L’intelligence artificielle peut être un levier pour atteindre les objectifs de développement durable, a indiqué la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration, Amal El Fellah Seghrouchni.

« Théoriquement, nous pouvons atteindre jusqu’à 79 % des objectifs de développement durable, liés notamment à la santé, l’éducation, la sécurité alimentaire et aux changements climatiques, grâce à l’intelligence artificielle », a souligné Mme El Fellah Seghrouchni qui s’exprimait lors du Forum « Investir en Afrique », organisé récemment par l’Opinion en partenariat avec le Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN).

Présentant les actions déployées par le Royaume pour devenir un pôle régional d’une IA souveraine, éthique et inclusive, la ministre qui intervenait par visioconférence, a relevé qu’afin de développer des solutions s’appuyant sur une IA souveraine aux niveaux national et continental, le Maroc a mis en place plusieurs actions concrètes, parmi lesquelles la création d’un hub digital arabo-africain soutenu par le programme des Nations Unies pour le développement.

Au niveau national, le gouvernement a notamment lancé les Instituts Jazari, organisés en réseaux et spécialisés par région et territoire, a-t-elle soutenu, notant qu’ils visent à couvrir toute la chaîne de valeur de l’IA, de la recherche scientifique aux marchés, en réunissant dans un même lieu des chercheurs, des startupers, des donneurs d’ordres et des fournisseurs de données.

Elle a, en outre, rappelé que le Maroc a lancé un hackathon national, « RamadanIA », déployé sur les douze régions du Royaume pour cibler les besoins très spécifiques de ces territoires, précisant que « 40 projets ont émergé dans le cadre de ce ‘hackathon marathon’ et ont été primés.
Et d’ajouter qu’une finale nationale aura lieu dans les jours à venir afin d’accompagner les lauréats via des dispositifs d’incubation, de bourse. « À travers cette première édition, le Royaume veut soutenir des initiatives s’inscrivant dans sa volonté de déconcentration, pour un Maroc à une seule vitesse ».

Mettant l’accent sur l’accélération du déploiement de la 5G au niveau national, Mme El Fellah Seghrouchni a estimé que d’ »ici 2030, avec l’organisation de la Coupe du Monde, nous devons être tous connectés en haut débit ».

La ministre a tenu à évoquer l’ouverture du Maroc à l’international en matière d’IA. Une volonté qui s’est notamment traduite à l’automne dernier par le lancement d’un centre de R&D en collaboration avec la licorne française Mistral AI.





L’Agence Marocaine pour l’Efficacité Energétique (AMEE) a organisé, le 23 avril à Meknès, une campagne de sensibilisation au profit des élèves visiteurs du salon, autour des enjeux de l’économie d’énergie, et ce en partenariat avec l’Association des enseignants de Sciences de la Vie et de la Terre.

Cette campagne de sensibilisation, abritée par le pavillon de l’AMEE, a été marquée par l’interaction des élèves avec des thématiques liées à la conduite économique, aux comportements environnementaux à domicile et aux modes de consommation durable, à travers des questions portant sur les bonnes pratiques d’économie d’énergie.

Organisée à l’occasion de la 18e édition du Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM), qui se tient à Meknès jusqu’au 28 avril courant, cette campagne vise à sensibiliser les élèves à l’importance de la maîtrise de la consommation énergétique en les initiant aux bons gestes d’économie d’énergie, et à les encourager à adopter des comportements quotidiens responsables en vue de réduire la consommation d’énergie et de préserver l’environnement.
À ce propos, Issam Khayef Allah, membre de l’Association des enseignants de Sciences de la Vie et de la Terre- section Meknès, a souligné que cette campagne représente une opportunité pour les élèves de consolider leurs connaissances en matière d’économie d’énergie, relevant que, bien qu’ils reçoivent des cours sur le sujet en classe, l’ouverture sur le terrain constitue une valeur ajoutée qualitative dans leur parcours, d’autant qu’ils incarnent les générations de demain.

Il a ajouté que cette campagne de sensibilisation s’inscrit dans le cadre des célébrations de la Journée mondiale de la Terre, précisant qu’elle a suscité un engouement et un intérêt remarquables de la part des élèves.

Dans le cadre de cette campagne, l’AMEE a procédé à la distribution de guides thématiques sous forme de bandes dessinées, dont les héros sont deux citoyens éco-responsables en apprentissage qui découvrent ensemble les bonnes pratiques d’économie d’énergie.



Le Directeur Général de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE), a présidé, le 14 avril à Rabat, la session d’ouverture du programme de coopération autour de la thématique de la qualité de l’eau mis en œuvre par l’ONEE avec l’Agence française de développement (AFD).

Cette session s’est déroulée notamment en présence de la Directrice de l’Agence française de développement au Maroc, Catherine Bonnaud et des représentants de la Société Nationale des Eaux du Sénégal (SONES) et de la Société Nationale de Distribution d’Eau de Mauritanie (SNDE).

Cet événement a réuni des experts du secteur de l’eau autour des enjeux liés à la gestion de la qualité de l’eau en Afrique, dans un contexte marqué par les effets du changement climatique, la croissance démographique et les défis d’accès à l’eau potable.

S’exprimant à cette occasion, le Directeur Général de l’ONEE, Tarik Hamane a souligné que la qualité de l’eau constitue aujourd’hui une priorité stratégique, à la croisée des enjeux de santé publique, de développement durable et de justice sociale, insistant sur la nécessité d’une mobilisation collective à l’échelle du continent pour relever ces défis.

Hamane a également réaffirmé la volonté de l’ONEE de consolider son positionnement en tant qu’acteur de référence en Afrique dans les métiers de l’eau, en particulier dans le domaine du contrôle de la qualité des eaux.

Il a mis en avant l’expertise technique reconnue de l’Office dans ce domaine, à travers notamment son laboratoire central, à la fois accrédité selon le référentiel ISO 17025 et certifié selon le référentiel ISO 9001, ainsi qu’un réseau de plus de 100 laboratoires au niveau du Royaume qui assurent une surveillance rigoureuse de la qualité de l’eau potable, porté par plus de 300 agents hautement qualifiés, en plus de l’implication active de l’Office au sein des instances continentales, régionales et internationales qui s’occupent de la question de l’eau.

Dans ce sens, il a précisé que l’ONEE a conclu avec l’AFD, en décembre 2025, le Mémorandum de Coopération du Programme Qualité de l’Eau.

Ce programme innovant de coopération qui va se décliner en plusieurs phases d’ici septembre 2026 et dont vont bénéficier des opérateurs d’eau en Afrique, notamment la SONES au Sénégal, la SNDE en Mauritanie et CAMWATER au Cameroun, vise à partager l’expérience et l’expertise du Maroc en vue de renforcer les capacités techniques et managériales de ces opérateurs dans le domaine du contrôle de la qualité de l’eau.

Il constitue une innovation pour l’AFD où le pourvoyeur d’expertise technique est un opérateur public africain, en l’occurrence l’ONEE et s’inscrit en parfaite cohérence avec la vision africaine de l’eau à l’horizon 2063 adoptée par l’AMCOW, le Conseil des Ministres Africains chargés de l’eau, en février 2026 à Addis-Abeba lors du 39e Sommet de l’Union africaine.
Pour sa part, Mme Bonnaud a indiqué que l’appui au secteur de l’eau était désormais efficace depuis plus de trois décennies au Maroc, avec des résultats forts, 4 millions de personnes ayant accès à un service d’eau potable amélioré via des financements AFD.

Elle a, en outre, affirmé que cette nouvelle phase du partenariat d’exception renforcé entre l’ONEE et l’AFD permet d’aller plus loin, en se projetant en Afrique au profit des populations africaines, notant que la SONES au Sénégal, la SNDE en Mauritanie et CAMWATER au Cameroun, ont répondu présent parce qu’ils y voient une valeur réelle pour leurs équipes et leurs usagers.

« Soyez assurés que les équipes de l’AFD à Rabat, mais aussi à Dakar, à Nouakchott et à Yaoundé, sont disponibles pour suivre les interactions au service de l’amélioration de la qualité de l’eau, sujet central de ces deux jours d’atelier », a-t-elle ajouté.

Sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc s’est inscrit dans une dynamique de coopération Sud-Sud et tripartite. Dans ce cadre l’ONEE a mis en œuvre une stratégie ambitieuse dans les domaines de l’électricité, de l’eau potable et de l’assainissement liquide, qui repose sur le partage d’expertises, l’assistance technique et le renforcement des capacités des partenaires africains.

Cette stratégie s’inscrit pleinement dans l’Initiative Royale Atlantique et l’Initiative Royale visant à favoriser l’accès des pays du Sahel à l’Océan Atlantique, au service de l’intégration régionale et du développement durable du continent africain.

Cet atelier d’experts et de concertation dans le domaine de la qualité des eaux, organisé à Rabat les 14 et 15 avril, confirme le rôle de l’ONEE en tant qu’acteur de référence en Afrique, engagé pour un accès équitable et durable à l’eau potable.





Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a appelé, le 21 avril, la communauté internationale à faire face à la crise énergétique sans pourtant aggraver la crise climatique qui s’est exacerbée au fil des dernières années.

“Nous devons répondre à la crise énergétique sans aggraver la crise climatique. Le monde vient de traverser les onze années les plus chaudes jamais enregistrées et tous les indicateurs climatiques majeurs sont au rouge vif”, a mis en garde le chef de l’ONU dans un message vidéo adressé au 17è Dialogue de Petersberg sur le climat qui se tient les 21 et 22 avril à Berlin.

Il a relevé que les mesures à court terme ne doivent pas ancrer durablement la dépendance aux combustibles fossiles ni leur expansion, estimant que les feuilles de route de la transition écologique peuvent aider les pays à gérer les choix urgents vers un avenir énergétique propre et sûr.

Pour réussir cette transition, le haut responsable onusien a recommandé de mettre en place des infrastructures appropriées et d’élargir les capacités de stockage et les systèmes énergétiques modernes.

Ces efforts appellent la mobilisation des financements à grande échelle, a-t-il indiqué, notant que dans de nombreux pays en développement, les coûts de financement des énergies propres sont deux à trois fois plus élevés que dans les économies avancées.

“Sans soutien, la transition sera plus lente, moins équitable et moins sûre”, a-t-il insisté, regrettant que de nombreux pays développés reviennent sur leurs engagements en matière de financement du climat et du développement.

“Nous avons besoin de la justice climatique. Cela signifie tenir les promesses en matière de financement climatique, sans aucun recul”, a relevé M. Guterres, appelant à reconstituer les fonds climatiques multilatéraux et à mobiliser 1.300 milliards de dollars par an d’ici 2035 pour les pays en développement.

Organisé annuellement par le gouvernement allemand, le Dialogue de Petersberg sur le climat sert de forum pour notamment discuter des priorités clés de l’année climatique 2026 et de la COP31, nouer des alliances politiques et des partenariats et souligner la pertinence d’une politique climatique ambitieuse dans le développement économique et la compétitivité.



Le Maroc se distingue par un développement agricole durable et inclusif, a souligné, le 21 avril à Meknès, le ministre portugais de l’Agriculture et de la Pêche, José Manuel Fernandes.
S’exprimant à l’ouverture d’une conférence internationale de Haut niveau, organisée à l’occasion du 18e Salon international de l’Agriculture au Maroc (SIAM) qui se tient sous le thème « Durabilité de la production animale et souveraineté alimentaire », M. Fernandes a salué, dans ce sens, les efforts déployés par le Royaume en matière de production animale, considérée comme un pilier stratégique de la sécurité alimentaire, dans la mesure où elle contribue au soutien de l’économie rurale et à la dynamisation des territoires.

Il a noté que le Maroc œuvre pour renforcer sa compétitivité tout en préservant la cohésion territoriale, un enjeu essentiel pour le développement rural et la vitalité des zones concernées.
Par ailleurs, M. Fernandes a affirmé que le Portugal accorde une grande importance à l’excellence des relations bilatérales avec le Maroc, rappelant que les deux pays, au-delà de leur proximité géographique reliée par l’océan Atlantique, sont des nations amies partageant une ambition commune, à savoir la construction de systèmes alimentaires résilients, durables et compétitifs.

Le ministre a exprimé sa gratitude au Maroc pour avoir invité le Portugal en tant que pays d’honneur du 18ème SIAM, qu’il a qualifié de plateforme internationale de dialogue, d’innovation et de coopération euro-méditerranéenne.

Dans ce cadre, il a insisté sur la nécessité de concilier productivité, bien-être animal, durabilité environnementale et résilience climatique, jugeant que le changement climatique constitue un défi transfrontalier nécessitant une coopération renforcée, notamment dans les domaines de la recherche et de l’innovation.

Pour le ministre portugais, l’élevage s’inscrit au cœur de la transition vers des systèmes alimentaires plus efficaces, circulaires et à faibles émissions de carbone. Il a relevé que le Maroc et le Portugal font face à des défis communs exacerbés par le changement climatique, notamment dans les régions méditerranéennes et semi-arides, où la pression sur les ressources exige des solutions économes.

À cet égard, M. Fernandes a préconisé une gestion intelligente de l’eau, essentielle pour la consommation humaine, l’agriculture, la production énergétique, ainsi que pour la prévention des inondations.

Enfin, le ministre portugais a réaffirmé la volonté de son pays de renforcer la coopération scientifique avec le Maroc, de développer des partenariats commerciaux axés sur l’innovation et l’export, d’explorer les opportunités d’investissement conjoint, ainsi que de promouvoir la formation technique des jeunes agriculteurs et des techniciens.

Initiée autour de la thématique de la production animale et la transformation des systèmes alimentaires, cette rencontre d’envergure a réuni plusieurs personnalités politiques de haut niveau, des décideurs, des responsables d’organisations internationales, des experts, des chercheurs, ainsi que des professionnels du secteur, confirmant son positionnement comme un espace stratégique de dialogue et de réflexion sur l’avenir de l’agriculture.

La session inaugurale a été marquée aussi par des interventions du ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed El Bouari, de la ministre française de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, et du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières de Côte d’Ivoire, Bruno Nabagne Kone.





Dans un contexte international marqué par l’intensification des défis liés à la rareté des ressources naturelles et aux pressions croissantes sur les écosystèmes, le Maroc se démarque par une vision d’avant-garde, convertissant l’ambition en actions concrètes qui jettent les jalons d’un avenir durable et d’une prospérité partagée.

Le Royaume ne se contente plus de subir les effets du changement climatique : il s’impose désormais comme un modèle de résilience, en intégrant la durabilité au cœur de son modèle de développement. Le Maroc donne l’exemple et inspire en prouvant qu’il est possible de concilier croissance économique et préservation des écosystèmes.

La Journée mondiale de la Terre, célébrée le 22 avril de chaque année, constitue ainsi une occasion de s’arrêter sur les progrès réalisés par le Maroc en matière de protection de l’environnement, tout en mettant en exergue les initiatives visant à promouvoir une transition écologique audacieuse qui transforme les contraintes environnementales en véritables leviers de croissance inclusive.

A cet égard, la chercheuse et experte en ingénierie de l’eau et des forêts, Khadija Haboubi a souligné que la dynamique de la transition écologique au Maroc est passée du stade des « intentions » à celui de « l’action structurée », relevant que le Royaume a enregistré des résultats tangibles, notamment dans les secteurs de l’énergie et de l’eau.

Elle a précisé que cette trajectoire repose sur le développement des énergies renouvelables, le dessalement de l’eau de mer, la réutilisation des eaux usées traitées ainsi que la diversification des ressources, autant de leviers ayant permis au Maroc de renforcer son rayonnement à l’échelle régionale et internationale dans les domaines liés à la transition environnementale.

Cette dynamique s’inscrit dans le cadre de la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui a érigé le développement durable, la sécurisation des ressources stratégiques et la résilience face aux changements climatiques en choix structurels de long terme.

En effet, cette orientation a permis d’intégrer progressivement la question environnementale, non plus comme une problématique sectorielle, mais comme une composante centrale du modèle de développement national, ce qui se traduit aujourd’hui par la mise en place d’un cadre stratégique unifié, notamment à travers la Stratégie nationale de développement durable et les politiques de transition énergétique.

Selon l’experte, les résultats de cette transition sont particulièrement visibles dans le secteur de l’énergie. « Le Maroc s’est engagé dans une trajectoire crédible fondée sur les énergies renouvelables, avec pour objectif d’atteindre 52% de la capacité électrique installée à l’horizon 2030, un cap qui contribue à asseoir le positionnement du Royaume sur la scène internationale ».

Mme Haboubi a, en outre, mis en avant les avancées réalisées dans le secteur de l’eau, rappelant que la contrainte climatique a renforcé le recours au dessalement de l’eau de mer, à la réutilisation des eaux usées traitées et à la diversification des ressources, permettant ainsi d’apporter des réponses concrètes aux défis hydriques.

Elle a fait remarquer que cette évolution intervient dans un contexte marqué par d’importantes pressions environnementales, caractérisées notamment par un stress hydrique structurel, une aggravation des épisodes de sécheresse, une pression sur les écosystèmes, outre la nécessité d’une gestion plus efficiente des ressources naturelles.

Par ailleurs, elle a fait observer que cette dynamique, bien que « réelle » et « volontaire », demeure en phase de consolidation dans plusieurs domaines, le principal défi étant sa généralisation à l’ensemble des secteurs et des territoires, avec une intensité suffisante pour produire des effets environnementaux durables.

Qu’il s’agisse de l’essor des énergies vertes ou de la promotion des solutions hydriques, le Royaume prouve que la contrainte environnementale peut devenir une vraie locomotive de développement. En transformant l’ambition en action, le Maroc s’érige à la fois en gardien de ses écosystèmes et en modèle inspirant, faisant de la promesse d’un avenir durable une réalité concrète et partagée.





Mme Nadia FETTAH, Ministre de l’Économie et des Finances, s’est entretenue, le 14 avril 2026 à Washington D.C., avec M. Abdulhamid AL KHALIFA, Président du Fonds de l’OPEP pour le développement international, en marge des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international.

Au cours de cette rencontre, Mme la Ministre a mis en exergue la résilience de l’économie marocaine dans un contexte international marqué par une forte instabilité, soulignant notamment les performances favorables de la campagne agricole. Elle a, par ailleurs, présenté les mesures déployées par le Gouvernement pour faire face aux chocs récents, en particulier ceux liés aux tensions au Moyen-Orient. La Ministre a également évoqué les principaux projets en cours, susceptibles de bénéficier de l’appui du Fonds.

Les deux parties ont salué la qualité et la solidité de leur partenariat et ont échangé sur les perspectives de son renforcement, en cohérence avec les priorités de développement du Royaume.

Cette réunion a été marquée par la signature du Cadre de partenariat pays (Country Partnership Framework) entre le Gouvernement du Royaume du Maroc et le Fonds de l’OPEP pour le développement international.

Doté d’une enveloppe indicative d’environ 500 millions d’euros sur la période 2026-2028, ce cadre vise à soutenir une croissance durable, à renforcer la résilience et à développer le capital humain.

Le Président du Fonds s’est félicité de la signature de ce cadre de partenariat et a réaffirmé la disposition de l’institution à accompagner le Maroc dans la mise en œuvre de ses projets prioritaires, notamment dans les secteurs stratégiques.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’une coopération fructueuse entre le Royaume du Maroc et le Fonds de l’OPEP, au service du développement économique et social du pays.





À la veille d’une visite d’étude stratégique aux États-Unis dans le cadre de la « mission commerciale inversée », Madame la Ministre a rencontré le groupe qui représentera le Ministère, l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable, ainsi que l’Autorité Nationale de Régulation de l’Électricité, en présence de représentants de l’ambassade des États-Unis au Maroc.

Concrètement, cette mission, qui met en relation la délégation marocaine avec des entreprises américaines de premier plan, témoigne d’un engagement commun à renforcer les partenariats entre les pouvoirs publics et le secteur privé et à accélérer les échanges d’expertise. 

Côté américain, l’Agence pour le commerce et le développement avait annoncé l’organisation d’une réunion d’information à l’intention des entreprises américaines du secteur des infrastructures gazières, au cours de laquelle celles-ci pourront rencontrer des décideurs du secteur de l’énergie issus notamment du Maroc et écouter les présentations de la délégation sur les opportunités à venir tout en concernant toute la chaîne de valeur mondiale du gaz. 

Les sources américaines précisent que le débat tourne autour les opportunités commerciales qui couvrent l’extraction et production de gaz naturel ainsi que l’importation, l’exportation et le transport de GNL (gaz naturel liquéfié) en plus du développement de gazoducs, sans oublier la production d’électricité à partir du gaz (gaz to power). Il faut préciser que l’événement en question est organisé à Houston dans le Texas, haut lieu du secteur de l’énergie aux Etats-Unis d’Amérique.



La Fédération de l’Energie et l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) ont organisé, le 24 avril 2026 à Marrakech, un Workshop sous le thème « Flexibilité et stockage : Les clés pour accélérer l’intégration massive des ENR » avec la participation de grands acteurs institutionnels, d’industriels de l’énergie et d’experts de premier plan.

Dans un mot adressé aux participants, le DG de l’ONEE a précisé que le Royaume du Maroc a fait un choix souverain et irréversible : celui d’une transition énergétique ambitieuse, fondée sur le développement massif des énergies renouvelables. Ce choix constitue aujourd’hui un vrai levier de souveraineté, de compétitivité économique et de résilience nationale.  Avec une puissance installée de 12,3 GW, dont 47 % issus des énergies renouvelables, et un réseau de transport dépassant les 30 000 km et interconnecté avec l’Europe, l’ONEE porte au quotidien la responsabilité d’un système électrique en profonde mutation.  En 2025, la demande électrique nationale a dépassé les 49 TWh, en progression de 7,3 % – un chiffre qui reflète une nouvelle dynamique économique du Royaume.

Selon M. Hamane, cette dynamique censée s’inscrire dans la durée a été anticipé par l’ONEE dans le cadre du plan d’équipement 2025-2030, doté de 177 milliards DH pour le développement du système électrique. Il repose sur trois piliers complémentaires :

  • l’intégration massive des ENR, 
  • le développement des capacités de stockage et de flexibilité,
  • le renforcement du réseau de transport. 

Selon lui, intégrer des ENR à grande échelle, c’est d’abord résoudre un problème fondamental : celui de l’intermittence inhérente à ces sources d’énergie. C’est précisément pour répondre à ce défi que le stockage et la flexibilité deviennent, dans le plan d’expansion du système électrique, des priorités absolues et non plus des options.

Afin d’accompagner les 10500 MW éoliens et solaires programmés à l’horizon 2030, le plan 2025-2030 prévoit ainsi le déploiement de 1 500 MW de BESS et de 350 MW additionnels de capacité STEP-qui s’ajoutent à nos installations hydrauliques existantes. La flexibilité thermique est aussi assurée à travers les centrales fonctionnant au gaz naturel totalisant une capacité additionnelle dépassant les 3,2 GW. Ces capacités constituent le bouclier opérationnel qui permettra à l’ONEE d’assurer l’équilibre offre-demande en temps réel, même avec un taux d’ENR dépassant 50 % du mix.

Hamane a souligné que la flexibilité ne se limite pas au stockage physique. Elle recouvre également d’autres leviers dont notamment la gestion active de la demande et l’optimisation des interconnexions régionales.

L’atteinte de ces objectifs requiert une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs. Les industriels, les investisseurs privés, les développeurs de projets et les institutions financières-comme ceux présents aujourd’hui-sont des partenaires indispensables.

De son côté, M. Rik De Buyserie, vice-président de la Fédération de l’Energie et CEO d’ENGIE North Africa, représentant le Président de la Fédération de l’Energie a souligné que la thématique retenue pour ce workshop est en effet au cœur de la stratégie énergétique nationale : comment réussir le passage d’une intégration progressive à une intégration massive des énergies renouvelables. Au Maroc, la flexibilité et le stockage ne sont plus des sujets périphériques. Ce sont désormais des priorités stratégiques, parce qu’ils sont indispensables pour transformer notre potentiel naturel exceptionnel en souveraineté énergétique concrète, durable et compétitive.

L’objectif national de 52 % de capacités renouvelables à l’horizon 2030 illustre bien cette ambition. Mais atteindre cet objectif suppose de relever un défi de taille : celui de la gestion de l’intermittence du solaire et de l’éolien, afin de préserver à tout moment la stabilité du réseau et la sécurité d’approvisionnement.

Selon M. De Buyserie, l’un des grands objectifs du Maroc pour la période 2025-2030 est de renforcer significativement sa capacité installée en énergies renouvelables, en passant de 45,4 % aujourd’hui à 56 % d’ici 2027. C’est une ambition forte, structurante, portée sous la conduite de l’ONEE, et soutenue par un programme d’investissement majeur dans le secteur de l’électricité.

Ce programme prévoit l’ajout de 12,5 GW de capacités supplémentaires, avec un accent particulier sur le développement de projets solaires et éoliens de grande envergure.

Mais produire davantage d’énergie renouvelable ne suffit pas. Il faut aussi être en mesure de l’intégrer efficacement au système électrique, de la piloter, de la valoriser au bon moment, et d’en garantir la disponibilité lorsque le réseau en a besoin. Selon M. De Buyserie, c’est là que la question de la flexibilité devient décisive.

Pour réussir cette transformation, le Maroc fait donc le choix non seulement d’accélérer le développement des centrales solaires et éoliennes, mais aussi de moderniser ses infrastructures et de déployer des solutions de stockage adaptées.

La variabilité des énergies renouvelables nécessite en effet de nouveaux moyens pour répondre à la demande de manière continue, fiable et optimisée. À cet égard, l’ONEE a prévu la mise en place de systèmes de batteries de stockage, les BESS, pour une capacité totale de 1 600 MWh.

C’est un signal fort, qui montre bien que l’intégration massive des renouvelables suppose une approche systémique, dans laquelle la production, le réseau, le stockage et les usages doivent progresser ensemble.

Cette transition repose par ailleurs en grande partie sur la mobilisation du secteur privé, qui devra financer 72 % des investissements nécessaires.

Le rôle du privé sera donc essentiel. Il ne s’agit pas seulement d’un apport en capital. Il s’agit aussi de mobiliser des expertises, des solutions technologiques de pointe, des capacités d’innovation, et une culture de l’exécution indispensable à la réussite de cette transformation.

En d’autres termes, concrétiser cette ambition nécessite à la fois une accélération du déploiement des capacités renouvelables et un renforcement continu de la flexibilité du système électrique.

Cela passe aussi, selon M. De Buyserie, par la modernisation des réseaux, à travers leur automatisation et leur digitalisation, pour mieux gérer des flux énergétiques de plus en plus variables et permettre des échanges plus fluides, plus intelligents et plus bidirectionnels entre producteurs et consommateurs.

Et de conclure que le sujet de ce workshop est donc un sujet de vision, mais aussi un sujet très opérationnel. Et c’est tout l’intérêt de mettre autour de la table les acteurs concernés, partager les expériences, confronter les points de vue et identifier ensemble les leviers concrets qui permettront d’accompagner cette nouvelle étape de la transition énergétique du Royaume.