Le modèle marocain de développement durable et inclusif a été salué comme une expérience de référence pour l’Afrique, lors d’un événement organisé le 17 septembre à Genève, en marge de la 60e session du Conseil des droits de l’Homme (CDH).

L’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) et le Nouveau Modèle de Développement des Provinces du Sud ont été particulièrement mis en avant comme une source d’inspiration pour l’ensemble du continent africain, lors de cette rencontre placée sous le thème « Vers un développement humain durable en Afrique : inclusion sociale, réduction des inégalités et renforcement des dynamiques locales ».

Intervenant à cette occasion, Gajmoula Boussif, présidente de l’Observatoire du Sahara pour le Développement Économique et Social (OSDES), a souligné que l’approche marocaine représente un exemple concret de réussite dans la lutte contre les inégalités sociales et la consolidation de la justice territoriale.

Grâce à l’INDH, lancée en 2005, des milliers de projets ont vu le jour au bénéfice des populations vulnérables, notamment les femmes, à travers des mécanismes d’autonomisation et de microcrédit.

Le Nouveau Modèle de Développement des Provinces du Sud, doté d’un investissement stratégique de plus de 8 milliards de dollars, a quant à lui transformé les villes de Laâyoune et Dakhla en pôles économiques majeurs, ouverts sur le continent africain, a ajouté Mme Boussif, notant que ces projets incarnent une vision claire du Royaume : “un développement équitable, ancré dans les territoires, et porteur de stabilité, de prospérité et de coopération Sud-Sud”.

Abondant dans le même sens, des experts et des représentants de la société civile et des institutions africaines et internationales présents ont qualifié le modèle marocain de “projet pionnier” et de “vitrine réussie” d’un développement africain axé sur l’humain, l’inclusion sociale et la durabilité.

D’autres voix, comme Nadah Alqalam, universitaire, et Charlotte Bama, représentante de la Fondation Eliza Relief, ont également reconnu l’importance de politiques nationales solides et centrées sur les droits fondamentaux, saluant la cohérence et la continuité des choix stratégiques du Maroc.

Organisée par le Conseil économique, social et culturel de l’Union africaine (ECOSOCC) et plusieurs partenaires, dont Maat for Peace, CIDH Africa, OSDES et le Groupe majeur des ONG, le panel a mis en lumière les défis structurels du continent : pauvreté, mauvaise gouvernance, manque d’infrastructures, inégalités d’accès à la santé et à l’éducation. Par ailleurs, le Maroc a été unanimement reconnu comme une locomotive du développement africain, offrant des solutions tangibles et reproductibles à l’échelle régionale.

Modéré par Moulay Lahsen Naji, directeur exécutif du CIDH Africa, le side event s’est conclu par des recommandations adressées à l’Union africaine et au Haut-Commissariat aux droits de l’homme, appelant notamment au renforcement des institutions de protection des droits humains, à l’amélioration de la gouvernance et de la transparence, à l’élargissement de l’accès aux services de base, à l’autonomisation des femmes et des jeunes ainsi qu’à une gestion équitable et durable des ressources naturelles.




L’engagement du Maroc envers le secteur des énergies en Afrique a été mis en exergue, le 23 septembre à New York, lors de l’Africa Energy Forum (AEF), tenu en marge de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Intervenant à l’ouverture de ce forum de haut niveau, organisé par l’Atlantic Council, l’ambassadeur du Maroc aux Etats-Unis, Youssef Amrani, a affirmé que l’engagement du Royaume, à la fois résolu et agissant, s’inscrit au coeur de la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

S’appuyant sur l’exemple du projet d’envergure du gazoduc africain atlantique, M. Amrani a souligné l’importance d’inscrire les initiatives énergétiques dans une perspective d’intégration régionale et de solidarité.

Ce projet illustre la volonté commune du Maroc et du Nigeria de « construire une Afrique plus unie, plus forte et plus intégrée », a-t-il mis en avant, ajoutant qu' »il ne s’agit pas seulement d’acheminer du gaz, mais de transmettre de l’énergie au sens le plus noble, celle qui alimente la croissance, relie les peuples et bâtit des ponts entre les continents ».

Le diplomate marocain a également fait remarquer que ce projet est « le symbole de partenariats Sud–Sud agissants, fondés sur la confiance, la solidarité et la coresponsabilité », relevant que c’est dans cette logique de coopération concrète que l’Afrique doit affirmer son unité et sa force.

Les études techniques et environnementales étant désormais achevées, ce projet entre dans une nouvelle phase consistant en la mise en place prochaine d’une entité spécialisée pour assurer sa réalisation.

Évoquant la dimension géostratégique de cette initiative, M. Amrani a souligné que « le Maroc, de par sa position et son engagement, s’affirme comme une porte d’entrée naturelle sur l’Atlantique ».

« Fort de ses projets structurants, le Maroc se positionne comme un corridor énergétique avancé entre l’Afrique et l’Europe », a-t-il affirmé, notant qu’il s’agit d’une « trajectoire qui illustre la capacité du Royaume à conjuguer vision politique, innovation et coopération pour bâtir une Afrique intégrée, prospère et tournée vers l’avenir ».

S’agissant de l’avenir énergétique du continent, l’ambassadeur a expliqué qu’il repose sur la capacité de l’Afrique à transformer ses ressources en un véritable moteur de développement inclusif.

« L’énergie, lorsqu’elle est pensée dans une logique inclusive, devient le socle du changement pour le mieux. Elle irrigue l’industrie, stimule l’innovation, crée des emplois et, surtout, elle change la vie de millions d’Africains ».



Le Maroc s’impose comme un pôle attractif pour les investissements étrangers dans le secteur de l’hydrogène vert et de ses dérivés, a affirmé, le 17 septembre  à Rabat, le ministre délégué auprès du Chef du gouvernement, chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane.

Dans une déclaration à la presse à l’issue d’une réunion du comité de pilotage chargé de « l’Offre Maroc » en matière d’hydrogène vert, présidée par le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, M. Zidane a expliqué que cette réunion a été l’occasion de présenter la phase préliminaire du projet « Chbika 1 », qui constitue une première étape dans la mise en œuvre de ce chantier prometteur.

Ce projet, signé en octobre 2024 devant Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président de la République française, Emmanuel Macron, passera désormais à la phase suivante qui sera marquée par la réalisation d’une série d’études avancées, a ajouté M. Zidane.

Notant que le comité a décidé de conclure des partenariats avec cinq entreprises précédemment désignées, il a rappelé que cette démarche a été entreprise en concertation avec toutes les parties prenantes concernées, ministérielles et institutionnelles.

Dans une déclaration similaire, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a souligné que cette réunion a permis aux différents acteurs de faire le point sur les questions relatives aux infrastructures nécessaires à la mise en œuvre de six projets relatifs à l’hydrogène vert, lesquels ouvrent la voie à de nombreux investissements notamment au niveau des ports, des routes et du réseau électrique.

La ministre a précisé que ces projets ont été conçus pour générer le coût le plus faible possible, tout en apportant une valeur ajoutée considérable et en induisant un impact tangible sur le développement des différentes régions du Maroc où ils seront mis en œuvre.





La réunion du comité de pilotage chargé de « l’Offre Maroc » en matière d’hydrogène vert, tenue le 17 septembre à Rabat sous la présidence du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, a adopté une série de mesures en application des Hautes Directives de SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, visant à faire entrer le Maroc dans le club des pays à fort potentiel en matière d’hydrogène vert.

Au cours de cette réunion, le comité a constaté la clôture, avec succès et dans les délais impartis, de la phase préliminaire du projet « Chbika 1 », en préparation du lancement de la phase suivante relative à la réalisation d’études avancées pour ce projet, qui sera réalisé par un consortium d’investisseurs comprenant des sociétés françaises et danoises.

Le comité a également autorisé la signature de contrats préliminaires de réservation de l’assiette foncière au profit de 5 investisseurs nationaux et étrangers, présélectionnés lors de la réunion du comité de pilotage en date du 6 mars 2025, pour la réalisation de 6 projets en cohérence avec « L’Offre Maroc » dans les trois Régions sud du Royaume, pour un coût de 319 milliards de dirhams.

A cette occasion, M. Akhannouch a salué la cadence positive qui imprègne la mise en œuvre rigoureuse et sérieuse de « L’Offre Maroc » en matière d’hydrogène vert, en application des Hautes Directives Royales.

Il souligné que la dynamique de l’investissement renforce le partenariat, consacre la confiance des opérateurs nationaux et étrangers au Maroc et consolide la position du Royaume en tant que pôle énergétique régional et international dans ce secteur stratégique prometteur.

Le Chef du gouvernement a également mis l’accent sur l’importance de la planification intégrée des infrastructures électriques, portuaires ou les infrastructures de désalinisation de l’eau, et de l’harmonisation des échéances d’achèvement de leurs travaux avec l’agenda relatif aux projets de l’hydrogène vert.

Dans ce sens, il a rappelé que la sélection des projets dans le cadre de « L’Offre Maroc » se fait selon une démarche scientifique et transparente, assurant des partenariats équilibrés, motivant les investisseurs et garantissant en même temps le bon usage du foncier public.

Il est à noter que la procédure de présélection demeure ouverte aux investisseurs, en vue de mettre à contribution la position leader du Royaume, ses ressources naturelles riches et diversifiées, son positionnement géographique stratégique et ses infrastructures aux normes internationales.



La Fédération de l’Énergie a renouvelé sa confiance à M. Rachid Idrissi Kaitouni, réélu pour un mandat de trois ans (2025-2028) à l’issue de l’assemblée générale élective tenue, lundi 22 septembre, au siège de la Fédération de l’Energie à la CGEM. 

Les membres de la Fédération de l’Energie ont voté à l’unanimité en faveur de l’unique liste déposée, composée de dix dirigeants. Une équipe élargie et représentative des différents secteurs énergétiques.

La reconduction de M. Rachid Idrissi Kaitouni à la présidence de la Fédération de l’Énergie s’inscrit dans une logique de continuité pour la Fédération, engagée dans l’accompagnement des grandes transformations énergétiques du Royaume.

Le mandat 2025-2028 devra notamment accompagner la dynamique nationale de transition énergétique, en phase avec les objectifs de souveraineté et de durabilité fixés par les Hautes Orientations Royales.

A noter que le bureau élu de la Fédération de l’Énergie réunit des personnalités de premier plan du paysage énergétique national et se compose comme suit :

  • M. Rachid IDRISSI KAITOUNI, Président ;
  • M. Ahmed NAKKOUCH, Vice-président ;
  • Mme Amina BENKHADRA , Vice-président ;
  • M. Aymane TAUD , Vice-président ;
  • M. Tarik HAMANE , Vice-président ;
  • M. Abdelmajid IRAQUI HOUSSAINI , Vice-président ;
  • M. TARIK MOUFADDAL , Vice-président ;
  • M. Rik DE BUYSERIE , Vice-président ;
  • M. Jean Pascal DARRIET, Trésorier ;
  • M. Omar ALAOUI M’HAMDI, Trésorier Adjoint.

Le Directeur Général de la Commission de l’Union Africaine (CUA), Fathallah Sijilmassi a mis en avant, le 8 septembre à Addis-Abeba, l’importance du financement climatique en tant que priorité du continent africain.

Le financement de l’adaptation sans surcharger la dette et les projets d’énergies renouvelables, de mobilisation des fonds publics et privés ainsi que ceux de l’industrialisation verte sont autant de sujets qui figurent parmi les priorités africaines dans les foras internationaux, a relevé M. Sijilmassi qui intervenait lors d’un side event organisé au pavillon du Kenya dans le cadre du 2e Sommet africain sur le climat, consacré au bilan de l’accord de Paris, dix ans après son adoption.

L’agenda climatique africain s’inscrit dans le cadre plus global de l’Agenda 2063 qui est l’agenda du développement africain, a-t-il précisé lors de cet événement qui a été l’occasion de mettre en évidence les priorités du continent, indiquant que cet agenda se décline dans le cadre de stratégies sectorielles africaines dont principalement la stratégie pour le changement climatique et la résilience, complétée par d’autres stratégies adoptées dans le cadre de l’UA se rapportant à la réduction des risques liés aux catastrophes naturelles, à la météorologie, aux océans et à l’économie bleue, outre que la transition verte, les minéraux critiques et l’agriculture.

Les actions engagées en Afrique s’inscrivent dans des cadres parfois plus spécifiques qui permettent, en cohérence avec les stratégies continentales, de répondre à des besoins et défis plus géographiquement et sectoriellement définis, a-t-il relevé, saluant hautement les trois commissions lancées lors de la COP 22 au Maroc sur le bassin du Congo, le Sahel et les États insulaires.

Il en va de même, poursuit-il, pour des initiatives telles l’initiative marocaine Triple AAA ou celles de la Tanzanie sur le Clean Cooking ainsi que la Mission 300 sur l’énergie.

Soulignant que les priorités africaines sont déclinées dans toutes ces plateformes afin de rétablir une plus grande justice climatique, M. Sijilmassi a assuré qu’il ne s’agit nullement d’aider l’Afrique à faire face à ses défis, mais à transformer son énorme potentiel pour que celui-ci représente une solution pour les défis globaux.

L’Afrique démontre au quotidien l’intensité des projets réussis qui illustrent à la fois le grand potentiel du continent et les nombreuses réalisations, a-t-il mis en exergue, notant que cette dynamique continentale nécessite toutefois de s’intégrer dans un agenda international plus large, aux Nations Unies, dans le cadre du Pacte pour le Futur, à la COP 30 au Brésil, au G20 et dans le cadre du Sommet de Séville sur le financement du Développement.



L’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique prépare le lancement d’une plateforme numérique d’accompagnement destinée aux professionnels, pour structurer et dynamiser les pratiques du secteur au Maroc. 

Ce nouveau dispositif offrira un accès centralisé à des contenus techniques, outils interactifs, données sectorielles, formations spécialisées, retours d’expérience et mécanismes d’appui, de financement et d’incitations. 

Il couvrira les secteurs du bâtiment, de l’industrie, de l’agriculture, du transport et de l’éclairage public, en vue de soutenir concrètement la mise en œuvre de solutions durables à fort impact.



L’Université Cadi Ayyad (UCA) de Marrakech a remporté la médaille d’argent dans le domaine de l’innovation durable lors de la 20è édition du Festival international des inventions de la Silicon Valley (SVIIF 2025), organisée récemment dans la ville de Santa Clara, en Californie (États-Unis d’Amérique).

L’UCA a indiqué, sur son site officiel, que cette consécration est le fruit de son brevet le plus récent, publié en 2025 sous le numéro « MA61006 », obtenu par le professeur-chercheur Said El Beid et le doctorant Abdelkhalek Chellakhi, dans le cadre de leurs travaux menés au sein du Laboratoire de recherche en technologies innovantes et durables de l’École nationale des sciences appliquées (ENSA) de Marrakech.

L’innovation de ces deux chercheurs propose une approche originale pour améliorer le suivi du point de puissance maximale dans les systèmes photovoltaïques, contribuant ainsi de manière notable à accroître l’efficacité énergétique dans un contexte marqué par les changements climatiques.

L’université a précisé que ce prix a été décerné par la Fédération internationale des associations d’inventeurs (IFIA), en partenariat avec l’association OFEED, en reconnaissance internationale de la place qu’occupe l’UCA en tant qu’acteur académique de premier plan dans le domaine de l’innovation à l’échelle mondiale.

Ce prix, souligne la même source, illustre également le rôle stratégique de cette université marocaine dans la valorisation de la recherche appliquée et de l’innovation technologique, orientée vers des solutions concrètes et à fort impact sociétal.

Selon l’UCA, cette distinction renforce le rayonnement international de cet établissement d’enseignement supérieur et ravive son ambition d’accompagner les grandes mutations scientifiques et technologiques. Elle incarne également l’engagement actif de ses chercheurs dans les enjeux du développement durable et l’anticipation des technologies d’avenir, consacrant ainsi la place du Maroc au sein des réseaux mondiaux de l’innovation.



Le président directeur général de l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN), Tarik Ameziane Moufaddal, a été élu président du Cluster ENR Maroc lors de son assemblée générale élective, tenue le 11 septembre à Casablanca.

Marquée par la présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour, cette assemblée, qui a réuni plus de 150 membres et partenaires institutionnels, a permis au Cluster ENR Maroc de renouveler son conseil d’administration dans une dynamique de continuité et de consolidation de sa gouvernance. En outre, cette réunion a mis en exergue le rôle clé du Cluster dans l’accompagnement des grandes orientations énergétiques du Royaume.
À cette occasion, M. Mezzour a déclaré : « La tenue de cette assemblée générale élective témoigne de l’engagement renouvelé des membres du Cluster ENR Maroc en faveur de la transition énergétique et ouvre la voie à une nouvelle dynamique, porteuse d’opportunités pour l’écosystème national des énergies renouvelables ».

Dans ce sillage, il a relevé qu’en tant que véritable plateforme d’innovation et de compétitivité, le Cluster ENR joue un rôle central dans l’ancrage industriel et territorial des projets stratégiques d’énergies renouvelables.

Et d’ajouter : « Nous l’encourageons à poursuivre ses initiatives favorisant l’intégration locale et à se positionner davantage sur les technologies d’avenir, notamment les batteries, le stockage d’énergie et l’hydrogène vert, des secteurs dans lesquels le Royaume s’engage pleinement pour consolider son leadership industriel et énergétique ».

De son côté, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a souligné, dans un message lu en son nom par le secrétaire général du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, Mohamed Ouahmid : « Le Cluster ENR a un rôle crucial à jouer dans la dynamique nationale évolutive de la transition énergétique. En fédérant les compétences, en stimulant l’innovation et l’intégration industrielle pour une énergie plus abordable et bas Carbone, le Cluster ENR nous aide à renforcer la compétitivité des entreprises, à développer une offre locale, et à soutenir la création d’emplois durables ».

Pour sa part, M. Moufaddal, qui va mettre son expérience au service des ambitions industrielles et territoriales du Royaume suite à son élection à la tête du Cluster, a affirmé que l’ambition est claire, faire des énergies renouvelables un levier d’industrialisation, de compétitivité et de développement territorial, créateur de valeur durable tant pour l’économie que pour les régions.

Le nouveau conseil d’Administration du Cluster ENR réunit 22 membres représentatifs de l’ensemble de l’écosystème, à savoir les grandes entreprises, les PME Innovantes, les fédérations professionnelles, les universités, les centres de recherche et développement et les institutions financières.

Le comité de direction et membres fondateurs comprend en plus de M. Moufaddal, le président de CLEANERGY MAROC, Mohamed Lasry, comme vice-président, le directeur exécutif Hydrogène Vert et Opérations de MASEN, Nawfal El Fadil, comme secrétaire permanent et la directrice générale du Cluster ENR Maroc, Fatima Zahra El Khalifa.

Il s’agit également du président de la Fédération de l’Énergie, Rachid Idrissi Kaitouni, le président de la Fédération des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques (FIMME), Abdelhamid Souiri, et le président de la Fédération nationale de l’électricité, l’électronique et les énergies renouvelables (FENELEC), Ali El Harti, comme administrateurs permanents.

Créé en 2014 à l’initiative de MASEN et des fédérations professionnelles, le Cluster ENR est une association à but non lucratif. Placé sous l’égide du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable et soutenu par le ministère de l’Industrie et du Commerce, il agit comme catalyseur d’innovation, d’industrialisation et de compétitivité dans les énergies renouvelables (ENR).





Un atelier sur les Carburants d’aviation durables au Maroc (SAF, Sustainable Aviation Fuel) s’est ouvert, le 8 septembre à Salé, à l’initiative du ministère du Transport et de la Logistique, en partenariat avec l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA).

Organisé avec la participation d’experts d’instances internationales, dont l’Organisation internationale de l’aviation civile (OACI), ce workshop se veut une plateforme d’échange, de réflexion et de planification stratégique pour les principales parties prenantes en vue d’identifier les opportunités, relever les défis et tracer une feuille de route permettant de promouvoir les activités liées aux SAF au Maroc.

Cet événement de deux jours s’inscrit dans le cadre du programme « Assistance, Capacity Building and Training for Sustainable Aviation Fuels (ACT-SAF) », une initiative globale de l’OACI visant à soutenir les pays pour avancer dans la réalisation des objectifs environnementaux établis pour le secteur de l’aviation.

Intervenant à l’ouverture de cet atelier, le secrétaire général du ministère du Transport et de la Logistique, Zine El Abidine Britel, a affirmé que le secteur du transport aérien est appelé à contribuer activement à la réduction des émissions des gaz à effet de serre, bien qu’il ne soit responsable que d’environ 2% des émissions mondiales de CO2.

Le secteur de l’aviation civile, qui constitue un vecteur essentiel de mobilité, de connectivité, d’échanges commerciaux et de développement socio-économique, figure parmi les secteurs les plus engagés sur la voie de la transition énergétique et de neutralité carbone.
Il a aussi mis en exergue l’engagement du Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, dans la voie de la promotion des énergies renouvelables, de l’hydrogène vert et des solutions bas-carbone, notant que le Royaume explore toutes les solutions innovantes susceptibles de protéger l’environnement.

Britel a affirmé que les SAF s’imposent comme l’une des solutions les plus prometteuses pour réduire l’empreinte carbone du transport aérien, permettant de réduire jusqu’à 80% des émissions de CO2 par rapport au carburant fossile.

Pour sa part, Gaëtan Ducroux, en charge des politiques énergie, climat, environnement à la délégation de l’UE au Maroc, a indiqué que le programme ACT-SAF vise à appuyer les pays à acquérir des capacités techniques, à nouer des partenariats et à faciliter leur accès aux financements, ajoutant que le projet de cet atelier, qui fait partie de la contribution de l’UE à l’ACT-SAF, a permis de soutenir 14 pays africains à ce jour, dont le Maroc.

Ce projet s’inscrit également dans le cadre de la mise en œuvre du Partenariat Vert Maroc-EU, qui est le tout premier du genre que l’UE ait conclu avec un pays tiers. Signé en 2022, ce partenariat a permis de renforcer significativement le dialogue et la coopération sur des sujets comme la transition énergétique, la décarbonation de l’économie, la protection de l’environnement, la résilience face au changement climatique ou encore l’économie verte et bleue, a-t-il fait observer.

Il a ajouté que l’UE et le Royaume partagent des ambitions et des intérêts communs en matière de développement de chaînes de valeurs plus durables et moins carbonées.

Les travaux de cet atelier s’articulent autour de plusieurs axes, notamment « le SAF, en tant que moteur clé pour la décarbonation de l’aviation et le développement d’une économie verte », « les aspects techniques clés liés au SAF », « le cadre réglementaire et normes mondiaux relatifs au SAF », et « le paysage du SAF au Maroc : état des lieux, initiatives et opportunités ».