L’engagement du Maroc, sous le leadership de SM le Roi Mohammed VI, et son action avant-gardiste en matière de transition énergétique ont été salués, à Rimini, par plusieurs experts africains.

Conscient du grand potentiel du développement des énergies renouvelables, le Royaume a investi massivement dans ce domaine, afin d’accélérer l’accès à l’énergie et réussir la transition énergétique, a déclaré Gilles Djagoun, responsable à l’Association africaine de l’eau (AEE), en marge de la 25e édition des salons Ecomondo et Key Energy.

Le Maroc, « l’un des premiers acteurs continentaux » en la matière, ne cesse de diriger son action en faveur du développement durable de toute la région, a relevé l’expert, notant que l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), un partenaire actif de l’AEE, a toujours été « une force de proposition de solutions innovantes » au sein de cette organisation continentale, qui regroupe les sociétés de production et de distribution d’eau potable, les sociétés de fourniture de services d’assainissement et celles de régulation de la politique du secteur au niveau de chaque pays africain.

Selon l’expert, « il devient nécessaire de nous adapter aux mutations profondes que connaissent ces secteurs vitaux, à travers le monde, et de renforcer la coopération sud-sud, pour relever les défis auxquels le continent est confronté« .

L’AAE, dont la présidence tournante a été assurée à plusieurs reprises par le Royaume, a pour objectifs de promouvoir le partenariat entre les sociétés d’eau membres, en vue d’améliorer leur performance, renforcer les efforts de plaidoyer du secteur en direction des gouvernements et institutions africains pour la prise en compte des problèmes de l’eau et de l’assainissement dans les politiques publiques et l’allocation des ressources.

Pour sa part, Zoma Eric, responsable à l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA) du Burkina Faso, a mis en avant la vision « proactive et solidaire » de SM le Roi tournée vers l’Afrique, annoncée depuis Son ascension au Trône et concrétisée au fil des années, notant que le Royaume a tant assisté le Burkina Faso pour faire face à la crise de l’eau, à travers la mise en place de technologies innovantes, à savoir l’ensemencement des nuages pour provoquer la pluie, afin d’obtenir une meilleure pluviométrie dans ce pays sahélien.

Le Royaume avance à « pas sûrs et accélérés » dans ce domaine, grâce à la politique clairvoyante du Souverain, a relevé le responsable burkinabais, évoquant le regroupement des activités de l’Office National de l’Électricité et de l’Office National de l’Eau Potable, un exemple « éloquent » de l’adaptation du Royaume aux mutations et aux défis mondiaux.

D’après lui, cette initiative permettra d’harmoniser les stratégies nationales dans ces deux secteurs clés, qui sont liés par des champs de synergies, de valoriser les ressources énergétiques et hydriques et de gérer leur utilisation de manière efficace dans le respect de l’environnement.

Avec cette première opération de regroupement, le Maroc marque « sa volonté de réorganisation des secteurs de l’électricité et de l’eau et sa politique d’accompagnement des entreprises publiques visant l’optimisation de leurs performances industrielles et financières ».

En marge de la 25ème édition des Salons Key Energy et Ecomondo, un Forum de la croissance verte en Afrique a réuni des personnalités diplomatiques, des chercheurs, des universitaires et des représentants de la société civile internationale.

Organisé en collaboration avec la fondation RES4Africa, avec le soutien de l’ITA-Agence italienne du commerce, des ministères italiens des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et de la Transition écologique, ce forum dédié à l’Afrique s’est penché notamment sur les opportunités offertes par l’hydrogène vert, le nexus « eau-énergie-alimentation » et l’entrepreneuriat des jeunes en Afrique.

Du changement climatique au recyclage des matériaux, passant par la transition des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables, les salons d’Ecomondo et de Key Energy, proposent une centaine de séminaires et de conférences animés par les professeurs Fabio Fava et Gianni Silvestrini, à la tête des comités scientifiques et techniques respectifs des deux plateformes.

Des innovateurs, des autorités internationales et nationales, le monde de la science et de l’université, des décideurs et des investisseurs du monde entier prennent part à ces salons de référence en matière de développement durable.

Le potentiel du Maroc dans le domaine des énergies renouvelables a été mis en avant, le 10 novembre à Rimini, lors de la 2ème édition du Forum de la croissance verte en Afrique, tenue en marge de la 25 édition des Salons Key Energy et Ecomondo.

Les capacités énergétiques du Royaume sont « littéralement sans limite« , a affirmé le ministre plénipotentiaire à l’ambassade du Maroc à Rome, Khalid Atlassi, lors de cette conférence, qui a connu la participation d’une panoplie de personnalités diplomatiques, de chercheurs, d’universitaires et de représentants de la société civile internationale.

Le Maroc dispose de 3.500 de côtes pour la production de l’énergie éolienne offshore, ce qui lui permet d’électrifier environ la totalité de ses régions et de devenir un exportateur de premier plan d’énergie produite à base des renouvelables citant, dans ce sens, le projet de construction d’un câble sous-marin qui reliera le Maroc au Royaume-Uni.

Cette nouvelle structure, permettra de fournir de l’énergie au Royaume-Uni depuis une centrale solaire et éolienne de 10,5 GW, qui sera installée dans la région de Guelmim Oued Noun et sera opérationnelle d’ici 2030.

Connecté au réseau européen via l’Espagne et le Portugal, et à l’Afrique subsaharienne à travers la Mauritanie, le Maroc aspire à devenir prochainement une plaque tournante régionale de l’électricité, a relevé M. Atlassi, notant que le pays mise, en outre, sur l’hydrogène vert, un secteur prometteur qui permettra d’atteindre les objectifs énergétiques ambitieux du Royaume.

Dans ce sens, Mouhcine Benmeziane, responsable à l’Institut de recherche en énergie solaire et en énergies nouvelles (IRESEN), a mis en lumière le projet innovant d’hydrogène vert « Power-to-X µPilot« .

Selon lui, il s’agit d’un électrolyseur d’une capacité de 20 kilowatts (kW) couplé à des panneaux solaires photovoltaïques (PV) et qui sera testé sous charge variable d’électricité renouvelable, précisant que le projet « Power-to-X µPilot » est incubé au cœur du Green Energy Park de Benguerir en collaboration avec l’Université Mohammed VI polytechnique (UM6P).

« Nous ciblons la production d’ammoniac vert, de méthanol vert et de carburants verts, mais également le stockage de l’électricité renouvelable, en utilisant l’hydrogène et les piles à combustibles« , a-t-il fait savoir, évoquant également la première plateforme au niveau africain dédiée à la recherche et la formation en énergie solaire baptisée “Le Green Energy Park”.

D’un investissement de plus de 210,2 millions DH, dont 142 millions DH comme contribution de l’IRESEN et 68,2 millions DH comme contribution de l’OCP, ce projet permettra la mise en place d’un réseau de plateformes de recherche qui contribuera à mutualiser les ressources, créer des synergies et positionner le Maroc comme leader de l’innovation dans le domaine des énergies renouvelables.

Organisé en collaboration avec la fondation RES4Africa, avec le soutien de l’ITA-Agence italienne du commerce, des ministères italiens des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, et de la Transition écologique, ce forum dédié à l’Afrique s’est penché notamment sur les opportunités offertes par l’hydrogène vert, le nexus « eau-énergie-alimentation » et l’entrepreneuriat des jeunes en Afrique.

Du changement climatique au recyclage des matériaux, passant par la transition des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables, les salons Ecomondo et Key Energy proposent une centaine de séminaires et de conférences animés par les professeurs Fabio Fava et Gianni Silvestrini, à la tête des comités scientifiques et techniques respectifs des deux plateformes.

Des innovateurs, des autorités internationales et nationales, le monde de la science et de l’université, des décideurs et des investisseurs du monde entier prennent part à ces salons de référence en matière de développement durable.

L’espace d’exposition, qui occupe tout le Centre Expo, présente les dernières technologies en matière de valorisation des déchets de bioéconomie circulaire, de gestion des ressources hydriques et de récupération et réaménagement des sites industriels.

La production de l’énergie électrique au niveau national s’est améliorée de 2,2% au terme des neuf premiers mois de 2022, après un accroissement de 6,2% un an auparavant, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Économie et des finances.

Cette progression résulte de la hausse de la production de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) de 20,6% et de celle des énergies renouvelables relatives à la loi 13-09 (+8,5%), atténuée par le retrait de la production privée (- 3,6%), explique la DEPF dans sa note de conjoncture du mois de novembre 2022.

Dans un contexte d’accroissement de l’énergie appelée nette de 5,5%, à fin septembre 2022, après une hausse de 5,8% un an plus tôt, le volume de l’énergie importé s’est accru de 133,4%, après une quasi-stagnation l’année dernière, fait savoir la même source, ajoutant que le volume exporté a, toutefois, reculé de 31,5% (après +33,3%).

Du côté de la consommation de l’énergie électrique, elle s’est accrue de 4,7%, à fin septembre 2022, après une hausse de 6,1% un an auparavant, tirant profit d’une dynamique favorable lors des trois premiers trimestres de l’année 2022, soit +2,2% au T1, +7,6% au T2 et +4,3% au T3.

Cette amélioration fait suite à l’augmentation des ventes de l’énergie de « très haute, haute et moyenne tension, hors distributeurs » de 5,8% et de celles destinées aux distributeurs de 4,2% et aux ménages de 4,1%.

Comparée à fin septembre 2019, la production de l’énergie électrique s’est accrue de 3,5% et sa consommation de 8%, après respectivement de +1,3% et +3,2% il y a une année.

Le projet de gazoduc Nigeria-Maroc est l’incarnation d’une vision prospective visant à développer une large région du continent africain, dans un cadre d’intégration et de complémentarité, a indiqué la directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Amina Benkhadra.

Le projet découle d’une vision ambitieuse partagée par SM le Roi Mohammed VI et le Président nigérian Muhammadu Buhari pour le développement d’une large région qui comprend 16 pays, de même qu’il permet de fournir une énergie propre et compétitive pour la population et d’assurer un développement dynamique intéressant dans divers secteurs, à leur tête le secteur agricole, a-t-elle indiqué dans une intervention, le 17 novembre à Genève, lors d’une table ronde sur l’énergie en Afrique, organisée dans le cadre des activités du Forum Crans Montana.

Il s’agit d’un projet crucial pour l’intégration du continent, qui place l’énergie au cœur des projets de développement nationaux, a indiqué Mme Benkhadra lors de la rencontre, qui a vu la participation d’experts européens du secteur de l’énergie, lesquels ont exprimé leur intérêt à prendre connaissance des différentes phases du projet, ses mécanismes de mise en œuvre et ses dimensions de financement et de développement.

La responsable a souligné que l’Afrique a besoin, plus que tout autre continent, d’un accès à une énergie propre et durable afin de suivre le rythme de son processus de croissance, d’autant plus que 600 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité et aux autres ressources énergétiques.

Le continent est riche en ressources naturelles et minières nécessaires pour réaliser la transition énergétique.

Mme Benkhadra s’est félicité de l’interaction positive avec le projet, comme en témoigne l’implication progressive des pays concernés, ajoutant que des accords bilatéraux sont en cours d’élaboration et que le travail se poursuit pour mettre en œuvre un système de gouvernance global pour le projet et ses mécanismes de gestion.

En plus d’atteindre les objectifs de développement national et favoriser les voies d’intégration continentale, le projet de gazoduc, qui reliera le Maroc au Nigéria, offre à l’Europe une opportunité importante pour diversifier ses importations d’énergie, ce qui est un pari vital dans cette conjoncture géopolitique délicate.

Le Maroc œuvre pour la souveraineté et la sécurité énergétiques de la région, a souligné, le 11 novembre à Rimini, le secrétaire général de la Fondation RES4Africa, Roberto Vigotti, évoquant le projet stratégique de gazoduc Maroc-Nigéria.

Le Royaume mise, aujourd’hui, sur l’interconnexion aussi bien électrique que gazière, renforçant ainsi son indépendance énergétique et celle du continent, a déclaré à la MAP M. Vigotti, en marge de la 25ème édition des salons Ecomondo et Key Energy, soulignant l’importance du projet de gazoduc Maroc-Nigéria.

Le Maroc se présente comme l’un des modèles les plus influents en matière de transition énergétique en Afrique, du fait qu’il a déployé toutes les stratégies, les politiques et les moyens nécessaires, ainsi que les technologies les plus innovantes, pour réussir ce chantier.

Le secrétaire général de cette fondation, qui rassemble un large réseau de membres du secteur de l’énergie propre en Afrique et en Europe, s’est, en outre, félicité de la coopération fructueuse entre RES4Africa et le Maroc, annonçant un programme de partenariat renforcé prévu pour l’année prochaine.

L’édition 2022 des Salons Ecomondo et Key Energy a accordé une attention particulière aux défis et aux opportunités énergétiques en Afrique, notamment à travers la 2ème édition d' »Africa Green Growth« , qui a connu la participation de plusieurs pays africains, dont le Maroc.

Du changement climatique au recyclage des matériaux, passant par la transition des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables, les salons d’Ecomondo et de Key Energy, ont proposé, en outre, une centaine de séminaires et de conférences animés par les professeurs Fabio Fava et Gianni Silvestrini, à la tête des comités scientifiques et techniques respectifs des deux plateformes.

Des innovateurs, des autorités internationales et nationales, le monde de la science et de l’université, des décideurs et des investisseurs du monde entier ont pris part à ces salons de référence en matière de développement durable.

La consolidation de la coopération entre le Maroc et l’Inde dans plusieurs domaines, notamment en matière d’énergie et des mines ont été au centre d’entretiens, le 24 novembre à Rabat, entre la ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Leila Benali, et le vice-ministre indien des Affaires étrangères, Ausaf Sayeed.

Les entretiens ont porté sur le renforcement de la coopération maroco-indienne « dans plusieurs domaines intégrés, à savoir l’énergie, les mines, les fertilisants et l’infrastructure« .

Les deux parties ont également convenu de renforcer davantage leur coopération en matière de formation des cadres.

Mme Benali a souligné que cette rencontre, qui intervient au moment où le Maroc préside la 6è Assemblée des Nations Unies pour l’environnement (UNEA-6) et l’Inde assure la présidence du G20, a été aussi l’occasion de discuter des questions liées au multilatéralisme environnemental et climatique. Le Maroc et l’Inde entretiennent des relations de coopération concrétisées par la signature de plusieurs accords dans divers domaines tels que l’agriculture, l’éducation, la culture, l’énergie et les mines, l’environnement, l’informatique et la coopération judiciaire.

La Directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Amina Benkhadra, a souligné, le 22 novembre à Nouakchott, que le Maroc a su, conformément à la vision royale, mettre en œuvre une politique de développement des énergies renouvelables.

« Le Maroc a su mettre en œuvre, conformément à la vision de SM le Roi Mohammed VI, une politique de développement des énergies renouvelables, d’efficacité énergétique et d’intégration régionale malgré le manque des ressources fossiles importantes », a-t-elle déclaré à la MAP en marge de sa participation à la 6ème conférence « Mauritanides » des mines et de l’Energie.

Mme Benkhadra a mis en avant l’engagement du Royaume en faveur de l’intégration régionale, grâce aux interconnexions électriques liant le Maroc à d’autres pays.

Dans ce sens, elle a fait état des efforts visant le renforcement des interconnexions électriques vers les pays voisins du sud, notant que le Maroc s’inscrit pleinement dans volonté de collaboration et coopération dynamique au profit de toutes les parties.

Selon elle, « le Souverain érige en priorité la coopération avec les pays africains« .

Dans le même ordre d’idées, Mme Benkhadra a mis en relief le caractère stratégique du projet du gazoduc Nigeria-Maroc, né de la vision de SM le Roi Mohammed VI et du Président nigérian, Muhammadu Buhari, et qui répond parfaitement à cette volonté d’intégration régionale et d’accès généralisé à l’énergie et la valorisation des richesses.

« Le projet du gazoduc illustre l’importance de la coopération entre ces pays et représente un vecteur d’accompagnement d’un dynamisme régional« .

La DG de l’ONHYM a souligné l’importance de cette rencontre qui met en lumière les potentialités de la Mauritanie dans le secteur de l’Energie et les opportunités de développement minier et industriel qui en découlent.

Lors de cette conférence, la responsable a rappelé la tenue de plusieurs tables rondes qui se sont articulées autour de la monétisation de ces gisements et des perspectives de croissance industrielle et minière de ces pays.

La responsable a pris part à une table ronde au cours de laquelle les directeurs généraux de tous les offices chargés des hydrocarbures et des mines dans les pays de l’Afrique du nord ou subsaharien ont discuté des perspectives de coopération dans le domaine du pétrole et du gaz en Afrique.

Et de souligner le rôle important de l’Afrique dans le développement de la planète, notant que l’Afrique est riche de par son potentiel humain et ses ressources naturelles dont les importantes réserves du pétrole et de gaz.

Rappelant les défis de développement durable et d’accès à l’électricité et l’énergie auxquels fait face l’Afrique, Mme Benkhadra a appelé à promouvoir des politiques adéquates pour valoriser les ressources naturelles du continent.

Organisée par le ministère mauritanien du Pétrole, de l’Energie et des Mines, la 6ème conférence « Mauritanides » s’est articulée autour des sujets relatifs aux mines au pétrole et au gaz, en présence de grandes compagnies internationales spécialisées dans le domaine de la prospection pétrolière et l’exploitation des mines.

Le Président de la Fédération de l’Energie, M. Rachid Idrissi Kaitouni a reçu, le 14 novembre aux bureaux de la Fédération de l’Energie, Son Excellence M. Micheal Cutts , ambassadeur d’Australie au Maroc, en présence de MM. Nakkouch, premier vice-président de la Fédération de l’Energie, Mostafa Labrak, Secrétaire Général de  la Fédération de l’Energie, Oussama Alaoui, représentant de la Commission Commerce et Investissement d’Australie et Omar Jouahri , Chairman « Australia Morocco Business Council ».

Les entretiens entre les deux parties ont porté sur les opportunités d’affaires relatives au Gaz Naturel au Maroc et l’intérêt de l’Australie de participer aux appels d’offres relatifs à l’approvisionnement du Maroc en ce produit ainsi que l’Etat d’avancement des projets FRSU (unité Flottante de stockage et de regazéification du gaz naturel) qui sont prévus dans le ports de Mohammedia et Jorf Lasfar ou Kenitra.

Les pourparlers ont également évoqué l’intérêt porté par l’Australie aux projets de développement et d’investissement relatifs  à l’Hydrogène vert notamment par des sociétés australiennes qui peuvent prendre part aux projets à venir dans ce secteur prometteur de l’énergie  verte.

Le cadre légal des énergies renouvelables notamment sur la loi 13.09 et son amendement par le projet de loi 40.19 en cours d’approbation à la Chambre des Conseillers ont également été abordés.

Sur un autre volet, les australiens ont aussi manifesté leur intérêt pour la mise sur le marché leurs franchises de « Convenience Stores» que certaines sociétés de distribution de carburants peuvent commercialiser les produits australiens dans leurs shops et dont la Fédération de l’Energie peut faciliter le contact.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a présidé, le 22 novembre 2022 au Palais Royal de Rabat, une réunion de travail consacrée au développement des énergies renouvelables et aux nouvelles perspectives dans ce domaine.

Cette réunion de travail s’inscrit dans le cadre du suivi régulier par le Souverain des objectifs stratégiques que le Royaume s’est fixés en matière de développement à grande échelle des énergies renouvelables, notamment celui de porter la part de ces énergies à plus de 52% du mix électrique national à l’horizon 2030.

Un exposé a été présenté devant Sa Majesté le Roi sur l’état d’avancement du programme de développement des énergies renouvelables. Fruit d’une Vision clairvoyante du Souverain, ce programme a permis au Maroc d’affirmer aujourd’hui son leadership régional et mondial dans ce secteur majeur de la transition énergétique.

Ainsi, Sa Majesté le Roi a donné Ses Hautes Directives en vue d’accélérer le développement des énergies renouvelables, notamment les énergies solaire et éolienne. En construisant sur ses avancées, le Maroc devrait accélérer le déploiement des énergies renouvelables afin de renforcer sa souveraineté énergétique, réduire les coûts de l’énergie et se positionner dans l’économie décarbonée dans les décennies à venir.

Il s’agit notamment d’activer la réalisation des projets en cours de développement, de même que valoriser l’avantage compétitif du Maroc pour attirer davantage d’investissements nationaux et étrangers dans le secteur.

A cet égard, Sa Majesté le Roi a demandé d’accélérer la réalisation des trois projets d’énergie solaire Noor Midelt.

Par ailleurs, la montée en compétitivité des énergies renouvelables ouvre de nouvelles perspectives prometteuses pour le Royaume, en particulier dans les domaines de dessalement de l’eau de mer et de la filière émergente de l’hydrogène vert et de ses usages.

Afin de placer le Maroc dans le club des pays à fort potentiel dans cette filière d’avenir, et répondre aux multiples projets portés par des investisseurs et leaders mondiaux, le Souverain a donné Ses Hautes Instructions à l’effet d’élaborer, dans les meilleurs délais, une « Offre Maroc » opérationnelle et incitative, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur de la filière de l’hydrogène vert au Maroc. Elle devrait comprendre, outre le cadre réglementaire et institutionnel, le schéma des infrastructures nécessaires.

Cette réunion de travail s’est déroulée en présence du Conseiller de SM le Roi, M. Fouad Ali El Himma, du ministre de l’Intérieur, M. Abdelouafi Laftit, de la ministre de l’Économie et des Finances, Mme Nadia Fettah, de la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Mme Leila Benali, et du Directeur Général de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau potable, M. Abderrahim El Hafidi.

Près de 78 milliards de dollars, en valeur actuelle, est le montant total des investissements nécessaires pour ancrer solidement le Maroc sur une trajectoire de résilience et bas carbone à l’horizon 2050, selon le Rapport sur le climat et le développement (CCDR) du Maroc, élaboré par la Banque mondiale.

Investir maintenant dans l’action climatique procurera d’ »importants bénéfices au Maroc », en permettant de créer de nouveaux emplois, de redynamiser les zones rurales et de transformer le pays en un pôle industriel « vert » tout en l’aidant à atteindre plus largement ses objectifs de développement, indique le rapport, présenté le 3 novembre à Rabat, par Carole Megevand, Leader de secteur Développement durable pour les pays du Maghreb.

La réalisation de ces investissements sera progressive, mais leur rentabilité sera considérable, faisant ainsi du Maroc un environnement attractif pour les investissements étrangers directs et un centre d’exportations, en plus de stimuler la croissance économique.

Et de souligner que si les investissements dans les infrastructures hydrauliques revêtent une importance capitale, ils doivent s’accompagner de réformes dans le secteur de l’eau et de changements de comportement chez les consommateurs.

Selon les estimations du rapport, un niveau optimal d’investissements dans la gestion du risque de catastrophe permettrait de couvrir l’équivalent de 15 à 20% des pertes moyennes annuelles, soit un montant annuel d’investissement moyen compris entre 67 et 90 millions de dollars.

Par ailleurs, afin de décarboner l’économie du pays à l’horizon 2050, le rapport met l’accent sur la réduction de la dépendance aux combustibles fossiles et le déploiement massif de l’énergie solaire et éolienne.

Selon les projections du rapport, plus de 85% de l’électricité pourrait être produite à partir d’énergies renouvelables d’ici 2050, contre 20% en 2021. Avec, à la clé, la création d’au moins 28.000 emplois nets par an (soit 140.000 emplois en cinq ans) dans les seuls secteurs du renouvelable et de l’efficacité énergétique.

Les gains sur le front de l’emploi pourraient même être supérieurs en tenant compte du développement de l’hydrogène vert, de la mobilité électrique ou d’autres investissements industriels verts dans le Royaume.

Le rapport évalue à environ 53 milliards de dollars le coût de la décarbonation au cours des trois prochaines décennies, sachant que ces investissements seront en grande partie pris en charge par le secteur privé, sous réserve de la mise en œuvre de politiques sectorielles adaptées.

L’impact économique net serait cependant positif : réduction des importations de combustibles fossiles et d’ammoniac, sécurité énergétique accrue, diminution de la pollution atmosphérique et moindre vulnérabilité aux chocs internationaux sur les prix des hydrocarbures.

La décarbonation pourrait permettre au Maroc de devenir un exportateur net d’énergie verte et d’hydrogène vert et de faire du Royaume un pôle d’investissements et d’exportations industriels verts, notamment vers l’Union européenne.

Les besoins d’investissement en matière d’atténuation et d’adaptation nécessiteraient environ 23,3 milliards de dollars d’ici 2030 (dont les deux tiers consacrés à l’adaptation), 25 milliards de dollars entre 2031 et 2040, et 29,5 milliards de dollars entre 2041 et 2050.

Les CCDR sont un nouvel outil de diagnostic de la Banque mondiale ayant pour objectif d’étudier les liens entre climat et développement et de cerner les interventions prioritaires pour renforcer la résilience et atténuer les émissions de carbone tout en soutenant la croissance économique et en réduisant la pauvreté. Le rapport consacré au Maroc est le premier publié pour un pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).
Le rapport identifie trois enjeux prioritaires en soutien à une action climatique urgente : lutter contre la pénurie d’eau et les sécheresses, améliorer la résilience aux inondations, et décarboner l’économie. Le rapport se penche également sur les enjeux transversaux que constituent le financement, la gouvernance et l’équité.