Le coup d’envoi de la troisième édition des Journées Vertes de Dakhla (Dakhla Green Days) a été donné, le 12 janvier à Dakhla, sous le thème « Jeunesse de Dakhla: initiative et innovation face aux défis du développement territorial durable ».

Initiée par le Réseau « Khalij Dakhla » (Baie de Dakhla) pour le climat et le développement durable, et le Groupe Azura, en partenariat avec l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de la région Dakhla-Oued Eddahab, l’Association Lagon Dakhla, cette troisième édition s’inscrit dans le cadre du renforcement de la sensibilisation environnementale et de l’encouragement de l’innovation auprès des jeunes.

Les Journées Vertes de Dakhla qui se déroulent sur une période de six mois au profit de plus de 400 élèves, étudiants et stagiaires, constituent une occasion idoine pour inculquer aux jeunes les bonnes valeurs et actions environnementales, écouter leurs avis et propositions en la matière et les encourager à agir.

Dans une déclaration, le président du Réseau « Khalij Dakhla » (Baie de Dakhla) pour le climat et le développement durable, Mohamed Idas, a indiqué que cet évènement vise à ancrer les valeurs de la citoyenneté environnementale, à encourager l’innovation écologique, à renforcer la sensibilisation à l’importance de la préservation des écosystèmes locaux et à consolider les partenariats entre les différentes parties prenantes, dans la perspective de faire de Dakhla un modèle de ville verte.

Cette édition se distingue par un programme riche et varié comprenant des sessions de formation et des ateliers thématiques portant sur les villes durables, la protection des forêts et de la biodiversité, la gestion des ressources en eau et les zones humides, ainsi que l’intégration de la technologie et de l’intelligence artificielle dans la conception de solutions environnementales locales.

Au programme figurent aussi une série d’ateliers dédiés à l’élaboration de projets environnementaux, aux techniques de présentation de projets (Project Pitch) et à l’accompagnement technique des équipes participantes.

La troisième édition des Journées Vertes ambitionne d’adopter et d’accompagner des projets environnementaux innovants et de les concrétiser sur le terrain, en partenariat avec les différents intervenants, en vue de contribuer au développement durable de la région de Dakhla-Oued Eddahab.





Les travaux du Forum méditerranéen de Tétouan se sont déroulés, le 12 janvier, sous le thème « Énergie et digitalisation: Vision concertée pour un développement durable et innovant ».
Initiée par l’Association méditerranéenne des leaders (AML) et l’Association des Marocains du monde retournés et résidant à l’étranger, cette rencontre a rassemblé des décideurs, universitaires et experts issus du Maroc, de Belgique, d’Égypte, de France et des Pays-Bas, dans l’objectif d’explorer les leviers permettant de mettre la transformation numérique et la transition énergétique au service d’un développement global et durable.

Le forum a offert une plateforme pour mettre en lumière le rôle de la recherche scientifique et des technologies modernes, notamment l’intelligence artificielle et les solutions numériques, dans l’accompagnement des grandes mutations mondiales, soulignant leur contribution à la mise en œuvre de solutions innovantes et durables pour la préservation des ressources naturelles au profit des générations futures.

S’exprimant lors de la cérémonie d’ouverture, tenue en présence du gouverneur de la province de Tétouan, Abderrazzak Mansouri, ainsi que de plusieurs responsables locaux, le président de l’Université Abdelmalek Essaâdi, Bouchta El Moumni, a mis en avant le rôle central de l’université dans la production et la valorisation du savoir scientifique, ainsi que dans l’adaptation de ses résultats aux besoins de la société et de son environnement territorial.

À cet égard, il a rappelé que cette mission s’inscrit en droite ligne des Hautes Orientations de SM le Roi Mohammed VI, lesquelles placent l’innovation, la digitalisation et la transition énergétique au cœur des axes stratégiques de la construction du Maroc de demain.

Les débats ont porté notamment sur les enjeux stratégiques liés à la transition énergétique, à la numérisation et à l’innovation, dans le cadre du développement durable de l’espace méditerranéen.

Les intervenants ont également souligné que l’innovation et la transition verte constituent des leviers essentiels pour renforcer la souveraineté nationale et la compétitivité régionale, mettant en avant l’importance de soutenir l’entrepreneuriat dans les secteurs technologique et de l’économie verte, et de rapprocher les solutions d’énergie propre des collectivités territoriales, afin d’améliorer la qualité de vie des citoyens.

Le forum a été marqué par la signature d’une convention de partenariat entre l’Université Abdelmalek Essaâdi et plusieurs associations nationales et internationales, visant à développer des projets de recherche et d’innovation communs dans les domaines de l’énergie et du numérique, et à renforcer l’impact scientifique et sociétal de la coopération académique.
Cette initiative illustre l’engagement de l’université, à travers ses établissements et ses cadres pédagogiques, au sein de son environnement méditerranéen. Elle traduit également sa volonté de nouer des partenariats efficaces, afin de transformer le savoir en propositions concrètes et en projets structurants, au service d’un développement durable centré sur l’humain et l’innovation.

Le forum a été ponctué par deux sessions scientifiques autour des thèmes: « Énergie et digital: Quelles solutions scientifiques concrètes pour le développement des territoires innovants ? », et « Populations, environnement et technologies : de la stratégie à l’impact, comment renforcer un développement participatif, durable, inclusif et résilient ? ».





La Coalition pour la valorisation des déchets (COVAD) a tenu, le 9 janvier à Rabat, sa conférence plénière annuelle intitulée « Repenser le droit des déchets : innovations législatives et opportunités pour une économie circulaire inclusive », organisée en partenariat avec le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable.

L’événement a réuni des décideurs publics, des représentants des collectivités territoriales, des acteurs économiques, des experts juridiques ainsi que des partenaires institutionnels et internationaux, confirmant le rôle de la COVAD comme espace structurant de dialogue public-privé au sein de l’écosystème de l’économie circulaire au Maroc.

La séance d’ouverture de cette conférence a été co-présidée par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, et le président de la COVAD, Mounir El Bari, précise la même source, ajoutant que les travaux se sont structurés autour de deux panels complémentaires.

Le premier panel, consacré à « l’état des lieux et aux leviers réglementaires », a permis de proposer une lecture partagée du cadre juridique et institutionnel encadrant la gestion des déchets au Maroc, à la lumière des amendements récemment apportés à la loi 28-00.

Les échanges ont porté sur les apports de la réforme, ses impacts socio-économiques et environnementaux, ses implications opérationnelles et les conditions de sa mise en œuvre effective, notamment en termes de lisibilité et d’efficacité du dispositif.

Le second panel, intitulé « Transformer les déchets en ressources : enjeu clé de compétitivité industrielle », a mis en lumière des retours d’expérience issus de filières stratégiques, notamment les véhicules hors d’usage (VHU/VFV) et les déchets de construction et de démolition (DCD).

Les discussions ont mis en évidence les conditions techniques, économiques et réglementaires nécessaires à la structuration de chaînes de valeurs circulaires performantes.

Des enseignements structurants pour l’action

Dans un contexte marqué par l’évolution des exigences environnementales, industrielles et commerciales, les échanges de cette journée ont mis en évidence le caractère stratégique de la récente réforme du droit des déchets pour accompagner la transition vers l’économie circulaire, sécuriser l’investissement et renforcer la compétitivité des filières de recyclage et de valorisation.

À l’issue des échanges, plusieurs constats ont émergé, notamment la nécessité de renforcer l’alignement du cadre national avec les exigences internationales, de sécuriser les gisements et les débouchés industriels, et de faire du droit des déchets un levier d’incitation à l’investissement et à l’innovation circulaire.

Retour sur les réalisations majeures de la COVAD

Depuis sa création en 2015, la COVAD s’est imposée comme un acteur central du développement de l’économie circulaire au Maroc. Sa feuille de route stratégique 2021-2026, présidée par M. El Bari, repose sur six axes prioritaires, parmi lesquels l’innovation, la gouvernance et l’inclusion sociale, qui en constituent des piliers.

Parmi ses principales réalisations :

  • Écosystème vert : étude menée sous le lead du ministère de l’Industrie et du Commerce visant la valorisation de 65 % des déchets à l’horizon 2030, avec un potentiel de 60.000 emplois et 12,2 MMDH de chiffre d’affaires.
  • Responsabilité Élargie des Producteurs (REP) : contribution à l’élaboration du cadre réglementaire des emballages, en partenariat avec le MTEDD et le PNUE.
  • Programme PAGE : participation au renforcement des capacités nationales pour une gestion durable des ressources.
  • Réformes législatives : contribution aux travaux sur la loi relative à l’économie circulaire et à l’amendement de la loi 28-00 sur la gestion des déchets.
  • Recyclage plastique : implication dans les négociations internationales pour un traité juridiquement contraignant contre la pollution plastique. Initiative Switch2CE: partenariat avec l’Union Européenne pour le développement des chaînes de valeur circulaires, notamment dans la plasturgie.
  • Gouvernance, partenariats et compétitivité : S’appuyant sur une gouvernance multi-acteurs réunissant administrations, collectivités, entreprises, ONG et experts, la COVAD agit comme interface entre politiques publiques, dynamiques industrielles et exigences internationales. Cette approche collaborative lui permet de formuler des propositions opérationnelles et adaptées aux réalités du terrain.

Grâce à des partenariats structurants avec des organisations telles que l’ONUDI, le PNUE, Chatham House et l’Union Européenne, la COVAD contribue également au renforcement de l’expertise nationale et à la mobilisation d’appuis techniques au service de la structuration des filières.

Au-delà de l’enjeu environnemental, ses actions s’inscrivent dans une logique de compétitivité et de souveraineté industrielle, en favorisant le développement de marchés de matières secondaires, la création de valeur locale et les opportunités de substitution aux importations.

Créée en 2015, la Coalition pour la Valorisation des Déchets (COVAD) est une instance de concertation et de proposition œuvrant pour la structuration des filières de valorisation, l’amélioration du cadre réglementaire et la promotion de l’économie circulaire au Maroc.



Le Maroc a pris part, le 13 janvier à Riyad, à la 10e réunion consultative des ministres arabes chargés des exploitations des Mines, qui coïncide avec la tenue de la Conférence minière internationale.

Le Royaume a participé à cette réunion consultative avec une délégation conduite par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

Cette réunion consultative, à laquelle 19 pays arabes y participent, est organisée par l’Organisation arabe pour le développement industriel, la normalisation et l’exploitation minière (OADIM) en partenariat avec le ministère saoudien de l’Industrie et des Ressources minérales.

Dans une allocution de circonstance, le directeur de l’OADIM, Adel Sakr, a indiqué que l’organisation poursuit la mise en œuvre de ses programmes et activités, soulignant que cette réunion passe en revue un ensemble d’initiatives techniques, actuelles et futures, visant à maximiser l’exploitation des ressources minérales arabes et à renforcer l’intégration dans les chaînes de valeur qui y sont liées.

Il a à cette occasion annoncé le lancement officiel de la bibliothèque numérique des études minières arabes. Cette bibliothèque, élaborée par l’OADIM conformément aux recommandations de la réunion précédente, s’érige en tant que référence visant à soutenir les décideurs et les chercheurs.

Il a également réaffirmé l’engagement de l’organisation à poursuivre la mise en œuvre d’activités de qualité répondant aux attentes et aux ambitions des États membres.

L’ordre du jour de la réunion a examiné les principales réalisations de l’OADIM notamment le système de référence minier pour les pays arabes, l’étude sur la réhabilitation des mines et carrières anciennes pour un développement durable, l’évolution de la Plateforme arabe des minéraux du futur (APFM), la feuille de route de référence pour les minéraux de la transition énergétique dans la région arabe, l’initiative arabe pour l’intelligence artificielle dans le secteur des ressources minérales, le glossaire unifié des termes miniers, ainsi que la bibliothèque numérique des études minières arabes.



Le Sommet sur l’hydrogène vert 2026 aura lieu, le 14er janvier 2026 au Centre ADNEC d’Abu Dhabi et réunira des chefs d’État, des décideurs politiques de haut niveau, des chefs d’entreprise, des investisseurs et des entrepreneurs pour une série de dialogues de haut niveau axés sur le rôle croissant de l’hydrogène vert dans la réalisation des ambitions mondiales de neutralité carbone.

Alors que l’hydrogène vert devient un pilier de plus en plus essentiel de la transition énergétique mondiale, le Sommet offre une plateforme stratégique pour harmoniser les politiques, les investissements et les technologies autour de solutions à grande échelle. Les discussions portent sur la mise en place de chaînes de valeur de l’hydrogène résilientes, le développement de la collaboration transfrontalière et la concrétisation des ambitions en infrastructures déployables et en résultats commerciaux.

L’un des principaux axes du programme 2026 est le développement de l’économie de l’hydrogène aux Émirats arabes unis, afin de positionner le pays comme un pôle mondial de production, d’exportation et d’innovation dans ce domaine. Les sessions examinent comment des cadres politiques ciblés, des partenariats public-privé et la coopération internationale peuvent stimuler les investissements, accélérer la recherche et le développement et favoriser une adoption à grande échelle sur le marché.

Thèmes et objectifs clés :

  • Voies mondiales vers la neutralité carbone : Le rôle de l’hydrogène vert dans la décarbonation des secteurs difficiles à décarboner, notamment l’industrie, les transports et la production d’électricité.
  • Leadership des Émirats arabes unis en matière d’hydrogène : Stratégies visant à faire progresser les initiatives nationales en matière d’hydrogène et à renforcer la position des Émirats arabes unis sur les marchés mondiaux de l’hydrogène.
  • Investissement et finance : Mobiliser des capitaux, réduire les risques liés aux projets et structurer des entreprises bancables dans le secteur de l’hydrogène.
  • Technologie et innovation : Faire progresser les technologies d’électrolyse, l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement et réduire les coûts grâce à la R&D.
  • Collaboration internationale : Harmoniser les normes, les cadres commerciaux et les partenariats pour développer l’économie mondiale de l’hydrogène.



L’ONEE franchit une nouvelle étape en matière de Santé et Sécurité au Travail (SST) avec la certification ISO 45001 v2018 de la Centrale Thermique Turbines à Gaz de Kénitra.

Cette réussite est le fruit d’un travail collectif mené autour d’un chantier stratégique : élaboration de cartographies de risques, déploiement de plans d’action concrets, amélioration continue sur le terrain et accompagnement rapproché des équipes pour renforcer la prévention et la maîtrise des risques professionnels.

L’audit réalisé par un organisme international s’est conclu sans aucune non-conformité, une performance qui témoigne de la qualité du système de management mis en place. La certification de la Centrale Thermique de Kénitra Turbines à Gaz couvre l’ensemble des processus de management, d’exploitation et de support liés aux activités de la centrale.

Elle vient s’ajouter aux certifications déjà obtenues pour les centrales de Mohammedia, Tétouan, Dakhla et Tan-Tan, confirmant l’engagement constant de l’ONEE en faveur d’une culture de prévention solide et rigoureuse, portée par les équipes terrain et support.



ACWA Power a signé, récemment à Rabat, un cadre de coopération avec la Banque Africaine de Développement (BAD) avec pour ambition de mobiliser jusqu’à 5 milliards de dollars américains d’ici 2030 afin d’accélérer la transition énergétique et l’accès à l’eau en Afrique.
Cet accord, signé en marge du Forum d’investissement en Afrique, tenu à Rabat du 26 au 28 novembre, vise à renforcer significativement la collaboration entre les deux institutions dans le développement, l’investissement et le financement de projets de production d’électricité et de dessalement de l’eau à travers le continent africain.

Ainsi, il établit une structure claire de coopération pour identifier, développer et financer des projets énergétiques et hydriques durables.

« Ce cadre de coopération avec la BAD témoigne de notre engagement indéfectible envers l’Afrique », a indiqué le Président Afrique – ACWA Power, Hashim Ghabashi, notant que le continent représente un marché stratégique pour ACWA Power.

« Ce partenariat va accélérer notre capacité à concrétiser des projets transformateurs dans les domaines de l’énergie et de l’eau », a-t-il affirmé, soulignant que la mise en œuvre de cet accord avec la BAD constitue une étape cruciale vers la sécurité énergétique et hydrique de millions de personnes.

La coopération portera principalement sur l’évaluation et le soutien de projets d’énergies renouvelables, de dessalement d’eau et de production électrique connectée aux réseaux, avec un accent particulier sur l’Afrique subsaharienne.

Cette initiative s’inscrit dans le prolongement de « Mission 300 », un programme conjoint de la BAD et du Groupe de la Banque mondiale, dont l’objectif est de fournir l’électricité à 300 millions de personnes en Afrique subsaharienne d’ici 2030.

Outre les aspects financiers, le cadre de coopération intègre également une dimension importante liée au développement environnemental et social.

Cette signature constitue une étape majeure dans le renforcement des engagements d’ACWA Power et de la BAD en faveur d’une croissance
durable et inclusive des secteurs africains de l’énergie et de l’eau.

En conjuguant l’expertise mondiale d’ACWA Power en matière de développement de projets et les capacités financières et connaissances régionales approfondies de la BAD, ce partenariat vise à accélérer l’accès à l’énergie, renforcer la sécurité hydrique et promouvoir les investissements verts sur tout le continent.





Le Conseil d’administration de l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN) s’est réuni sous la présidence de Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, en présence de hauts responsables gouvernementaux et institutionnels.

Lors de cette réunion stratégique, le Conseil a approuvé le programme de développement des énergies renouvelables 2026–2028, qui prévoit le lancement de nouveaux projets totalisant une capacité installée de 1,7 GW, avec pour ambition d’atteindre près de 5 GW d’ici 2030.

Les membres du Conseil ont également examiné les résultats de performance des centrales actuellement en exploitation en 2025, ainsi que les progrès liés à l’offre marocaine en hydrogène vert.

La réunion s’est conclue par l’approbation des états financiers consolidés de MASEN et un passage en revue des principales recommandations des organes de gouvernance pour l’exercice 2025.



L’Office national de l’Électricité et de l’Eau potable (ONEE) a annoncé l’accréditation de son laboratoire d’étalonnage des compteurs d’eau selon le référentiel NM ISO/IEC 17025 : 2018, délivrée par le Service marocain d’accréditation (SEMAC).

Cette accréditation atteste de la compétence technique du laboratoire ainsi que de la fiabilité de ses prestations de métrologie appliquées aux compteurs d’eau, indique l’ONEE dans un communiqué, précisant que le domaine d’accréditation concerne la débit-métrie liquide et couvre l’étalonnage des compteurs volumétriques et à vitesse, de diamètres nominaux allant de DN 15 à DN 40.

Cette reconnaissance garantit la conformité du laboratoire aux exigences internationales en matière de compétence technique, de maîtrise des processus d’essais et d’étalonnage, ainsi que d’assurance qualité. Elle confirme que les résultats d’étalonnage fournis répondent aux standards les plus exigeants en matière de traçabilité métrologique, de qualité des opérations, de fiabilité des instruments de mesure, ainsi que d’impartialité et d’indépendance des processus.

Dans ce cadre, l’ONEE a célébré le 17 décembre 2025, l’obtention de cette accréditation en présence des représentants des institutions publiques, des partenaires industriels et des professionnels du secteur de l’eau et de la métrologie.

Par cette accréditation, l’ONEE réaffirme son engagement à mettre son expertise et son savoir-faire dans le domaine de métrologie appliquée aux compteurs d’eau au profit des acteurs publics et privés, en mettant à leur disposition son laboratoire qui permet un étalonnage de compteurs précis, traçable et conforme aux standards internationaux.



Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé un don de 4 millions de dollars provenant du Fonds pour une planète vivable (LPF), destiné à apporter des financements supplémentaires au Programme de transformation des systèmes agroalimentaires au Maroc.

Ce programme vise à renforcer la résilience du système agroalimentaire marocain face au changement climatique, tout en améliorant la sécurité et la qualité des aliments.

Ce don vient ainsi compléter les 250 millions de dollars initialement approuvés en décembre 2024 pour le même programme, explique la Banque mondiale.

S’appuyant sur l’objectif initial de généralisation des pratiques intelligentes face au climat, ce financement supplémentaire vise à lever les contraintes liées à la demande auxquelles sont confrontés les petits et moyens agriculteurs afin d’accélérer la transition de la production céréalière pluviale vers une agriculture de conservation.

Dans ce cadre, l’institution de Bretton Woods indique que le programme touchera environ 1. 200 agriculteurs sur une superficie de 20. 000 hectares, notant que l’appui prendra la forme de bons électroniques qui réduiront les coûts de production grâce à une offre de services de mécanisation tels que le semis direct, et l’accès à des semences résistantes au climat.
Le projet aidera également les producteurs de céréales et de légumineuses, y compris les femmes et les jeunes, à avoir un accès au financement et à atteindre des marchés plus avantageux en mettant efficacement en commun leurs récoltes.

Il s’attachera ainsi à faciliter l’inclusion financière de ces agriculteurs et leur accès à des marchés rémunérateurs grâce à une agrégation intelligente de la production générée dans le cadre du projet.

Par ailleurs, la gestion, le suivi et l’évaluation du projet seront renforcés pour évaluer l’adoption de nouvelles pratiques, mesurer les gains en termes de rendement et de revenus agricoles, et quantifier les avantages en matière d’atténuation des changements climatiques, notamment en ce qui concerne la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
La Banque mondiale assurera également une assistance technique à la conception et au déploiement du système de bons électroniques et à l’évaluation d’impact.

Soulignant que le secteur agroalimentaire revêt une importance capitale pour l’économie marocaine et les moyens de subsistance de la population rurale, l’institution relève que les années consécutives de sécheresse ont mis en évidence la vulnérabilité de la production céréalière pluviale et la nécessité d’évoluer vers des systèmes de production plus résilients.

La Banque mondiale note ainsi que le financement supplémentaire soutient cette transition en développant l’agriculture de conservation qui permettront de stabiliser les rendements, d’améliorer la gestion des sols et de l’eau, et de réduire l’exposition aux chocs climatiques.

Par ailleurs, le programme promeut la démarche de synergie poursuivie par le Groupe de la Banque mondiale en mobilisant la collaboration entre la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et la Société financière internationale (IFC), précise-t-elle.
Il contribue aussi à l’initiative AgriConnect en soutenant l’emploi dans les chaînes de valeur des céréales et des légumineuses et en renforçant la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

« En favorisant le passage à des pratiques climato-intelligentes et en expérimentant des formes de soutien innovantes et numériques en faveur des petits exploitants, ce financement supplémentaire aidera le Maroc à créer des emplois verts dans les zones rurales et à renforcer la sécurité alimentaire nationale », a souligné Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de division à la Banque mondiale pour le Maghreb.

Il a également indiqué que ce projet « consolide la dynamique du programme approuvé l’an dernier et renforce notre collaboration dans le cadre d’une démarche qui unit l’ensemble du Groupe de la Banque mondiale ».

Conjugué à des mesures destinées à améliorer l’accès aux marchés et à renforcer les capacités des acteurs publics et privés, le programme vise à aider les agriculteurs à produire et à commercialiser des aliments plus sûrs et de meilleure qualité tout en augmentant leurs revenus, garantissant ainsi la continuité et la cohérence avec le financement initial, selon la Banque mondiale.