Dans le cadre de son programme annuel de maintenance du réseau d’assainissement liquide, la Société Régionale Multiservices (SRM) Marrakech-Safi poursuit ses efforts constants pour garantir la qualité de ce service public, en mettant en œuvre un plan proactif de réhabilitation et de mise à niveau des réseaux, en prévision des défis pouvant résulter des précipitations durant la saison hivernale.

En dépit de ces efforts, certaines zones souffrant d’une infrastructure fragile ont connu des dysfonctionnements au niveau du réseau d’assainissement liquide après les récentes pluies.
Dans ce contexte, la société a veillé à mobiliser toutes les ressources humaines et logistiques disponibles pour assurer une gestion efficace du service d’assainissement et atténuer les impacts des pluies sur les réseaux.

La société tient aussi à souligner que la mise à niveau et la réhabilitation du réseau d’assainissement liquide constituent l’une des priorités inscrites dans son programme d’investissement.
La SRM Marrakech-Safi s’engage également à élaborer un schéma directeur intégré pour le secteur d’assainissement liquide, visant à diagnostiquer la situation actuelle, identifier les points de défaillance et à établir une vision stratégique pour le développement des réseaux et des infrastructures afin d’améliorer leur performance.

À cet effet, et en se basant sur les résultats de ces études, la société s’engage à réaliser des investissements ambitieux pour réhabiliter les réseaux d’assainissement liquide au niveau de la région, en s’inscrivant dans le cadre du développement durable et de l’amélioration de la qualité des services rendus aux citoyens.



Vivo Energy Maroc et Royal Air Maroc ont lancé, le 20 février, le premier vol reliant le Maroc et l’Europe, neutre en carbone et avitaillé en carburant d’aviation durable (Sustainable Aviation Fuels- SAF).

Il s’agit du vol Marrakech-Paris, opéré par un avion de type Boeing 737 NG transportant 151 passagers, qui a été réalisé par la Compagnie aérienne marocaine. L’appareil a décollé de l’aéroport Marrakech Menara à 16h20 pour une durée de vol de trois heures jusqu’à l’aéroport Paris-Orly.

Cette initiative souligne l’engagement des deux entreprises en faveur d’une aviation plus durable au Maroc, tout en contribuant à un tourisme plus responsable alors que le Royaume est devenu la destination touristique préférée en Afrique.

Cette avancée majeure résulte d’un partenariat stratégique entre Vivo Energy Maroc et Royal Air Maroc, mettant en lumière leur volonté commune d’accélérer la transition énergétique du transport aérien.

Le vol AT740 reliant Marrakech à Paris-Orly renforce le positionnement du Maroc comme pionnier dans l’utilisation des carburants durables en Afrique. Une approche d’autant plus proactive, que la réglementation européenne impose depuis 2025 un minimum de 2% de SAF pour les ravitaillements effectués en Europe.

« Cette livraison de SAF représente une avancée majeure dans notre engagement pour la décarbonation du secteur aérien. En tant que l’un des principaux acteurs de la distribution de carburants au Maroc, nous sommes fiers de contribuer activement à la transition énergétique du pays », a indiqué Matthias de Larminat, Directeur général de Vivo Energy Maroc.
De son côté, le Président Directeur Général de Royal Air Maroc, Hamid Addou, a relevé que « cette initiative conjointe entre Royal Air Maroc et Vivo Energy Maroc vise à démontrer notre engagement concret en faveur d’une aviation plus responsable et d’un impact carbone plus réduit ».

«  »D’autre part, l’utilisation du carburant SAF sur ce vol Marrakech-Paris est une première entre le Maroc et l’Europe ».

Dans le cadre de cette opération, Vivo Energy Maroc a fourni un mélange alliant un composant synthétique renouvelable et un carburant conventionnel. Cette composition optimale permet une réduction significative des émissions de CO2 en volume de 10 tonnes. L’utilisation de SAF a permis de réduire environ un tiers des émissions totales de ce vol.

Le carburant d’aviation durable (SAF) de Vivo Energy utilisé dans le cadre de cette opération est produit à partir de matières premières renouvelables comme la biomasse, les huiles usagées ou les déchets municipaux.

Son utilisation permet de réduire jusqu’à 80% des émissions de CO2 sur l’ensemble du cycle de vie par rapport au carburant conventionnel.

Le SAF présente l’avantage majeur d’être utilisable directement dans les moteurs d’avion existants sans modification technique, ce qui en fait une solution immédiatement déployable pour décarboner le transport aérien.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie globale de développement durable de Vivo Energy Maroc, qui vise à accompagner ses clients et partenaires dans leur transition énergétique. L’entreprise poursuit ses investissements dans des solutions innovantes pour réduire l’empreinte carbone du secteur des transports au Maroc, confirmant ainsi son rôle de leader dans la transition vers une mobilité plus durable

Avec ce vol, Vivo Energy Maroc et Royal Air Maroc réaffirment leur rôle de précurseurs dans la décarbonation du transport aérien, en ligne avec les objectifs internationaux de lutte contre le changement climatique.





Le Maroc se positionne comme l’un des pays les plus compétitifs dans le domaine des énergies renouvelables, a affirmé la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, dans une interview accordée à « Bloomberg TV », en marge de la 61e Conférence de Munich sur la sécurité (MSC-2025).

« Nous assistons à une reconfiguration des chaînes de valeur où les acteurs les plus compétitifs émergent. Je suis convaincue que le Maroc fait partie des pays hautement

compétitifs, capables de s’imposer sur le marché mondial des énergies renouvelables », a dit Mme Benali, qui intervenait dans le cadre de l’émission « Horizons Middle East and Africa » du célèbre média américain.

Interrogée en duplex sur l’avenir des investissements mondiaux dans les énergies renouvelables, Mme Benali a insisté sur la nécessité d’un plan structuré pour financer la transition énergétique, soulignant que la compétitivité des acteurs émergents repose désormais sur leur capacité à s’adapter aux nouvelles chaînes de valeur de l’énergie verte.

À cet égard, la ministre a mis en avant l’expérience du Maroc en matière de développement des énergies renouvelables (15 ans d’expérience) et d’attraction des investissements privés (plus de 30 ans), des leviers ayant largement contribué à l’essor du secteur et à la modernisation des infrastructures énergétiques dans le Royaume.

Elle a souligné, dans ce cadre, la stratégie marocaine visant à renforcer l’intégration régionale en tant que corridor OTC (Originate, Transit, Certify), à la croisée de l’Afrique, de l’Europe et de l’atlantique en matière énergétique.

Par ailleurs, la ministre a rappelé que le Maroc, qui a dépassé son objectif initial de 42% de capacité installée en énergies renouvelables dans son mix énergétique, vise désormais 52% avant 2030, précisant que les investissements annuels dans le secteur ont été triplés et ceux dédiés aux réseaux électriques multipliés par cinq.

Dans le domaine de l’hydrogène vert, Mme Benali a indiqué que le Royaume adopte une approche progressive, s’appuyant sur un cadre réglementaire favorable aux investisseurs internationaux et sur des infrastructures adaptées. Plusieurs consortiums internationaux ont déjà manifesté leur intérêt pour le développement de cette filière stratégique, a-t-elle affirmé.





Le secrétaire d’État au ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, Jochen Flasbarth, a salué, le 15 février en marge de la 61e Conférence de Munich sur la Sécurité (MSC-2025), les avancées du Maroc dans le domaine des énergies propres, en particulier l’hydrogène vert. “Le Maroc est désormais en mesure de faire une offre au monde et ne se considère plus uniquement comme un récipiendaire de soutien”, a-t-il affirmé dans une déclaration à la MAP, à l’issue d’une rencontre bilatérale avec la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

Les relations maroco-allemandes se sont renforcées ces dernières années, a souligné le responsable allemand, notant que ses entretiens avec Mme Benali ont particulièrement porté sur les prochaines étapes visant à approfondir davantage le partenariat entre les deux pays. 

Il a, par ailleurs, salué l’engagement du Maroc en faveur du renforcement du système de développement de l’ONU, exprimé par Mme Benali lors du panel du Haut niveau sur le sujet organisé dans le cadre de la 61e Conférence de Munich sur la sécurité.



La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, s’est entretenue avec le secrétaire d’État au ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, Jochen Flasbarth, samedi en marge de la 61e Conférence de Munich sur la Sécurité (MSC-25).

Lors de cette rencontre, les deux responsables ont échangé sur les moyens de renforcer le partenariat bilatéral en matière de transition énergétique, avec un accent particulier sur le développement des énergies vertes et le financement des infrastructures durables.

Mme Benali a, notamment, présenté à cette occasion le projet du corridor OTC (Originate, Transit, Certify), qui positionne le Maroc comme un acteur clé en matière de traçabilité énergétique conforme aux standards internationaux.

Pour sa part, M. Flasbarth a souligné l’excellence des relations entre le Maroc et l’Allemagne, mettant en avant la convergence des intérêts des deux pays dans le domaine du développement durable.

Il a également réaffirmé l’engagement de l’Allemagne à accompagner les initiatives visant à promouvoir les énergies propres et à renforcer les synergies entre les deux pays dans la transition vers une économie bas carbone.



La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a souligné, le 14 février à Munich, la position stratégique du Maroc dans le développement des énergies renouvelables, mettant l’accent sur le rôle important du Royaume comme corridor énergétique à la croisée de l’Afrique, de l’Europe et du bassin atlantique.

Intervenant lors de la table ronde sur les énergies propres, organisée dans le cadre de la 61e Conférence de Munich sur la sécurité (MSC-2025), elle a indiqué que la crise énergétique de 2022, provoquée par le conflit russo-ukrainien et les perturbations des approvisionnements, a mis en avant l’importance de partenariats stables.

« Grâce à nos relations solides avec l’Europe, nous avons pu avancer malgré les tensions et démontrer la force et l’importance des partenariats », a-t-elle affirmé lors de cette rencontre de haut niveau, qui a réuni les principaux acteurs mondiaux des énergies renouvelables.
Mme Benali a également insisté sur la nécessité, pour le Maroc, principal corridor énergétique de la région, de sécuriser les contrats à long terme pour l’hydrogène et l’électricité, afin de structurer un écosystème économique et social durable.

Elle a, par ailleurs, mis en avant le concept de corridor OTC (Originate, Transit, Certify), visant à garantir que toute production, tout transit et toute certification réalisés au Maroc répondent à des critères de durabilité, plaidant, dans cette perspective, pour une approche globale de la durabilité, intégrant non seulement les aspects environnementaux, mais aussi les dimensions sociales et économiques.

Par ailleurs, la ministre a mis l’accent sur la réduction des coûts de l’énergie comme objectif stratégique du Maroc, via des économies d’échelle et des investissements massifs visant à optimiser les coûts et à renforcer la compétitivité énergétique du Royaume.

Mme Benali a précisé, dans ce cadre, que le Royaume, avec un taux d’électrification de 99,8%, est bien positionné pour contribuer à l’accès à l’énergie en Afrique, où 600 millions de personnes en sont encore privées.

La MSC-2025, plateforme de haut niveau dédiée aux principaux défis en matière de politique étrangère et de sécurité internationale, s’est ouverte vendredi dans la capitale bavaroise, en présence du président fédéral allemand, Frank-Walter Steinmeier, ainsi que de plusieurs chefs d’État et de gouvernement, diplomates, responsables politiques et experts représentant près de 110 pays.

$Le programme principal de la MSC 2025, qui s’est tenue du 14 au 16 février 2025, a mis l’accent sur les défis globaux en matière de sécurité, notamment la gouvernance mondiale, la résilience démocratique et la sécurité climatique. Il s’intéresse également à l’état de l’ordre international, aux conflits et crises régionales ainsi qu’au rôle



La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a indiqué, le 19 février à Salé, que son département a multiplié le nombre des licences accordées pour la réalisation de projets d’énergie renouvelable ainsi que le volume des investissements dans le secteur.

Invitée à une rencontre/débat à la Fondation Lafqui Titouani sur les défis de la transition énergétique et du développement durable, Mme Benali a indiqué que son ministère a, dès la première année du mandat gouvernemental, multiplié annuellement par 15 le nombre des licences de projets de d’énergie renouvelable, et porté de 1,5 milliard DH annuels à 6 MMDH les investissements dans ce secteur entre 2023 et 2024.

Elle a souligné que le secteur a réalisé un saut qualitatif en matière de créations d’emplois, en multipliant par 11 leur taux dans le secteur des énergies renouvelables, alors que les investissements dans le réseau électrique ont vu leur volume se multiplier par 5, avec une croissance importante.

Concernant les hydrocarbures, Mme Benali a relevé que son département a œuvré à multiplier les investissements dans ce secteur à travers la mise en œuvre des recommandations du Conseil de la Concurrence, notamment en portant le nombre de distributeurs de 19 à 35 et en créant 600 nouvelles stations-service, ce qui a permis de créer 3.500 emplois.

Par ailleurs, elle a mis l’accent sur la nécessité d’adopter des réformes profondes dans tous les secteurs afin de relever les différents défis économiques et sociaux, notant que le gouvernement s’emploie à consolider les acquis réalisés durant les trois dernières années et à surmonter les dysfonctionnements dans un certain nombre de secteurs.

La ministre a, dans ce sens, estimé que le renforcement de la confiance dans l’action politique représente un pilier essentiel pour le succès des réformes futures, mettant en avant l’importance de conjuguer les efforts pour réaliser les objectifs de développement et renforcer la stabilité économique et sociale du Royaume.

Elle a en outre évoqué les défis futurs du Royaume, notamment les préparatifs pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et du Mondial 2030, ainsi que les grandes initiatives économiques et géopolitiques portées par le Maroc, à l’instar du projet Gazoduc africain atlantique et l’Initiative Royale Atlantique.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du programme « La politique autrement », organisé par la fondation Lafqui Titouani dans le but d’engager le débat autour de questions d’actualité avec des personnalités issues des mondes de la politique, de l’économie et de la société civile. Ce programme entend aussi enclencher la réflexion autour de nouvelles approches pour aborder et pratiquer la politique au Maroc.



Les dirigeants africains ayant participé au sommet africain sur l’énergie, tenu les 27 et 28 janvier à Dar es-Salaam, se sont engagés à fournir une électricité fiable, abordable et durable à 300 millions d’Africains d’ici cinq ans.

Pour ce faire, des actions et des réformes concrètes seront mises en œuvre par les décideurs politiques, tandis que les partenaires de développement ont promis de mobiliser 50 milliards de dollars afin de soutenir l’amélioration de l’accès à l’électricité sur le continent, selon la Déclaration de Dar es-Salaam, qui a sanctionné les travaux du sommet Mission 300.

D’après ce document, qui sera soumis pour adoption lors du sommet de l’Union africaine en février, les dirigeants africains ont convenu de renforcer les investissements dans les énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire et hydroélectrique. Ils se sont également engagés à améliorer les infrastructures et à mettre en place des politiques visant à attirer la participation du secteur privé.

La Déclaration préconise en outre des stratégies pour réduire les coûts de l’électricité, limiter la dépendance au bois de chauffage et stimuler la production d’énergie propre.

Selon le texte, les engagements pris par les dirigeants africains et leurs partenaires de développement constituent un élément clé de l’initiative Mission 300, qui réunit des gouvernements, des banques de développement, des institutions partenaires, des organismes philanthropiques et des représentants du secteur privé, en vue de raccorder 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030.

Organisé par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), le Groupe de la Banque mondiale, l’Union africaine (UA) et le gouvernement tanzanien, le sommet a réuni environ 1.000 participants, parmi lesquels des chefs d’État africains, des décideurs politiques, des représentants du secteur privé et des experts.

Le Maroc était représenté par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, à la tête d’une importante délégation composée notamment de l’ambassadeur du Maroc auprès de la République Unie de Tanzanie et de l’Union des Comores, Zakaria El Goumiri, ainsi que de responsables du ministère.

Lors des travaux de cet événement, la ministre a mis en avant les réalisations du Maroc dans le domaine du renforcement de l’accès à l’électricité, soulignant notamment les efforts du Royaume en matière d’électrification rurale, d’investissement dans les énergies renouvelables et de renforcement de la connectivité énergétique régionale.



La Société Régionale Multiservices (SRM) Casablanca-Settat prévoit un investissement de plus de 2 milliards de dirhams (MMDH) dans la province de Nouaceur, pour renforcer les infrastructures d’eau potable, d’électricité et d’assainissement liquide, a annoncé, le 7 février à Casablanca, son directeur général, Youssef Ettazi.

Ce programme d’investissement ambitieux, qui bénéficiera aux différentes communes relevant de la province de Nouaceur, vise à répondre aux besoins prioritaires des habitants et des opérateurs économiques, a indiqué M. Ettazi lors d’une rencontre de proximité avec les autorités locales et les collectivités territoriales, sous le thème « Une approche participative intensive pour relever les défis du développement dans la région et répondre aux attentes des citoyens ».

« La SRM Casablanca-Settat a consacré des investissements importants pour ses activités, confirmant ainsi son engagement à offrir un service de qualité à plus de 7 millions de personnes ».
Selon lui, ces investissements contribueront à améliorer le cadre de vie des populations et à relever les défis du développement durable, notamment à travers une gestion efficace des ressources naturelles et la réduction de la pollution.

Ainsi, 12 directions ont été créées au niveau des préfectures et provinces pour couvrir l’ensemble du territoire de la région et adapter le service client, permettant une relation de proximité.
Et de rappeler que cette rencontre constitue également une occasion de présenter le programme d’investissements de la SRM Casablanca-Settat ainsi que les actions menées à l’échelle de la province dans les domaines de l’eau potable, de l’électricité, de l’assainissement et de l’éclairage public.

À cet égard, les responsables de la SRM ont indiqué que d’autres investissements significatifs sont prévus pour les 30 prochaines années, dans le cadre du mandat de la Société.
Ce plan d’investissements, d’un montant global de plus de 60 milliards de dirhams, sera réparti sur trois activités principales : l’eau potable, l’assainissement liquide et l’électricité.

Dans ce contexte, les responsables ont souligné l’importance des projets structurants, qui font partie intégrante des actions prévues pour améliorer l’infrastructure locale.

Ils ont également précisé que la SRM Casablanca-Settat reste attentive aux préoccupations et aux propositions des différentes communes, s’engageant ainsi à répondre aux attentes des citoyens et à respecter les objectifs de qualité, de service et de proximité.

L’amélioration de l’efficacité des services dans la région de Casabanca-Settat est au cœur de cette démarche, et des investissements conséquents seront réalisés pour répondre aux enjeux d’accessibilité et de développement durable.

Cette réunion, marquée par la présence du gouverneur de la province de Nouaceur, Jalal Benhayoun, ainsi que des présidents de communes, signe le lancement d’une série de rencontres de proximité organisées par la SRM Casablanca-Settat.

L’objectif de ces rencontres est de renforcer la coopération afin d’améliorer l’approvisionnement en eau potable, l’assainissement, l’électricité et l’éclairage public, tout en optimisant les services rendus aux citoyens.



Essaouira, la mythique « Cité des Alizés », est bien plus qu’une destination touristique aux charmes indéniables. La perle atlantique du Maroc est devenue, au fil des années, le symbole d’une province déterminée à mettre à profit ses atouts naturels pour s’inscrire pleinement dans l’ambitieux chantier de la transition énergétique, lancé par le Royaume.

Au cœur de cette ambition, le vent, qui souffle avec régularité sur ses plaines et ses côtes, est une ressource clé. 

Avec des vitesses moyennes oscillant entre 17 et 24 kilomètres par heure, le potentiel éolien de la province est parmi les plus prometteurs du Maroc.

C’est ce potentiel qui a permis à Essaouira d’émerger, dès 2007, comme un pionnier des énergies propres, avec l’inauguration du parc éolien d’Amougdoul. Ce projet, premier du genre à s’inscrire dans le cadre du Protocole de Kyoto, n’est pas uniquement une prouesse technique, mais témoigne également de la capacité du Royaume à allier engagement environnemental et développement économique.

Situé à seulement 15 kilomètres au sud de la ville, ce projet phare est aujourd’hui un modèle en matière de production d’énergie éolienne. Avec ses 71 turbines d’une puissance unitaire de 850 kW, il bénéficie de conditions naturelles exceptionnelles, notamment une vitesse de vent moyenne atteignant 9 mètres par seconde.

Cette configuration permet une production annuelle de 210 gigawattheures (GWh), soit de quoi alimenter des milliers de foyers, tout en réduisant les émissions de CO2 de près de 136.000 tonnes chaque année, selon la direction provinciale de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE) – Branche Electricité.

Forte de cette première expérience réussie, la Cité des Alizés a renforcé son engagement vers un avenir plus vert avec la mise en service, en octobre dernier, du parc éolien Jbel Lahdid, situé le long de la route nationale reliant Essaouira à Safi.

Installé sur trois crêtes, ce parc est doté de 54 turbines de 5 MW chacune, dont plusieurs composantes ont été fabriquées localement, confirmant ainsi le dynamisme de l’industrie marocaine, précise la direction provinciale de l’ONEE, notant que ce parc devrait produire environ 952 GWh par an, équivalant à la consommation électrique d’une ville de 1,2 million d’habitants, comme Marrakech ou Fès, tout en permettant une réduction annuelle de 580.000 tonnes de CO2.

Au-delà de ces projets stratégiques, l’ambition énergétique de la Cité des Alizés s’étend également au domaine de la formation professionnelle et de la recherche scientifique, avec des initiatives visant à renforcer les compétences locales et à encourager l’innovation dans ce domaine.

Dans cette perspective, l’École Supérieure de Technologie (EST) d’Essaouira, relevant de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, joue un rôle clé en proposant depuis plusieurs années des cycles de formation axés sur les énergies renouvelables et le développement durable.
« Ces cursus spécialisés visent à assurer la formation d’une nouvelle génération d’ingénieurs et de techniciens capables de répondre aux besoins croissants du secteur énergétique et de contribuer activement à l’essor de technologies propres adaptées au contexte marocain », a confié, Khouloud Kahime, professeure à l’EST d’Essaouira.

En parallèle l’établissement collabore avec des entreprises nationales et internationales, ainsi qu’avec des centres de recherche, pour offrir aux étudiants des opportunités de stages et de projets pratiques dans des domaines tels que la gestion des parcs éoliens, l’efficacité énergétique et la conception de solutions innovantes pour l’exploitation des ressources renouvelables.

« Ces initiatives pédagogiques sont renforcées par l’organisation régulière de séminaires, de journées portes ouvertes et d’ateliers sur les enjeux climatiques et énergétiques, ouverts aussi bien aux professionnels qu’au grand public, traduisant ainsi une volonté d’impliquer la communauté souirie dans la dynamique de la transition énergétique, en sensibilisant les jeunes générations aux défis environnementaux à l’effet d’assurer un avenir durable », a relevé Mme Kahime, également présidente du Centre International de Recherche et Renforcement de Capacités de recherche (CI2RC).

Mais cet engagement d’Essaouira ne se limite pas à la production de l’énergie propre. La province accorde aussi une importance cruciale à la préservation de son patrimoine naturel, comme en témoigne l’implication active de la société civile locale dans cette mission.
L’Association « Moga Green », à l’instar d’autres acteurs, joue particulièrement un rôle prépondérant dans cette dynamique et œuvre, aux côtés de ses partenaires, à mettre en place des initiatives visant à préserver les écosystèmes fragiles, sensibiliser la population aux enjeux environnementaux et promouvoir des pratiques durables.

« Notre objectif est d’inculquer une véritable culture écologique au sein de la communauté locale, afin que chaque citoyen puisse devenir un acteur du changement « , a souligné dans une déclaration, le président de l’association, Hicham Aguerd.

Grâce à une approche intégrée combinant projets énergétiques d’envergure, formation de pointe, recherche scientifique et sensibilisation, Essaouira s’affirme aujourd’hui comme un modèle de réussite dans la transition énergétique et incarne la promesse d’un avenir durable, où développement économique et respect de l’environnement se conjuguent harmonieusement.