Adoption d’un projet de loi sur l’évaluation environnementale

Le Conseil de gouvernement, réuni le 21 juin sous la présidence du chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani, a adopté le projet de loi No 49/17 relatif à l’évaluation environnementale, a indiqué le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et la Société civile, Mustapha El Khalfi.

Présenté par le ministre de l’Energie, des Mines et du Développement durable, ce projet de loi qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la loi-cadre No 12/99 portant Charte nationale de l’environnement et du développement durable, vise à surmonter certaines lacunes qui ont vu le jour lors de l’application de la loi No 12/03 relatif à l’étude d’impact sur l’environnement, dont le non recours aux études d’impact sur l’environnement pour certains projets polluants et la non-conformité du système de contrôle avec l’évolution institutionnelle qu’a connu la police environnementale.

Le projet vise également à mettre en place un mécanisme juridique pour l’évaluation de l’impact environnemental des politiques publiques, des stratégies, des programmes et des plans de développement, ce qui permettra d’intégrer en amont les impacts et les grands défis ayant trait à la dimension sociale, environnementale et économique dans le processus de prise de décision dans le domaine de la planification stratégique.

Parmi les nouveautés de ce texte, on peut citer l’obligation de soumettre à l’évaluation stratégique environnementale les politiques, les stratégies, les programmes, les plans et les schémas de développement sectoriel ou régional qui sont susceptibles d’avoir des impacts sur l’environnement, la définition des modalités de l’étude de l’évaluation environnementale stratégique et le recours à la consultation publique, le renforcement des rôles des commissions par la création des sous-commissions régionales, en plus de l’adoption de l’audit environnementale prévu dans la loi-cadre précitée.

IRESEN : 2e édition du «Green Africa Innovation Booster» à Yamoussoukro

Après une première édition tenue à Marrakech en 2017, c’est au tour de la capitale administrative ivoirienne Yamoussoukro d’accueillir la deuxième édition du «Green Africa Innovation Booster» (GreenAIB), une plateforme de rencontres, d’échanges et de promotion de l’innovation verte itinérante en Afrique.

Organisée par l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles du Maroc (IRESEN), en partenariat avec l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny de Côte d’Ivoire (INP-HB), les travaux de la 2e édition se dérouleront les 26 et 27 juin courant, avec la participation de plusieurs personnalités et académiciens de différents pays africains, ainsi que d’acteurs de la recherche & développement et de l’innovation en énergies renouvelables en Afrique. Au total, ce sont plus de 100 startups et 1.000 participants qui se réuniront sur cette plateforme autour de conférences, de tables-rondes et d’un espace d’expositions.

Le GreenAIB prévoit également le «Green Africa Innovation Contest», un concours annuel qui vise à renforcer l’esprit d’innovation verte entre opérateurs africains.
En organisant cette compétition, souligne un communiqué de l’IRESEN, l’Institut entend promouvoir l’excellence en matière d’énergie verte et soutenir la recherche et développement ainsi que l’innovation en Afrique. Pour cela, plusieurs sessions de pitching seront organisées pour des porteurs de projets venant du monde entier.

Le concours d’Innovation «Green Africa Innovation Contest» récompensera trois catégories : «Les meilleures startups innovantes», «Le meilleur projet R&D innovant» et «La meilleure thèse de doctorat».

UpM : Séminaire sur les énergies renouvelables en Méditerranée le 21 juin à Barcelone

Un séminaire sur le secteur des énergies renouvelables dans la région de la Méditerranée est prévu le 21 juin à Barcelone à l’initiative de l’Union pour la Méditerranée (UpM) et de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

Baptisée « Séminaire conjoint UpM-BERD : consultation publique sur la stratégie énergétique quinquennale (2019-2023) de la BERD », cette rencontre vise à recevoir les contributions du plus grand nombre possible de parties prenantes afin que toutes les opinions soient entendues, indique l’Union dans un communiqué.

Ce séminaire verra la participation de plusieurs parties prenantes au secteur des énergies renouvelables, notamment des universitaires, des responsables, ainsi que des représentants d’organismes gouvernementaux et de groupes de réflexion qui contribuent au développement du secteur de l’énergie dans la région méditerranéenne.
Par ailleurs, l’UpM relève que la Banque européenne pour la reconstruction et le développement encourage la transition vers des économies de marché et soutient le développement du secteur privé dans plusieurs domaines, dont celui des énergies renouvelables.

C’est dans ce cadre qu’intervient le « SEMed Private Renewable Energy Framework » (SPREF) –Cadre des énergies renouvelables privées– qui vise à surmonter les obstacles entravant le développement des marchés privés des énergies renouvelables au Maroc, en Tunisie, en Égypte et en Jordanie.
Ce projet fournit des mécanismes de financement efficaces et un soutien technique de coopération ciblé pour la mise en œuvre de projets d’énergies renouvelables dans la région.
Le SPREF permettra aux pays concernés d’atteindre leurs objectifs en termes d’énergies renouvelables et de réduire leurs émissions de CO2.

Le projet profitera à plusieurs acteurs dans ces quatre pays de la Méditerranée comme les entreprises d’énergie privées aussi bien locales qu’internationales, les sociétés ou particuliers qui achètent de l’électricité directement auprès du producteur (également appelés intermédiaires financiers) et les responsables politiques.
Ce projet devrait permettre de prévenir l’émission de 780.000 tonnes de CO2 par an.

Par le biais de la SPREF, la BERD prévoit de financer jusqu’à 227,5 millions d’euros (250 millions de dollars) et mobiliser d’autres investissements provenant de divers acteurs pour couvrir des coûts de projet de 834 millions d’euros (917 millions de dollars).

Maroc-Burkina-Faso : Convention de coopération pour le développement des énergies renouvelables

Le Maroc et le Burkina Faso ont signé récemment à Rabat une convention-cadre de partenariat visant le développement de projets d’énergies renouvelables dans les deux pays, a indiqué l’Agence marocaine pour l’énergie solaire (MASEN) dans un communiqué.

Signée par le président de MASEN, Mustapha Bakkoury et le ministre burkinabé de l’Energie, Bachir Ismaël Ouedraogo, cette convention vise à renforcer le socle de coopération entre les deux pays dans le domaine des énergies renouvelables à travers notamment l’échange d’informations, d’expertises, d’expériences et de savoir-faire.
Elle constituera ainsi la plateforme des échanges entre les deux parties, en vue de porter la pénétration des énergies renouvelables dans le mix énergétique à des niveaux appréciables.

A cette occasion, M. Bakkoury a affirmé que « chez Masen, nous croyons fermement que le partage d’expertise et de savoir-faire avec nos voisins du Sud et du Nord, est essentiel au développement technologique et économique des énergies renouvelables, afin d’en faire des technologies compétitives et accessibles ».

Le ministre burkinabé de l’Energie a effectué une visite officielle au Maroc, du 07 au 09 juin, au cours de laquelle il a eu une série de rencontres avec des responsables marocains en charge du secteur de l’énergie.
Cette visite fait suite à l’accord de coopération dans les domaines de l’énergie, des mines et de la géologie signé récemment par le ministre de l’Énergie, des mines et du développement durable, Aziz Rabbah, et le ministre burkinabé du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat Harouna Kaboré.

Cet accord fixe le cadre de la coopération entre les deux pays dans les domaines de l’énergie, des mines et de la géologie notamment en matière d’échange d’informations, d’expertise, d’expériences et de savoir-faire dans ces domaines.
Dans le cadre de cette visite, M. Ouedraogo a eu des entretiens avec le Directeur Général de l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) Saïd Mouline, axés sur le développement de la coopération entre le Maroc et le Burkina Faso dans le domaine de l’efficacité énergétique.

Le ministre burkinabé a également visité le complexe solaire Noor Ouarzazate et s’est dit « émerveillé » par la taille et la qualité de l’investissement. Il a fortement apprécié cette performance du Maroc en la qualifiant de « fierté africaine ».

Électricité : Le Maroc et l’Espagne veulent renforcer l’inter-connectivité pour sécuriser l’approvisionnement

Aziz Rabbah s’entretient avec le ministre espagnol de l’Énergie, du Tourisme et de l’Agenda numérique, Alvaro Nadal Belda

Le ministre de l’Énergie, des Mines et du Développement durable, Aziz Rabbah, a souligné, lundi 28 mai à Rabat, la nécessité de renforcer l’inter-connectivité avec l’Espagne pour bénéficier d’une électricité dans de meilleures conditions et sécuriser l’approvisionnement du marché national en la matière.
Au terme de ses entretiens avec le ministre espagnol de l’Énergie, du Tourisme et de l’Agenda numérique, Alvaro Nadal Belda, M. Rabbah a indiqué, dans une déclaration à la presse, que la coopération énergétique « féconde » entre le Maroc et l’Espagne s’inscrit dans une vision d’intégration régionale qui place le Royaume comme relais entre l’Europe et l’Afrique, notamment en matière d’interconnexion et d’ouverture des marchés, faisant observer que le Maroc travaille sur une 3e ligne d’électricité, compte tenu de la demande croissante au niveau des deux pays.
Tout en exprimant sa satisfaction du niveau de la coopération entre les deux pays en matière d’énergie, le ministre a rappelé les domaines prioritaires retenus dans le cadre d’un Mémorandum d’entente relatif à l’intégration des réseaux et des marchés énergétiques, au développement des énergies renouvelables, aux économies des énergies et à l’efficacité énergétique.
Il a, par ailleurs, relevé l’impératif de créer un cadre favorable pour des joint-ventures entre les entreprises marocaines et espagnoles et d’encourager la création de partenariats privés-privés pour répondre à la demande croissante dans le domaine énergétique, tant aux niveaux espagnol que marocain.
M. Rabbah a souligné que cette entrevue a été, aussi, l’opportunité d’examiner les meilleurs scénarios pour l’avenir de l’après 2021 concernant le projet relatif au Gazoduc Maghreb-Europe (GME), dont le contrat arrivera à terme en 2021.
De son côté, M. Nadal Belda s’est réjoui de l’intensité des relations bilatérales en matière d’énergie, appelant à les consolider davantage dans le cadre de groupes de travail, appelés à privilégier les domaines prioritaires.
« La relation politique entre l’Espagne et le Maroc demeure prioritaire et ne se limite pas à la négociation », a-t-il affirmé, soulignant la nécessité de combiner les efforts dans le domaine énergétique, compte tenu des avantages que ce secteur pourrait apporter au service des deux pays. Le ministre espagnol a, par ailleurs, indiqué que cette rencontre a été l’occasion de partager l’expérience espagnole avec son homologue marocain en matière d’hydrocarbures liquides et d’examiner les moyens à même de garantir une énergie efficace respectant les accords du climat.
Les deux parties ont, également, convenu de préparer conjointement une feuille de route, accompagnée d’un plan d’action, en prévision de la signature d’un Mémorandum d’entente, programmée lors de la prochaine visite du Souverain espagnol au Maroc.

Energie : Le Maroc sur le point d’intégrer le TCIE

Aziz Rabbah s’entretient à Rabat avec le secrétaire général de la Charte internationale de l’énergie, Urban Rusnak

De par ses multiples atouts, le Maroc apporterait par son adhésion au Traité de la Charte internationale de l’énergie une valeur ajoutée pour l’ensemble de ses membres, a indiqué, mercredi 30 mai à Rabat, le secrétaire général de la Charte internationale de l’énergie, Urban Rusnak.
« La politique africaine menée par le Maroc, ainsi que sa position géographique en tant que pont reliant l’Afrique à l’Europe, la sécurité et la stabilité dont il jouit et sa politique de protection des investissements, obligent la Charte de l’énergie à approfondir et accélérer les négociations en vue de son adhésion. Le Royaume dispose, en effet, de l’ensemble des atouts nécessaires et apporterait par son adhésion au Traité de la Charte internationale de l’énergie une valeur ajoutée pour l’ensemble de ses membres », a affirmé M. Rusnak, dans une déclaration à la MAP, au terme de ses entretiens avec le ministre de l’Énergie, des Mines et du Développement durable, Aziz Rabbah.
Le Royaume « s’est engagé très tôt dans l’adhésion à cette Charte en signant en tant que premier pays africain en 2012 la Charte européenne de l’énergie et a couronné cet engagement par l’organisation, en février 2015, du +Rabat Energy Forum+, conjointement avec le secrétariat de la Charte de l’énergie », en plus de sa participation active à toute les sessions de négociation comme preuve tangible de sa volonté d’honorer ses engagements internationaux, a souligné M. Rusnak.
Le Maroc a également signé la Charte internationale de l’énergie en 2015, lors de la conférence ministérielle de La Haye II, a de même rappelé M. Rusnak, faisant remarquer que le Royaume, qui œuvre sans cesse pour la promotion des énergies renouvelables, verrait sa position au niveau international se renforcer davantage grâce à l’adhésion au Traité de la Charte de l’énergie.
A noter que la Charte de l’énergie est une convention sectorielle multilatérale, signée à l’issue de la conférence de La Haye en décembre 1991. Juridiquement non-contraignante, elle met en place le cadre, les fondements et les principes généraux nécessaires à la création d’un climat approprié pour la coopération régionale et internationale dans le domaine de l’énergie.
La Charte a pris, en 1994, la forme d’un instrument international juridiquement contraignant, à savoir le Traité de la Charte de l’énergie, dont la fonction est d’établir et d’améliorer le cadre juridique pour la coopération énergétique, prévu par la charte.
Pour sa part, M. Rabbah a mis en avant la volonté ferme du Maroc pour honorer l’ensemble de ses engagements internationaux, notant que son adhésion au Traité de la Charte devrait prendre compte des opportunités que le Royaume peut s’offrir à travers cette adhésion, ainsi que ses retombées et impacts.
Il a relevé les principaux objectifs de cette Charte concernent le développement des échanges dans le domaine de l’énergie, la coopération, l’efficacité énergétique et la protection de l’environnement, expliquant que la décision doit émaner de l’ensemble des parties concernées, dont le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.
M. Rabbah a de même fait savoir que le Royaume place la réussite de la transition énergétique au centre de ses priorités, en assurant le suivi et la mise en place d’un marché libre pour les énergies renouvelables, laquelle politique préfigure les principes prônés par la Charte.
A l’issue de ces entretiens, les deux parties ont convenu d’élaborer conjointement une feuille de route, accompagnée d’un plan d’action et de la création d’un comité ad hoc chargé d’assurer le suivi des négociations, si toutes les parties prenantes décident de ladite adhésion.

Le président de la BAD : « Le Maroc joue un rôle « stratégique » dans l’expansion des énergies renouvelables en Afrique »

Le Maroc joue un rôle stratégique dans le secteur énergétique et contribue à l’expansion des énergies renouvelables dans le continent africain, souligne le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina.

« Le Maroc est l’un des leaders de l’énergie solaire en Afrique et dans le monde entier. Son agence pour l’énergie durable, Masen, réalise un excellent travail dans ce domaine », a indiqué M. Adesina dans une interview accordée à la MAP au lendemain de la clôture des Assemblées annuelles 2018 de la BAD.

Mettant en avant la qualité des relations entre le Maroc et la BAD, il a fait part de son souhait de voir le Royaume mettre l’agence Masen au service du développement de l’énergie solaire dans d’autres pays africains. « Le Maroc est l’un des portefeuilles de la BAD les plus larges. Nous investissons beaucoup dans le domaine de l’énergie renouvelable », a affirmé M. Adesina, ajoutant que l’institution financière panafricaine soutient l’extension du projet réussi de la Centrale solaire Noor à Ouarzazate.

La BAD a lancé récemment l’initiative « Du désert à l’électricité » qui vise à produire 10.000 mégawatts d’énergie solaire en exploitant l’électricité provenant du soleil dans tout le Sahel, ce qui permettra de connecter 250 millions personnes, a-t-il poursuivi, estimant que le Royaume, à travers Masen, peut accompagner et apporter « une précieuse aide technique » afin d’atteindre les objectifs de ce projet.

Par ailleurs, le président de la BAD a salué la Vision de SM le Roi Mohammed VI pour le développement en Afrique et l’orientation du Royaume vers la coopération sud-sud. « Le Maroc apporte son expertise en matière de technologie, d’innovation, du financement du secteur privé et bien d’autres domaines cruciaux pour l’Afrique », a-t-il noté. Dans ce sens, M. Adesina a jeté la lumière sur l’aéronautique, une industrie où le Maroc « s’est hissé au rang de hub mondial », faisant savoir que la BAD soutient ces efforts en investissant notamment dans le port de Tanger Med. Au sujet de l’emploi des jeunes en Afrique, le président de la BAD a souligné la nécessité de transformer cet atout démographique de l’Afrique en dividende économique.

« L’Afrique est une terre de grandes richesses et au vaste potentiel non encore exploité. Le continent dispose de 420 millions de jeunes de 15 à 35 ans, un chiffre qui devrait passer à 830 millions à l’horizon 2050 », a-t-il fait observer, notant qu’en collaboration avec ses différents partenaires et ses 54 pays membres, la BAD cherche à réduire les menaces économiques et sociales qui privent les jeunes, femmes et hommes, de nombreuses opportunités, les poussant par milliers sur le chemin de la migration, à travers le désert ou la mer méditerranéenne, au péril de leur vie.

Tenues du 21 au 25 mai à Busan (Corée du Sud), les Assemblées annuelles 2018 de la BAD se sont focalisées principalement sur l’accélération de l’industrialisation de l’Afrique, l’une des cinq priorités stratégiques de l’institution panafricaine. Elles ont constitué une occasion pour les responsables issus des différents pays du contient d’échanger entre eux et avec les responsables sud-coréens sur cette thématique.

EDF lance la deuxième édition des Prix EDF Pulse Africa

Fort du succès de la première édition des prix EDF Pulse Africa close en décembre 2017, EDF renouvelle la démarche avec toujours le même objectif : révéler et accompagner des innovateurs africains au service du développement énergétique du continent.

A partir du 23 mai 2018, les start-up africaines pourront soumettre des projets dans trois catégories : production électrique off-grid, usages et services d’électricité et accès à l’eau grâce à l’électricité (agriculture et eau potable). Les start-up sont aujourd’hui définitivement intégrées dans le paysage socio-économique africain.

Pour autant, le dynamisme économique de l’Afrique cohabite avec une réalité plus complexe qui concerne notamment des difficultés d’accès aux financements et à l’industrialisation pour les jeunes entrepreneurs, principaux freins au développement des start-up. Avec les prix EDF Pulse Africa, EDF souhaite contribuer à la dynamique entrepreneuriale en Afrique avec deux objectifs :

  •  Identifier des partenaires potentiels en dénichant les pépites technologiques du continent,
  •  Soutenir l’innovation en associant les entrepreneurs locaux au développement d’offres plus innovantes

Le concours s’adresse aux start-ups de tous les pays africains, aussi bien francophones qu’anglophones. Elles auront jusqu’au 9 juillet 2018 pour déposer leur dossier de candidature sur le site https://africa-pulse.edf.com. Des comités d’experts de l’innovation sélectionneront les dix projets les plus innovants, parmi lesquels le Grand jury décernera trois prix. La remise des prix aura lieu le 22 novembre 2018 à Paris.

Au-delà des dotations pour le développement de projet, les lauréats bénéficieront d’un accompagnement complet, comprenant :

  •  Conseil opérationnel ou financier,
  • Partenariats de développement de projets avec des acteurs locaux tel que « Energy Generation », (incubateur et centre de formation dédiés aux start-up du secteur de l’énergie basé au Togo) et avec les experts d’EDF, notamment via sa filiale EDF Nouveaux Business
  • Accès à l’écosystème d’innovation d’EDF : la R&D et les labos de créativité internes d’EDF.

Cette deuxième édition d’EDF Pulse Africa confirme l’engagement d’EDF aux côtés des entrepreneurs qui relèvent des aujourd’hui les défis de l’Afrique de demain. Implantée en Afrique depuis 50 ans, EDF y développe activement des solutions énergétiques bas-carbone tout en poursuivant l’électrification du continent. La démarche EDF Pulse Africa se situe dans la continuité des prix EDF Pulse qui, depuis leur lancement en 2012, ont déjà permis de faire émerger et d’accompagner 1500 projets d’innovations portés par des start-up en France, au Royaume Uni et en Italie.

Valérie Levkov, Directeur Afrique du Groupe EDF : « Le succès de la première édition d’EDF Pulse Africa a confirmé l’intérêt de cette démarche en révélant l’incroyable potentiel d’innovation des start-up africaines. C’est avec enthousiasme que nous lançons la seconde édition du concours, tout en continuant à accompagner les gagnants de l’édition précédente. Nous espérons voir émerger de nouvelles technologies et de nouveaux produits, qui permettront de répondre aux défis énergétiques du continent africain et qui s’inscrivent dans la dynamique de notre portefeuille de projets hydraulique, biomasse et off-grid en cours de développement en Afrique ».

Rappel des gagnants de la première édition :

1er prix : MAJIK WATER, projet porté par l’entrepreneuse kényane Beth Koigi. Majik Water développe des générateurs d’eau atmosphériques alimentés par des panneaux solaires pour transformer l’humidité de l’air en eau.

2ème prix : LONO, une start-up ivoirienne qui transforme les déchets organiques en biogaz pour le combustible de cuisson et en biométhane pour la production d’électricité.

3ème prix : EDUAIR, projet porté par le camerounais Yann Nkengue. Ce dernier commercialise des box numériques donnant accès à tout type de contenu digital sans connexion internet. Ces boitiers sont connectés et alimentés 24h/24h et favorisent la réduction de la fracture numérique.

Le jury a décidé d’accorder un Prix spécial « coup de cœur » à Nicolas Sancy pour son projet NANOE venu de Madagascar, qui est une solution collective de production, de stockage et de distribution d’énergie solaire en local.

L’ONEE participe à Elec Expo 2018

L’ONEE a pris part, du 9 au 11 mai 2018 à Abidjan, à la première édition du salon itinérant de l’électricité en Afrique «Elec Expo» sous le thème « Eclairer l’Afrique par les africains ». La cérémonie d’ouverture du salon s’est déroulée en présence de la Vice-Présidente de l’Assemblée Nationale Ivoirienne, Mme. Brou Adjoua Jeanne et de l’Ambassadeur du Maroc en Côte d’Ivoire, M. Abdelmalek Kettani.

Organisé à l’initiative de la Confédération Africaine d’Electricité (CAFELEC), «Elec Expo Abidjan» a connu une forte participation de la délégation marocaine conduite par l’Agence Marocaine de Promotion et de Développement des Investissements et des Exportations -AMDIE- et la Fédération Nationale de l’Electricité, l’Electronique & des Energies Renouvelables -FENELEC-.

Cette première édition, qui a vu la participation d’une dizaine de pays du continent, a réuni près de 150 exposants fabricants d’équipements, distributeurs, bureaux d’études, fournisseurs d’électricité, installateurs, bailleurs de fonds et donneurs d’ordre.

Des conférences plénières portant sur les enjeux énergétiques actuels tels que l’efficacité énergétique, les inter-connectivités des pays ou encore les sources d’énergies alternatives ont été organisées en marge de cette manifestation. L’ONEE a pris part au programme de conférences à travers des interventions sur la planification des réseaux de distribution, l’électrification des zones rurales et les travaux sous-tension.

L’italien Enel injecte 169 millions de DH dans ses projets marocains

Près de deux ans après avoir pris pied au Maroc, l’énergéticien Enel y met le turbo. En effet, selon des informations rapportées par Challenge.ma, ce groupe italien qui produit de l’électricité depuis plus d’un siècle vient d’injecter quelques 169 millions de DH dans le capital de sa filiale Enel Green Power Morocco (EGPM) qui participe au plus grand projet éolien au Maroc.

EGPM est membre du groupement qui avait été déclaré adjudicataire, en mars 2016, de la réalisation et l’exploitation du programme éolien intégré de 850 MW qui comprend les parcs éoliens de Midelt (150 MW), Tiskrad (300 MW), Tanger (100 MW), Jbel Lahdid (200 MW) et Boujdour (100 MW). Un groupement qui compte, outre la filiale du quatrième producteur d’électricité au monde (derrière les deux français Engie et EDF et le chinois Datang), le constructeur allemand d’éoliennes Siemens Wind et le leader marocain des énergies renouvelables Nareva (filiale d’Al Mada).

Il faut dire qu’avec une date prévisionnelle de livraison progressive entre 2019 et 2020, les trois partenaires entrent dans une phase des plus capitalistiques de ce projet (notamment celle de l’acquisition des équipements) qui devra requérir de leur part de casser de plus en plus leurs tire-lires respectives pour atteindre les 3 milliards de DH prévus pour leur apport global cumulé en fonds propres (sur un investissement global de 13 milliards de DH).

Le reste fera l’objet de financement bancaire aussi bien auprès de banques locales que des institutions financières internationales telles la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque africaine du développement (BAD), la banque publique allemande KfW qui ont déjà marqué leur accord pour l’accompagnement de ce mégaprojet.

Et Challenge.ma de rappeler qu’Enel Green Power Morocco ne compte pas s’arrêter à son premier succès au Maroc. Cet acteur qui a déjà mis sur place une équipe locale d’ingénieurs et de managers des plus expérimentées scrute actuellement toutes les possibilités offertes par les appels d’offres de l’ONEE et de Masen dans le cadre de l’exécution de la stratégie du pays dans le secteur des énergies renouvelables.