Le Maroc érige la transition énergétique en choix stratégique de son modèle de développement
Le Maroc a fait de la transition énergétique, du développement durable et de l’intégration régionale des choix stratégiques de son modèle de développement au cours des deux dernières décennies, a affirmé le 7 juillet à Nouakchott, l’ambassadeur du Maroc en Mauritanie, Hamid Chabar.
S’exprimant à l’ouverture des Assises africaines de l’électricité et des énergies renouvelables, M. Chabar a souligné que le Maroc a adopté une politique énergétique ambitieuse fondée sur la diversification du mix énergétique, le développement de méga projets solaires et éoliens, le renforcement des infrastructures électriques, l’amélioration de l’efficacité énergétique et l’émergence d’une industrie nationale capable d’accompagner cette transformation stratégique. Les énergies renouvelables représentent désormais 46 % du mix énergétique national, a relevé le diplomate, notant que le Royaume vise à porter leur part à plus de 52 % de la capacité électrique installée.
Selon M. Chabar, le Maroc est convaincu que la réussite de la transition énergétique est tributaire du renforcement de la coopération régionale, du partage des expériences, du transfert des technologies, de la formation des ressources humaines, de la promotion de l’investissement productif et de la mise en place de partenariats à même de créer de la valeur et favoriser un développement partagé.
Il a, dans ce sens, indiqué que les relations maroco-mauritaniennes « représentent un modèle distingué d’un partenariat fondé sur la confiance mutuelle, le respect et la complémentarité des intérêts économiques », précisant que les échanges commerciaux entre les deux pays ont atteint un niveau historique en 2025, tandis que les investissements marocains continuent de contribuer au développement de secteurs clés de l’économie mauritanienne, notamment les télécommunications, les banques et les industries liées aux produits de la pêche.
Le secteur de l’énergie occupe une place centrale dans la dynamique de coopération bilatérale, tant au niveau institutionnel qu’entre hommes d’affaires et opérateurs économiques, a-t-il poursuivi, se félicitant des avancées notables dans le projet d’interconnexion électrique entre les deux pays, après la signature, en janvier 2025, d’un protocole d’accord portant sur le développement du partenariat dans les domaines de l’électricité, des énergies renouvelables et de l’interconnexion électrique à haute tension.
Chabar a également loué les efforts déployés par l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) et la Société mauritanienne d’électricité (SOMELEC) pour la mise en œuvre de ce projet d’envergure.
Mettant en avant la complémentarité des deux pays, il a rappelé que le Maroc dispose d’une expérience reconnue en matière de planification énergétique, de développement des infrastructures électriques, d’énergies renouvelables, d’efficacité énergétique et de formation des compétences, tandis que la Mauritanie possède un potentiel important dans les domaines du solaire, de l’éolien et de l’hydrogène vert, à côté de sa position géographique stratégique la prédisposant à jouer un rôle majeur dans l’interconnexion énergétique régionale.
Ces atouts ouvrent de larges perspectives pour le lancement de projets communs à forte valeur ajoutée, susceptibles de renforcer la sécurité énergétique, d’améliorer la compétitivité du tissu économique et de soutenir le développement durable dans les deux pays.
Le Maroc participe aux Assises africaines de l’électricité et des énergies renouvelables avec une importante délégation composée de responsables gouvernementaux et de représentants de 26 entreprises parmi les plus représentatives des secteurs de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables.
Organisée conjointement par la Fédération nationale marocaine de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables (FENELEC) et la Fédération mauritanienne de l’énergie et de l’électricité (FEMEELEC), cette rencontre constitue un rendez-vous continental de référence et une tribune d’échange d’expertises et d’expériences nationales.
Selon les organisateurs, ce conclave s’assigne pour objectif de contribuer au renforcement de l’intégration énergétique entre les pays africains, tout en créant de nouvelles opportunités de coopération.




