A quelques mois de l’organisation de la COP22, prévue du 7 au 18 novembre 2016 à Marrakech, et en préparation de cet évènement, Lydec a organisé le 1er juin un colloque institutionnel intitulé «En route pour la COP22 : quelle contribution des partenariats public-privé à la feuille de route sur le changement climatique ?».

L’événement, qui a rassemblé quelque 250 représentants de parties prenantes (institutionnels, collectivités et élus, ONG, associations professionnelles, etc.), a également connu la présence d’une cinquantaine d’étudiants des universités et des grandes écoles de Casablanca qui ont participé aux «Ateliers Génération Climat», un évènement organisé par la Fondation Lydec et labellisé COP22.

Dans son discours, le Directeur général de Lydec, Jean-Pascal Darriet, a déclaré que Lydec était consciente des défis mais également des opportunités que représente le changement climatique pour le territoire du Grand Casablanca, et qu’elle souhaitait apporter sa contribution concrète à la feuille de route changement climatique à travers l’organisation de ce colloque.

Darriet a ajouté que Lydec est un acteur naturellement engagé, de par ses métiers, dans une démarche de Responsabilité Sociétale de l’Entreprise, tel qu’inscrit dans son Plan d’Actions Développement Durable 2020. Ce dernier intègre d’ores et déjà la dimension climatique au travers de ses 4 engagements et plus particulièrement de l’objectif 2 du PADD 2020, «Maîtriser nos émissions de gaz à effet de serre».

L’Accord de Paris sur le climat a permis d’aboutir, pour la première fois, à un accord universel en vue de limiter le réchauffement climatique à un niveau mondial inférieur à 2°C.

«Cela fait 20 ans que l’on négocie cet accord, maintenant qu’il a été conclu, il faut passer à l’action», a déclaré Mohammed Benyahia, membre du Comité de pilotage COP22. «Nous allons switcher pour passer de la négociation à l’action. D’ailleurs, le slogan de la COP de Marrakech, c’est l’action

Négociateur en chef du ministère délégué chargé de l’Environnement lors de la COP21, M. Benyahia a affirmé, lors de son intervention, que les indicateurs étaient positifs. Ceci est perçu à travers le nombre des signataires de la COP de Paris. «Il y a eu 177 parties qui ont signé l’Accord de Paris le 22 avril à New York. Nous avons également 17 parties qui l’ont ratifié», a-t-il affirmé. En effet, la Chine et les États-Unis, qui représentent à eux deux 38% des émissions de gaz à effet de serre mondiales, se sont engagés à le ratifier dès 2016.

L’enjeu pour Mohammed Benyahia sera de faire en sorte de boucler le nombre de signataires et augmenter le nombre de pays qui ont ratifié mais aussi d’accélérer l’action.

Il y a également une question cruciale, affirme-t-il, c’est la mise en place d’un dispositif de suivi qui permettra de voir si les engagements de ces accords vont être mis en oeuvre et de quelle manière. «C’est un sujet qui s’invitera à Marrakech et ça nous permettra de constater si nous sommes sur la bonne voie».

L’événement s’est conclu par la présentation de la contribution de Lydec à la feuille de route marocaine sur le changement climatique, pris en amont de la COP 22, au travers de la présentation des résultats de son premier Bilan Carbone ainsi que de ses engagements pour le climat.

Le consortium mené par l’opérateur espagnol Acciona Agua vient de décrocher le marché de l’ONEE consistant à mettre en place un nouveau système d’automatisation des réseaux d’approvisionnement en eau potable. Ce système sera déployé dans les villes de Settat, Nador, Meknès et Ifrane. Montant du contrat : 45 MDH.

Le projet, qui bénéficiera à 5,3 millions de personnes, consistera en l’installation de trois centres de supervision et de monitorage et la mise en place de 108 points de contrôles. Il devra, par ailleurs, permettre un usage rationnel des ressources hydrauliques, la garantie de l’approvisionnement de l’eau potable et l’optimisation des coûts et de l’énergie.

Stanislas Mittelman a été nommé récemment directeur Afrique-Moyen-Orient de la branche Marketing & Services du Groupe Total, en remplacement de Momar Nguer, actuellement directeur général de la branche Marketing & Services du Groupe.

Total Maroc annonce ainsi la cooptation par le Conseil d’administration du 24 mai 2016 de Mittelman en qualité de nouvel administrateur de Total Maroc pour la durée restante du mandat de son prédécesseur, Momar Nguer, soit jusqu’à l’assemblée générale ordinaire qui statuera sur les comptes de l’exercice 2020.

Et conformément à la loi sur les sociétés anonymes, cette cooptation sera ratifiée par la prochaine assemblée générale ordinaire de Total Maroc.

La stratégie volontariste du Maroc pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, portée au plus haut niveau de l’État, commence déjà à donner ses fruits, a indiqué le DG de l’ADEREE, Said Mouline en marge de sa participation au forum international sur l’économie verte à Copenhague.
« Grâce à la stabilité du pays, aux institutions dédiées, à la visibilité donnée aux investisseurs, outre des appels d’offres transparents et une loi sur le partenariat public/privé, le Royaume a pu profiter des meilleurs montages financiers et obtenir des prix de KWh à partir d’énergies renouvelables exceptionnellement bas ».
M. Mouline, qui est membre du comité de pilotage de la COP22, a souligné que sa présence au Global Green Growth Forum (3GF), organisé par le gouvernement danois, a servi d’opportunité pour exposer l’approche du Maroc pour réduire sa dépendance énergétique par le développement de l’énergie renouvelable, ainsi que pour présenter la feuille de route pour la COP22 prévu en novembre prochain à Marrakech.
S’agissant du rôle du secteur privé, M. Mouline a rappelé que l’intégration industrielle a permis aujourd’hui d’atteindre des taux au Maroc de 70 pc dans le secteur éolien et plus de 40 pc dans le solaire, sans oublier les métiers liés à l’efficacité énergétique et l’économie circulaire.
La CGEM a très tôt décidé d’établir une Commission dédiée à l’économie verte, a-t-il indiqué, en relevant le rôle du secteur privé des pays du Nord mais surtout des pays du Sud pour profiter pleinement des opportunités que donne cette économie verte en termes de protection de l’environnement, d’emplois et de développement.

La Conférence des parties des pays de la Méditerranée « MEDCOP22 », prévue les 18 et 19 juillet à Tanger, constitue une opportunité pour développer des modèles régionaux de développement durable, en termes de sensibilisation et d’éducation aux questions écologiques et de transfert de technologies entre les pays du pourtour méditerranéen, selon le président de l’Association marocaine pour un environnement durable (AMED), Lotfi Chraibi.
La MedCOP22 se veut être une opportunité dédiée aux pays du pourtour méditerranéen pour faire entendre leurs voix, d’autant plus qu’ils se situent dans une zone la plus vulnérable par rapport aux changements climatiques, et développer des modèles régionaux, en termes de sensibilisation et d’éducation au développement durable et à la culture environnementale.
« La Méditerranée est un excellent exemple de brassage de langues, de traditions et de cultures, ce qui nécessite de mettre en place des moyens de sensibilisation adaptés, à même de déboucher sur des plateformes d’éducation et de sensibilisation à exposer lors de la COP22, prévue en novembre prochain à Marrakech », selonM. Chraibi.
Le forum méditerranéen pour le climat de Tanger constitue une opportunité dédiée aux pays du pourtour méditerranéen pour faire le point sur les problèmes environnementaux qu’ils rencontrent et renforcer leur adaptation et résilience face aux changements climatiques, ainsi que proposer des recommandations et des actions concrètes à mettre en œuvre pour préserver l’environnement et répondre aux impératifs écologiques.
La deuxième édition de la MedCOP, qui succédera à celle tenue à Marseille, vise à jeter une lumière crue sur les rôles que peuvent jouer les autorités locales, les associations, les entreprises et les réseaux civils en tant qu’acteurs de développement durable, à même de contribuer à l’élaboration d’un agenda environnemental et méditerranéen positif et s’engager mutuellement face aux changements climatiques.
Elle ambitionne également d’encourager les projets qui contribueront à s’adapter aux changements climatiques, en particulier dans le milieu rural, et d’œuvrer pour la complémentarité des initiatives et l’identification de mesures réalistes devant limiter les changements climatiques dans le bassin méditerranéen.

Une déclaration ministérielle relative à la réalisation d’une étude de faisabilité technique et économique du projet d’interconnexion électrique entre le Maroc et le Portugal a été signée, le 8 juin à Lisbonne, par le ministre de l’Énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement, Abdelkader Amara, et le ministre portugais de l’Économie Manuel Caldeira Cabral.
D’une capacité d’environ 1.000 mégawatts, cette première interconnexion qui permettra aux deux pays d’échanger de l’électricité traduit l’ambition et la volonté de Rabat et de Lisbonne de construire ensemble un« hub énergétique régional ».
L’accord a été signé lors d’une cérémonie marquée notamment par la présence du secrétaire d’État portugais à l’Énergie, Jorge Seguro Sanches, l’ambassadeur du Maroc à Lisbonne, Karima Benyaich, le directeur de l’Office national de l’électricité et de l’Eau potable (ONEE), Ali Fassi Fihri, et le secrétaire général du ministère, Abderrahim El Hafidi.

Le projet permettra également d’injecter énormément d’électricité de source renouvelable, ce qui constitue la meilleure réponse à la problématique des changements climatiques si l’on part du postulat que 60% du dérèglement climatique est lié à l’énergie.

Un protocole d’accord sur l’interconnexion a été signé le 20 avril 2015 lors de la 12e session de la Réunion de haut niveau Maroc-Portugal, présidée par les Chefs des deux gouvernements et ayant abouti à l’élaboration d’une feuille de route dont la priorité est de concrétiser le projet d’interconnexion électrique.

Le Maroc a présenté sa stratégie pour réussir une transition énergétique lors d’un forum international qui s’est ouvert le 6 juin 2016 à Copenhague en présence de responsables politiques et de représentants du secteur privé d’une trentaine de pays.
Le directeur de l’Agence marocaine pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ADEREE), Said Mouline, a souligné que le Royaume a opté pour une politique très volontariste en matière des énergies renouvelables en vue de réduire sa dépendance des énergies conventionnelles et stimuler une économie verte. Intervenant lors d’une session sur les partenariats public-privé au Global Green Growth, M. Mouline a ajouté que les pas importants franchis dans ce domaine sont le fruit d’efforts notables en matière de législation, de réglementation, d’incitation, de financement, d’intégration industrielle, et de renforcement des compétences, autant d’atouts qui confèrent la visibilité et la transparence nécessaires pour stimuler le secteur.
M. Mouline, qui coiffe le pôle Partenariat Public-Privé du Comité de pilotage de la COP22, a saisi l’occasion de cette rencontre internationale pour évoquer l’importance de cette messe mondiale prévue en novembre prochain à Marrakech pour donner corps à l’Accord global sur le climat et de favoriser le rôle que doivent jouer les entreprises en particulier pour accompagner et réussir la transition verte.
Le rôle du secteur privé, y compris dans les pays du Sud, est crucial dans cette transition compte tenu des opportunités d’investissements et de partenariat offerts tant avec les secteurs publics que la société civile.

La Conférence des parties des pays de la Méditerranée « MEDCOP22 », prévue les 18 et 19 juillet à Tanger, se veut un événement majeur pour renforcer l’adaptation et la résilience des pays méditerranéens face au changement climatique.

La MedCOP22 constitue une plateforme d’échanges et une opportunité dédiée aux pays du pourtour méditerranéen pour faire entendre leurs voix, mettre le point sur les problèmes environnementaux qu’ils rencontrent et renforcer leur adaptation et résilience face aux changements climatiques.
Ce forum méditerranéen prévoit de réunir 2.000 participants de 30 pays du pourtour méditerranéen et des pays européens, pour concrétiser leur engagement et préparer des  projets climatiques en vue de  la mise en œuvre d’une véritable feuille de route pour l’adaptation et l’atténuation des changements climatiques dans la Méditerranée.

Parmi les activités programmées lors de cette MedCop 22, figurent des conférences et débats, des rencontres, des Side-Events des partenaires ainsi que dix  ateliers en rapport avec les objectifs de ce forum. Les organisateurs prévoient de dédier un espace qu’ils ont appelé «Médina des solutions», qui sera destinée à accueillir les propositions des représentants de la société civile et traitant de la problématique de l’environnement et des changements climatiques.

Selon un rapport sur le statut mondial des énergies renouvelables 2016, publié le 2 juin par le réseau international REN21 (Renewable Energy Policy Network for the 21st Century), le Maroc figure parmi les 5 pays qui investissent le plus dans les énergies renouvelables. A noter que, grâce à son plan solaire, le Royaume arrive même au 1er rang des marchés les plus dynamiques en termes de construction et de planification de centrales solaires.

Le plan marocain de développement du gaz naturel liquéfié (GNL) prend forme. La première partie, « Gas to power », est fin prête et doit maintenant pré-qualifier des entreprises qui seront ensuite départagées lors d’un appel d’offres. A noter que, pour le moment, une centaine d’entreprises (espagnoles, chinoises, italienne, françaises, turques, américaines, allemandes, grecques, égyptiennes, russes et marocaines) ont répondu à l’appel à manifestation lancé par le gouvernement, selon le ministre de l’Energie et des Mines, Abdelkader Amara. Pour rappel, la première partie de ce plan gazier prévoit de mettre en place un cadre législatif et réglementaire avant le lancement de la 2ème phase du plan gazier, « Gas to industry », qui concerne la réalisation d’infrastructures gazières et électriques pour un montant de 4,6 milliards de dollars.