Le renforcement du partenariat stratégique en matière de sécurité hydrique liant la Société Régionale Multiservices Fès-Meknès (SRM-FM), à l’Union européenne (UE) et l’Agence française de développement (AFD) a été au centre d’une réunion, le 26 février à Fès.

La rencontre a permis de faire le point sur les accords de financement et d’évaluer l’avancement des projets stratégiques en cours de réalisation, indique la SRM, qui se charge de la gestion des services de l’eau potable, de l’électricité et de l’assainissement liquide dans l’ensemble des neuf préfectures et provinces que compte la région Fès-Meknès.

Ces accords portent sur la réalisation d’infrastructures prioritaires dans les domaines de l’approvisionnement en eau potable et de l’assainissement, contribuant ainsi à la protection de l’environnement, à la préservation des ressources en eau et au renforcement de la capacité d’adaptation de la région au changement climatique.

Au cours de cette réunion, le directeur général de la SRM, Mohamed Chaoui, a mis en avant ce partenariat qui vise à garantir un service public « moderne, efficace et équitable », au service des citoyens et soutenant le développement durable de la région de Fès-Meknès.

Les représentants de l’UE et de l’AFD, cité dans un communiqué de la société, ont salué l’engagement des équipes de travail, affirmant leur volonté de continuer à soutenir la mise en œuvre du programme à l’échelle de la région.

D’après la SRM, ce partenariat stratégique incarne l’engagement commun en faveur d’un modèle de développement durable, fondé sur la sécurité hydrique, la protection de l’environnement et l’amélioration permanente de la qualité de vie des citoyens.

Acteur unique de la gestion déléguée de l’eau potable, de l’électricité et de l’assainissement liquide dans la région Fès-Meknès, la SRM-FM, créée en juillet 2025 dans une dynamique nationale de modernisation de la gestion des services publics essentiels, a pour mission de renforcer l’efficacité opérationnelle, l’équité territoriale et la durabilité environnementale.

Son champ d’action couvre les préfectures de Fès et de Meknès, ainsi que les provinces de Sefrou, El Hajeb, Moulay Yacoub, Ifrane, Boulemane, Taza et Taounate – représentant plus de 194 communes et une population estimée à plus de 4 millions d’habitants.





L’Agence Marocaine pour l’Énergie Durable (MASEN) et l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) ont annoncé la signature des contrats d’achat d’électricité (Power Purchase Agreements – PPA) et le lancement des travaux de construction du Programme Solaire Photovoltaïque Noor Atlas.

Selon un communiqué conjoint de l’ONEE et MASEN, le programme Noor Atlas constitue un projet structurant comprenant six centrales solaires photovoltaïques réparties sur différentes régions du Royaume et implantées sur les sites de Aïn Béni Mathar (Province de Jerada), Boudnib (Province Errachidia), Bouanane (Province de Figuig), Enjil (Province de Boulemane), Tata (Province de Tata) et Tan-Tan (Province de Tan-Tan), pour une capacité installée cumulée de 305 MW, dont Masen assure le développement, le financement, la construction et l’exploitation-maintenance en mode EPC.

Le financement du programme repose sur une combinaison de financements concessionnels octroyés par la KfW et la Banque Européenne d’Investissement, ainsi qu’un financement commercial apporté par Bank of Africa, ajoute la même source.

La construction des centrales sera assurée par des consortiums associant des entreprises marocaines et européennes, favorisant le transfert de compétences, le développement du tissu industriel national et la création d’emplois locaux, pour une mise en service à partir de juillet 2027.

Les centrales du programme Noor Atlas contribueront à l’approvisionnement en électricité d’origine renouvelable, au renforcement de la qualité de service au niveau régional, ainsi qu’à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en cohérence avec les orientations stratégiques du Royaume en matière de transition énergétique et de développement durable.
À travers la mise en œuvre de ce Programme Solaire Photovoltaïque, l’ONEE et MASEN confirment, dans une parfaite synergie, leurs rôles centraux et complémentaires dans la mise en œuvre de la transition énergétique du Royaume.





La production de l’énergie électrique au niveau national a clôturé l’année 2025 sur une accélération de sa croissance, avec une hausse de 5%, contre une amélioration de 3% un an plus tôt, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).

Cette augmentation est due à la consolidation de la production privée d’électricité (+7%), de celle de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable – ONEE (+4,2%) et, dans une moindre mesure, à l’accroissement de l’apport des tiers nationaux de 50,9%, explique la DEPF dans sa récente note de conjoncture.

S’agissant de l’énergie nette appelée, sa croissance est passée de +3,9% fin 2024 à +7,3% fin 2025.

Dans ces conditions, le volume importé de l’énergie électrique a augmenté de 34,8% en 2025, après une hausse de 25,3% un an plus tôt.

Quant au volume exporté, il a reculé de 44,2%, après une baisse de 22,9% l’année dernière.

 

Une nouvelle étape dans le renforcement de la sécurité hydrique de la région de Fès-Meknès vient d’être franchie, avec le lancement de l’exploitation de la station de dessalement des eaux souterraines saumâtres de la ville de Missour.

Cette station s’inscrit dans le cadre d’une convention de partenariat liant le ministère de l’Intérieur, la Région Fès-Meknès, la société régionale multiservices de Souss-Massa (SRM-SM) et la société régionale multiservices de Fès-Meknès (SRM-FM), visant à développer des solutions innovantes pour garantir un approvisionnement durable en eau potable.

La capacité de production de cette station est de 3 litres par seconde, ce qui permettra de répondre aux besoins de plus de 5.000 habitants de la ville de Missour, soit 18% de la population locale, en traitant les eaux souterraines salées et en les transformant en eau potable conforme aux normes en vigueur.

La SRM-FM, en tant que maître d’ouvrage délégué, a été chargée de l’installation et de la mise en service de cette station, en s’appuyant sur son expertise technique dans les domaines de la production et de la distribution d’eau, ainsi que de la gestion durable des infrastructures hydrauliques.

D’après elle, cette infrastructure hydraulique, qui répond aux défis liés à la rareté des ressources en eau dans la région, tend à renforcer l’approvisionnement en eau potable et à améliorer sa qualité au profit de la population locale, notamment dans le contexte des effets du changement climatique et de la pression croissante sur les ressources en eau traditionnelles.

Ce projet s’inscrit également dans le cadre de la mise en œuvre des Hautes Instruction Royales visant à diversifier les sources d’approvisionnement en eau et à recourir à des solutions non conventionnelles, au premier rang desquelles la dessalement de l’eau, afin de faire face au stress hydrique et de garantir la pérennité des services essentiels.

Le projet fait partie d’un programme ambitieux portant sur la création de 11 stations de dessalement d’eau de mer dans différentes provinces et préfectures de la région Fès-Meknès, dans le cadre d’une vision globale visant à renforcer la sécurité hydrique et à soutenir le développement territorial durable.



Le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable a affirmé poursuivre, de manière quotidienne, le suivi rigoureux de la situation des stocks nationaux, afin d’assurer la couverture des besoins nationaux dans les meilleures conditions, soulignant qu’il veillera à tenir l’opinion publique informée de toute évolution y afférente, selon l’évolution de la conjoncture mondiale.

Dans un communiqué publié le 5 mars, le ministère a précisé que le Royaume du Maroc suit de près les développements dans la région du Moyen-Orient, marqués par des atteintes à la souveraineté de plusieurs pays arabes frères et à l’intégrité de leurs territoires, leurs répercussions sur plusieurs secteurs, notamment le transport, les infrastructures civiles et militaires, les infrastructures numériques et les centres de données, ainsi que les institutions bancaires et les assurances dans un contexte marqué par l’étroite interdépendance des systèmes économiques et financiers à l’échelle mondiale.

Dans ce contexte, le ministère suit de près les chaînes d’approvisionnement énergétique à la lumière des développements régionaux et internationaux, relevant que les indicateurs disponibles montrent que le système énergétique mondial dispose, à court terme, des éléments nécessaires pour absorber les chocs et les fortes fluctuations des prix, ainsi que leurs répercussions potentielles sur l’inflation, grâce aux mécanismes de coordination internationale.

Ainsi, le ministère a appelé l’ensemble des acteurs à faire preuve de sens des responsabilités et à placer l’intérêt national au premier plan, en veillant à garantir la stabilité du marché et à éviter toute pratique susceptible d’avoir un impact négatif sur le pouvoir d’achat des citoyens ou sur les équilibres économiques.



Les travaux du deuxième Sommet international sur l’énergie nucléaire organisé, le 10 mars à Paris, à l’Initiative de la France en partenariat avec l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA), ont pris fin avec une Déclaration sur le financement de l’énergie nucléaire, endossée par vingt-sept pays signataires dont le Maroc.

Dans ce document, publié par L’Elysée, les signataires se disent « conscients de la demande mondiale croissante d’énergie fiable, abordable et à faible émission », reconnaissant que « l’énergie nucléaire, lorsqu’elle est déployée de manière responsable, peut contribuer à la sécurité énergétique et aux efforts de développement économique, en phase avec les priorités nationales ».

« Nous reconnaissons l’importance de mobiliser un financement adéquat, prévisible et diversifié pour les projets d’énergie nucléaire, y compris par le biais d’une combinaison de financements impliquant le public, les institutions financières internationales, les organismes de crédit à l’exportation, les investisseurs privés et des instruments financiers novateurs, ainsi que des cadres de réglementation des actifs », soulignent-ils.

Les pays signataires se félicitent à cet égard des récentes initiatives prises par les institutions financières internationales pour renforcer les capacités dans le domaine de l’énergie nucléaire, notamment : le cadre de coopération entre le Groupe de la Banque mondiale et l’AIEA en juin 2025, ainsi que les accords conclus entre l’AIEA et la Banque asiatique de développement (BAsD), la Banque de développement de l’Amérique latine et des Caraïbes (CAF) et le Fonds de l’OPEP pour le développement international, l’engagement et le soutien de la Banque européenne d’investissement (BEI) et la participation continue de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

Ils expriment à cette occasion leur soutien « aux objectifs à long terme d’expansion de la production d’électricité nucléaire et de l’industrie nucléaire au sens large afin d’accélérer la diversification énergétique et de renforcer la sécurité énergétique », conclut le texte.

Le Groupe de la Banque mondiale, la BAsD, la CAF, le Fonds de l’OPEP, la BEI et la BERD travaillent avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et d’autres organismes pour soutenir les pays intéressés par la poursuite du développement de l’énergie nucléaire.



Le Maroc considère que l’intégration responsable et progressive du nucléaire civil dans le mix énergétique en est le prolongement naturel et le Royaume dispose d’un socle scientifique et institutionnel solide dans ce domaine, a indiqué, le 10 mars à Paris, le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch qui représente Sa Majesté le Roi Mohammed VI au deuxième Sommet mondial sur l’énergie nucléaire.

Akhannouch, qui s’exprimait à l’ouverture de ce Sommet, a souligné que sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a lancé, dès 2009, une stratégie énergétique intégrée, fondée sur 3 piliers fondamentaux, à savoir la diversification du mix énergétique, le développement massif des énergies renouvelables et le renforcement de la sécurité énergétique nationale.

De ce fait, « à fin 2025, les énergies renouvelables représentent plus de 46 % des capacités installées de notre système électrique, et nous atteindrons 52 % avant 2030 ».

Au-delà de la production d’électricité, le nucléaire civil ouvre des horizons multiples, notamment la production d’hydrogène vert, le dessalement de l’eau de mer, la médecine nucléaire et la sécurité alimentaire, a-t-il relevé, faisant remarquer que les gisements phosphatiers du Royaume, qui contiennent des quantités significatives d’uranium naturel, confèrent au Maroc une dimension stratégique supplémentaire dans le débat international sur le nucléaire civil.

Notant que le Maroc attache une grande importance à la coopération internationale dans le domaine nucléaire, le Chef du gouvernement a affirmé qu’en tant qu’ »Etat partie à l’ensemble des instruments internationaux relatifs au désarmement et à la non-prolifération, le Royaume du Maroc assume pleinement ses engagements ».

Dans ce domaine, a-t-il expliqué, «le Maroc s’efforce également de contribuer au renforcement des capacités scientifiques et réglementaires des pays africains, dans le cadre de notre coopération Sud-Sud ».

Akhannouch a rappelé que dans un monde où la stabilité énergétique n’est plus seulement un enjeu économique, mais un enjeu de souveraineté et où des menaces globales fragilisent les équilibres internationaux, la question du nucléaire civil s’impose comme un levier stratégique incontournable.

L’accélération du changement climatique, l’augmentation de la demande mondiale en énergie et les vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement, imposent aujourd’hui une transformation profonde des systèmes énergétiques, a-t-il expliqué, relevant, dans ce sens, que des solutions bas carbone, comme l’énergie nucléaire, peuvent être explorées.

« Et la COP28 a eu le mérite de trancher : L’énergie nucléaire est une technologie bas carbone indispensable à la réalisation des objectifs climatiques visant à atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 ».

Et de conclure que les transformations énergétiques que nous engageons aujourd’hui, dans la responsabilité partagée, dessineront le monde de demain et l’objectif est clair : faire du nucléaire civil un pilier de stabilité régionale, un vecteur de paix durable, et un héritage de progrès pour les générations à venir.

Le deuxième Sommet mondial sur l’énergie nucléaire, organisé à l’initiative du président français, Emmanuel Macron, en partenariat avec l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) réunit chefs d’État et de gouvernement, responsables d’organisations internationales, institutions financières, industriels et experts afin d’échanger sur le rôle du nucléaire civil face aux défis énergétiques et climatiques mondiaux.

Selon les organisateurs, cette rencontre de haut niveau entend s’imposer comme un cadre politique de référence pour le développement du nucléaire civil, en complément des enceintes techniques de l’AIEA et en amont de plusieurs échéances internationales prévues en 2026, dont la conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.
Elle offre également l’occasion de réaffirmer le rôle du nucléaire dans la sécurité énergétique, la transition vers une électricité bas carbone et le développement industriel.



L’Université Al Akhawayn à Ifrane (AUI) a confirmé son leadership scientifique en accueillant, les 5 et 6 février, la première édition de la Conférence Internationale sur l’Avenir de l’Énergie (ICEF’26), vitrine mondiale de l’innovation énergétique.

Pendant deux jours, le campus de l’Université Al Akhawayn s’est ainsi transformé en véritable carrefour mondial de la réflexion énergétique. Organisée en partenariat avec l’Université Prince Mohammad Bin Fahd (PMU – Arabie Saoudite), cette première édition a rassemblé chercheurs, décideurs et experts venus des quatre coins du monde pour imaginer ensemble les solutions énergétiques de demain.

En format hybride, plus de 150 participants issus de 20 pays – du Maroc à l’Arabie Saoudite, en passant par le Canada, les Etats-Unis ou la Malaisie– ont pris part aux échanges, confirmant le rôle du Maroc comme hub régional stratégique pour la recherche scientifique et l’innovation durable.

Pensée comme une plateforme d’excellence dédiée à la transition énergétique et à la résilience climatique, ICEF’26 a permis de croiser expertises académiques, perspectives institutionnelles et applications industrielles.

Selon l’AUI, l’événement illustre également son engagement croissant à contribuer activement aux solutions concrètes face aux défis énergétiques et climatiques mondiaux.
L’enthousiasme suscité par la conférence témoigne de son rayonnement : 373 articles scientifiques soumis par des chercheurs du monde entier. À l’issue d’un processus d’évaluation rigoureux mené par des comités internationaux, 156 articles ont été retenus, soit un taux d’acceptation sélectif de 41,8 %, répartis sur 9 sessions thématiques consacrées aux technologies, innovations et stratégies énergétiques de nouvelle génération.

Fait marquant : Pour la première fois au Maroc dans le cadre d’une conférence de cette envergure, l’ensemble des contributions acceptées sera publié dans des actes scientifiques indexés Scopus par l’éditeur américain Materials Research Forum.

En complément, 35 articles d’excellence feront l’objet de publications étendues dans des revues internationales de référence, notamment Engineering Research Express (IOP Publishing) et Energy Exploration & Exploitation (SAGE Publishing).

La conférence a accueilli plusieurs figures majeures du secteur, parmi lesquelles le Directeur Général de l’Institut de Recherche en Énergie Solaire et Énergies Nouvelles (IRESEN), Samir Rachidi, ainsi que Soukaina Boudoudouh (IRESEN), Yassine Zegzouti (GIZ) et Kwan San Hui (PMU).

Leurs interventions ont mis en lumière les enjeux clés du stockage de l’énergie, de l’innovation durable et de la transition énergétique, particulièrement pour l’Afrique et les économies émergentes.
Au-delà des échanges scientifiques, ICEF’26 a renforcé la coopération institutionnelle entre l’AUI et la PMU. La présence des présidents et hauts responsables académiques des deux universités lors de la cérémonie officielle a souligné une ambition commune : accélérer la recherche collaborative, l’innovation énergétique et les mobilités académiques entre les deux pays.

La participation d’une délégation officielle saoudienne, composée de dirigeants universitaires et d’experts en énergie, a consolidé ces liens stratégiques. La conférence s’est conclue par une cérémonie de remise de prix célébrant les contributions scientifiques les plus remarquables.

‘’L’ICEF 2026 est particulièrement significatif car il représente la première édition de la Conférence Internationale sur l’Avenir de l’Énergie, organisée conjointement par l’AUI et la PMU’’, a souligné le Professeur Jamal Nayfeh, Doyen de l’Ingénierie à la PMU, cité dans un communiqué de l’AUI, ajoutant que ‘’les expériences passées et l’hospitalité du Maroc continuent de renforcer les liens profonds entre nos deux institutions’’.



L’Institut de Recherche en Énergie Solaire et Énergies Nouvelles (IRESEN), l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), le Green Energy Park Maroc et l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny (INP-HB) ont procédé le 13 février à l’inauguration officielle du Green Energy Park Maroc-Côte d’Ivoire (GEP-MCI).

Implanté à Yamoussoukro au sein de l’INP-HB, cette infrastructure dédiée à la recherche appliquée, à l’innovation technologique et à la formation dans le domaine des technologies solaires et de leurs applications, marque une nouvelle étape dans la coopération scientifique et technologique Sud-Sud.

La plateforme GEP-MCI est conçue comme une infrastructure de test, de caractérisation et de démonstration technologique, spécialisée dans les technologies solaires photovoltaïques et thermiques, ainsi qu’à leurs applications dans les secteurs de l’agriculture et du traitement de l’eau, dans des conditions climatiques semi-tropicales.

Elle vise à accompagner le développement de solutions adaptées aux contextes africains, en combinant recherche appliquée, innovation et formation. Cette nouvelle plateforme s’inscrit dans la continuité et reproduit le modèle éprouvé du Green Energy Park de Benguerir (Maroc).

Référence africaine en matière de mutualisation de la recherche et d’innovation collaborative, le site marocain, développé conjointement par l’IRESEN en partenariat avec le Groupe OCP et l’UM6P, sert de modèle pour la création de synergies durables entre la science et l’industrie.

Inauguré en 2017 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Green Energy Park de Benguerir est une plateforme de Recherche & Développement & Innovation et de formation dont la mission est de supporter la transition et l’efficacité énergétique au niveau national et continental.
Le GEP-MCI en est le premier jalon de duplication à l’échelle continentale, permettant d’étendre les travaux de R&D&I à de nouveaux contextes environnementaux et de valider des technologies adaptées à différentes régions d’Afrique. Il représente également un modèle régional de valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation, à travers la création de startups, le transfert technologique et l’expertise au service des industriels.

Pensé comme complémentaire à cette infrastructure de référence, le GEP-MCI permettra d’étendre et de renforcer les travaux de recherche et d’innovation menés au Maroc, en offrant un cadre d’expérimentation et de validation des technologies solaires dans des conditions climatiques différentes. À ce titre, plusieurs projets pilotes, développés dans le cadre des appels à projets financés par l’IRESEN et portés par des universités et entreprises marocaines, y seront déployés.

Cette initiative qui concrétise la vision de coopération scientifique et technologique panafricaine portée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, constitue l’une des premières initiatives structurantes de partenariat Sud-Sud en matière de recherche, d’innovation et de renforcement des capacités locales et à créer des écosystèmes d’innovation résilients.

Samir Rachidi, directeur Général de l’IRESEN et président du Conseil d’administration du Green Energy Park, a affirmé que « le Green Energy Park Maroc-Côte d’Ivoire traduit une ambition claire : mettre la recherche et l’innovation appliquées au service du développement durable et de la réussite des grands projets énergétiques en Afrique ».

« En s’appuyant sur l’expérience du Green Energy Park de Benguerir, cette plateforme contribuera au renforcement des capacités locales, au transfert de compétences et à la structuration d’écosystèmes d’innovation capables d’accompagner la transition énergétique du continent ».

De son côté, le directeur général du Green Energy Park, Mohamed Bousseta a indiqué que « l’inauguration du Green Energy Park Maroc-Côte d’Ivoire incarne la raison d’être de l’UM6P : construire, par la science et l’innovation, des ponts concrets et durables entre les écosystèmes africains et permettre aux compétences africaines de développer des solutions technologiques adaptées aux conditions locales et de pouvoir créer des startup et des opportunités d’emploi pour les jeunes africains ».

« En transposant le modèle éprouvé du Green Energy Park de Benguerir, nous partageons un écosystème complet de recherche, de formation et d’entrepreneuriat », a-t-il dit, relevant que la plateforme « constitue un accélérateur de souveraineté technologique pour notre continent, où les solutions pour l’Afrique sont conçues, testées et déployées en Afrique, par des talents africains ».







L’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) a tenu, le 16 février à Rabat, la 23e session de son Conseil d’Administration sous la présidence de la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, et en présence du Directeur Général de l’Agence Nationale de Gestion Stratégique des Participations de l’État et de suivi des performances des établissements et entreprises publics (ANGSPE), Abdellatif Zaghnoun.

Au cours de cette réunion, Amina Benkhadra, Directeur Général de l’ONHYM a présenté l’activité de l’Office au cours de l’année 2025, le projet de budget 2026 et l’arrêté des comptes sociaux et consolidés de l’exercice 2024.

Ainsi, en matière de recherche et développement des Hydrocarbures, le portefeuille du partenariat hydrocarbures compte, à fin décembre 2025, 11 sociétés opérant en partenariat avec l’ONHYM dans la recherche des hydrocarbures conventionnels, sur une superficie totale de 107 870,91 km² répartie en 10 permis onshore, 30 permis offshore, 2 autorisations de reconnaissance offshore et 3 concessions d’exploitation, fait savoir la même source, ajoutant que le domaine minier opéré par l’ONHYM seul est constitué de deux concessions d’exploitation d’une superficie totale de 40,51 km2.

A fin décembre 2025, les investissements globaux se sont élevés à 394,59 millions de DH dont 93.6% par les partenaires.

Quant à l’activité recherche minière, les travaux se sont focalisés à fin 2025 sur les métaux stratégiques et de base, les métaux précieux, les roches et minéraux industriels et les substances énergétiques, relève l’Office, précisant qu’une attention particulière a été accordée aux substances critiques et stratégiques liées à la transition énergétique.

Et de noter que ces travaux ont porté sur plusieurs projets situés dans les zones les plus prometteuses du pays et ont concerné 21 projets propres et 24 projets en partenariat.

Dans le cadre de la recherche stratégique, les travaux ont concerné le projet intégré de l’Anti-Atlas, ainsi que la recherche des substances énergétiques nouvelles et renouvelables (Géothermie, Hydrogène naturel, Stockage géologique de l’énergie, Système d’Information Géologique Minier (SIGMINES), Levé magnétotellurique (Provinces du Sud).

L’ONHYM en tant que leader dans les phases amont de l’exploration minière, a renforcé ses activités ces dernières années sur une très large gamme de substances stratégiques et critiques (REE, Nb, Ta, Th, U, Cu, Co, Li, Mn …) nécessaires à la transition énergétique et à la transformation numérique, souligne le communiqué, notant que les travaux ont essentiellement porté sur les projets de Targhat (REE, Nb), Bir El Mami (Li), Merija (Cu), Oulad Yaacoub (Cu), Tizi N’Ouchene (Cu, Co), Alma (Cu), Amane Tazougart (Cu, Ag) et Tassent-Anefgou (Ni, Cu).

Afin 2025, onze accords de partenariats ont été conclus avec différents partenaires miniers, indique la même source, ajoutant que plusieurs prospects, mis en évidence par l’ONHYM, ont font l’objet de partenariat avec des opérateurs nationaux et étrangers.

Par ailleurs, l’audit de surveillance n°2 des Laboratoires Mines, mené en novembre 2025 conformément à la norme ISO 9001/2015, a conclu au maintien de la certification.

S’agissant des activités Midstream, l’ONHYM a mené plusieurs projets majeurs, notamment la gestion du GME (Gazoduc Maghreb Europe) totalement reprise depuis le 31 octobre 2021 (maintenance du gazoduc et le transport du gaz de l’Espagne vers les centrales de l’ONEE).

En guise de projets majeurs, l’Office cite également le projet de Gazoduc Africain Atlantique, précisant que l’année 2025 a été marquée par des avancées stratégiques significatives, consolidant plusieurs réalisations clés.

Et de poursuivre que sur le plan technique, les études de faisabilité sont achevées, les études d’ingénierie d’avant-projet détaillées ont été finalisées et validées et le tracé et le phasage du projet ont été fixés, alors que sur le plan commercial, le business plan et le modèle économique ont été développés aboutissant sur des paramètres économiques et commerciaux viables, les tarifs de transport montrent la compétitivité du projet par rapport au gaz naturel liquéfié (GNL) et des offtakers ont été identifiés.

Et de rappeler que OMCo, filiale de l’ONHYM, est en charge des activités liées au transport du gaz naturel (notamment la gestion, l’entretien, la réparation et le développement de réseaux).
Quant à la production d’Hydrocarbures, l’Office relève que la production de gaz naturel et de condensât s’est poursuivie dans les deux régions du Gharb et Essaouira.

Quant au volet relatif à la la coopération, l’ONHYM indique avoir participé à plusieurs grandes manifestations internationales afin de promouvoir les projets miniers auprès de l’industrie minière internationale et assurer la promotion des bassins marocains auprès de l’industrie pétrolière internationale, notant que plusieurs manifestations d’intérêt de la part de sociétés minières et pétrolières souhaitant conclure des accords de partenariat avec l’ONHYM ont été reçues.

A l’occasion de cette séance, le conseil a approuvé les comptes consolidés et les comptes sociaux au titre de l’exercice 2024 et le projet de budget 2026 et a pris acte de la transformation en cours de l’ONHYM en Société Anonyme, dans le cadre de la loi-cadre n°50-21 des Etablissements et Entreprises Publics (EEP).