Le Maroc ambitionne de se positionner comme une base industrielle sobre en carbone et circulaire, a indiqué la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, en marge de sa participation au sommet sur le climat COP26.

Sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, le Maroc a adopté, durant les deux dernières décennies, une approche volontariste tournée vers une économie verte et inclusive, a relevé Mme Benali, précisant que cet engagement s’est traduit par l’adoption de la Stratégie nationale de développement durable (SNDD) en juin 2017.

Il s’agit d’une stratégie qui ambitionne d’assurer une transition vers une économie verte d’ici 2030 à travers une myriade de réformes politiques, institutionnelles, réglementaires et financières, a-t-elle expliqué, précisant que la priorité, sur les 10 prochaines années, est axée sur la simplification du cadre réglementaire et institutionnel, tout en donnant l’impulsion nécessaire aux financements dans des secteurs clés comme le développement des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la gestion durable des déchets et la résilience face aux impacts des changements climatiques.

Dans ce sens, la SNDD constitue le cadre « fédérateur » pour l’intégration de la durabilité dans toutes les politiques sectorielles, a fait savoir la ministre, soulignant que cela offre l’opportunité pour le Maroc de consolider sa position avant-gardiste sur la question du changement climatique et du développement durable.

« J’aime penser que nous arriverons à faire cela en impulsant un choc de compétitivité dans certains secteurs stratégiques, (…) mais également en réduisant le coût de la facture énergétique marocaine pour les ménages, les industriels, les services et tout le tissu économique marocain”, a-t-elle dit.

Pour la ministre, il est “important” d’opérer ce virage dans un contexte de relance post-Covid, surtout que « nous avons une reconfiguration complète des chaines de valeurs mondiales ».

Il y a énormément de chantiers stratégiques qui ont été lancés avec pour but de positionner le Maroc comme une base industrielle sobre en carbone et circulaire, a fait observer Mme Benali.

S’agissant des attentes du Royaume par rapport aux négociations à la COP26, la ministre a fait savoir qu’elles ne se dissocient pas de celles des pays en développement, « notamment nos partenaires africains qui comprennent la question de l’adaptation, le rehaussement de l’ambition en matière d’atténuation et le financement climatique ».

À cet égard, elle a insisté sur la nécessité d’avoir de la transparence en ce qui concerne les mécanismes du marché carbone, ainsi que sur la mise en place de mécanismes de transparence souples, évolutifs et adaptés aux capacités des différents pays.

Or, le mécanisme de transparence de l’Accord de Paris est resté sans résultats lors de la COP25, a déploré Mme Benali, émettant le souhait de le voir évoluer lors de la COP26.

Elle a par ailleurs mis l’accent sur la question du financement, soulignant qu’il est important « et même critique » de déployer de manière rapide mais également judicieuse les 100 milliards de dollars qui sont en train d’être mobilisés par les pays développés.

Ensuite, il s’agira de définir un nouvel objectif de financement après 2025, car il est important de donner de la visibilité et de restaurer la confiance entre les pays développés et ceux en développement, d’autant que le marché du carbone deviendra probablement l’un des plus gros marchés du 21è siècle, a-t-elle dit.

En ce qui concerne l’apport du Pavillon Maroc, Mme Benali a relevé qu’en dépit des conditions particulières liées à la pandémie de la Covid-19, celui-ci sert de plateforme pour partager l’expérience marocaine en matière de développement durable et de lutte contre le changement climatique notamment à travers un programme de travail constitué de plusieurs événements parallèles qui y sont organisés.

Des thèmes variés ont été choisis tels que les métriques d’adaptation, la mobilité durable, l’autonomisation des jeunes pour des solutions innovantes et concrètes, l’agriculture intelligente et la sécurité alimentaire, a précisé la ministre.

Cet espace d’échange permet de consolider le rayonnement du Maroc « en tant que Nation très engagée auprès de la communauté internationale dans la lutte contre le changement climatique », ainsi que de promouvoir les initiatives marocaines lancées depuis la COP22 à Marrakech, a-t-elle poursuivi. Elle a cité, dans ce cadre, les initiatives « Adaptation de l’Agriculture pour l’Afrique », «Sécurité, Stabilité et Soutenabilité » et « Ceinture bleue ».

Elle a fait remarquer dans ce contexte que « le Pavillon Maroc à la COP 26 sert surtout de lieu de rencontres bilatérales aussi bien pour renforcer la coopération internationale en matière de lutte contre le changement climatique, que pour la coordination de l’équipe de négociation marocaine ».

Dans ce sens, la ministre a indiqué que la Coopération Sud-Sud notamment avec les pays d’Afrique constitue, depuis quelques années, un axe prioritaire de la politique étrangère du Maroc.

« C’est un engagement politique impulsé par SM le Roi, qui préconise une solidarité agissante en faveur du continent africain ».

De plus, le secteur de l’environnement constitue un domaine qui occupe de plus en plus une place importante dans les relations de coopération Sud-Sud, au vu des nombreuses opportunités qu’il offre en matière d’investissement et de création d’emplois.

C’est dans cette perspective que s’inscrivent les 26 accords que le Royaume a signés dont 12 avec des pays africains, a-t-elle noté, précisant que ces accords portent essentiellement sur l’échange d’expériences, le transfert du savoir-faire, l’assistance technique ainsi que le développement de projets conjoints dans les différents domaines de l’environnement et du développement durable.

Dans la même veine, Mme Benali a indiqué que le Sommet africain de l’action tenu à Marrakech en 2016 en marge de la COP22, a décidé, à l’initiative de SM le Roi, de mettre en place trois Commissions Climat au niveau régional, à savoir la Commission du Bassin du Congo, la Commission du Sahel et la Commission des petits États insulaires, « actant ainsi un engagement continental de l’Afrique en faveur du Climat ».

Sur la question des Contributions déterminées au niveau national (NDC), la ministre a indiqué que les parties à l’Accord de Paris sur le climat sont appelées à réviser, tous les cinq ans, leurs NDC, notant que le Royaume, qui est reconnu par son leadership en la matière, a actualisé sa Contribution en augmentant son niveau d’ambition par rapport à celui de 2016, dans le cadre d’un large processus de concertation avec tous les acteurs concernés.

De plus, la première NDC du Maroc était déjà alignée sur l’objectif de 1,5°C, a précisé Mme Benali, notant qu’elle était considérée parmi les plus ambitieuses, « ce qui a valu à notre pays de se classer parmi les cinq premiers au monde dans le dernier rapport sur l’Indice de Performance Climatique de 2021 publié par des ONG indépendantes ».

La ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, s’est entretenue, le 2 novembre à Glasgow, avec le premier vice-président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), Jürgen Rigterink, en marge du sommet mondial sur le Climat (COP26). Cette rencontre a été l’occasion pour les deux parties d’examiner les projets de coopération de la BERD au Maroc, avec notamment le lancement en décembre prochain des facilités de financement pour l’économie verte aussi bien pour le secteur public que privé. Après avoir passé en revue les progrès réalisés par le Maroc dans le domaine de la transition énergétique et du développement durable, les deux parties ont convenu d’examiner la possibilité de tenir des réunions régulières pour échanger sur les opportunités de partenariat entre la BERD et le Royaume, tout en soulignant l’importance de réorienter les financements en faveur des projets verts et durables.

Cet entretien s’inscrit dans le cadre d’une série de rencontres bilatérales organisées par la délégation marocaine présente à Glasgow, en vue de mobiliser des financements pour des projets respectueux de la nature, grâce à la coopération internationale.

Le Maroc dispose de 50 projets d’énergies renouvelables cumulant une puissance installée de 3.950 MW déjà en service, alors que plus de 60 autres projets sont en cours de développement ou de mise en œuvre, a affirmé mardi le Chef de gouvernement Aziz Akhannouch, dans le cadre de sa participation à la COP26. Intervenant à l’occasion du sommet mondial des leaders sur l’accélération de l’innovation et du déploiement des technologies propres, M. Akhannouch a indiqué que le Nouveau modèle de développement auquel aspire le Maroc a fixé cinq paris d’avenir à relever dans des domaines stratégiques, et parmi eux figurent ceux de la « Recherche-innovation » et de « l’énergie ». L’engagement du Maroc dans une dynamique de transition énergétique est un choix politique volontariste porté au plus haut sommet de l’État par SM le Roi Mohammed VI, a-t-il rappelé lors de cet événement auquel se sont également succédés à la tribune, le Président américain Joe Biden et le Premier ministre britannique Boris Johnson. C’est un processus amorcé il y a plus d’une décennie, à travers une stratégie énergétique ambitieuse, basée essentiellement sur la montée en puissance des énergies renouvelables, sur l’efficacité énergétique et l’intégration régionale. « Dans la continuité de ces efforts et en vue d’accélérer la transition énergétique, plusieurs mesures sont entreprises pour développer la biomasse-énergie, les énergies marines, et l’hydrogène », a fait savoir M. Akhannouch. En matière d’innovation, le Royaume s’est doté d’infrastructures de recherche et d’innovation à la pointe de la technologie dans le domaine des énergies propres, afin d’accompagner cette transition énergétique, a souligné le Chef de gouvernement. Dans ce cadre, un réseau de plateformes de recherche et d’innovation a été mis en place. Il s’agit en particulier du Green Energy Park, qui est une plateforme de recherche et d’innovation dans le domaine des technologies et du Green & Smart Building Park, plateforme dédiée à l’efficacité énergétique dans les bâtiments, les smart grids et la mobilité électrique. D’autres plateformes sont en cours de développement portant sur l’hydrogène, la biomasse et le Nexus Agro-Energy-water, ainsi que le dessalement, a-t-il précisé à son auditoire composé d’éminentes personnalités comme le Prince William et Bill Gates. De grands efforts sont également déployés pour faciliter le financement de ces projets et ce, en encourageant une forte participation du secteur privé national et international, a indiqué M. Akhannouch, soulignant que le Maroc a emprunté la voie d’un développement basé sur le déploiement des technologies propres et sur la promotion de la recherche-innovation verte, et continuera à déployer ses efforts dans cette direction.

SM le Roi Mohammed VI a souligné, dans un discours adressé la 26ème Conférence des Parties à la Convention-cadre de l’ONU sur les changements climatiques (COP26), l’urgence d’une « volonté politique réelle », en s’engageant plus équitablement en faveur de pans entiers de l’humanité, contraints de subir les effets d’un ordre économique mondial, qui ne leur profite pas dans de justes proportions. « Dans la suite logique des rapports successifs sur le climat, une évidence s’impose désormais à tous : les scénarios les plus sombres brossent la réalité amère d’une humanité appelée à choisir entre la tentation périlleuse de s’abandonner à un laisser-aller autodestructeur et la volonté sincère et déterminée d’engager sans délai des dispositions pratiques et propres à induire un véritable changement du paradigme actuel qui s’est révélé inefficace », a dit SM le Roi dans ce Discours, dont lecture a été donnée par le chef du gouvernement, M. Aziz Akhannouch, lundi à Glasgow (Ecosse), qui abrite les travaux de la COP-26 (1-12 novembre). L’organisation de la réponse à la menace de la pandémie de Covid19, a relevé le Souverain, a montré que la communauté mondiale disposait d’atouts réels, ceux-là mêmes qui, paradoxalement, étaient dépeints comme faisant défaut dans le cas de la lutte contre le changement climatique. Plusieurs pays à qui incombe la responsabilité historique et morale de l’état actuel de dégradation de l’environnement ont réussi, à l’occasion de la crise sanitaire, à mobiliser des ressources financières considérables, a fait observer le Souverain, notant que, par leur action, ces pays ont également montré que la réduction des activités nuisibles au climat et à l’environnement était tout à fait possible, sans conséquences insoutenables. Évoquant les dommages climatiques infligés au continent africain, SM le Roi a précisé que les faibles financements et l’appui technologique insuffisant qui sont dévolus à l’Afrique, illustrent, de la manière la plus flagrante, la défaillance du système international en place. Par ailleurs, le Souverain a formulé le souhait de voir cette session de la COP26 promouvoir, au niveau mondial, « une intelligence collective qui ouvre la voie à l’avènement d’une société humaine pérenne, solidaire et propice aux principes de justice et d’équité, aux valeurs du vivre-ensemble ». Fort de cette conviction, le Maroc appuie son engagement multidimensionnel en faveur des questions du climat, en rehaussant ambitieusement le seuil de sa contribution déterminée au niveau national, soit l’équivalent d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 45,5% d’ici 2030, a dit Sa Majesté le Roi. Le Souverain a indiqué, à cet égard, que ce dessein s’inscrit dans le cadre d’une stratégie intégrée de développement bas carbone à l’horizon 2050, visant le passage à une économie verte qui soit en accord avec les objectifs de durabilité, de renforcement de la résilience, d’adaptation et de protection de l’environnement, sur lesquels repose le nouveau Modèle de développement du Royaume. Le Maroc, avec la même détermination, se joint aux pays africains dans une adhésion plus affirmée aux efforts de lutte contre les effets dévastateurs du changement climatique, tant par les initiatives qu’il a lancées en matière d’adaptation de l’agriculture, de sécurité, de stabilité et d’accès à l’énergie durable, que par le truchement des trois Commissions africaines du climat, issues du « Sommet africain de l’Action », tenu en novembre 2016, à Marrakech, a précisé Sa Majesté le Roi. Pour le Souverain, les changements qui doivent être opérés pour enrayer l’aggravation de la crise climatique sont désormais clairement identifiés. La communauté internationale, a ajouté SM le Roi, doit cesser de tergiverser et s’attacher plutôt à progresser vers la mise en œuvre de solutions concrètes selon un calendrier bien défini. « Cette action doit prendre appui sur une volonté politique forte afin d’inverser le cours inquiétant que prend la situation climatique dans le monde », a dit Sa Majesté le Roi, qui a appelé à « un éveil de la conscience mondiale et à un engagement collectif responsable permettant de faire face aux changements climatiques », pour assurer un avenir meilleur à toute l’humanité.

Le nombre d’emplois liés aux énergies renouvelables dans le monde a atteint 12 millions l’année dernière, contre 11,5 millions en 2019, selon un nouveau rapport publié jeudi par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA) en collaboration avec l’Organisation internationale du travail (OIT).

La 8ème édition du rapport Énergies renouvelables et emplois : Revue annuelle 2021, confirme que « COVID-19 a causé des retards et des perturbations de la chaîne d’approvisionnement, dont les répercussions sur les emplois varient selon le pays et l’utilisation finale, dans les différents segments de la chaîne de valeur ».

« Alors que le solaire et l’éolien ont continué de dominer la croissance mondiale de l’emploi dans le secteur des énergies renouvelables, à raison d’un total de 4 millions et 1,25 million d’emplois respectivement, le segment des biocarburants liquides a diminué à mesure que chutait la demande de carburants de transport. Les ventes d’éclairage solaire hors réseau ont souffert, mais les entreprises ont réussi à limiter les pertes d’emplois » fait observer le document.

En 2020, la Chine représentait 39 % des emplois liés aux énergies renouvelables dans le monde, suivie du Brésil, de l’Inde, des États-Unis d’Amérique et des membres de l’Union européenne, précise la même source, notant que « de nombreux autres pays créent également des emplois dans les énergies renouvelables. Tel est le cas du Viet Nam et de la Malaisie, qui sont des exportateurs solaires photovoltaïques essentiels ; de l’Indonésie et de la Colombie, qui possèdent de grandes chaînes d’approvisionnement agricoles pour les biocarburants ; et du Mexique et de la Fédération de Russie, où l’énergie éolienne est en pleine croissance ».

En Afrique subsaharienne, les emplois dans le domaine solaire s’accroissent dans plusieurs pays comme le Nigeria, le Togo et l’Afrique du Sud, souligne le rapport.

« La capacité des énergies renouvelables à créer des emplois et à atteindre les objectifs climatiques ne fait aucun doute. À l’approche de la COP26, les gouvernements doivent revoir à la hausse leur ambition d’atteindre le zéro émission nette », a déclaré Francesco la Camera, directeur général de l’IRENA, cité par un communiqué. « La seule voie possible consiste à augmenter les investissements dans une transition juste et inclusive, et en récolter tous les avantages socio-économiques tout au long du chemin.», a-t-il ajouté.

« Le potentiel des énergies renouvelables à générer des emplois décents montre clairement que nous n’avons pas à choisir entre la durabilité environnementale d’une part, et la création d’emplois d’autre part. Les deux peuvent aller de pair », a déclaré, pour sa part, le directeur général de l’OIT, Guy Ryder.

Agadir : Départ du Rallye « Solar Challenge Morocco 2021 »

Le Rallye « Solar Challenge Morocco 2021 » a pris le départ le 25 octobre depuis le stade Adrar d’Agadir en présence de plus de quatre cents participants.

Organisée par l’agence Classic Events en collaboration avec l’Institut de Recherche en Énergie Solaire et Énergies Nouvelles (IRESEN) et avec l’accompagnement du Centre Régional d’Investissement Souss-Massa (CRI/SM), cette grande manifestation des transports utilisant l’énergie solaire, réunit sept équipes universitaires provenant des Pays-Bas, Belgique, Allemagne, Estonie, Suède et du Maroc.

Chacune des équipes participantes aura à cœur de prendre le volant de son véhicule solaire, construit conformément au règlement du Bridgestone World Solar Challenge, pour parcourir 2500 kilomètres en cinq étapes depuis les routes asphaltées d’Agadir aux splendides montagnes de l’Atlas pour rencontrer les fabuleux bivouacs du désert de Merzouga, selon les organisateurs.

Le temps cumulé des cinq étapes définira le vainqueur de ce rallye solaire qui sera annoncé lors d’une cérémonie de remise des prix vendredi prochain à Agadir.

Mohcine Ben Mezienne, chef de département de communication et de veille technologique à l’IRESEN a indiqué que l’Institut est fier de prendre part à l’organisation de cette course unique en son genre au Maroc, notant que cette manifestation est un important challenge qui réunit des étudiants qui ont réussi à développer des prototypes très impressionnants .

Selon le CRI/SM, cet événement aura plusieurs retombées économiques. Ainsi une grande partie du budget de l’organisation du « Solar Challenge Morocco 2021 « , estimé à 12 millions de dirhams, est directement investie dans les régions hôtes de l’événement.

En effet, les organisateurs ont fait exclusivement appel à des sociétés, des prestataires et des artisans de la région de Souss-Massa ce qui contribuera à la dynamisation de plusieurs secteurs à savoir : le tourisme, la location de voiture, l’artisanat, la confection textile, l’assurance, l’événementiel et l’animation.

Également, des séances B to B et mises en relation d’affaires sont prévues lors de cette manifestation ainsi que des rencontres entre les universités marocaines et étrangères participantes au rallye pour un partage des connaissances, un échange d’expériences et une analyse des futures pistes de collaboration à savoir les programmes d’échanges possibles.

Une rencontre axée sur l’accompagnement des industriels de la région de Fès-Meknès pour améliorer leur efficacité énergétique, a été organisée, le 22 octobre à Fès, visant à permettre aux entreprises de la région de s’informer sur les offres d’accompagnement et de financement des principaux acteurs en la matière.

Cette table-ronde, initiée par le Centre Régional d’Investissement (CRI) Fès-Meknès et animée par un panel d’experts et de professionnels, s’inscrit dans la lignée des partenariats stratégiques, noués par le CRI Fès-Meknès notamment avec l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (l’AMEE) en février dernier et qui se sont concrétisés par un appel à manifestation d’intérêt.

S’exprimant à cette occasion, le directeur général du CRI Fès-Meknès, Yassine Tazi, a fait savoir que la question de l’efficacité énergétique fait partie des grandes orientations de la nouvelle stratégie énergétique nationale et constitue l’un des piliers du modèle de développement économique que le Maroc souhaite mettre en place afin de réduire sa dépendance énergétique.

La nouvelle stratégie de relance industrielle a encouragé les industries nationales à produire « propre » pour positionner le Maroc en tant que base industrielle décarbonée et circulaire, a-t-il ajouté relevant que la décarbonation de l’industrie est un levier important de compétitivité à l’international, notamment sur le marché européen.

« En inscrivant nos industries dans le processus de décarbonation, nous permettrons à nos exportations de se conformer aux exigences de ce partenaire important qui est en passe d’instaurer, la taxe carbone à ses frontières ».

Le directeur général du CRI a également mis en valeur l’offre d’énergie verte à un prix compétitif dont dispose la région de Fès-Meknès, notant que l’adoption de cette stratégie à grande échelle, permettra à la région de drainer de nouveaux métiers en amont et en aval et de nouveaux écosystèmes industriels.

Il s’agit d’une occasion pour les industriels de la région particulièrement les plus énergivores, de s’ouvrir sur de nouvelles perspectives, en érigeant la valorisation des déchets et l’efficacité énergétique en atouts pour améliorer leur compétitivité et accroître leurs parts de marché.

De son côté, le directeur général de l’AMEE, Saïd Mouline, a souligné l’importance du processus de décarbonation et les outils d’accompagnement mis en place tout en faisant état des énormes potentialités qu’offre la région de Fès-Meknès en termes d’efficacité énergétique, mobilité durable, énergie verte et économie circulaire.

Il a de même mis l’accent sur les lignes et le guide de financement dédiés à l’économie verte, estimant « judicieux » de décarboniser les entreprises pour les rendre plus compétitives.

Cette rencontre a été une opportunité pour les opérateurs économiques de la région de débattre et d’échanger autour de la transition énergétique, dans le but de s’informer notamment sur les aspects réglementaires et financiers, et de découvrir des solutions à même de réduire significativement leurs factures énergétiques.

Lydec, déjà reconnue «Top Performer RSE» à l’échelle nationale, a obtenu une nouvelle reconnaissance internationale de sa démarche RSE.

Lydec s’est ainsi hissée à la 4ème place du palmarès 2021 «Best Emerging Market Performers» de l’agence de notation extra-financière Vigeo Eiris. Depuis 2017, Lydec fait partie de ce palmarès qui rassemble 100 entreprises dont les démarches RSE sont les plus avancées parmi un univers composé, cette année, de 843 entreprises opérant dans 36 secteurs et issues de 31 pays émergents ou en développement. Le score ESG global de Lydec (portant sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) est en constante progression. Avec cette nouvelle distinction à l’international, Lydec se mesure ainsi à des filiales de grands groupes internationaux (EdP, Enel, Engie…) qui sont évaluées au sein du secteur «Electric & Gas Utilities». Outre son classement international au «Best Emerging Market Performers », Lydec fait toujours partie du palmarès «Top Performers RSE» de Vigeo Eiris Maroc, et ce, pour la 8ème édition consécutive, grâce à l’amélioration de sa performance générale.

Pour rappel, ce palmarès réunit les entreprises marocaines cotées à la Bourse de Casablanca et/ou émettrices de titres obligataires dont les démarches de responsabilité sociétale sont les plus avancées. La performance extra-financière de Lydec lui permet également de se maintenir dans l’indice «Casablanca ESG 10» de la Bourse de Casablanca, et ce, depuis son lancement en 2018.

La progression de la performance ESG de Lydec s’explique notamment par une intégration renforcée de la démarche RSE au cœur de la stratégie de l’entreprise qui s’est également dotée d’une feuille de route développement durable 2030, en se basant sur des référentiels nationaux et internationaux. En adéquation avec la forte volonté du Royaume de s’engager dans la voie du développement durable et de répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain, la feuille de route développement durable 2030 de Lydec s’articule autour de 4 engagements et 11 objectifs stratégiques au service de la transition durable du Grand Casablanca.

L’Autorité nationale de régulation de l’électricité (ANRE) a reçu, le 26 octobre à Rabat, une importante délégation belge conduite par le Président Directeur Général de l’Association Belge AGORIA, Bart Steukers, et composée de représentants de certaines entreprises affiliées à cette Association.

Au cours de cette réunion, la délégation belge a soutenu que sa visite au Maroc s’explique par le potentiel important que recèle l’économie marocaine, ce qui ouvre des perspectives prometteuses au renforcement des relations économiques entre les deux pays.

La délégation a, en particulier, souligné l’attrait que le Maroc présente pour le développement des énergies renouvelables.

Pour sa part, le Président de l’ANRE, Abdellatif Bardach, après avoir présenté l’Autorité nationale de régulation de l’électricité et les principales missions dont elle est chargée, a insisté sur l’importance de l’ambitieux chantier de la transition énergétique conduit par le Maroc, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi.

Il a, à cet égard, mis en relief le rôle crucial dévolu au secteur privé national et international pour développer le marché libre de la production et de la commercialisation de l’énergie électrique verte, y compris à destination de l’étranger.

M. Bardach a fait part à la délégation belge du travail qui est en train d’être accompli par l’ANRE, en concertation étroite avec les opérateurs publics et privés, pour mettre en place, dans les plus brefs délais, les outils qui permettront d’exercer une régulation efficace du secteur électrique au Maroc et qui devraient répondre aux exigences de visibilité, de stabilité et de traitement non discriminatoire à l’égard des investisseurs.

Il a évoqué, à ce sujet, les chantiers du Code réseau, de la séparation comptable de l’activité de transport et des autres activités de l’Office nationale de l’électricité et de l’eau potable, du Code bonne conduite, de la tarification, des indicateurs de qualité, etc.

A l’issue de la réunion, les deux parties ont souligné l’importance de la coopération entre les deux pays dans le domaine énergétique.

M. Abderrahim EL HAFIDI, Directeur Général de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable ONEE a effectué, le 14 octobre 2021, une visite technique au chantier de construction du Projet de la Station de Transfert d’Energie par Pompage (STEP) d’Abdelmoumen pour s’enquérir de l’état d’avancement de ce grand projet.

Le site du Projet de la STEP Abdelmoumen est situé à environ 70 km au nord-est de la ville d’Agadir dans la Province de Taroudant sur une superficie de 100 hectares.

Le Projet de la Station de Transfert d’Energie par Pompage d’Abdelmoumen, d’une puissance installée de 350 MW, fait partie du programme d’équipement de l’ONEE visant le renforcement des moyens de stockage intelligent de l’électricité afin d’accompagner le développement de projets d’énergie renouvelable pour disposer d’une souplesse d’exploitation du système électrique national. Il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la vision éclairée de Sa Majesté Le Roi, pour le développement de projets d’énergie renouvelable dans notre pays et placer le Maroc en tant que leader dans le domaine du stockage intelligent de l’énergie au niveau mondial.

Dans ce cadre, et en comparaison avec les moyens de flexibilité et de stockage de l’énergie tels que les batteries ou les cycles combinés fonctionnant au gaz, les stations de transfert d’énergie par pompage sont caractérisées par une meilleure compétitivité en termes de coût du kWh et permettent le stockage de l’énergie pour une longue période en plus de l’importante composante locale qui représente 60% de l’investissement.

Contrairement aux projets hydrauliques classiques, la STEP Abdelmoumen, compte tenu de son fonctionnement en circuit fermé, bénéficie d’une souplesse totale en raison de son indépendance aux autres usages des ressources en eau et aux précipitations pluviales.

D’un coût global d’environ 3,8 milliards de dirhams, ce Projet permettra, notamment, de satisfaire la demande en électricité durant les heures de pointe par le stockage de l’énergie, d’optimiser l’exploitation des moyens de production, de disposer d’une souplesse d’exploitation du système électrique national, d’augmenter la capacité d’intégration des énergies renouvelables et d’améliorer la stabilité du réseau électrique de transport d’énergie national. Il contribuera également à la préservation des ressources en eau et ne générera ni émissions de CO2 ni gaz à effet de serre.

Cet important ouvrage, dont l’état d’avancement des travaux est estimé à environ 70%, est équipé des principales installations suivantes :

  • Un bassin supérieur et un bassin inférieur de stockage d’eau d’un volume utile de 1 300 000 m3 chacun,
  • Un circuit d’eau d’environ 3 km, dont une conduite forcée, reliant les deux bassins et alimentant l’usine,
  • Une usine abritant deux groupes réversibles de 175 MW chacun,
  • Un poste extérieur 225 kV, comprenant 2 arrivées groupes et 4 départs lignes,
  • Une station d’alimentation de premier remplissage et d’appoint en eau des bassins à partir de la retenue du barrage existant,
  • Des routes d’accès d’une longueur totale de plus de 20 km.

Sur le plan social, outre les actions sociales de ‘bon voisinage’ et qui portent sur la distribution de la fourniture scolaire, la réparation des points d’eau…, la réalisation de ce projet dans cette région contribue d’ores et déjà au développement socio-économique à travers de multiples actions sociales telles que le désenclavement des douars avoisinants, la promotion du travail et la qualification de la main d’œuvre locale à travers une formation continue au sein du projet (soudeurs qualifiés, opérateurs de soudage, conducteurs d’engins…).

Ainsi, il a été procédé à l’emploi massif de la main d’œuvre locale puisqu’actuellement, le chantier compte plus de 400 employés issus des douars mitoyens, à l’élargissement, à la réhabilitation et au revêtement des pistes reliant la RN8 et le barrage Abdelmoumen sur une longueur de plus de 12 km, à la réhabilitation et au revêtement de la piste d’accès au Douar Tamadant (2,5 km) et à la construction d’un château d’eau et d’un mur de clôture du nouveau souk hebdomadaire de Bigoudine.

Avec la mise en service de la STEP Abdelmoumen, la capacité hydraulique installée au Maroc augmentera de 20 %. Ce Projet répond parfaitement à la stratégie de décarbonation dans notre pays et permettra ainsi de mettre à la disposition des particuliers, et plus principalement des industriels, une énergie verte et à des coûts très compétitifs.

A rappeler que la STEP Abdelmoumen, bénéficie d’un cofinancement de 140 millions d’Euros de la Banque Européenne d’Investissement (BEI), de 134 millions d’Euros de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de 60 millions de dollars des Fonds des Technologies Propres de la BAD.

Il est important de souligner que le Maroc est le seul pays arabe disposant de cette technologie et, sur le continent africain, le deuxième pays avec l’Afrique du Sud. Ce nouvel ouvrage vient renforcer celui de la STEP d’Afourer, d’une puissance de 460 MW, en service depuis 2004. De même, le plan d’équipement de l’ONEE pour la période 2021-2030 prévoir la réalisation de deux stations similaires qui sont celles d’El Menzel dans la région de Sefrou er d’Ifahsa dans la région de Chaouen.