La 5e édition du World Power-to-X Summit a pris fin, le 2 octobre à Marrakech, par un plaidoyer en faveur de la construction d’un écosystème global autour de l’hydrogène vert et de ses dérivés, afin d’accélérer la transition énergétique mondiale.

Lors de la séance de clôture, Ayoub Hirt, chef du département chimie verte à l’Institut de Recherche en Énergie Solaire et Énergies Nouvelles (IRESEN), a souligné que « les projets entrepris dans ce domaine doivent évoluer vers de véritables écosystèmes, générateurs de compétences, d’emplois et de compétitivité durable », insistant sur l’importance de cadres réglementaires clairs et stables pour inspirer confiance aux investisseurs et accompagner le développement d’infrastructures stratégiques telles que les ports, les pipelines, et les systèmes de stockage et de certification.

Hirt a relevé que le déploiement à grande échelle des projets d’hydrogène vert nécessite des investissements sans précédent, appelant, dans ce sens, à « quadrupler » les capacités énergétiques vertes et à développer des outils financiers innovants, notamment les contrats pour différence et les modèles à double option, capables de réduire les coûts de financement de 20 à 30%.

Sur le plan financier, il a évoqué les défis liés aux coûts élevés et à l’incertitude des retours sur investissement, plaidant pour des approches de « Blended finance », des partenariats public-privé et des outils de partage des risques à même de sécuriser les projets pilotes, en particulier dans les marchés émergents.

Au niveau national, l’intervenant a mis en exergue le « potentiel considérable de l’ammoniac vert », dont le déploiement rapide est, selon lui, une question de souveraineté énergétique et de compétitivité et qui nécessite, en revanche, une réglementation accélérée et d’investissements dans les infrastructures critiques, notamment les « smart grids », la désalinisation renouvelable, le transport par pipeline et le stockage de carbone.

Concernant l’aspect géopolitique, M. Hirt a affirmé que « la carte mondiale de l’énergie est en pleine mutation et les ressources stratégiques de demain ne sont plus le pétrole et le gaz, mais plutôt le vent, le soleil et l’hydrogène ».

Par ailleurs, le représentant de l’IRESEN a conclu que le Maroc, fort de ses ressources renouvelables et de ses initiatives pionnières, est en train de s’imposer comme un futur hub industriel incontournable dans ce secteur.

Organisé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, par l’IRESEN, en partenariat avec Masen, l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et le Cluster Green H2, le World Power-to-X Summit a rassemblé des décideurs, chercheurs et industriels de renom.

Cette édition, initiée sous le thème « ensemble, propulser la transition énergétique mondiale » a constitué un carrefour international pour la coopération interrégionale, l’innovation et la promotion de l’offre marocaine en matière d’hydrogène vert.




Des experts nationaux et internationaux ont débattu, le 7 octobre à Casablanca, des enjeux du financement climatique et des leviers d’une transition énergétique juste et durable, dans un contexte mondial marqué par l’urgence écologique et la nécessité d’une mobilisation collective.

Initiée par l’Agence de coopération internationale allemande pour le développement (Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit – GIZ), en partenariat avec le ministère de l’Économie et des Finances, sous le thème « Le climat et la transition juste –La Contribution déterminée au niveau national (CDN) et l’alignement budgétaire », cette rencontre a mis en lumière les avancées du Maroc en matière de transition énergétique, avec 45% de capacité en énergies renouvelables grâce aux investissements réalisés.

Intervenant à cette occasion, Khalid Benomar, conseiller principal au ministère de l’Économie et des Finances, a fait savoir que le Royaume a développé une stratégie de développement durable consolidée à plusieurs niveaux.

Il s’agit de la politique de l’eau avec les grands barrages, des énergies renouvelables, et d’une stratégie climatique structurée.

Soulignant que l’objectif de cette initiative est de clarifier les questions techniques et de contextualiser les informations sur la fiscalité verte et les mécanismes d’ajustement carbone, M. Benomar a indiqué que la fiscalité verte « n’est pas une nouvelle fiscalité, mais plutôt des réajustements des outils existants pour faire face à l’enjeu climatique ».

Pour sa part, Gaëtan Ducroux, chargé des politiques Climat, Énergie et Environnement à la Délégation de l’Union européenne au Maroc, a fait remarquer que le partenariat vert Maroc-UE, établi en octobre 2022, témoigne de l’ambition commune et des intérêts partagés entre les deux parties.

« Le Maroc a été le premier pays tiers à établir un partenariat vert avec l’Union européenne, ce qui est un signe fort de notre coopération », a-t-il affirmé, évoquant l’expérience européenne en matière de tarification carbone qui a permis de réduire de moitié les émissions des secteurs couverts depuis 2005 et de générer des revenus pour l’innovation et les investissements dans la décarbonation.

Ducroux a insisté sur l’importance du partage d’expériences entre le Maroc et l’Europe sur les défis communs liés à la transition énergétique, à la gestion de l’eau et à la dimension de transition juste.

De son côté, Mohamed Alaoui, directeur général d’Africa Climate Solutions, a mis en lumière le rôle pionnier du Maroc dans l’action climatique mondiale, rappelant que la COP22 de Marrakech était la « COP de l’action » où les modalités concrètes de mise en œuvre de l’Accord de Paris ont été définies.

Le Maroc a joué un rôle très actif depuis le début, soumettant sa première CDN en 2016, révisée en 2021, a-t-il noté, expliquant que la contribution déterminée au niveau national est à la fois un plan d’action et une carte du financement face au changement climatique.

Alaoui a détaillé les mécanismes de financement disponibles, notamment les subventions internationales, ainsi que les marchés carbone volontaires et réglementés qui permettent de financer les actions climatiques à travers la vente de crédits carbone.

Cette rencontre avait pour objectif de créer un réseau de ressources entre experts et journalistes pour améliorer la compréhension et le traitement des enjeux climatiques et économiques, dans le cadre de l’engagement du Maroc en faveur d’un développement durable et d’une transition juste.





Le principal défi de la nouvelle version de la Stratégie nationale de développement durable (SNDD-2035) s’articule autour de la transformation des attentes légitimes en impacts tangibles sur la vie quotidienne des citoyens, a affirmé, le 9 octobre à Rabat, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

Dans un exposé présenté devant le Conseil de gouvernement, Mme Benali a précisé que cette nouvelle version a identifié six domaines de transformation structurelle et cinq leviers horizontaux visant à accélérer le rythme de transition vers un modèle de développement plus durable.

Et d’ajouter que Mme Benali a souligné que la SNDD a été lancée en 2017 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en vue de constituer un cadre de référence national visant à intégrer les politiques publiques et les réformes économiques dans une dynamique de développement basée sur la durabilité et la parité.

De même, elle a relevé que cette stratégie a pour objectif de renforcer la synergie entre les politiques sectorielles, garantir la cohésion territoriale et la mise en œuvre effective sur le terrain, tout en assurant une transition équitable et durable au Royaume.



Le Maroc s’impose comme « un acteur incontournable » de la transition énergétique, alliant vision stratégique et projets concrets pour redéfinir son rôle en matière d’énergie et d’environnement, indique le 8 octobre le journal italien La Ragione, soulignant que le Royaume se présente comme un pont entre l’Europe et l’Afrique.

« En consolidant son rôle dans le secteur des énergies renouvelables et en accordant une attention accrue au potentiel des ressources maritimes, le Maroc se présente aujourd’hui comme un pont entre l’Europe et l’Afrique, capable de combiner innovation, coopération régionale et stratégie environnementale », écrit le média italien.

Le Maroc, qui considère la durabilité en tant que pilier central de sa politique économique et diplomatique, a pour objectif de couvrir plus de la moitié de ses besoins énergétiques par des sources renouvelables d’ici 2030, à la faveur d’un ensemble de projets et initiatives d’envergure déjà réalisés ou en cours, dont les nouvelles centrales Noor Midelt II et III, rapporte La Ragione.

Qualifiant d' »essentiels » ces mégas infrastructures solaires et de stockage pour « garantir la stabilité du réseau, atténuer l’intermittence et permettre une utilisation plus flexible de l’énergie produite », le journal relève qu’au-delà du photovoltaïque et de l’éolien, le Royaume a lancé une stratégie nationale pour l’hydrogène vert, reconnaissant le potentiel du « power-to-X » comme moteur de la transition énergétique et de l’exportation.

« Le plan énergétique du pays envisage de faire de l’hydrogène un élément actif de l’économie, avec des applications industrielles, un stockage avancé de l’énergie et des exportations vers l’Europe », note La Ragione, faisant remarquer que le Maroc a réservé plus d’un million d’hectares de terres pour des projets d’hydrogène vert, destinés à des investisseurs nationaux et internationaux.

Grâce à sa situation géographique stratégique, à ses coûts de production compétitifs et à sa proximité avec le marché européen, le Maroc s’érige en « partenaire idéal » pour contribuer à la sécurité énergétique européenne, et ambitionne de devenir un pôle énergétique de premier plan pour les exportations d’énergie propre, la dimension maritime et océanique renforçant davantage cette stratégie, estime la publication.



Le Salon de l’économie verte « ECOMONDO 2025 », qui se tiendra du 4 au 7 novembre 2025 au Parc des expositions de Rimini (Italie), prévoit un programme de conférences de haut niveau, avec plus de 100 rendez-vous pour alimenter le débat entre les entreprises, les institutions et le monde universitaire sur la transition écologique.

Cette 28e édition de ce salon, organisé par Italian Exhibition Group (IEG) et qui constitue l’événement de référence pour l’économie circulaire en Europe et dans le Bassin Méditerranéen, braque les projecteurs sur l’économie circulaire, l’économie verte et l’économie bleue, en réunissant des entreprises, des chercheurs et des institutions, au centre d’un dialogue global.

Sur pas moins de 166.000 mètres carrés d’exposition, la manifestation sera subdivisée en sept macro-zones thématiques, chacune dédiée à un aspect clé de la transition écologique. Outre toutes les aires et secteurs à découvrir, les professionnels et les acteurs du développement durable pourront approfondir les plus gros enjeux de la transition écologique en assistant aux nombreuses conférences programmées.

Le programme de conférences, élaboré par le Comité technique et scientifique (CTS) d’Ecomondo présidé par le professeur Fabio Fava, explore des thèmes cruciaux dans tous les domaines de la soutenabilité. Dans le secteur Sites and Soil Restoration (Restauration des Sites et Sols), la 4e édition des «États Généraux de la santé des sols – Bio-économie circulaire et opportunités pour la régénération des sols», organisée par le CTS d’Ecomondo, la Re Soil Foundation et le National Bioeconomy Coordination Board (NBCB), fait la lumière sur les derniers développements de la bio-économie, en offrant une mise à jour sur les dernières politiques européennes, entre autres la «Loi sur le monitorage des sols», la nouvelle Stratégie européenne pour la bio-économie et la «Vision for Agriculture and Food».
Seront par ailleurs soulignés les avantages produits par la Mission UE «A Soil Deal for Europe», au niveau européen et national, de même que sera proposé un aperçu des projets qui mettent en relation la santé des sols, l’agriculture et l’innovation en Europe et en Afrique.
Dans le secteur Environmental Monitoring and Earth Observation (Monitorage environnemental et Observation de la Terre), la conférence «From sky to ground : Earth observation for sustainable critical raw materials management», organisée par le Comité technique et scientifique d’Ecomondo, l’Institut Polytechnique de Turin, le CINECA et l’Agence Spatiale, explore la façon dont les technologies d’observation de la Terre (OT) et les données satellitaires transforment notre capacité à surveiller, évaluer et gérer les impacts environnementaux et les chaînes d’approvisionnement des matières premières critiques.
Dans le secteur Resource Efficiency and Circular Economy (Efficacité des ressources et économie circulaire), on peut signaler «Technological solutions for resources recovery from end-of-life products and materials in the Mediterranean landscape», rendez-vous organisé par la Società Chimica Italiana – Division CABC, ISWA international, ATIA – ISWA. L’événement se penchera sur les innovations technologiques en mesure de contribuer davantage à la capacité de réutilisation des ressources et de générer des avantages environnementaux, dans les différents secteurs économiques.

Au sein de l’espace Water Cycle and Blue Economy (Cycle de l’eau et Économie bleue), consacré à l’eau, la conférence en deux sessions «European and Mediterranean nature-based, digital and cyber-physical initiatives projects to innovate water management», organisée par le CTS d’Ecomondo avec la Commission européenne, UTILITALIA, IRSA-CNR (Water Research Institute), l’Université polytechnique des Marches, ISPRA, WATER4ALL et Water Europe, explorera les initiatives européennes et méditerranéennes qui combinent des solutions basées sur la nature, des solutions numériques et cyber-physiques pour une gestion plus efficace de l’eau.

Ainsi, des projets innovants avec des applications sur la conservation, la qualité, la distribution, le traitement et la circularité seront présentés, en promouvant la collaboration entre les institutions, la recherche et l’industrie pour une gestion durable et résiliente de l’eau.
Enfin, dans le secteur Circular and Regenerative Bioeconomy (Bioéconomie circulaire et régénérative), la conférence «What bioeconomy for the next generation ? Education, innovation and entrepreneurship opportunities across the Mediterranean and Africa», organisée par le CTS d’Ecomondo et le Cluster Italien de la Bioéconomie Circulaire, examinera le rôle des jeunes dans la bioéconomie, entre les difficultés d’accès au pouvoir de décision, la migration rurale-urbaine et le besoin de nouvelles compétences.

Des initiatives visant à créer des emplois attrayants, à soutenir l’esprit d’entreprise chez les jeunes et à renforcer la formation interdisciplinaire seront présentées. Une attention particulière sera accordée à la Méditerranée et à l’Afrique, où l’exploitation soutenable des ressources biologiques peut favoriser la sécurité alimentaire, l’emploi et la stabilité sociale.

Dans ce sens, Ecomondo 2025 sera marqué également par le retour du « Forum Africa Green Growth : International Cooperation and Partnerships with Mediterranean and Africa”.

Par ailleurs, le salon connaîtra la tenue, les 4 et 5 novembre, des États Généraux de l’Économie verte, organisés en collaboration avec le Ministère de l’Environnement et de la Sécurité énergétique (MASE) et promus par le Conseil national de l’économie verte avec le soutien de la Fondation pour le développement durable, qui sont au cœur du débat politique à Ecomondo.

Le processus participatif mobilise les entreprises, les institutions et les décideurs politiques dans le cadre d’une discussion ouverte, pour élaborer des propositions concrètes de décarbonation, la gestion durable des ressources et la mobilité urbaine.

Le programme des événements, constamment mis à jour, peut être consulté sur le site du Salon.
ECOMONDO 2025 est organisé avec la collaboration notamment de la Commission européenne, du ministère des Entreprises et du Made in Italy, de la Région Émilie-Romagne, de la Ville de Rimini, de l’Association nationale des communes italiennes, de l’Association nationale de la filière de l’industrie automobile et de l’Agence européenne pour l’environnement.






Le gazoduc africain atlantique illustre la Vision stratégique de SM le Roi Mohammed VI et la volonté conjointe du Maroc et du Nigeria d’œuvrer en faveur d’une Afrique mieux intégrée, sur la base de projets de développement gagnant-gagnant, a affirmé, le 20 septembre, la Directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Amina Benkhadra.

S’exprimant lors des 10e Rencontres géopolitiques de Trouville (nord de la France) où le Maroc est l’invité d’honneur, Mme Benkhadra a souligné que les Initiatives Royales pour l’Afrique sont tournées vers une coopération africaine durable gagnant-gagnant, dans une optique à la fois bilatérale et multilatérale, et contribueront à rapprocher économiquement les pays du continent. 

Le projet de gazoduc permettra de répondre à une partie des besoins en énergie et en électricité pour les 13 pays concernés qui comptent 400 millions de personnes, et de développer des secteurs industriels structurants, notamment les industries minières, a expliqué la directrice générale de l’ONHYM lors d’une table ronde initiée dans le cadre de cet événement.

Les avantages énergétiques et socio-économiques de ce chantier d’envergure permettront aussi de positionner l’Afrique comme acteur clé dans la sécurisation de l’approvisionnement de l’Europe et la diversification de ses ressources énergétiques.

Abordant l’état d’avancement du projet, Mme Benkhadra a indiqué qu’il a franchi des étapes considérables en termes d’études d’ingénierie et d’impact environnemental, soulignant que toutes les conditions de son succès sont réunies. « Nous souhaitons accélérer les prochaines étapes après la signature du traité relatif au projet, avec la création de la société chargée d’assurer le suivi des prochaines phases ».

Cette table ronde, à laquelle a participé le directeur général de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable, Tarik Hammane, a donné lieu à des échanges sur la portée stratégique et les retombées du projet sur la dynamique économique régionale et son importance pour la sécurité énergétique des pays européens.

Et Mme Benkhadra de conclure que le Maroc, de par sa position géostratégique, ses interconnexions actuelles et les projets en cours (gazoduc africain atlantique et hydrogène vert) et d’interconnexion avec les pays africains, « est un corridor énergétique et tête de pont entre l’Afrique et l’Europe ». Cette rencontre a été marquée par la présence de l’ambassadeure du Maroc à Paris, Samira Sitail, de la maire de Trouville-sur-Mer, Sylvie de Gaetano, d’élus, d’universitaires et de chercheurs de divers horizons.

Les Rencontres géopolitiques de Trouville se penchent sur l’état des lieux de la coopération franco-africaine et les perspectives des relations qu’entretient Paris avec le continent, à travers une série de contributions présentées par des experts, des diplomates, des académiciens et des historiens.





 

Le modèle marocain de développement durable et inclusif a été salué comme une expérience de référence pour l’Afrique, lors d’un événement organisé le 17 septembre à Genève, en marge de la 60e session du Conseil des droits de l’Homme (CDH).

L’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) et le Nouveau Modèle de Développement des Provinces du Sud ont été particulièrement mis en avant comme une source d’inspiration pour l’ensemble du continent africain, lors de cette rencontre placée sous le thème « Vers un développement humain durable en Afrique : inclusion sociale, réduction des inégalités et renforcement des dynamiques locales ».

Intervenant à cette occasion, Gajmoula Boussif, présidente de l’Observatoire du Sahara pour le Développement Économique et Social (OSDES), a souligné que l’approche marocaine représente un exemple concret de réussite dans la lutte contre les inégalités sociales et la consolidation de la justice territoriale.

Grâce à l’INDH, lancée en 2005, des milliers de projets ont vu le jour au bénéfice des populations vulnérables, notamment les femmes, à travers des mécanismes d’autonomisation et de microcrédit.

Le Nouveau Modèle de Développement des Provinces du Sud, doté d’un investissement stratégique de plus de 8 milliards de dollars, a quant à lui transformé les villes de Laâyoune et Dakhla en pôles économiques majeurs, ouverts sur le continent africain, a ajouté Mme Boussif, notant que ces projets incarnent une vision claire du Royaume : “un développement équitable, ancré dans les territoires, et porteur de stabilité, de prospérité et de coopération Sud-Sud”.

Abondant dans le même sens, des experts et des représentants de la société civile et des institutions africaines et internationales présents ont qualifié le modèle marocain de “projet pionnier” et de “vitrine réussie” d’un développement africain axé sur l’humain, l’inclusion sociale et la durabilité.

D’autres voix, comme Nadah Alqalam, universitaire, et Charlotte Bama, représentante de la Fondation Eliza Relief, ont également reconnu l’importance de politiques nationales solides et centrées sur les droits fondamentaux, saluant la cohérence et la continuité des choix stratégiques du Maroc.

Organisée par le Conseil économique, social et culturel de l’Union africaine (ECOSOCC) et plusieurs partenaires, dont Maat for Peace, CIDH Africa, OSDES et le Groupe majeur des ONG, le panel a mis en lumière les défis structurels du continent : pauvreté, mauvaise gouvernance, manque d’infrastructures, inégalités d’accès à la santé et à l’éducation. Par ailleurs, le Maroc a été unanimement reconnu comme une locomotive du développement africain, offrant des solutions tangibles et reproductibles à l’échelle régionale.

Modéré par Moulay Lahsen Naji, directeur exécutif du CIDH Africa, le side event s’est conclu par des recommandations adressées à l’Union africaine et au Haut-Commissariat aux droits de l’homme, appelant notamment au renforcement des institutions de protection des droits humains, à l’amélioration de la gouvernance et de la transparence, à l’élargissement de l’accès aux services de base, à l’autonomisation des femmes et des jeunes ainsi qu’à une gestion équitable et durable des ressources naturelles.




L’engagement du Maroc envers le secteur des énergies en Afrique a été mis en exergue, le 23 septembre à New York, lors de l’Africa Energy Forum (AEF), tenu en marge de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Intervenant à l’ouverture de ce forum de haut niveau, organisé par l’Atlantic Council, l’ambassadeur du Maroc aux Etats-Unis, Youssef Amrani, a affirmé que l’engagement du Royaume, à la fois résolu et agissant, s’inscrit au coeur de la Vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

S’appuyant sur l’exemple du projet d’envergure du gazoduc africain atlantique, M. Amrani a souligné l’importance d’inscrire les initiatives énergétiques dans une perspective d’intégration régionale et de solidarité.

Ce projet illustre la volonté commune du Maroc et du Nigeria de « construire une Afrique plus unie, plus forte et plus intégrée », a-t-il mis en avant, ajoutant qu' »il ne s’agit pas seulement d’acheminer du gaz, mais de transmettre de l’énergie au sens le plus noble, celle qui alimente la croissance, relie les peuples et bâtit des ponts entre les continents ».

Le diplomate marocain a également fait remarquer que ce projet est « le symbole de partenariats Sud–Sud agissants, fondés sur la confiance, la solidarité et la coresponsabilité », relevant que c’est dans cette logique de coopération concrète que l’Afrique doit affirmer son unité et sa force.

Les études techniques et environnementales étant désormais achevées, ce projet entre dans une nouvelle phase consistant en la mise en place prochaine d’une entité spécialisée pour assurer sa réalisation.

Évoquant la dimension géostratégique de cette initiative, M. Amrani a souligné que « le Maroc, de par sa position et son engagement, s’affirme comme une porte d’entrée naturelle sur l’Atlantique ».

« Fort de ses projets structurants, le Maroc se positionne comme un corridor énergétique avancé entre l’Afrique et l’Europe », a-t-il affirmé, notant qu’il s’agit d’une « trajectoire qui illustre la capacité du Royaume à conjuguer vision politique, innovation et coopération pour bâtir une Afrique intégrée, prospère et tournée vers l’avenir ».

S’agissant de l’avenir énergétique du continent, l’ambassadeur a expliqué qu’il repose sur la capacité de l’Afrique à transformer ses ressources en un véritable moteur de développement inclusif.

« L’énergie, lorsqu’elle est pensée dans une logique inclusive, devient le socle du changement pour le mieux. Elle irrigue l’industrie, stimule l’innovation, crée des emplois et, surtout, elle change la vie de millions d’Africains ».



Le Maroc s’impose comme un pôle attractif pour les investissements étrangers dans le secteur de l’hydrogène vert et de ses dérivés, a affirmé, le 17 septembre  à Rabat, le ministre délégué auprès du Chef du gouvernement, chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane.

Dans une déclaration à la presse à l’issue d’une réunion du comité de pilotage chargé de « l’Offre Maroc » en matière d’hydrogène vert, présidée par le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, M. Zidane a expliqué que cette réunion a été l’occasion de présenter la phase préliminaire du projet « Chbika 1 », qui constitue une première étape dans la mise en œuvre de ce chantier prometteur.

Ce projet, signé en octobre 2024 devant Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président de la République française, Emmanuel Macron, passera désormais à la phase suivante qui sera marquée par la réalisation d’une série d’études avancées, a ajouté M. Zidane.

Notant que le comité a décidé de conclure des partenariats avec cinq entreprises précédemment désignées, il a rappelé que cette démarche a été entreprise en concertation avec toutes les parties prenantes concernées, ministérielles et institutionnelles.

Dans une déclaration similaire, la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, a souligné que cette réunion a permis aux différents acteurs de faire le point sur les questions relatives aux infrastructures nécessaires à la mise en œuvre de six projets relatifs à l’hydrogène vert, lesquels ouvrent la voie à de nombreux investissements notamment au niveau des ports, des routes et du réseau électrique.

La ministre a précisé que ces projets ont été conçus pour générer le coût le plus faible possible, tout en apportant une valeur ajoutée considérable et en induisant un impact tangible sur le développement des différentes régions du Maroc où ils seront mis en œuvre.





La réunion du comité de pilotage chargé de « l’Offre Maroc » en matière d’hydrogène vert, tenue le 17 septembre à Rabat sous la présidence du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, a adopté une série de mesures en application des Hautes Directives de SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, visant à faire entrer le Maroc dans le club des pays à fort potentiel en matière d’hydrogène vert.

Au cours de cette réunion, le comité a constaté la clôture, avec succès et dans les délais impartis, de la phase préliminaire du projet « Chbika 1 », en préparation du lancement de la phase suivante relative à la réalisation d’études avancées pour ce projet, qui sera réalisé par un consortium d’investisseurs comprenant des sociétés françaises et danoises.

Le comité a également autorisé la signature de contrats préliminaires de réservation de l’assiette foncière au profit de 5 investisseurs nationaux et étrangers, présélectionnés lors de la réunion du comité de pilotage en date du 6 mars 2025, pour la réalisation de 6 projets en cohérence avec « L’Offre Maroc » dans les trois Régions sud du Royaume, pour un coût de 319 milliards de dirhams.

A cette occasion, M. Akhannouch a salué la cadence positive qui imprègne la mise en œuvre rigoureuse et sérieuse de « L’Offre Maroc » en matière d’hydrogène vert, en application des Hautes Directives Royales.

Il souligné que la dynamique de l’investissement renforce le partenariat, consacre la confiance des opérateurs nationaux et étrangers au Maroc et consolide la position du Royaume en tant que pôle énergétique régional et international dans ce secteur stratégique prometteur.

Le Chef du gouvernement a également mis l’accent sur l’importance de la planification intégrée des infrastructures électriques, portuaires ou les infrastructures de désalinisation de l’eau, et de l’harmonisation des échéances d’achèvement de leurs travaux avec l’agenda relatif aux projets de l’hydrogène vert.

Dans ce sens, il a rappelé que la sélection des projets dans le cadre de « L’Offre Maroc » se fait selon une démarche scientifique et transparente, assurant des partenariats équilibrés, motivant les investisseurs et garantissant en même temps le bon usage du foncier public.

Il est à noter que la procédure de présélection demeure ouverte aux investisseurs, en vue de mettre à contribution la position leader du Royaume, ses ressources naturelles riches et diversifiées, son positionnement géographique stratégique et ses infrastructures aux normes internationales.