« Business AM » : « Le Maroc, acteur majeur des énergies renouvelables »
Le Maroc tire parti de sa situation géographique stratégique et de son important potentiel solaire et éolien pour s’imposer comme un acteur majeur des énergies renouvelables, écrit le 8 juin, le média belge « Business AM ».
Engagé dans une transition vers un modèle énergétique plus durable afin de réduire son exposition à la volatilité des prix des combustibles fossiles, le Maroc ambitionne de porter la part des énergies renouvelables à 52% de son mix électrique d’ici 2030, puis à 70% à l’horizon 2050, souligne la publication.
Le média belge rappelle que le Maroc disposait déjà, fin 2025, d’une capacité opérationnelle de 5,5 gigawatts (GW) issue des filières éolienne, solaire et hydroélectrique, relevant qu’en partenariat avec des investisseurs privés, le Royaume prévoit d’ajouter quelque 4,4 GW de capacités supplémentaires d’ici la fin de la décennie.
La publication fait observer que le secteur solaire connaît notamment une croissance soutenue, favorisée par un ensoleillement parmi les plus élevés au monde et par un cadre réglementaire encourageant l’investissement privé.
Cette dynamique a attiré plusieurs groupes internationaux, ajoute la même source, notant que l’intérêt croissant des investisseurs s’inscrit également dans le contexte des efforts européens visant à diversifier leurs approvisionnements énergétiques et à réduire leur dépendance aux hydrocarbures fossiles à la suite des bouleversements géopolitiques.
Au-delà de la production d’électricité, le Maroc mise également sur l’hydrogène vert et les carburants durables, souligne « Business AM », précisant que Rabat a approuvé des projets totalisant 32,5 milliards de dollars destinés à produire de l’ammoniac, de l’acier vert et des carburants industriels à faible empreinte carbone grâce à l’électrolyse alimentée par des énergies renouvelables.
Cette stratégie s’accompagne d’un vaste programme de modernisation des infrastructures portuaires à l’instar de Tanger Med, de Mohammedia, de Jorf Lasfar et de Tan-Tan qui font notamment l’objet d’une analyse visant à évaluer leur conversion vers l’hydrogène vert, dans la perspective de développer un transport maritime plus durable et de renforcer la position du pays comme plateforme énergétique régionale, conclut la publication.




