capacité de 66.010 m³ par jour. À cela s’ajoute la déminéralisation des eaux saumâtres via sept stations avec une capacité de 14.420 m³/jour.

Pour ce qui est du renforcement des ouvrages de stockage et de distribution d’eau potable, l’Office a procédé à la réalisation des réservoirs de stockage pour sécuriser l’alimentation en eau potable et l’extension du réseau de distribution pour améliorer la desserte.

S’agissant de l’amélioration des rendements des réseaux de distribution, il a été procédé à la réhabilitation des réseaux vétustes ainsi qu’à la recherche et la réparation des fuites.

Actuellement, un projet de réhabilitation du réseau vétuste de la ville de Laâyoune, dont les études ont été réalisées par l’ONEE, est en phase de lancement des appels par la société régionale multiservices (SRM) Laâyoune-Sakia El Hamra, qui assurera la maîtrise d’ouvrage, pour un montant de l’ordre de 300 MDH.

Placée au cœur du chantier de la régionalisation avancée, cette politique de gestion des ressources hydriques s’appuie sur la participation active des collectivités territoriales et de la société civile, afin de concevoir des solutions locales adaptées aux défis du stress hydrique et du changement climatique.





Un atelier national sous le thème « De la CDN 3.0 et la SNBC 2050 à l’action locale : faire converger transition énergétique, emploi des jeunes et développement territorial » s’est tenu, le 5 novembre au Centre d’Éducation à l’Environnement de Casablanca.

Organisé par l’Association des Enseignants des Sciences de la Vie et de la Terre (AESVT-Maroc), en partenariat avec l’Alliance Marocaine pour le Climat et le Développement Durable (AMCDD) et la Pan African Climate Justice Alliance (PACJA), cet atelier a réuni des représentants d’institutions publiques, des experts, des chercheurs, de jeunes, de femmes et d’organisations de la société civile, autour de la question de la déclinaison territoriale des stratégies climatiques du Maroc.

Selon les organisateurs, le Maroc et le monde traversent une période de profondes mutations marquée par des crises énergétiques, hydriques et alimentaires, ainsi qu’une dégradation continue des écosystèmes. Dans ce contexte, les Hautes Orientations Royales appellent à un développement territorial intégré, une meilleure convergence des politiques publiques et une inclusion équitable de tous les citoyens et territoires.

La CDN 3.0 (Contribution Déterminée au niveau National) et la SNBC 2050 (Stratégie Nationale Bas Carbone) constituent aujourd’hui deux cadres essentiels pour ancrer la transition énergétique au cœur du nouveau modèle de développement durable du Maroc.

Elles visent à conjuguer résilience climatique, création d’emplois verts et justice sociale, tout en renforçant la souveraineté énergétique nationale.

Cette rencontre se veut un espace de dialogue multi-acteurs, consacré à l’exploration des voies de convergence entre transition énergétique, développement territorial, emploi des jeunes et justice climatique, tout en visant la formulation de propositions concrètes pour renforcer la résilience et l’efficacité des politiques publiques.

Lors de cet atelier, les interventions ont souligné que la nouvelle Contribution Déterminée au niveau National (CDN 3.0) et la Stratégie Nationale Bas Carbone 2050 constituent deux cadres structurants pour orienter le Maroc vers une économie bas carbone, inclusive et résiliente.
A cette occasion, les intervenants ont mis le focus sur la CDN 3.0, saluant sa vision globale alliant atténuation, adaptation et justice sociale, soulignant l’importance de transformer les ambitions nationales en actions locales concrètes, porteuses d’emplois verts, d’inclusion sociale et de résilience territoriale.

Les participants ont rappelé, également, que la CDN 3.0 rehausse l’ambition nationale avec une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 53 % d’ici 2035, le triplement des capacités d’énergies renouvelables à l’horizon 2030 et une sortie progressive du charbon prévue pour 2040.

Et de préciser que la CDN 3.0 intègre pour la première fois une approche budgétaire alignée sur la planification nationale, avec des besoins estimés à près de 96 milliards de dollars d’ici 2035, mettant en avant le rôle clé du financement climatique, de la coopération internationale et de l’investissement privé pour concrétiser ces ambitions, notamment dans les domaines du transport durable, du stockage de l’énergie et de la gestion des pertes et préjudices liés aux changements climatiques.

Les participants ont appelé, enfin, à renforcer la mise en œuvre territoriale de ces orientations, en favorisant la participation active des collectivités locales à la gouvernance climatique et énergétique.

L’atelier a pour objectifs de renforcer la convergence entre la transition énergétique, l’emploi des jeunes et le développement territorial, d’identifier les priorités locales d’adaptation et de financement pour la mise en œuvre de la CDN 3.0 et de la SNBC 2050, et de formuler des recommandations concrètes pour accélérer la décarbonation de l’économie nationale.