Chimie et parachimie : les énergies renouvelables, facteur clé de compétitivité pour les entreprises

Le recours aux énergies renouvelables dans les industries chimique et parachimique constitue un levier stratégique pour renforcer la compétitivité des entreprises nationales, a affirmé, le 13 mai à Rabat, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

Dans une allocution lue en son nom par le secrétaire général du Département de la Transition énergétique, Mohamed Ouhmed, à l’ouverture du 4e Forum International de la Chimie, Mme Benali a souligné que l’utilisation de ces énergies permet aussi de réduire l’empreinte carbone des entreprises et améliorer leur résilience face à la volatilité des marchés énergétiques internationaux.

Grâce au développement du solaire, de la capacité de stockage et de solutions d’autoproduction, les industries marocaines, notamment dans le secteur de la chimie, disposent désormais d’opportunités concrètes pour décarboner leurs procédés, optimiser les coûts énergétiques et répondre aux niveaux d’exigence environnementale des marchés internationaux.
En outre, la ministre a noté que l’hydrogène vert apparaît comme une solution stratégique pour accélérer la décarbonation de l’industrie lourde en offrant une alternative propre aux poussières combustibles dans plusieurs paysages industriels.

D’après elle, le développement de cette filière permettra non seulement de réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi de positionner le Royaume comme un hub régional de production et d’exportation de molécules vertes et de produits industriels décarbonés à forte valeur ajoutée en cohérence avec les ambitions nationales en matière de transition énergétique et de développement durable.

Pour sa part, le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, a relevé que l’industrie chimique s’impose plus que jamais comme un vecteur central de l’intégration économique et de l’équité territoriale au Maroc.

« L’enjeu consiste désormais à poursuivre et approfondir les efforts en matière d’intégration industrielle régionale, conformément à la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, érigeant ce secteur en un véritable choix stratégique pour consolider la souveraineté nationale et bâtir une économie résiliente face aux chocs exogènes ».

Mettant en exergue le rôle fondamental et transversal de la chimie, M. Hejira a indiqué que ce secteur est appelé à accompagner avec succès les transitions technologique, énergétique et environnementale en cours à l’échelle mondiale.

De son côté, le vice-président de la CGEM, Said Elhadi, a estimé que la chimie représente le « fil conducteur invisible » traversant l’ensemble des filières pour constituer le moteur le plus puissant de l’intégration industrielle nationale.

Elhadi a insisté sur la nécessité de dépasser le stade de l’exportation de matières brutes au profit de la création de la valeur ajoutée locale, citant le Groupe OCP où la transformation du phosphate brut en engrais permet de multiplier la valeur de la roche de 3 à 5 fois.

Dressant le diagnostic de la situation actuelle, il a jugé important le renforcement de la souveraineté industrielle du Royaume à travers la substitution locale des importations de produits chimiques intermédiaires.

Placé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ce forum se positionne comme un rendez-vous stratégique pour accompagner l’émergence d’un écosystème industriel intégré, où la chimie joue un rôle central dans la création de synergies, la montée en gamme des filières et le développement d’une industrie durable et connectée aux dynamiques mondiales.