L’expérience marocaine en matière de développement des énergies renouvelables, de renforcement de l’efficacité énergétique et de promotion de l’intégration régionale a été mise en avant, le 29 janvier, lors des travaux de la 5 session du Forum parlementaire Maroc-France.
Les participants à un panel tenu à la Chambre des représentants sous le thème « Transition énergétique et énergies renouvelables » ont mis en lumière les enjeux de la transition énergétique dans un contexte marqué par des changements climatiques et économiques mondiaux.
Les intervenants se sont également attardés sur la nécessité de renforcer la coopération bilatérale et multilatérale en faveur d’une transition énergétique juste et inclusive, prenant en considération les dimensions économiques, sociales et environnementales, tout en consolidant la sécurité énergétique et le développement durable.

À cette occasion, le président de la Chambre des conseillers, Mohamed Ould Errachid, a rappelé que la transition énergétique constitue aujourd’hui l’un des principaux leviers stratégiques pour consolider la souveraineté décisionnelle en matière de développement et garantir la sécurité de l’approvisionnement dans un contexte international particulièrement complexe.

Il a, par ailleurs, évoqué les défis pratiques de la transition vers les énergies renouvelables, notamment la modernisation des réseaux, le développement des capacités de stockage, la mobilisation des investissements ainsi que la répartition équitable des opportunités énergétiques entre les espaces et les régions.

Dans cette perspective, M. Ould Errachid a relevé que l’expérience marocaine s’inscrit dans une vision nationale à long terme, marquée par l’adoption, depuis 2009, d’une stratégie énergétique ambitieuse visant à porter la part des énergies renouvelables dans le mix électrique à plus de 52% à l’horizon 2030, à travers la réalisation de projets structurants et la modernisation du cadre institutionnel et législatif favorable à l’investissement.

Concernant le partenariat franco-marocain dans le domaine de la transition énergétique, il a estimé que celui-ci revêt une dimension prometteuse, offrant de larges perspectives pour développer des chaînes de valeur communes, l’échange d’expériences et la conception de nouveaux modèles de coopération, notamment dans l’hydrogène vert et les technologies propres.
Pour sa part, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leïla Benali, a expliqué que la mise en œuvre de projets destinés à accélérer le développement des énergies renouvelables et à élargir leurs usages a permis de porter la capacité installée à environ 5.600 mégawatts et la part des énergies renouvelables dans le mix électrique à plus de 46% en 2025, renforçant ainsi la sécurité de l’approvisionnement en électricité à faible teneur en carbone.

S’agissant de l’hydrogène vert, la ministre a fait état de progrès concrets enregistrés dans le cadre de la mise en œuvre de l’Offre Maroc, grâce à l’instauration d’un cadre réglementaire et à l’adoption de critères clairs pour l’évaluation des projets d’investissement. Elle a notamment précisé qu’environ 49 investisseurs nationaux et internationaux ont soumis des projets dans ce cadre.

Abordant la question du gaz naturel, considéré comme un levier important de la transition énergétique, Mme Benali a rappelé l’adoption d’une feuille de route dédiée au développement des infrastructures gazières, visant à atteindre la souveraineté énergétique, à réduire l’empreinte carbone du secteur industriel et à renforcer la flexibilité du système électrique.

Elle a également fait savoir que le Maroc poursuit ses efforts en faveur du renforcement des échanges durables d’électricité avec le marché européen, dans le cadre d’un projet de feuille de route impliquant le Maroc, l’Espagne, la France, l’Allemagne et le Portugal, tout en appelant à accélérer sa mise en œuvre.

La ministre a, en outre, mis en avant l’adoption par le Royaume d’un cadre législatif et réglementaire complet consacré à l’efficacité énergétique, deuxième pilier de la transition énergétique, ainsi que le déploiement de mesures et de programmes ayant produit des résultats encourageants en matière de rationalisation de la consommation d’énergie et d’amélioration de l’efficacité énergétique.

Elle a enfin insisté sur l’ambition du Maroc de développer les industries vertes afin de maximiser l’impact socio-économique des projets de transition énergétique, soulignant que la recherche scientifique et la formation constituent des piliers essentiels de cette stratégie et des moteurs clés de l’innovation, de la décarbonisation et du renforcement de la compétitivité industrielle.

De leur côté, les députés français ont salué l’expérience marocaine dans le domaine des énergies renouvelables, qui reflète, selon eux, une vision ambitieuse en faveur d’une production d’énergie propre et durable, socle d’un véritable développement industriel et économique.

Ils ont également relevé que le développement de ces capacités énergétiques contribue au renforcement de la souveraineté nationale, tant sur le plan interne qu’à travers des partenariats équilibrés avec les pays voisins, dans le cadre d’une coopération régionale fondée sur le partage des bénéfices économiques.







Le programme Solar Rooftop 500 (SR500), visant le déploiement de 500 MWc de solaire en toiture et la valorisation des émissions carbone évitées, a été officiellement lancé le 4 février à Casablanca.

Lancé lors d’un événement organisé par Africa Climate Solutions, en partenariat avec le Cluster ENR, ce programme vise à accélérer le déploiement de 500 MWc de solaire photovoltaïque en toiture, en permettant à des projets portés par des entreprises marocaines des secteurs industriel et tertiaire d’accéder à des revenus carbone associés aux émissions évitées, sur la période comprise entre la mise en service des installations solaires et le 31 décembre 2030.

Mis en œuvre dans le cadre de l’Article 6.2 de l’Accord de Paris, ce programme s’inscrit dans le cadre de la coopération climatique entre le Royaume du Maroc et la Confédération suisse, avec pour objectif de mobiliser des mécanismes innovants de finance carbone afin d’accompagner la transition énergétique du tissu productif national.

S’exprimant à cette occasion, l’Ambassadeur de Suisse au Maroc, Valentin Zellweger, a souligné que le programme SR500 permettra à terme le déploiement de 500 MWc de solaire en toiture, soit une capacité comparable à celle de grandes infrastructures solaires du Royaume.

« Cette concrétisation, qui illustre une coopération climatique opérationnelle entre le Maroc et la Suisse, contribue directement à la décarbonation de l’économie marocaine et aux objectifs de compensation carbone de la Suisse », a relevé M. Zellweger.

Par ailleurs, le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable (MTEDD), représenté par ses départements en charge du climat et de l’énergie, a mis en avant le programme comme une illustration de l’apport de la coopération internationale à la décarbonation du tissu productif, dans un cadre garantissant l’intégrité environnementale et l’absence de double comptabilisation des émissions évitées.

Il a également été rappelé que l’atteinte de l’objectif de 500 MWc est rendue possible grâce à un cadre réglementaire modernisé, notamment la loi n° 82-21 relative à l’autoproduction et le lancement des certificats d’origine, assurant la traçabilité de l’électricité renouvelable.

Cette cérémonie a été marquée par la signature d’une convention de partenariat entre Africa Climate Solutions et le Cluster ENR. Un panel réunissant le MTEDD, l’Agence marocaine de l’efficacité énergétique (AMEE), la Fondation KliK et le Cluster ENR a, par la suite, porté sur les politiques énergétique et climatique, la finance carbone et l’accompagnement technique, avec des témoignages de premières entreprises bénéficiaires du programme.

À travers SR500, le Maroc et la Suisse réaffirment l’efficacité de la coopération climatique internationale au service du développement de l’autoproduction solaire et de la décarbonation des entreprises.





Dans le cadre de la mise en œuvre des Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, visant l’accélération de la transition énergétique du Maroc et conformément aux dispositions législatives en vigueur, le Conseil de l’Autorité Nationale de Régulation de l’Électricité (ANRE), s’est réuni le 28 janvier 2026 à Rabat, à l’effet d’approuver et de publier la capacité d’accueil du système électrique national pour la période 2026-2030.

Cette capacité d’accueil s’est établie à 10429 MW, offrant respectivement, 1091 MW et 3193 MW de capacités d’accueil additionnelles par rapport aux périodes 2025-2029 et 2024-2028, et enregistrant des hausses d’environ 12% et 44% par rapport, respectivement, aux niveaux affichés lors des périodes précitées.

Cette dynamique marque une étape importante dans le développement du marché électrique national, et traduit le renforcement continu des infrastructures électriques nationales en offrant aux opérateurs une visibilité renforcée sur les perspectives d’investissements et de développement à moyen terme.

L’élaboration de cette capacité d’accueil repose sur une démarche méthodique et concertée, associant l’ensemble des gestionnaires de réseaux concernés. Cette approche a permis d’aboutir à une évaluation rigoureuse des capacités effectives des réseaux de transport et de distribution.

La publication de la capacité d’accueil constitue un levier essentiel de transparence et de prévisibilité, tel que prévu par le cadre législatif régissant le secteur. Elle vise à éclairer les décisions des opérateurs publics et privés, ainsi que celles des autorités compétentes.

À cet effet, l’ANRE a développé une plateforme dédiée, accessible via son site web, à destination de l’ensemble des parties prenantes du secteur électrique, notamment les porteurs de projets d’énergies renouvelables.

Par cette décision, l’Autorité réaffirme son engagement à accompagner la mise en œuvre de la politique énergétique nationale, à favoriser une planification optimale des investissements tout en veillant à la préservation de la sécurité, de la continuité et de la performance du réseau électrique du Royaume.

Ce chantier a bénéficié de l’appui financier de deux bailleurs de fonds à savoir la Banque Africaine de Développement et la Coopération Allemande.

La note détaillant la capacité d’accueil du système électrique pour la période 2026-2030, ainsi que la plateforme de publication sont disponibles au lien suivant : www.anre.ma.



L’Agence Marocaine pour l’Efficacité Énergétique (AMEE) a lancé, le 3 février à Casablanca, le label ThermoPro, un dispositif destiné à la labellisation des compétences techniques des professionnels de la filière solaire thermique au Maroc, dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale de transition énergétique.

Organisé sous l’égide du ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable, en partenariat avec l’Association Marocaine de l’Industrie Solaire et Éolienne (AMISOLE), le Cluster ENR, l’Agence allemande de la coopération internationale (GIZ) et l’Agence de la Transition Écologique (ADEME), un atelier de lancement a réuni les acteurs du secteur autour des enjeux liés à la structuration, à la qualité et à la compétitivité de la filière solaire thermique.

S’exprimant lors de cette rencontre, le directeur du Pôle Stratégie et Développement de l’AMEE, Radouan Yessouf, a indiqué que le label ThermoPro a été conçu comme un outil structurant de la filière du solaire thermique, visant à améliorer la qualité des installations et à garantir aux utilisateurs des systèmes fiables, performants et durables.

Selon lui, ce dispositif permet également de valoriser les compétences techniques et le professionnalisme des installateurs, en leur offrant une reconnaissance renforçant leur crédibilité et leur positionnement sur le marché.

Par ailleurs, M. Yessouf a souligné que cette initiative s’inscrit pleinement dans le cadre de la politique nationale de transition énergétique, dans laquelle les secteurs du bâtiment et de l’industrie occupent une place stratégique, relevant que ces deux secteurs représentent près de 55 % de la consommation énergétique nationale et figurent parmi les principaux émetteurs de gaz à effet de serre, tout en présentant un potentiel important en matière d’économies d’énergie et de décarbonation.

Dans ce contexte, il a indiqué que le développement des systèmes solaires thermiques constitue un levier majeur, d’autant plus que le Maroc dispose d’un gisement solaire significatif, compris entre 1.700 et 2.200 kWh par mètre carré selon les régions.

Outre l’amélioration de la qualité des installations, ce label, a-t-il dit, constitue également un atout commercial pour les professionnels labellisés et un gage de confiance pour les clients, les entreprises et les investisseurs, tout en facilitant l’accès aux financements et aux assurances.

De son côté, le président de l’AMISOLE, Fouad El Kohen a indiqué que cet atelier poursuit plusieurs objectifs, à commencer par l’information des professionnels sur les mécanismes liés au label ThermoPro, notamment ses modalités d’obtention, ses finalités et les avantages qu’il offre.

Il a également souligné l’importance de sensibiliser les entreprises à l’intérêt d’adhérer à ce label, en particulier en matière d’amélioration du savoir-faire, de maîtrise technique et de différenciation sur le marché, notant qu’un comité de labellisation a été instauré, composé de l’AMEE, de l’AMISOLE et du Cluster ENR.

Et d’ajouter que cette rencontre se veut un espace d’échange et de partage autour des bonnes pratiques, marqué par une forte interaction avec les participants, affirmant que le solaire thermique recèle un fort potentiel en matière d’efficacité énergétique.

Le label ThermoPro atteste du respect des normes techniques et des bonnes pratiques en matière de conception, d’installation et de maintenance des systèmes solaires thermiques. Il offre aux professionnels labellisés une reconnaissance renforçant leur crédibilité sur le marché et leur permettant de se distinguer dans un secteur en pleine expansion.

L’atelier a été ponctué de présentations portant notamment sur l’état des lieux et les enjeux de la filière du solaire thermique au Maroc, le renforcement des compétences et des capacités industrielles au service de la compétitivité du secteur, la présentation du label ThermoPro, ainsi que le partage d’expériences internationales, de bonnes pratiques et d’innovations techniques visant à améliorer la performance, la durabilité et la sécurité des installations solaires thermiques.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique nationale, qui vise à porter la part des énergies renouvelables à 52 % de la puissance électrique installée et à réduire de 20 % la consommation énergétique à l’horizon 2030, en misant notamment sur le renforcement de l’efficacité énergétique et le développement des filières renouvelables.



Vivo Energy Maroc est élue en tant que « Service Client de l’Année Maroc 2026 » dans la catégorie « Service aux automobilistes ». 

Cette reconnaissance intervient à l’issue d’une évaluation indépendante conduite par Inspire Research et Approche Client. Ce résultat met en lumière l’engagement constant de l’entreprise en faveur d’une expérience client exigeante, cohérente et durable sur l’ensemble de ses points de contact.

« Cette consécration reflète la réalité de l’expérience vécue quotidiennement par nos clients. Elle salue une manière de travailler qui repose sur l’écoute active, le renforcement continu des compétences, la maîtrise opérationnelle et la volonté permanente d’améliorer ce que nous proposons. », a souligné Matthias de Larminat, Directeur Général de Vivo Energy Maroc.

La remise de la distinction « Service Client de l’Année » repose sur un protocole indépendant comprenant des évaluations réalisées sur l’ensemble des canaux d’interaction : visites en stations-service, appels téléphoniques, demandes écrites et navigation digitale. Chaque interaction est analysée selon des critères objectifs, notamment la disponibilité, la qualité de l’accueil, la clarté des réponses et la capacité à accompagner efficacement les clients tout au long de leur parcours.

Cette élection consacre la conviction centrale de Vivo Energy Maroc : la performance durable se construit dans la cohérence des parcours, la qualité d’interaction et la capacité à anticiper l’évolution des attentes des automobilistes. Cette orientation se traduit par des investissements ciblés dans l’innovation en station, l’enrichissement des services, la modernisation du réseau et le déploiement de solutions digitales destinées à fluidifier les parcours.  

Pour Vivo Energy Maroc, cette distinction consolide une trajectoire où l’écoute, la maîtrise opérationnelle et l’amélioration continue deviennent des leviers stratégiques de long terme. L’entreprise poursuivra cette dynamique avec la même ambition, pour offrir aux automobilistes une expérience toujours plus homogène, plus attentive et plus performante.





Plus de 150 experts marocains et étrangers se sont donnés rendez-vous, le 5 février à Ifrane, pour débattre des enjeux liés à la transition énergétique, à l’innovation et au développement durable.

Réunis dans le cadre de la première Conférence internationale sur l’Avenir de l’Énergie (ICEF26), qui s’est ouverte jeudi à l’Université Al Akhawayn à Ifrane (AUI), les participants se penchent deux jours durant sur l’avenir de l’énergie ainsi que sur les défis que rencontre le secteur et sur les avancées réalisées en la matière à l’échelle mondiale et du Maroc en particulier.
Intervenant à l’ouverture de cette conférence initiée par l’AUI en partenariat avec l’Université Prince Mohammad Bin Fahd en Arabie Saoudite, le président de l’AUI, Amine Bensaid a souligné la grande portée de cette rencontre internationale qui réunit une pléiade de grands scientifiques spécialisés dans le domaine de l’énergie, ajoutant que qu’elle intervient dans le cadre de la mise en œuvre du partenariat avec l’Université Prince Mohammad Bin Fahd, lequel traduit les liens de fraternité profond entre le Maroc et l’Arabie Saoudite.

Après avoir souligné que les deux universités se sont engagées dans un partenariat stratégique à l’image des liens entre les deux pays, M. Bensaid a indiqué que le secteur des énergies renouvelables occupe aujourd’hui une place prépondérante comme en témoignent les programmes et les initiatives lancées par le Maroc sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI.

Face à l’évolution du monde du digital et de l’Intelligence artificielle (IA), « la question de l’énergie devient encore plus centrale », a noté le président de l’AUI, ajoutant que la forte participation à cette rencontre reflète l’intérêt porté aux questions des technologies et de l’innovation dans le domaine.

Représentant l’université PMU, Kwan San Hui, professeur de génie mécanique à la même université a souligné que l’ICEF 2026 revêt une importance particulière étant donné que cette première édition traite de l’avenir des énergies dans le cadre d’un partenariat entre l’AUI et la PMU.

Cette première édition illustre la pertinence de la vision commune des deux institutions quant au développement d’une coopération à long terme et la promotion d’échanges universitaires, relevant que la PMU sera honorée d’accueillir la deuxième édition dans deux ans, sur son campus de Khobar, en Arabie saoudite.

Et de rappeler que cette conférence est d’autant plus importante parce qu’elle coïncide avec le 30e anniversaire de la fondation de l’Université Al Akhawayn, créée à l’initiative de feu Hassan II et de feu Fahd bin Abdulaziz.

Il a relevé que l’engagement des Souverains défunts en faveur de l’éducation, de la coopération internationale et de la compréhension mutuelle a jeté les bases de partenariats universitaires durables à l’image de celui unissant l’AUI et la PMU.

Hamza El Hafdaoui, responsable du volet scientifique au comité d’organisation de l’ICEF 2026 a souligné le grand intérêt porté par les chercheurs et les experts pour la participation à cette première édition au niveau national et international, faisant état de plus de 370 soumissions scientifiques dont 150 ont été retenues à l’issue d’un processus d’évaluation rigoureux.
M. El Hafdaoui, professeur d’énergies renouvelable à l’AUI, a souligné que l’organisation de cette conférence internationale est d’autant plus pertinente au vu des grands investissements consentis par le Maroc dans le domaine des énergies renouvelables, ajoutant qu’elle est l’occasion de s’arrêter sur les enjeux liés au secteur à travers un échange poussé entre experts marocains et étrangers avec l’objectif de mettre en place des solutions adéquates aux différentes problématiques.

Il a fait savoir que l’ensemble des travaux présentés lors de cette rencontre seront publiés dans des actes et des revues scientifiques internationales indexées, ce qui représente, selon lui, une première pour une conférence organisée au Maroc dans ce domaine.

Selon les organisateurs, cette rencontre qui se décline en 9 sessions, représente une plateforme majeure de réflexion et d’échange sur les enjeux liés à la transition énergétique, à l’innovation et au développement durable. Elle vient confirmer, d’après eux, le rôle du Maroc comme hub régional stratégique pour les débats internationaux sur l’avenir de l’énergie.
Parmi les thèmes retenus lors de ces sessions figurent « Réseau électrique et infrastructure numérique », « Architectures énergétiques pour les systèmes de mobilité électrique et à hydrogène », « Contrôle avancé, gestion de l’énergie et intégration des véhicules intelligents », « Intelligence artificielle (IA) et éducation à l’énergie » et « Énergie hydrogène : production, conversion, stockage et gestion ».



La facture énergétique s’est établie à 107,56 milliards DH en 2025, en baisse de 5,5% par rapport à une année auparavant, selon l’Office des changes.

Cette évolution fait suite, essentiellement, fait suite, essentiellement, à la baisse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils de 9,7% sous l’effet prix en recul de 14,5%, et ce malgré la hausse des quantités importées de 5,6%, fait savoir l’Office des changes dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs.

Le segment « Gaz de pétrole et autres hydrocarbures » a également diminué de 8,8% pour se situer à près de 19,4 MMDH.

Les importations de biens ont enregistré, au terme de l’année 2025, une hausse de 8% à plus de 822,22 MMDH.



La Chambre des représentants a adopté à la majorité le 3 février, lors d’une séance législative, le projet de loi n° 56.24 portant transformation de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) en société anonyme (SA).

Présentant ce projet, adopté par 82 voix pour et 36 contre, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leïla Benali, a souligné qu’il vise à faire de l’ONHYM un levier stratégique à même de relever les défis de la concurrence internationale, tout en lui permettant de mieux se repositionner au sein de l’économie nationale, de renforcer sa place dans la chaîne de valeurs de ses activités, d’améliorer sa gouvernance et ses performances et de diversifier ses sources de financement de son portefeuille de projets.

A cet égard, elle a indiqué que l’accent a été mis sur la valorisation des actifs et le développement des ressources de l’Office, avant d’ouvrir progressivement le capital de la société au secteur privé, tout en maintenant l’État en tant qu’investisseur principal.

La ministre a également relevé que l’élaboration de cette loi, considérée comme la première réforme institutionnelle depuis 2020, intervient après la création de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État (ANGSPE) et du suivi de la performance des établissements et entreprises publics, ajoutant qu’en vertu de cette loi, l’Office passera du statut d’établissement public à celui de société anonyme.

Les principales dispositions de ce projet de loi portent notamment sur l’ouverture du capital de la société conformément aux textes législatifs en vigueur, la mise en place du système d’information géo-scientifique de la société, ainsi que la réalisation des travaux de recherche et d’exploration sur la base d’autorisations minières, a-t-elle fait savoir.

Il prévoit aussi l’amélioration des structures de gouvernance, la possibilité de créer des filiales ou de prendre des participations dans des entreprises privées ou publiques, ainsi que le transfert des actifs, droits et obligations de l’Office vers la société.

Pour leur part, les groupes de la majorité ont estimé que le texte place le secteur de l’énergie au cœur des transformations internationales et accompagne la dynamique économique et sociale nationale, saluant les perspectives prometteuses dans les domaines des hydrocarbures et de l’hydrogène naturel, qui nécessitent une politique publique de promotion et d’attraction des investissements nationaux et étrangers, en cohérence avec la nouvelle Charte de l’investissement.

Ils ont aussi souligné que le projet s’inscrit dans un contexte international et régional marqué par la volatilité des marchés de l’énergie, la montée des enjeux de sécurité énergétique, et l’accélération de la transition énergétique et de la neutralité carbone, ce qui impose une révision des modèles de gouvernance et de gestion, le renforcement de l’efficacité, de la flexibilité et une meilleure mobilisation des ressources nationales.

De leur côté, les groupes de l’opposition ont considéré que la transformation de l’Office national des hydrocarbures et des mines en société anonyme constitue un outil de réforme et non une fin en soi, et vise à améliorer la performance de l’Office et à ouvrir son capital au secteur privé tout en préservant la souveraineté stratégique de l’État, insistant sur la nécessité de mobiliser les compétences requises et de garantir l’indépendance financière de l’établissement.

La transformation de l’ONHYM en société anonyme est de nature à renforcer la gouvernance et à accroître l’efficacité de l’Office, appelé à devenir levier de croissance économique.



Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a reçu le 5 février à Rabat, les représentants des nouveaux investisseurs nationaux et étrangers, dont les projets ont été sélectionnés par le comité de pilotage dans le cadre de « l’Offre Maroc » en matière d’hydrogène vert, et avec lesquels il a été procédé à la signature des Contrats préliminaires de réservation foncière.
Tenue en présence du directeur général de l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN), Tarik Moufaddal, cette réunion s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de « l’Offre Maroc » en matière d’hydrogène vert conformément à la Vision Royale qui ambitionne de placer le Royaume au rang des pays à fort potentiel dans ce domaine prometteur.
Au début de cette rencontre, le Chef du gouvernement a salué les efforts entrepris en vue de traiter les nombreux projets portés par les investisseurs et leaders mondiaux dans le domaine de l’hydrogène vert, réitérant l’attachement du gouvernement à la mise en œuvre optimale de « l’Offre Maroc » qui constitue un cadre pratique et motivant englobant l’ensemble de la chaîne de valeurs du secteur de l’hydrogène vert au Maroc.

  1. Akhannouch a souligné que le pari du Royaume du Maroc, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, de développer le secteur de l’hydrogène vert, constitue aujourd’hui un tournant décisif pour la concrétisation de la souveraineté énergétique, eu égard à ses ressources naturelles riches et diversifiées, à la qualité des compétences nationales, ainsi qu’à la capacité du Maroc de construire des partenariats équilibrés et efficients.

Il est à rappeler que la sélection des investisseurs devant réaliser 5 nouveaux projets structurants dans les trois régions sud du Royaume, s’est déroulée dans le cadre d’une méthodologie scientifique et transparente, et que la réservation de l’assiette foncière publique dédiée à ces projets stratégiques est soumise à des mécanismes garantissant sa préservation et son bon usage.