SAR la Princesse Lalla Hasnaa inaugure à Bouknadel le Centre international Hassan II de formation à l’environnement

SAR la Princesse Lalla Hasnaa, préside la cérémonie d’inauguration du Centre international Hassan II de formation à l’environnement

Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa, Présidente de la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement, a présidé, le 18 juin à Bouknadel, la cérémonie d’inauguration du Centre international Hassan II de formation à l’environnement.

Après avoir dévoilé la plaque commémorative relative à l’inauguration du centre international Hassan II de formation à l’environnement, Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa a suivi des explications sur les activités du Centre. Par la suite, SAR la Princesse Lalla Hasnaa a visité l’Accueil et le Hall, la salle de formation et learning, ainsi que la salle plénière, avant de se rendre à une des classes vertes au rez-de-chaussée.

Accompagnée de Mme Laila Skali Lami, architecte du projet, Son Altesse Royale a également visité les installations environnementales de la partie extérieure du Centre.

Par la même occasion, SAR la Princesse Lalla Hasnaa a suivi une présentation de la conception du jardin étagé par M. Pascal Lopez, directeur général de I.D paysage, ainsi que deux autres présentations de la ferme solaire, de la station d’épuration, du bassin de rétention des eaux récupérées et du Compostage, et du jardin de permaculture.

Au terme de cette cérémonie, Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa a posé pour une photo-souvenir au jardin, avec les écoliers et les membres du Conseil d’administration de la Fondation.
La création du Centre international Hassan II de formation à l’environnement, nommé par SM le Roi Mohammed VI, a été portée par Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa. Il est entièrement dédié à la sensibilisation et l’éducation à l’environnement de toutes les cibles qu’elle vise: enfants, société civile, entreprises, administration, collectivités territoriales.

Il est l’aboutissement de 18 années d’engagement de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa, de ses partenaires et de sa Fondation depuis sa création en 2001.

Le Centre international Hassan II de formation à l’environnement constitue aujourd’hui le vaisseau amiral de la Fondation, avec de hautes exigences: être avant-gardiste et en perpétuel renouveau, à la pointe de la pédagogie, à la fois en termes de contenu que d’outils de diffusion.

Forum Africain de l’Energie : « Le Maroc avance à pas sûrs vers la transition énergétique »

Le Maroc avance à pas sûrs vers la transition énergétique et la diversification de son mix électrique, à travers le recours aux énergies renouvelables, a souligné, le 12 juin à Lisbonne, le Secrétaire général du ministère de l’Énergie, des mines et du développement Durable, Mohammed Ghazali.
M. Ghazali, qui intervenait lors d’un panel dédié au Maroc, sous le thème « Modèle énergétique marocain », dans le cadre du 21e Forum Africain de l’Energie, auquel a pris part le Secrétaire général de la Fédération de l’Energie, M. Mohamed El Amrani, regroupant des responsables gouvernementaux de haut niveau et des entreprises privées africaines et européennes de renommée, a fait savoir que le Maroc ne veut pas se limiter uniquement au rôle du consommateur des technologies dans ce domaine.

En effet, lors de cette rencontre qui a eu lieu en présence de l’Ambassadeur du Maroc au Portugal, Othman Bahnini, du Directeur de la stratégie et planification de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), M. Brahim Oumounah, du Président-directeur général de la société Nareva, M. Said Elhadi, et du Directeur général adjoint de la société « Taqa Morrocco », M. Omar Alaoui M’hamdi, l’intégration industrielle locale constitue une composante importante dans la stratégie énergétique, le but étant de mettre en place un écosystème national dans le domaine des Énergies renouvelables. 

Cette politique d’intégration a commencé déjà à donner ses fruits, s’est félicité le responsable marocain, citant, dans ce contexte, l’exemple de l’usine de fabrication de pales éoliennes qui a vu le jour, destinée aussi bien au marché local qu’à l’exportation, moyennant un investissement de 100 millions d’Euros, avec une capacité annuelle de production équivalente à 1000 MW.

C’est dans ce sens que le Royaume du Maroc s’active à renforcer ses interconnexions électriques avec ses voisins, à travers le développement de nouvelles interconnexions électriques avec le Portugal (1000 MW), l’Espagne (700 MW), et la Mauritanie qui est en cours de réflexion.
Par ailleurs, le ministère a déposé cette année la mouture finale du texte 13-09 qui va ouvrir la voie davantage au privé, intégrer le périmètre de la moyenne tension, faciliter le traitement des données d’autorisation, introduire la notion de déclaration pour les projets de faible capacité et dépasser les dysfonctionnements de l’actuelle version. 

Dans le même ordre d’idées, a rappelé le secrétaire général, le Maroc a signé le 19 décembre 2018 à Bruxelles la déclaration conjointe pour l’ouverture du Marché des Énergies renouvelables entre les pays partenaires de ce projet, à savoir le Portugal, la France, l’Espagne et l’Allemagne, avec pour objectif d’accroître les échanges d’énergies renouvelables résultant de l’intégration du marché de l’électricité dans les cinq pays signataires.

Ainsi, le soutien à la recherche et l’innovation dans le domaine des énergies renouvelables représente, selon lui, un élément essentiel afin d’aboutir à de nouvelles solutions pour une meilleure intégration des Énergies renouvelables et accompagner la stratégie énergétique nationale.

Sur le même registre, le Maroc a décidé d’accélérer la cadence des actions d’efficacité énergétique à travers une vision stratégique, dans le but d’atteindre une économie d’énergie de l’ordre de 20% à l’horizon 2030, a-t-il relevé, notant que cette stratégie, en cours de finalisation, vise essentiellement les secteurs économiques grands consommateurs d’énergie, à savoir le transport, le résidentiel, l’industrie, l’agriculture et l’éclairage public.

La première phase de cette stratégie sera mise en œuvre dans le cadre d’un contrat programme entre l’État, les régions et l’Agence marocaine pour l’Efficacité énergétique pour les cinq premières années.
Le Gouvernement se penche actuellement sur un grand chantier qui est celui de l’exemplarité de l’État en matière de l’efficacité énergétique, lequel chantier jouera un rôle de catalyseur et de démonstrateur permettant ainsi d’accélérer la mise en œuvre de la stratégie nationale d’efficacité énergétique ciblant notamment le secteur public, et de conforter le rôle exemplaire de l’État en tant que moteur de développement du marché de l’efficacité énergétique au Maroc.

L’attractivité du modèle énergétique marocain revient, entre autres, aux modèles de financement mis en place par les pouvoirs publics pour assurer les financements des projets énergétiques, vu que « le Maroc a su répartir les contraintes financières liées au développement des projets d’énergies renouvelables, grâce à son modèle de PPA (Power Purchase Agreement) qui a connu une évolution remarquable depuis le premier PPA de la centrale de Jorf Lasfar aux années 90 jusqu’au dernier PPA de Noor Ouarzazate », a-t-il expliqué. Ce modèle, qui assure un cadre juridico-institutionnel clair garantissant une sécurité juridique pour les investisseurs et bailleurs de fonds, permet également d’optimiser la conception des projets électriques et ce, par un meilleur dimensionnement de l’investissement et une mise en œuvre des technologies les plus performantes, a souligné M. Ghazali.

Le succès de la transition énergétique marocaine est le résultat d’une grande volonté politique, d’une stratégie énergétique claire, réaliste et chiffrée, des projets attractifs, des réformes législatives et réglementaires appropriées, une adhésion à une vision régionale d’intégration des marchés et des réseaux énergétiques et une convergence avec les politiques sectorielles du pays, a-t-il affirmé.
Le marché énergétique marocain est ouvert et hautement compétitif, a assuré le secrétaire général qui a saisi cette occasion pour inviter les entreprises à participer activement aux grands chantiers et aux programmes d’investissements lancés au Maroc et également en Afrique, continent dans lesquels le Maroc dispose d’une vision de coopération, notamment dans le domaine de l’énergie.

Audit énergétique obligatoire à partir de décembre 2019

Le décret N° 2-17-746, relatif à l’audit énergétique obligatoire et aux organismes d’audit énergétique vient d’être publié au bulletin officiel du 2 mai 2019. En effet, à partir de décembre 2019, les entreprises à haute consommation d’énergie devront se soumettre à un audit énergétique obligatoire. Les données récoltées aideront le gouvernement à affiner sa stratégie d’efficacité énergétique.

Ce décret, qui comprend les obligations générales qui doivent être respectées par les assujettis à l’audit énergétique obligatoire et les organismes d’audit, définit ainsi le niveau de consommation d’énergie assujetti à l’audit énergétique, à savoir 1 500 tonnes par an pour les entreprises et les institutions du secteur industriel et 500 tonnes par an pour le secteur des services et les sociétés de transport et de distribution d’énergie.

Le décret définit aussi les méthodes de réalisation de l’audit énergétique obligatoire par secteur, la présentation de ses résultats, la période d’audit obligatoire fixée à 5 ans, les principales conditions et modalités de délivrance, de renouvellement et de suspension de l’accréditation délivrée aux organismes d’audit, ainsi que la validité de l’accréditation fixée à 5 ans et les modalités de contrôle des organismes d’audit.

Etude : Le développement de l’efficacité énergétique tributaire des investissements du secteur privé

M. Aziz Rabbah lors de la présentation de la seconde revue en profondeur de la politique énergétique nationale

Le développement de l’efficacité énergétique nécessite l’accroissement de la part des investissements du secteur privé, tout en poursuivant les différentes réformes et en consolidant le rôle de l’autorité nationale de régulation de l’électricité (ANRE), selon une étude présentée mardi 7 mai à Rabat.

Cette étude, intitulée « Seconde revue en profondeur de la stratégie énergétique du Maroc » et réalisée dans le cadre de la coopération du ministère de l’Énergie, des Mines et du Développement durable avec l’Agence internationale de l’Énergie (AIE), en concertation avec des acteurs publics et privés, recommande la pleine opérationnalisation de l’ANRE, avec l’accès au réseau, l’ouverture du marché et le renforcement de la planification du système, de son fonctionnement et de la qualité de son approvisionnement.

Présentée par le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol, l’étude plaide pour la consolidation des missions de l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE), afin de garantir la réalisation des objectifs nationaux en la matière, d’inciter l’efficacité énergétique par des prix plus fondés sur les coûts et de renforcer le respect des normes de construction.

La nécessité de tirer profit des énergies renouvelables pour contribuer dans d’autres secteurs, tels que le logement, l’industrie ou les transports et de mettre en place une nouvelle stratégie sur l’efficacité énergétique à l’horizon 2030, allant au-delà d’une approche graduelle, avec l’engagement de toutes les composantes, figurent parmi les solutions proposées par ce document, qui porte, entre autres, sur les programmes, les projets et les réformes lancés dans le cadre de la stratégie énergétique nationale, ainsi que sur les objectifs fixés dans les domaines des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, des énergies fossiles, de l’électricité, de la recherche et développement et du changement climatique.

S’exprimant à cette occasion, le ministre de l’Énergie, des Mines et du Développement durable, Aziz Rebbah a indiqué ces recommandations permettront de renforcer l’attractivité de la stratégie énergétique marocaine, converger vers une gouvernance plus efficiente du secteur et de relever le défi de la résilience énergétique.

Les résultats de cette analyse, qui s’inscrivent dans la vision stratégique, seront des clefs pour accélérer la transition énergétique du Maroc, qui impliquera une évolution de la politique énergétique vers une politique déterminée par l’offre et d’une production propre et décentralisée, a fait savoir M. Rebbah.

La mise en œuvre de la stratégie énergétique a permis, également, de développer une expertise nationale au niveau des institutions publiques et privées, ce qui a permis de lancer des réformes importantes ciblées en matières législative, réglementaire et institutionnelle, a-t-il poursuivi.
Le Royaume, à travers ces orientations stratégiques, vise l’appropriation des technologies prometteuses de valorisation des ressources énergétiques renouvelables et le développement d’un tissu industriel national orienté vers la durabilité, en mesure d’accompagner les projets de développement des énergies renouvelables, en plus d’assurer la compétitivité requise à l’export et donner une impulsion forte à la recherche et développement et à l’innovation technologique.

En marge de la COP 22 en novembre 2016, le Maroc est devenu le premier pays africain à être membre associé de l’AIE, un organisme international composé de 30 pays et qui assure, entre autres, un rôle de conseil auprès de ses membres, avec plus de 200 experts de l’énergie.

Le modèle marocain suscite un grand intérêt au « Dialogue de Berlin sur la transition énergétique »

Le modèle énergétique marocain a suscité un grand intérêt lors du forum international « Dialogue de Berlin sur la transition énergétique », tenu les 9 et 10 courant dans la capitale allemande.
Les participants à cette rencontre internationale ont souligné l’efficacité de la politique menée par le Royaume dans ce domaine, faisant part de leur souhait de voir se renforcer davantage les relations de coopération et le partenariat entre le Maroc et l’Allemagne, particulièrement en matière des énergies renouvelables.

La délégation marocaine, conduite par le ministre de l’Énergie, des Mines et du Développement durable, Aziz Rebbah, a participé aux différents débats et manifestations organisés dans le cadre de ce forum, l’un des plus importants du monde autour de la transition énergétique mondiale, auquel ont assisté cette année quelque 2.000 participants et plus de 50 délégations gouvernementales de haut niveau de tous les continents.

La délégation a mis en avant l’expérience marocaine dans le domaine des énergies renouvelables, d’efficacité énergétique, de transition vers l’industrie énergétique, de développement de la recherche scientifique, de partenariats avec des organisations internationales, ainsi que de la position du Maroc en tant que plaque tournante pour les échanges et les investissements dans le domaine des énergies.
Ce forum de deux jours a également été l’occasion pour la délégation marocaine de soulever des défis futurs tels que la numérisation du système électrique, le stockage de l’électricité issue des énergies renouvelables et les énergies du futur, dont le Maroc commence à s’y intéresser telles l’hydrogène et la production des batteries.

D’autres défis ont été également mis en avant à l’instar de l’évolution accélérée du marché des liaisons électriques et les perspectives pour les pays en voie de développement en matière de l’économie énergétique et de la recherche scientifique, ainsi que la possibilité pour certains pays, comme le Maroc, de devenir des exportateurs d’électricité et de l’énergie.
M. Rabbah a tenu une série de réunions et des entretiens bilatéraux en marge de ce forum international avec plusieurs ministres de pays participants, des responsables d’organisations internationales et d’importants acteurs du secteur de l’énergie.

M. Rabbah a relevé le grand intérêt que l’expérience marocaine dans le domaine énergétique a suscité, ajoutant avoir insisté lors ces réunions sur la nécessité de renforcer la coopération et de programmer des activités conjointes dans l’avenir.
Il a souligné avoir tenu deux réunions importantes, une avec le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie, au cours de laquelle les deux parties sont convenues du programme pour la présentation prochaine du rapport sur le Maroc et l’accord de coopération tripartite entre le Maroc, l’Agence et l’Afrique.

La deuxième rencontre avec le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable, Francisco La Camera, a porté sur la coopération entre les deux parties et la présence du Royaume au sein de ces deux organisations.
« L’agence a développé une approche basée sur l’action », a souligné M. La Camera lors de son entrevue avec le responsable marocain, notant que le choix a été porté sur le Maroc, « pays modèle qui a prouvé que tout était possible » pour la mise en application de cette approche.

Pour sa part, M. Rabbah a présenté à l’Agence des propositions concrètes qui seront étudiées dans les prochaines semaines et convenu avec ses interlocuteurs de la tenue des sessions de travail afin de poursuivre les échanges et lancer des initiatives conjointes dans le domaine des énergies renouvelables.

Dans le cadre de ce forum, le ministre a participé à un débat sur l’avenir des centrales énergétiques durant lequel il a mis l’accent sur les efforts du Maroc pour devenir une plaque tournante régionale pour la production et l’exportation d’énergie.
Il a fait observer que le Royaume s’érige désormais comme « un modèle réussi » dans le domaine de la transition énergétique, aspirant à augmenter la part des énergies renouvelables à 42% d’ici 2020 et à 52% d’ici 2050.

Le Maroc a également participé à une table ronde sur la transition énergétique à travers le programme « économie circulaire » de l’OCP.

Vivo Energy mobilise ses collaborateurs pour un défi original à l’occasion de la « Journée de Terre »

Vivo Energy Maroc confirme son engagement en faveur de la protection de l’environnement à l’occasion de la journée de la Terre.  L’entreprise a mobilisé ses collaborateurs pour organiser une action de collecte et nettoyage des déchets.  Placée sous le signe du « Trash Challenge » – un défi international qui consiste à prendre en photo un espace de nature avant et après l’avoir nettoyé de ses déchets – cette action menée en collaboration avec la Fondation Zakoura a été enrichie d’une autre composante. Les déchets recyclables collectés auront une deuxième vie à travers un atelier dédié à cet effet. Il s’inscrit dans le programme d’éducation à l’environnement « Mama Tabiaa », lancé par Vivo Energy Maroc depuis 2015 dans plusieurs écoles primaires publiques du Royaume. L’objectif est de faire adopter des gestes éco-citoyens aux écoliers et les sensibiliser aux enjeux environnementaux.

« Nous sommes fiers de l’engouement de nos collaborateurs pour participer aux différentes actions citoyennes de l’entreprise. Ils ont été nombreux à relever le « Trash Challenge », démontrant leur implication à défendre les causes environnementales. Notre satisfaction est grande de voir aussi les enfants bénéficiaires du programme Mama Tabiaa partie prenante de ce défi. Ils mettent en pratique leur formation et sont le symbole de l’émergence une nouvelle génération d’éco-citoyens » a déclaré Hind Mejjati Alami, Directrice de la Communication de Vivo Energy Maroc.

Rita El Kadiri, Directrice Générale – Développement et Partenariats de la Fondation Zakoura a commenté : « Notre partenariat en matière d’éducation à l’environnement avec Vivo Energy Maroc est un bel exemple de collaboration pour la promotion d’un engagement éco-citoyen. Il inscrit nos actions dans une démarche de sensibilisation et d’éducation durable et attribue à nos bénéficiaires directs le rôle d’ambassadeurs spontanés de la cause environnementale ! ».

SIAM 2019 : L’AMEE sensibilise sur le rôle du pompage solaire comme levier d’efficacité énergétique dans l’agriculture

L’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) a présenté, jeudi (18/04/19) lors d’un atelier au 14e Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM 2019) à Meknès, le système du pompage solaire comme levier d’efficacité énergétique et de développement durable dans le secteur de l’agriculture.

L’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) a présenté, le 18 avril lors d’un atelier au 14e Salon International de l’Agriculture au Maroc (SIAM 2019) à Meknès, le système du pompage solaire comme levier d’efficacité énergétique et de développement durable dans le secteur de l’agriculture.
Organisé par l’AMEE en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Fonds pour l’environnement mondial (GEF), cet atelier de sensibilisation a pour objectif d’informer sur les atouts et les avantages du pompage solaire, échanger sur les contraintes opérationnelles (techniques, financières organisationnelles) et leur impact sur le développement durable du marché du pompage solaire et d’identifier les attentes et les priorités des acteurs régionaux et locaux pour le développement des projets de pompage solaire.
A cette occasion, le directeur général de l’AMEE, Said Mouline, a mis en relief les opportunités de l’économie d’énergie dans le secteur agricole pour baisser la facture énergétique, appelant à davantage d’utilisation de technologies par les agriculteurs pour diminuer la consommation du diesel et du gaz butane.

Il a rappelé, à cet effet, la mise en place d’un label « Taqa pro pompage » en partenariat avec la profession et le secteur privé, notant l’importance de former des installateurs, qui assurent les taches d’installation et d’entretien dans le monde rural.
M. Mouline a mis en avant l’existence des solutions de financement destinées aux agriculteurs pour s’équiper en pompes solaires ainsi que les acteurs de sensibilisation, citant, à cet égard, les départements de l’agriculture et de l’énergie, les banques et le secteur privé.

Pour sa part, Amal Nadim, chargée du portefeuille environnement au sein du PNUD, a réitéré l’engagement et la disponibilité de l’organisation onusienne à œuvrer pour un développement durable et inclusif au Maroc, se félicitant du travail accompli, depuis 2017 en partenariat avec l’AMEE, pour la promotion de pompage solaire au niveau national en faveur des agriculteurs.

De même, M. Mohamed Ouchkif, directeur général de Tamwil El Fellah (filiale spécialisée du Crédit Agricole du Maroc), a estimé que le pompage solaire constitue une alternative pour les petits agriculteurs pénalisés par leur charge énergétique et qui renforce, de surcroît, la compétitivité du secteur grâce à la maîtrise des coûts de production.

Tamwil El Fellah, spécialiste de financement des petits agriculteurs exclus de financements bancaires classiques, est le premier à mettre en place des moyens et mécanismes de financement dédiés à l’investissement dans cette solution, qui peut être amortie sur une durée moyenne et devenir rentable, a-t-il expliqué.

Cette rencontre a été marquée par la signature d’une convention entre l’AMEE et l’Office National du Conseil Agricole (ONCA) portant sur l’accompagnement au développement du pompage solaire dans le secteur agricole.
La convention prévoit, entre autres, la mise en œuvre d’un programme de sensibilisation et de conseil agricole sur le pompage solaire lié à l’irrigation localisée au profit des conseillers de l’ONCA des régions de l’Oriental, de Béni Mellal-Khénifra et de Souss-Massa ainsi qu’un autre programme de formation sur le pompage solaire en liaison avec les techniques et méthodes d’irrigation localisée et de fertirrigation.

L’AMEE a signé également une autre convention de partenariat avec l’association Resovert Béni-Mellal-Khénifra des entreprises et des compétences en énergies durables portant sur la promotion du développement des systèmes de pompage photovoltaïque pour l’irrigation et qui fixe le cadre de collaboration entre les deux parties pour la mise en œuvre des actions d’accompagnement, de sensibilisation et de communication en la matière.

Ce partenariat s’articule autour de la formation des membres de l’association sur le pompage solaire et de l’accompagnement du Resovert dans le processus de label Installateurs Pompage solaire (TaqaPro – pompage solaire) et sa promotion dans les salons dédiés aux énergies vertes et à l’efficacité énergétique.

Le Maroc s’est engagé dans une dynamique visant l’intégration à grande échelle des mesures d’économie d’énergie et de développement durable notamment dans le secteur agricole. A cette fin et pour soutenir cette dynamique, l’AMEE en partenariat avec le PNUD et le GEF, a initié un projet ayant pour finalité la création d’un cadre propice au développement des systèmes de pompage solaire dans le domaine de l’agriculture et de l’irrigation agricole.

Ce projet sera concrétisé, à travers, la mise à niveau du secteur privé pour le développement d’un marché de haute qualité, un système de normalisation et de labellisation des équipements, de certification des opérateurs et de formation des installateurs et du renforcement des capacités institutionnelles pour la structuration du marché.

Il repose également sur la consolidation de la capacité nationale de production d’équipements de pompage solaire permettant à l’industrie locale de bénéficier de la technologie et de créer des emplois, sur la mise en application d’un cadre de suivi des impacts en matière d’atténuation des émissions des gaz à effet de serre (GES) ainsi que sur des outils et des mécanismes de financement facilitant l’acquisition des systèmes.

L’IRESEN signe pour 20 projets avec des partenaires scientifiques et industriels

Tenue, mardi (16/04/19) à Rabat, de la cérémonie de signature des conventions de financement des projets de recherche et développement en présence du ministre de l’énergie, des mines et du développement durable, Aziz Rabbah dans le cadre de l’appel du projet « Green INNO-PROJECT » et des projets d’innovation lancés par l’institut de Recherche en énergie Solaire et énergies Nouvelles (IRESEN) au titre de l’année 2018, pour le financement de projets collaboratifs portés par les universités et entreprises marocaines et Étrangères

Les conventions de financement de vingt projets dédiés aux énergies renouvelables ont été signées, le 16 avril à Rabat, entre l’Institut de recherche en énergie solaire et en énergies nouvelles (IRESEN) et plusieurs partenaires scientifiques et industriels.
Les projets sélectionnés par l’IRESEN touchent de nombreux domaines allant du stockage à la mobilité électrique, en passant par l’énergie solaire photovoltaïque, l’efficacité énergétique et la biomasse.
Ces projets ont été développés dans le cadre d’un partenariat entre des universités et des instituts de recherche du Maroc et de l’étranger d’une part, et des entreprises opérant dans le domaine industriel d’autre part. Seize parmi eux sont des projets collaboratifs de recherche appliquée qui relèvent du domaine de la recherche et développement, et quatre sont des projets d’innovation destinés à la commercialisation. Dans le secteur du bâtiment par exemple, il est question, entre autres, de projets portant sur « le développement d’un système de gestion de l’énergie pour les bâtiments intelligents » et sur « l’éco-construction durable basée sur la valorisation des déchets fibreux pour la fabrication des briques ».
En agriculture, les projets retenus visent « la conception et la réalisation d’une station expérimentale agro-photovoltaïque intelligente pour une agriculture résiliente au changement climatique », ou encore « le développement de nouveaux biocombustibles issus des résidus des unités de trituration d’olives au Maroc ».
Un budget de 30 millions DH est alloué au financement de ces projets portés par 23 universités et 22 entreprises marocaines travaillant en partenariat avec dix universités étrangères, a déclaré à la presse le directeur général de l’IRESEN, Badr Ikken, en marge de la cérémonie de signature qui s’est déroulée au siège du ministère de l’Énergie, des Mines et du Développement durable.
Les projets sélectionnés vont contribuer à « la promotion des compétences dans notre pays, tout en développant la recherche appliquée, l’innovation et l’industrialisation de solutions technologiques » qui vont faire du Maroc « un exemple en matière de développement des technologies vertes », a expliqué M. Ikken.

De son côté, le ministre de l’Énergie, des Mines et du Développement durable, Aziz Rebbah, a souligné que les nombreux partenariats dédiés à l’énergie et à l’industrialisation énergétique que l’IRESEN noue avec les universités, les entreprises et les centres de recherche internationaux, témoignent de l’attractivité du Royaume en tant que plateforme de production et de recherche scientifique en la matière. La cérémonie de signature des conventions s’est tenue en présence d’un parterre d’universitaires, de chercheurs et de chefs d’entreprises.

Efficacité énergétique : L’AMEE accompagne les établissements d’ingénierie

L’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE) a clôturé, le 12 avril, la phase pilote de son projet d’accompagnement de quatre établissements de formation en ingénierie pour l’intégration dans leurs cursus d’un module portant sur l’efficacité énergétique en industrie.
Le programme de développement et de déploiement de ce module a été mené dans sa phase pilote avec l’École nationale supérieure des mines de Rabat, la Faculté des sciences et techniques de Tanger et les Écoles nationales des sciences appliquées de Tanger et d’Al Hoceïma.

Ce projet, mené avec l’appui de la Coopération internationale Allemande GIZ, a pour objectif, d’une part, de contribuer aux efforts déployés en vue de doter le pays de compétences nécessaires en quantité et en qualité dans ce domaine et, d’autre part, de développer une expertise nationale capable de relever le challenge visé par le Royaume en matière d’économie d’énergie et de préservation de l’environnement.
Dans le détail, ce programme consiste au développement d’un module de formation en « Efficacité énergétique en industrie » basé sur des pratiques internationales adaptées au contexte industriel marocain ainsi qu’au renforcement des capacités des enseignants via une formation des formateurs pour pouvoir l’intégrer, par la suite, dans leurs cursus.

L’adoption de l’approche multi-établissements durant la phase pilote de ce projet vise principalement à répondre à l’objectif d’asseoir un cadre favorable pour l’initiation du réseautage, de synergie et d’échange entre les établissements partenaires, a expliqué le Directeur général de l’AMEE, Said Mouline.
L’efficacité énergétique requiert un travail de réglementation, d’accompagnement technique et financier ainsi que des actions de formation et de sensibilisation, a indiqué M. Mouline à cette occasion, soulignant que la formation est primordiale pour disposer de compétences spécialisées dans ce domaine qui joue un rôle déterminant dans la compétitivité des entreprises et de l’économie.

« Aujourd’hui c’est le cycle de formation des formateurs que nous avons clôturé. Les établissements d’ingénierie partenaires disposent, désormais, de formateurs capables de dispenser des cours théoriques et des formations pratiques dans le domaine de l’efficacité énergétique en industrie », a-t-il assuré, soulignant, à cet égard, l’importance de mettre les formations et les méthodes pédagogiques en réseau en vue de faciliter les échanges aussi bien entre les établissements d’ingénierie qu’avec les partenaires internationaux.

« Nous croyons que c’est par la formation que nous allons parvenir à renforcer les capacités, à avoir les experts et les spécialistes de demain dans ce domaine », a-t-il soutenu, notant que l’AMEE dispose d’un centre de formation qui accompagne non seulement les établissements nationaux mais également ceux d’autres pays du continent.

En développant la formation dans le domaine de l’efficacité énergétique, a-t-il insisté, l’on contribue aussi bien à la réduction de la facture énergétique des entreprises, au développement de leur compétitivité et à la promotion de l’économie verte et de l’emploi. Pour sa part, le Secrétaire général du ministère de l’Énergie, des mines et du développement durable, Mohammed Ghazali, a indiqué que l’efficacité énergétique est un pilier essentiel de la stratégie énergétique du Royaume, notant que « tout le savoir, toute l’approche et toute l’industrie de cette efficacité énergétique reposera essentiellement sur les ressources humaines, d’où l’importance de disposer de compétences qualifiées dans ce domaine ».

Le Maroc ambitionne d’atteindre des économies d’énergie de 15% à 20%, a rappelé M Ghazali, relevant que pour réaliser cet objectif, l’accent doit être mis sur l’industrie, un secteur qui représente, à lui seul, 38% de la facture énergétique nationale.
Il a également souligné que le Maroc ambitionne non seulement d’atteindre une optimisation de la consommation énergétique mais aussi de créer tout un modèle économique d’efficacité énergétique propre aux Marocains à travers lequel il contribuera à la compétitivité des entreprises industrielles et à la création d’emplois et d’une valeur ajoutée substantielle dont les retombées profiteront à l’ensemble de l’économie nationale.

Le « Réseau Forma Indus » a pour objectifs de renforcer les compétences, assurer la démultiplication des formations et des formateurs, garantir la professionnalisation, mutualiser les moyens et les services et adapter les dispositifs de formation à l’évolution des pratiques professionnelles et aux disposions réglementaires.

Énergie électrique : Hausse de plus de 27% de la production nationale

Le secteur de l’énergie électrique a enregistré, à fin février 2019, une augmentation de sa production nationale de 27,1%, après +7,7% un an auparavant, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).

Cette dynamique a bénéficié de la progression de la production privée de 53,7% après +0,5% à fin février 2018 et de celle des projets développés dans le cadre de la loi 13-09 (+135,4%), atténuée par un recul de la production de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) de 22,3%, précise la DEPF dans sa note de conjoncture d’avril 2019.

Pour sa part, la consommation de l’énergie électrique s’est appréciée de 1% à fin février 2019 contre +3,7% il y a une année, fait savoir la même source, notant que cette évolution recouvre une quasi-stagnation des ventes de l’énergie de très haute, haute et moyenne tension et une hausse de celles de l’énergie de basse tension de 4,8%.

Par ailleurs, la note fait ressortir que le solde des échanges de l’énergie électrique avec l’Algérie et l’Espagne s’est replié de 135,1% à fin février 2019, suite au recul du volume de l’énergie importée de 93,5%, allégé par le renforcement de celle exportée de 1788,3%, dans un contexte d’une hausse de l’énergie nette appelée de 3,7%, après +4,4% un an plus tôt.