Mounir El Bari réélu à la présidence de la COVAD pour le mandat 2026-2031
Mounir El Bari a été réélu, le 7 mai courant à Casablanca, président de la Coalition pour la Valorisation des Déchets (COVAD) pour le mandat 2026-2031, à l’issue de l’Assemblée Générale Élective de la coalition.
Un communiqué de la COVAD indique que cette Assemblée s’est tenue en présence des membres de la Coalition, des opérateurs de la collecte, du tri, du recyclage et de la valorisation, ainsi que des représentants institutionnels, économiques et associatifs engagés dans la structuration de l’économie circulaire au Maroc, marquant une nouvelle étape pour accompagner la mise en œuvre effective des politiques d’économie circulaire au Maroc.
La même source souligne que cette Assemblée s’est tenue avec la participation de représentants du ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable, du ministère de l’Industrie et du Commerce, de l’Association des Enseignants des Sciences de la Vie et de la Terre (AESVT), de l’Agence Marocaine de l’Efficacité Énergétique et de l’ONEE Branche Eau, traduisant la dimension collective, public-privé et intersectorielle de ce chantier national.
Selon la COVAD, cette réélection s’inscrit dans la continuité d’un premier mandat 2021-2025 consacré à la structuration institutionnelle de la Coalition, au renforcement du dialogue public-privé et au positionnement de la valorisation des déchets comme levier central de l’économie circulaire au Maroc.
Sous la présidence de Mounir El Bari, poursuit le communiqué, le mandat 2021-2025 a permis à la COVAD de passer d’une coalition émergente à un acteur institutionnel reconnu. Cette dynamique s’est structurée autour de plusieurs avancées majeures : l’élargissement de la gouvernance interne, la mise en place de commissions thématiques, la conduite de missions stratégiques avec des partenaires nationaux et internationaux, la consolidation d’un dialogue institutionnel continu avec les pouvoirs publics, ainsi que le renforcement des mécanismes de transparence, de reporting et de redevabilité vis-à-vis des membres et parties prenantes.
La même source affirme que les prises de parole du ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable, du ministère de l’Industrie et du Commerce et de l’AESVT ont d’ailleurs salué les réalisations portées par la COVAD sous le premier mandat de M. Mounir El Bari, ainsi que son engagement constant en faveur de la structuration de l’écosystème. Elles ont également rappelé l’urgence d’accélérer la transition vers un modèle plus circulaire, dans un contexte où la gestion des déchets devient un enjeu de compétitivité industrielle, de souveraineté, d’accès aux marchés internationaux, de finance climat, de sécurité des ressources et de création d’emplois.
En effet, le Maroc dispose aujourd’hui d’un socle stratégique, institutionnel et financier important pour accélérer cette transition. L’enjeu est désormais de transformer ce potentiel en exécution effective, en activant de manière cohérente les leviers réglementaires, économiques, territoriaux et opérationnels nécessaires au passage à l’échelle. Cela suppose de passer d’un cadre réglementaire largement établi à une application plus structurée, notamment à travers la mise en place effective de la Responsabilité Élargie du Producteur, l’encadrement de la réincorporation des matières recyclées dans les processus productifs, ainsi que le renforcement du contrôle et de la traçabilité sur l’ensemble de la chaîne de valeur.
Cette dynamique devra également s’appuyer sur une fiscalité verte et des mécanismes économiques incitatifs, capables d’orienter les comportements des producteurs, des consommateurs et des opérateurs vers la prévention, le tri à la source, l’investissement et la valorisation. Elle implique enfin une gouvernance territoriale intégrée, permettant d’aligner les orientations nationales avec les réalités des communes, des régions, des zones industrielles et des bassins de consommation.
À cette échelle, l’économie circulaire ne se décrète pas uniquement par les textes : elle se construit par la coordination des acteurs, la qualité des flux collectés, la viabilité économique des filières et l’adhésion progressive des citoyens. C’est à cette condition que le déchet pourra être pleinement reconnu comme une ressource à réintroduire dans l’économie nationale, au service de la compétitivité, de l’emploi et de la résilience des territoires.
Pour cette nouvelle séquence, la COVAD entend poursuivre son rôle de plateforme de dialogue, de plaidoyer et de coordination, en appui à la mise en œuvre effective des politiques d’économie circulaire au Maroc. Sa contribution portera sur la remontée des réalités du terrain, l’accompagnement du dialogue public-privé, l’appui à la structuration des filières et la promotion de modèles de valorisation capables de créer de la valeur, des emplois et un impact mesurable pour les territoires.




